{"id":1064,"date":"2015-01-23T08:35:22","date_gmt":"2015-01-23T08:35:22","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=1064"},"modified":"2015-01-23T08:35:22","modified_gmt":"2015-01-23T08:35:22","slug":"le-pere-henri-girard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=1064","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Henri GIRARD"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1082px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1063\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/GIRARD_Henri.jpg\" alt=\"GIRARD Henri\" width=\"113\" height=\"142\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 7 avril 1889 au Mans<br \/>dans le dioc\u00e8se du Mans, France<br \/>membre de la SMA le 6 juin 1914<br \/>pr\u00eatre le 10 juillet 1921<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 13 mars 1969<\/td>\n<td>\n<p>1914-1919 mobilis\u00e9 et prisonnier de guerre<br \/>1921-1933 missionnaire au Togo<br \/>1933-1936 Off\u00e9mont, directeur<br \/>1936-1952 missionnaire au Togo<br \/>1952-1969 Paris, Crillon, procure<\/p>\n<p>d\u00e9cor\u00e9 de l&rsquo;\u00c9toile Noire du B\u00e9nin<br \/>et de la m\u00e9daille \u00ab\u00a0bene merenti\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Paris, France, le 13 mars 1969,<br \/>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 80 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Henri GIRARD (1889 &#8211; 1969)<\/p>\n<p>Henri Girard na\u00eet le 7 avril 1889 au Mans, dans la Sarthe. Apr\u00e8s ses \u00e9tudes primaires au Mans et \u00e0 Paris, il suit ses \u00e9tudes secondaires \u00e0 la ma\u00eetrise de Notre-Dame du Ch\u00eane, de 1901 \u00e0 1904. Puis, son p\u00e8re le confie \u00e0 l\u2019\u0153uvre des Orphelins Apprentis d\u2019Auteuil, de 15 \u00e0 17 ans ; il y apprend le m\u00e9tier d\u2019imprimeur.<\/p>\n<p>Il est \u00e9l\u00e8ve \u00e0 Pont-Rousseau, de 17 \u00e0 20 ans, puis il rejoint Chanly pour le noviciat. De 1910 \u00e0 1912, il effectue son service militaire, puis il entre au grand s\u00e9minaire de Lyon pour ses \u00e9tudes de th\u00e9ologie. Il prononce son serment perp\u00e9tuel le 6 juin 1914.<\/p>\n<p>La d\u00e9claration de guerre le mobilise en ao\u00fbt 1914. C\u2019est la rude vie des tranch\u00e9es qu\u2019il vit dans la boue, le froid, la chaleur, \u00e9chappant, parfois de peu, \u00e0 la mort, horrifi\u00e9 par l\u2019h\u00e9catombe des tu\u00e9s et bless\u00e9s sur cette terre de Lorraine. En septembre 1915, il est fait prisonnier, \u00e9preuve de l\u2019exil. Travaillant dans une ferme, il peut \u00e9tudier un peu la th\u00e9ologie, garde bon moral, gr\u00e2ce au soutien des p\u00e8res de Lyon dont les lettres le r\u00e9confortent beaucoup, r\u00eavant d\u2019un retour proche. Puis il est employ\u00e9 au bureau de la Croix-Rouge, se fait volontaire pour soigner et consoler les tuberculeux, fran\u00e7ais, russes ou serbes \u00e0 qui il apporte le secours religieux, surtout \u00e0 l\u2019heure de la mort de ces malades. En 1918, fin de la captivit\u00e9, apr\u00e8s trois ans d\u2019exil en Allemagne.<\/p>\n<p>En 1919, il peut rejoindre le 150 et suivre la th\u00e9ologie, en participant aussi aux travaux de l\u2019imprimerie qu\u2019il dirige. Diacre en 1921, Henri est ordonn\u00e9 pr\u00eatre le 10 juillet 1921.<\/p>\n<p>En novembre, il s\u2019embarque pour Lom\u00e9, au Togo. Monseigneur Cessou lui confie la direction de l\u2019imprimerie fond\u00e9e en 1909 par les p\u00e8res du Verbe Divin, comme \u00e9cole professionnelle qui forme d\u2019excellents artisans pour la mission et le pays. Le p\u00e8re re\u00e7oit les commandes, distribue le travail, corrige les \u00e9preuves, et imprime m\u00eame le journal officiel du Togo, ainsi que la revue catholique \u00ab Mia Holo \u00bb. Le soir, cours de fran\u00e7ais, d\u2019arithm\u00e9tique, de religion pour les apprentis. Journ\u00e9es bien pleines pour tous, p\u00e8res, fr\u00e8res, apprentis. Le dimanche, le p\u00e8re part \u00e0 bicyclette dans les villages des alentours, en tourn\u00e9e de minist\u00e8re.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re se laisse vraiment absorber par l\u2019imprimerie. Le p\u00e8re Chabert, sup\u00e9rieur g\u00e9n\u00e9ral, le met en garde, lui faisant remarquer qu\u2019il est d\u2019abord pr\u00eatre et pas seulement ouvrier. Monseigneur Cessou, par contre, est tr\u00e8s content du travail, du d\u00e9vouement, de la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 du missionnaire.<\/p>\n<p>Mais la fatigue commence \u00e0 attaquer sa sant\u00e9. En 1927, il rentre en cong\u00e9 pour un repos complet et prolong\u00e9, selon le souhait de son \u00e9v\u00eaque qui attend que le p\u00e8re se perfectionne sur la typographie, la clicherie, la reliure, fasse des qu\u00eates, des conf\u00e9rences pour des achats de mat\u00e9riels importants. L\u2019\u00e9v\u00eaque veut que le p\u00e8re continue l\u2019\u0153uvre de l\u2019imprimerie pendant une ann\u00e9e, puis s\u2019adonne au minist\u00e8re. Mais, le p\u00e8re Chabert conteste le programme de cong\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 par l\u2019\u00e9v\u00eaque, et exige repos et reprise spirituelle.<\/p>\n<p>En 1928, le p\u00e8re regagne Lom\u00e9 et l\u2019imprimerie. En 1930, monseigneur Cessou donne d\u2019excellentes appr\u00e9ciations sur lui et sur sa gestion de l\u2019imprimerie. En cette m\u00eame ann\u00e9e, il rentre en cong\u00e9 et s\u00e9journe \u00e0 Marseille et \u00e0 Vichy pour se soigner, car sa sant\u00e9 a bien d\u00e9clin\u00e9.<\/p>\n<p>Mais, le 1er ao\u00fbt 1930, le p\u00e8re Laqueyrie, vicaire g\u00e9n\u00e9ral, lui adresse une lettre qui va changer le cours de sa vie. On lui demande de diriger les fr\u00e8res novices d\u2019Off\u00e9mont (ils y \u00e9taient une petite dizaine), et l\u2019imprimerie de cette maison. Le p\u00e8re ne se sent pas apte \u00e0 cette responsabilit\u00e9, n\u2019ayant, \u00e9crit-il, ni l\u2019exp\u00e9rience, ni les vertus n\u00e9cessaires, ni la douceur. Mais il se soumet par pure ob\u00e9issance.<\/p>\n<p>En octobre, il est \u00e0 son poste et s\u2019adapte peu \u00e0 peu. Bient\u00f4t, c\u2019est le d\u00e9couragement, car il a fallu renvoyer deux fr\u00e8res et cela l\u2019angoisse et le culpabilise. On le maintient \u00e0 Off\u00e9mont. En 1934, il implore un successeur et son retour au Togo, o\u00f9 monseigneur Cessou le r\u00e9clame, avec insistance, pour l\u2019imprimerie qui, sans lui, d\u00e9cline et risque de sombrer.<\/p>\n<p>En 1936, il r\u00e9pond \u00e0 monseigneur Cessou, en lui disant qu\u2019il ne se sent plus capable d\u2019assumer, \u00e0 nouveau, les responsabilit\u00e9s de l\u2019\u00e9cole et de l\u2019imprimerie ; mais, d\u00e9sirant tr\u00e8s fort son retour au Togo, monseigneur Cessou insiste. Fin 1936, le p\u00e8re Laqueyrie accepte que le p\u00e8re retourne au Togo.<\/p>\n<p>En 1942, la sant\u00e9 physique et morale du p\u00e8re est tr\u00e8s basse. Il se sent oubli\u00e9, abandonn\u00e9 par sa Province, d\u00e9vor\u00e9 par son travail de plus en plus difficile \u00e0 l\u2019imprimerie, sans amis, sans soutien.<\/p>\n<p>En 1945, de retour en France, Mgr Strebler \u00e9crit : Il est us\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la corde. Il se repose au Mans et fait du minist\u00e8re chez son cousin cur\u00e9. En 1947, sant\u00e9 restaur\u00e9e, il repart au Togo, employ\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00each\u00e9.<\/p>\n<p>En 1952, c\u2019est le retour d\u00e9finitif en France : il est nomm\u00e9 \u00e0 la procure de Paris. Il va y rester jusqu\u2019\u00e0 la fin de sa vie, soit 17 ans, assumant, avec r\u00e9gularit\u00e9 et comp\u00e9tence, les liens avec les bienfaiteurs. Sa vue baisse, ses poumons souffrent de violentes crises d\u2019asthme. Il meurt le 13 mars 1969, \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Saint-Joseph.<\/p>\n<p>Il a v\u00e9cu 80 ans, dont 28 au Togo, 3 \u00e0 Off\u00e9mont, 17 \u00e0 Paris. Gentillesse et bonne humeur, souci du travail bien fait, fid\u00e9lit\u00e9 et pi\u00e9t\u00e9, ob\u00e9issance et humilit\u00e9 ; telles furent les grandes vertus qui ont brill\u00e9 dans sa vie de vrai missionnaire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon n\u00e9 le 7 avril 1889 au Mansdans le dioc\u00e8se du Mans, Francemembre de la SMA le 6 juin 1914pr\u00eatre le 10 juillet&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1063,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1064","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1064","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1064"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1064\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1063"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1064"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1064"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1064"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}