{"id":1107,"date":"2015-01-26T16:03:53","date_gmt":"2015-01-26T16:03:53","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=1107"},"modified":"2015-01-26T16:03:53","modified_gmt":"2015-01-26T16:03:53","slug":"le-pere-czeslaw-swierkowski","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=1107","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Czeslaw SWIERKOWSKI"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Strasbourg<\/strong> <\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1015px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1106\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/SWIERKOWSKI_Czeslaw.jpg\" alt=\"SWIERKOWSKI Czeslaw\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 30 mars 1917 \u00e0 Ocieszin<br \/>dans le dioc\u00e8se de Poznan, Pologne<br \/>membre de la SMA le 24 juillet 1938<br \/>pr\u00eatre le 6 janvier 1943<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 17 mars 1989<\/td>\n<td>\n<p>1943-1945 Montbrison, petit s\u00e9minaire, professeur<br \/>1945-1956 missionnaire en C\u00f4te d\u2019Ivoire, Kouto<br \/>1957-1966 dioc\u00e8se de Poznan<br \/>1967-1982 missionnaire en C\u00f4te d\u2019Ivoire, Katiola<br \/>Boundiali, Ferkess\u00e9dougou, Tafir\u00e9<br \/>1983-1985 Saint-Pierre<br \/>1985-1988 missionnaire en C\u00f4te d\u2019Ivoire, Abobodoum\u00e9<br \/>1988-1989 h\u00f4pital de Strasbourg<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Strasbourg, France, le 17 mars 1989,<br \/>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 71 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Czeslaw SWIERKOWSKI (1917 &#8211; 1989)<\/p>\n<p>Czeslaw Swierkowski est n\u00e9 le 30 mars 1917. Il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 17 mars 1989. Dans cet espace de 72 ans, ces deux dates enferment toutes les joies et tous les bonheurs, toutes les peines et toutes les \u00e9preuves d\u2019une vie donn\u00e9e enti\u00e8rement \u00e0 une seule \u0153uvre : la mission en Afrique. C\u2019est pour cette \u0153uvre qu\u2019a v\u00e9cu notre confr\u00e8re.<\/p>\n<p>Nous l\u2019appelions plus volontiers le P\u00e8re Ceslas, avec m\u00eame cette prononciation et cette orthographe francis\u00e9es. Il \u00e9tait n\u00e9 \u00e0 Ocieszyn, localit\u00e9 du dioc\u00e8se de Poznan, en Pologne. Ses parents exploitaient un petit domaine agricole. Le d\u00e9c\u00e8s pr\u00e9matur\u00e9 du p\u00e8re de famille, qui mourut, jeune encore, en 1923, attrista ses jeunes ann\u00e9es. La m\u00e8re restait seule pour \u00e9lever six enfants, dont l\u2019a\u00een\u00e9 avait 9 ans et le dernier-n\u00e9 4 mois. Quelle charge pour elle ! Avec fermet\u00e9 et au prix de grands sacrifices, elle continua de faire valoir l\u2019exploitation familiale et elle mena \u00e0 bien l\u2019\u00e9ducation de ses enfants. Le P\u00e8re Ceslas fut marqu\u00e9 par l\u2019influence du d\u00e9vouement courageux de sa maman. Il disait plus tard : C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 ma m\u00e8re que j\u2019ai pers\u00e9v\u00e9r\u00e9 dans ma vocation et que je suis devenu pr\u00eatre-missionnaire.<\/p>\n<p>En 1931 le jeune Ceslas entra au petit s\u00e9minaire que les Missions Africaines venaient d\u2019ouvrir \u00e0 Ninino en Poznanie. Il y fit ses \u00e9tudes secondaires jusqu\u2019en 1936. Il y rendit solide aussi sa d\u00e9termination de se consacrer aux missions, ayant compris d\u00e8s les ann\u00e9es de Ninino, comme il le confia un jour, la beaut\u00e9 et la noblesse de l\u2019id\u00e9al de la Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s le s\u00e9jour \u00e0 Ninino, il fallait quitter la patrie, abandonner dans l\u2019usage courant la langue maternelle pour adopter une langue \u00e9trang\u00e8re encore peu famili\u00e8re. Tout ce d\u00e9paysement, assez \u00e9prouvant, \u00e9tait n\u00e9cessaire pour la poursuite de la pr\u00e9paration missionnaire : deux ans \u00e0 Chanly en Belgique en 1936-1938 pour le noviciat, suivi du serment s.m.a. le 24 juillet 1938, et une premi\u00e8re ann\u00e9e de th\u00e9ologie au s\u00e9minaire de Saint-Pierre en 1938-1939.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1939, les s\u00e9minaristes sont en vacances dans leur famille. La rentr\u00e9e \u00e0 Saint-Pierre doit s\u2019effectuer \u00e0 l\u2019automne. Mais le 1er septembre, commence en Pologne le triste temps de guerre. Le matin m\u00eame, les habitants de Poznanie entendent les explosions des ponts que l\u2019on fait sauter, ils voient monter dans le ciel la fum\u00e9e des meules de foin et de paille que l\u2019on fait br\u00fbler. Bient\u00f4t une foule de gens quittent les villages, les routes sont encombr\u00e9es, l\u2019arm\u00e9e allemande envahit le pays. Apr\u00e8s les premiers remous, les choses se pass\u00e8rent \u00e0 peu pr\u00e8s bien pour notre s\u00e9minariste Ceslas et pour son condisciple, Konrad Walkowiak : ensemble, ils quittent Poznan le 5 janvier 1940 et, apr\u00e8s trois semaines d\u2019attente \u00e0 Berlin, pendant lesquelles ils sont bien aid\u00e9s par la Nonciature Apostolique, ils arrivent \u00e0 Rome le 24 janvier 1940. \u00c0 la maison g\u00e9n\u00e9ralice de la via dei Gracchi on les re\u00e7oit cordialement. Mais ils ont la tristesse de penser que la Pologne qu\u2019ils viennent de quitter est maintenant d\u00e9truite. Ils sont inquiets sur le sort de leurs familles dont ils sont sans nouvelles et dont ils peuvent craindre que l\u2019occupant ne les ait expuls\u00e9es. Le P\u00e8re Ceslas apprit plus tard qu\u2019en effet, sa maman avait \u00e9t\u00e9 expropri\u00e9e et d\u00e9port\u00e9e \u00e0 l\u2019Est d\u00e8s 1940 et qu\u2019apr\u00e8s deux ans de souffrances, elle avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9e en Allemagne. Revenue chez elle en 1944 seulement, elle avait trouv\u00e9 une propri\u00e9t\u00e9 d\u00e9vast\u00e9e et pill\u00e9e.<\/p>\n<p>Pour le moment, nos deux s\u00e9minaristes continuaient leurs \u00e9tudes th\u00e9ologiques, \u00e0 Rome d\u2019abord pendant quelques mois, puis \u00e0 Lyon, en 1940-1943. Ils furent ordonn\u00e9s pr\u00eatres le 6 janvier 1943 par le Cardinal Gerlier. Le temps de s\u00e9minaire termin\u00e9, le P\u00e8re Ceslas devint professeur au petit s\u00e9minaire de Montbrison dans la Loire, jusqu\u2019en janvier 1945.<\/p>\n<p>Enfin au cours de cette ann\u00e9e 1945, il put s\u2019embarquer pour l\u2019Afrique. Destin\u00e9 \u00e0 la Mission de Haute C\u00f4te d\u2019Ivoire, il fut affect\u00e9 \u00e0 la station de Ferk\u00e9ss\u00e9dougou. Mais \u00e0 peine y \u00e9tait-il arriv\u00e9, que le Pr\u00e9fet Apostolique l\u2019invita \u00e0 descendre \u00e0 Katiola pour y enseigner, provisoirement, les classes de latin au petit s\u00e9minaire. Apr\u00e8s quelques mois, il retourna \u00e0 Ferk\u00e9ss\u00e9dougou et, de 1946 \u00e0 1948, il servit comme vicaire dans cette importante mission et s\u2019initia, sous la direction du P\u00e8re Vonwyl, \u00e0 la pastorale missionnaire en pays S\u00e9noufo.<\/p>\n<p>En 1948, il est nomm\u00e9 sup\u00e9rieur de Kouto, la mission la plus septentrionale de la Pr\u00e9fecture. Kouto est ce village que Mgr Diss avait visit\u00e9 au cours d\u2019un premier voyage d\u2019exploration, en 1924, et qui lui avait fait dire : Grand et beau village !&#8230; Comme une mission serait bien plac\u00e9e sur ce coteau ! La mission fut fond\u00e9e en 1927. Le Pr\u00e9fet Apostolique, en 1936, put y b\u00e9nir solennellement une vaste et belle \u00e9glise, construite par le P\u00e8re Vion et par le P\u00e8re Vonwyl. Mais les progr\u00e8s de la foi chr\u00e9tienne furent lents. De puissants obstacles s\u2019opposaient \u00e0 l\u2019\u00e9vang\u00e9lisation. Les gens tenaient \u00e0 garder leurs coutumes et leurs pratiques, ils restaient tr\u00e8s attach\u00e9s aux traditions des anc\u00eatres.<\/p>\n<p>Lorsque le P\u00e8re Ceslas devint le responsable de la mission, la situation \u00e9tait encore difficile. On en aura une id\u00e9e si l\u2019on remarque que le district de Kouto ne comptait encore que quelques centaines de chr\u00e9tiens sur une population de plus de 150 000 habitants. Le meilleur moyen peut-\u00eatre de p\u00e9n\u00e9trer dans les villages \u00e9tait les \u00e9coles, surtout les \u00e9coles de cat\u00e9chisme. Celles-ci avaient pour but avant tout l\u2019enseignement du cat\u00e9chisme, mais on y donnait aussi les premiers \u00e9l\u00e9ments d\u2019\u00e9criture, de lecture et de calcul, et quelques rudiments de fran\u00e7ais. Le moniteur \u00e9tait cat\u00e9chiste, mais aussi infirmier pour soigner les malades. Le P\u00e8re Ceslas fit ouvrir ce genre d\u2019\u00e9coles dans des villages de son district. Il y avait aussi une \u00e9cole \u00e0 Kouto.<\/p>\n<p>De toute fa\u00e7on, le secteur de Kouto exigeait des efforts extr\u00eamement fatigants. \u00c9coutons \u00e0 ce sujet Mgr Durrheimer lorsqu\u2019il parle de cette situation dans son hom\u00e9lie, le jour des obs\u00e8ques du P\u00e8re Ceslas : \u00c0 Kouto, il faudra 40 ans pour constituer des communaut\u00e9s chr\u00e9tiennes&#8230; Qui ne l\u2019a pas vu ne saura jamais quelle dose de patience, de courage, de t\u00e9nacit\u00e9, de pri\u00e8res et de sacrifices il a fallu aux missionnaires pour tenir&#8230; Plusieurs missionnaires y sont morts pour arriver \u00e0 la moisson d\u2019aujourd\u2019hui. Kouto a donn\u00e9 naissance \u00e0 des paroisses en plein essor. Le P\u00e8re Ceslas et plusieurs autres ont sem\u00e9 dans les larmes, d\u2019autres moissonnent aujourd\u2019hui dans la joie.<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Ceslas resta \u00e0 Kouto jusqu\u2019en 1956. Il revint en cong\u00e9 en Europe au mois de mai, se rendit en Pologne, puis s\u00e9journa quelque temps \u00e0 Vigneulles et \u00e0 Saint-Pierre. En octobre 1957, il voulut encore retourner dans son pays, pour aider sa maman qui, pendant des ann\u00e9es, avait d\u00fb travailler dans des circonstances tr\u00e8s p\u00e9nibles et qui maintenant, vieillie, se trouvait dans des conditions mat\u00e9rielles difficiles. Une fois en Pologne, le P\u00e8re r\u00e9ussit assez vite dans la d\u00e9marche que lui avait dict\u00e9e sa pi\u00e9t\u00e9 filiale, mais ensuite, malgr\u00e9 des tentatives sans cesse r\u00e9it\u00e9r\u00e9es, il n\u2019arrivait plus \u00e0 obtenir la permission de sortir du pays. D\u00e8s lors, Mgr l\u2019Archev\u00eaque de Poznan voulut bien le rendre utile au service de son dioc\u00e8se. Le P\u00e8re Ceslas fut donc aum\u00f4nier \u00e0 Poznan en 1958-1962, puis vicaire dans des paroisses en 1962-1966.<\/p>\n<p>Ainsi, bien qu\u2019occup\u00e9 dans son pays, sa pens\u00e9e va sans cesse vers sa vie d\u2019autrefois, sa vie en Afrique, la mission de Kouto, les maisons des Missions Africaines. Il souffre d\u2019\u00eatre longtemps sans nouvelles de ses confr\u00e8res. Avec plaisir, \u00e0 la fin de 1960, il passa une matin\u00e9e en compagnie du P. Konrad Walkowiak qui, en cong\u00e9, allait revenir en France pour retourner en mission. Le P\u00e8re Ceslas aurait bien voulu partir avec lui, comme il en avait fait pr\u00e9c\u00e9demment le projet, mais cela ne put se r\u00e9aliser. Un peu plus tard, il re\u00e7ut la visite du Fr\u00e8re Joseph Zielinski qui allait retourner en C\u00f4te d\u2019Ivoire, et alors quelle joie ! Cette visite, \u00e9crivait-il, a fait de nouveau vibrer plus fort mon c\u0153ur. Je questionnais le cher Fr\u00e8re sur tout ce qui se passe au dioc\u00e8se de Katiola, toutes les missions, tous les P\u00e8res, les \u0153uvres et les constructions pass\u00e8rent en revue. Le P\u00e8re re\u00e7oit aussi Ralliement et l\u2019Echo des Missions Africaines, desquels il \u00e9crit : Combien je suis heureux de recevoir ce genre de revues !<\/p>\n<p>Apr\u00e8s 10 ans, il obtient enfin l\u2019autorisation de partir. Le 3 janvier 1967, il arrive \u00e0 Strasbourg. Quelques semaines encore sont n\u00e9cessaires pour l\u00e9galiser ses autorisations de s\u00e9jour \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Il passe ce temps \u00e0 la Maison Sainte-Marie de Niederbronn comme aum\u00f4nier des S\u0153urs du Tr\u00e8s-Saint Sauveur. Le 19 mai 1967, c\u2019est le d\u00e9part pour Katiola. Arriv\u00e9 dans la ch\u00e8re C\u00f4te d\u2019Ivoire, il est nomm\u00e9 sup\u00e9rieur de la mission de Boundiali. Cette mission, devenant station principale, avait \u00e9t\u00e9 longtemps une station secondaire de Kouto. En 1951, le P\u00e8re Fix y avait b\u00e2ti une chapelle assez spacieuse dans laquelle, en 1952, le P\u00e8re Ceslas avait c\u00e9l\u00e9br\u00e9 la f\u00eate de No\u00ebl pour la premi\u00e8re fois. Ainsi il revenait en 1967 dans un pays bien connu. Il resta \u00e0 Boundiali jusqu\u2019en 1971. Ensuite, apr\u00e8s un cong\u00e9, il fut nomm\u00e9, en 1972, \u00e0 Ferk\u00e9ss\u00e9dougou, puis, \u00e0 la fin de 1975 il devint sup\u00e9rieur de Tafir\u00e9, qu\u2019il quitta en 1982.<\/p>\n<p>Ce ne sont gu\u00e8re l\u00e0, s\u2019agissant de la vie de notre confr\u00e8re, que de rapides donn\u00e9es chronologiques. Il faudrait dire encore sa gentillesse, sa bont\u00e9, son sens de l\u2019\u00c9glise aussi. C\u2019\u00e9tait un homme calme, joyeux, aimable. Il a \u00e9vang\u00e9lis\u00e9 par sa parole et par l\u2019efficacit\u00e9 d\u2019une vie surnaturelle profonde. Il faudrait aussi d\u00e9tailler les \u00e9l\u00e9ments de son activit\u00e9, la sienne et celle de ses collaborateurs qu\u2019il savait appr\u00e9cier. Pour cela il faudrait, en somme, faire l\u2019histoire des missions en Haute C\u00f4te d\u2019Ivoire en ces ann\u00e9es-l\u00e0. Ce n\u2019est pas le but de ces lignes. Mais, comme le dit encore Mgr Durrheimer : Cela est inscrit sur le livre de la vie et cela suffit. Disons pourtant pour r\u00e9sumer que le P\u00e8re Ceslas a r\u00e9alis\u00e9 en sa personne l\u2019image du bon pasteur.<\/p>\n<p>En repassant ainsi rapidement les \u00e9tapes de la vie missionnaire du P\u00e8re Ceslas, peut-\u00eatre serait-il vrai de noter qu\u2019il a chang\u00e9 assez fr\u00e9quemment de poste. Cela s\u2019explique. Il arrive que les Sup\u00e9rieurs soient pris au d\u00e9pourvu et que, pour quelque raison, ils aient besoin de pourvoir tel ou tel poste sans d\u00e9lai. Dans cette situation, s\u2019il y a un confr\u00e8re que l\u2019on sait toujours pr\u00eat \u00e0 accepter un sacrifice, on a moins d\u2019h\u00e9sitation \u00e0 lui demander le service n\u00e9cessaire. Ce fut le cas du P\u00e8re Ceslas : compr\u00e9hensif et toujours respectueux de l\u2019autorit\u00e9, il \u00e9tait disponible, on pouvait faire appel \u00e0 lui et il partait, malgr\u00e9 la peine qu\u2019il ressentait \u00e0 chaque d\u00e9part.<\/p>\n<p>Il donna la mesure de sa disponibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un probl\u00e8me qui se posa aux Sup\u00e9rieurs en 1985. Il \u00e9tait rentr\u00e9 en France, en cong\u00e9, en 1982. D\u00e9j\u00e0 sa sant\u00e9 \u00e9tait \u00e9branl\u00e9e et, apr\u00e8s quelques mois pass\u00e9s \u00e0 la maison provinciale \u00e0 Strasbourg, il \u00e9tait entr\u00e9 au mois de mai 1983 \u00e0 la maison de retraite de Saint-Pierre. Or en 1985, quatre jeunes Polonais s\u2019\u00e9taient pr\u00e9sent\u00e9s comme candidats aux Missions Africaines. Dans un premier temps, ils feraient un s\u00e9jour en Afrique, \u00e0 Abidjan, notamment pour y apprendre le fran\u00e7ais. Il fallait un P\u00e8re pour accompagner ces jeunes gens durant leur stage africain. Le P\u00e8re Ceslas fut sollicit\u00e9 et il y consentit sans objection. Il faut dire que son d\u00e9vouement, sa douceur, sa prudence et sa patience le d\u00e9signaient pour cette t\u00e2che. Il passa ainsi l\u2019ann\u00e9e 1985-1986 \u00e0 Abodo-Doum\u00e9 avec ces jeunes Polonais. Apr\u00e8s cela, il voulut encore reprendre du service en C\u00f4te d\u2019Ivoire et il fut aum\u00f4nier de la l\u00e9proserie d\u2019Adzop\u00e9. Mais sa sant\u00e9 \u00e9tait plus fragile qu\u2019il ne croyait. Atteint de fibrose pulmonaire, il dut rentrer en France o\u00f9 il arriva le 29 octobre 1988. Hospitalis\u00e9 \u00e0 l\u2019h\u00f4pital civil de Strasbourg, les premiers r\u00e9sultats des examens parurent encourageants. Avec nous, le P\u00e8re eut la joie d\u2019assister \u00e0 Saint-Pierre le 22 janvier 1989 \u00e0 l\u2019ordination diaconale de Kasimierz Kieszek, l\u2019un de ses stagiaires d\u2019Abidjan. Mais ensuite son \u00e9tat empira. L\u2019air lui manquait. Assez brusquement, il mourut, \u00e0 l\u2019h\u00f4pital civil de Strasbourg, le vendredi 17 mars, vers 17 heures. C\u2019\u00e9tait, comme le remarqua Mgr Durrheimer, l\u2019heure des premi\u00e8res v\u00eapres de la f\u00eate de saint Joseph.<\/p>\n<p>Le d\u00e9part du P\u00e8re Ceslas ram\u00e8ne nos regards sur le beau pays qui fut le sien. \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 les P\u00e8res des Missions Africaines reprennent l\u2019\u0153uvre de Pologne, il leur est bon de penser qu\u2019ils ont un ami aupr\u00e8s de Dieu et m\u00eame, un ami qui, par une action invisible mais bien r\u00e9elle, viendra travailler avec eux sur cette terre chr\u00e9tienne, afin que la vaillante nation polonaise continue de donner \u00e0 l\u2019Afrique de nombreux missionnaires pour la gloire du Seigneur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Strasbourg n\u00e9 le 30 mars 1917 \u00e0 Ocieszindans le dioc\u00e8se de Poznan, Polognemembre de la SMA le 24 juillet 1938pr\u00eatre le 6 janvier&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1106,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1107","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1107","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1107"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1107\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1106"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1107"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1107"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1107"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}