{"id":1133,"date":"2015-01-28T08:57:52","date_gmt":"2015-01-28T08:57:52","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=1133"},"modified":"2015-01-28T08:57:52","modified_gmt":"2015-01-28T08:57:52","slug":"le-frere-jean-marie-cosset","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=1133","title":{"rendered":"Le Fr\u00e8re Jean-Marie COSSET"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1052px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1132\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/COSSET_Jean-Marie.jpg\" alt=\"COSSET Jean-Marie\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>Fr\u00e8re G\u00e9rard<br \/>n\u00e9 le 2 f\u00e9vrier 1890 \u00e0 Fay-de-Bretagne<br \/>dans le dioc\u00e8se de Nantes (France)<br \/>membre de la SMA le 25 d\u00e9cembre 1913<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 20 mars 1973<\/td>\n<td>\n<p>1913-1921 Chanly<\/p>\n<p>1921-1929 missionnaire au Togo<br \/>1929-1931 Marseille<br \/>1931-1945 La Croix-Valmer<br \/>1945-1946 Martign\u00e9-Ferchaud<br \/>1946-1950 Paris<br \/>1950-1951 La Croix-Valmer<br \/>1951-1956 Lyon<br \/>1956-1966 Baudonne<br \/>1966-1973 La Croix-Valmer<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 La Croix-Valmer, France, le 20 mars 1973,<br \/>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 83 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le fr\u00e8re Jean-Marie COSSET &#8211; Fr\u00e8re G\u00e9rard (1890 &#8211; 1973)<\/p>\n<p>Jean-Marie Cosset est n\u00e9 le 2 f\u00e9vrier 1898 en Loire-Atlantique, \u00e0 Fay-de-Bretagne, pr\u00e8s de Nantes. Apr\u00e8s l\u2019\u00e9cole primaire, il travaille dans une ferme, puis il devient apprenti tailleur et coiffeur. En 1909, il est \u00e9l\u00e8ve \u00e0 Pont-Rousseau, mais malade, il doit cesser les \u00e9tudes.<\/p>\n<p>En 1911, r\u00e9form\u00e9, il rejoint le noviciat de Chanly pour devenir fr\u00e8re. Membre de la SMA en 1913, il prend le nom de fr\u00e8re G\u00e9rard. La guerre de 1914-1918 l\u2019oblige \u00e0 rester \u00e0 Chanly, aupr\u00e8s du p\u00e8re Le Gloahec dont il va devenir le factotum. En ces temps difficiles, les gens s\u2019adressent \u00e0 lui pour toutes sortes de services. Le p\u00e8re Le Gloahec dira plus tard : pendant la guerre, pour les gens du pays, ce n\u2019\u00e9tait pas moi, mais le fr\u00e8re G\u00e9rard qui \u00e9tait le sup\u00e9rieur. Il est bien estim\u00e9 par les occupants allemands et les villageois qui appr\u00e9cient ses services, sa charit\u00e9, son d\u00e9vouement, ses soins aux bless\u00e9s. A la fin de la guerre, il \u00e9tait vraiment populaire dans la r\u00e9gion. On le maintient \u00e0 Chanly jusqu\u2019en 1921, car beaucoup de travaux exigent sa pr\u00e9sence et son exp\u00e9rience.<\/p>\n<p>En 1921, le p\u00e8re Laqueyrie tient sa promesse et le nomme au Togo, pr\u00e8s de monseigneur Cessou qui en fait le chef d\u2019atelier de son \u00e9cole professionnelle. En plus de cette responsabilit\u00e9, il parcourt les villages pour la cat\u00e9ch\u00e8se ; il r\u00e8gle bien des probl\u00e8mes et soigne les confr\u00e8res.<\/p>\n<p>En 1922, fr\u00e8re G\u00e9rard est d\u00e9courag\u00e9 ainsi que d\u2019autres fr\u00e8res, et demande \u00e0 rentrer en France. Les fr\u00e8res se plaignent d\u2019\u00eatre trait\u00e9s comme des \u00ab esclaves \u00bb. Le p\u00e8re Chabert intervient aupr\u00e8s de lui, l\u2019exhortant \u00e0 \u00eatre soumis, charitable, patient, pieux et demandant \u00e0 monseigneur Cessou d\u2019\u00eatre ferme et de l\u2019aider. Fr\u00e8re G\u00e9rard tient compte des avertissements et il restera au Togo jusqu\u2019en 1929.<\/p>\n<p>A cette date, il doit rentrer en France pour raison de sant\u00e9. Il rejoint d\u2019abord la procure de Marseille puis, en 1931, il est nomm\u00e9 \u00e0 La Croix-Valmer. Il va y demeurer 14 ans, rendant d\u2019humbles services aux confr\u00e8res malades et fatigu\u00e9s.<\/p>\n<p>En 1945, le fr\u00e8re est envoy\u00e9 \u00e0 Martign\u00e9-Ferchaud puis, en 1946, il est nomm\u00e9 \u00e0 la procure de Paris o\u00f9 il restera jusqu\u2019en 1950. En 1951, il est affect\u00e9 au 150 \u00e0 Lyon et, pendant 5 ans, il sera le portier vigilant et accueillant de la maison provinciale.<\/p>\n<p>En 1956, le Conseil provincial lui demande de rejoindre Baudonne. Il est partout, dans la maison, le bois, au clapier, toujours suivi de son fid\u00e8le chien, s\u2019adonnant \u00e0 mille t\u00e2ches et \u00e0 d\u2019humbles travaux, accomplis dans le silence et l\u2019effacement, inculquant aux \u00e9l\u00e8ves l\u2019importance du travail bien fait.<\/p>\n<p>En 1964, il c\u00e9l\u00e8bre son jubil\u00e9 d\u2019or, entour\u00e9 du provincial, de nombreux confr\u00e8res, des cur\u00e9s des environs. En 1966, il vient de passer 10 ans \u00e0 Baudonne. Le Conseil provincial l\u2019invite \u00e0 prendre sa retraite \u00e0 La Croix-Valmer o\u00f9 il pourra rendre encore quelques services.<\/p>\n<p>Avec les ann\u00e9es, sa sant\u00e9 se d\u00e9grade. Un cancer l\u2019affaiblit de plus en plus. Le 20 mars 1973, il s\u2019\u00e9teint sans agonie, ni souffrances, et on l\u2019inhume dans le caveau de la SMA. Il avait 83 ans, dont 60 ans au service du Seigneur et de la Province.<\/p>\n<p>Le fr\u00e8re G\u00e9rard a beaucoup travaill\u00e9 dans le silence, loin des f\u00e9licitations. Sa vie est plus qu\u2019un exemple, elle est un message. Elle nous dit ce qu\u2019est la vocation, bien comprise, de fr\u00e8re : non une vie de second plan, mais, comme toute vocation religieuse, une vie de d\u00e9vouement dans la joie et l\u2019amour. Le sourire malicieux du fr\u00e8re G\u00e9rard restera comme le signe d\u2019un homme heureux dans son humble service.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon Fr\u00e8re G\u00e9rardn\u00e9 le 2 f\u00e9vrier 1890 \u00e0 Fay-de-Bretagnedans le dioc\u00e8se de Nantes (France)membre de la SMA le 25 d\u00e9cembre 1913d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 20&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1132,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1133","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1133","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1133"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1133\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1132"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1133"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1133"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1133"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}