{"id":114,"date":"2014-11-25T11:04:01","date_gmt":"2014-11-25T11:04:01","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=114"},"modified":"2014-11-25T11:04:01","modified_gmt":"2014-11-25T11:04:01","slug":"le-pere-charles-anezo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=114","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Charles ANEZO"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 867px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>&nbsp;<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-113\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/anezo.jpg\" alt=\"anezo\" width=\"114\" height=\"142\" \/><\/td>\n<td><strong>Le P&egrave;re Charles ANEZO<\/strong><br \/>n&eacute; le 4 juillet 1881 &agrave; Mesquer<br \/>dans le dioc&egrave;se de Nantes, France<br \/>membre de la SMA le 18 f&eacute;vrier 1908<br \/>pr&ecirc;tre le 19 avril 1908<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 13 d&eacute;cembre 1964&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/p>\n<p>1908-1914 missionnaire au Nigeria<br \/>1914-1919 mobilis&eacute;<br \/>1919-1921 missionnaire au Nigeria<br \/>1922-1935 missionnaire au Togo<br \/>1936-1937 Baudonne<br \/>1937-1939 Le Rozay, sup&eacute;rieur<br \/>1940-1945 Satolas (Is&egrave;re), cur&eacute;<br \/>1945-1951 Ave, Belgique, directeur spirituel, puis sup&eacute;rieur<br \/>1952 La Croix-Valmer<br \/>1953-1954 Tullins, aum&ocirc;nier des s&oelig;urs nda<br \/>1955-1964 La Croix-Valmer, retir&eacute;<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; La Croix-Valmer, France, le 13 d&eacute;cembre 1964;<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 83 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Le p&egrave;re Charles ANEZO (1881 &#8211; 1964)<\/p>\n<p>Charles An&eacute;zo est n&eacute; le 4 juillet 1881 &agrave; Mesquer, dans le dioc&egrave;se de Nantes. Il fait ses &eacute;tudes au petit s&eacute;minaire de Gu&eacute;rande, puis il rejoint le grand s&eacute;minaire de Nantes pour sa philosophie et deux ann&eacute;es de th&eacute;ologie. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;il demande &agrave; entrer aux Missions Africaines. Monseigneur Pellet l&rsquo;accueille &agrave; Lyon, le 4 f&eacute;vrier 1907. Un an plus tard, il est admis au serment et il est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre le 19 avril 1908.<\/p>\n<p>Le 4 juin 1908, le p&egrave;re Charles An&eacute;zo est d&eacute;sign&eacute; pour le Nigeria. Il s&#8217;embarque &agrave; Marseille, le 12 juin 1908. A son arriv&eacute;e, il est charg&eacute; d&rsquo;Assaba (pr&egrave;s d&rsquo;Onitsha sur le Niger). Tout de suite, il signale la grande pauvret&eacute; de la mission et de l&rsquo;&eacute;glise.<\/p>\n<p>Le 1er mars 1911, le p&egrave;re &eacute;crit une longue lettre d&rsquo;Igbouzo, dans la pr&eacute;fecture Apostolique du Haut Niger. &Eacute;rig&eacute;e en 1884, la mission d&rsquo;Igbouzo est confi&eacute;e aux p&egrave;res des Missions Africaines. D&rsquo;Igbouzo, le p&egrave;re dit sa joie de voir sa mission grandir. La chapelle, devenue trop petite, a &eacute;t&eacute; agrandie par le p&egrave;re Friedrich. Le p&egrave;re Zappa est venu b&eacute;nir la cloche. Igbouzo est le poste ordinaire du p&egrave;re mais, dit-il, je dois rayonner beaucoup dans les environs, toujours &agrave; bicyclette, avec pour toute b&eacute;n&eacute;diction du pr&eacute;fet : \u00ab\u00a0d&eacute;brouillez-vous !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il rend visite au roi d&rsquo;Akumassi, qui le re&ccedil;oit bien. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;il te faut une maison, lui dit son cat&eacute;chiste apr&egrave;s avoir parcouru la ville avec lui ! Avant de partir pour Edo, je fis au roi mon cadeau, aussi pauvre que je le suis moi-m&ecirc;me : une feuille de tabac : 0,15 fr. M&ecirc;me accueil du roi d&rsquo;Edo, de la communaut&eacute; d&rsquo;Isele-Azaba, o&ugrave; un petit noyau de cat&eacute;chum&egrave;nes d&eacute;sire le bapt&ecirc;me.<\/p>\n<p>Le 18 mai 1911, le p&egrave;re &eacute;crit une longue lettre &agrave; monseigneur Pellet, dans laquelle il lui annonce la mort, par noyade, de son compagnon le p&egrave;re Ferrieux. En voulant traverser la rivi&egrave;re Adofi, la pirogue s&rsquo;&eacute;tait renvers&eacute;e : il n&rsquo;avait que 30 ans.<\/p>\n<p>Septembre 1911, premier cong&eacute; du p&egrave;re en France. Il refait sa sant&eacute; et, le 12 octobre 1912, il reprend le bateau pour le Nigeria. Six mois plus tard, il apprend le d&eacute;c&egrave;s de sa maman., Malgr&eacute; tout, sa ch&egrave;re station d&rsquo;Igbouzo continue de le combler de joie. Il s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; fonder une nouvelle station &agrave; Isele-Azaba, o&ugrave; il vient d&rsquo;ouvrir une l&eacute;proserie.<\/p>\n<p>Survient la grande guerre. Le p&egrave;re est mobilis&eacute; dans le service auxiliaire. A ce moment, d&eacute;c&egrave;de le p&egrave;re Zappa, pr&eacute;fet apostolique de la Nigeria occidentale. Il avait 56 ans. La guerre termin&eacute;e, le p&egrave;re retourne au Nigeria et &agrave; Assaba. Il arrive &agrave; temps pour assister &agrave; l&rsquo;ordination du premier pr&ecirc;tre nigerian, l&rsquo;abb&eacute; Paul Emecete. Celui-ci, apr&egrave;s avoir fait ses &eacute;tudes sous la direction du p&egrave;re Leli&egrave;vre, fut ordonn&eacute; pr&ecirc;tre, le 6 janvier 1920 par monseigneur Broderick.<\/p>\n<p>Le 8 juillet 1920, arrive une lettre du p&egrave;re Chabert qui va bouleverser la vie du p&egrave;re An&eacute;zo : Le vicariat de la Nigeria Occidentale &eacute;tant d&eacute;sormais confi&eacute; &agrave; la Province d&rsquo;Irlande, &eacute;crit le p&egrave;re Chabert, nous avons d&eacute;cid&eacute; de vous nommer &agrave; la Mission du Togo fran&ccedil;ais, avec plusieurs autres confr&egrave;res de la Nigeria.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re Charles An&eacute;zo est bien accueilli au Togo. Il est d&rsquo;abord nomm&eacute; &agrave; Ts&eacute;vi&eacute;, une mission abandonn&eacute;e depuis cinq ans. Quinze jours apr&egrave;s son arriv&eacute;e, le p&egrave;re met le cat&eacute;chisme obligatoire pour tous : Il aurait voulu convertir les gens en un mois ou deux. Dommage qu&rsquo;il n&rsquo;ait pas plus de patience, &eacute;crit monseigneur Cessou le 7 avril 1922.<\/p>\n<p>Le 20 avril 1923, le p&egrave;re An&eacute;zo &eacute;crit : J&rsquo;ai repris les travaux de l&rsquo;&eacute;glise, mais je vieillis et les courses me fatiguent. Le 15 juillet, monseigneur Cessou est sacr&eacute; &eacute;v&ecirc;que par monseigneur Steinmetz, vicaire apostolique du Dahomey, assist&eacute; de monseigneur Terrien, du Benin et de monseigneur Broderick, de la Nigeria Occidentale. Dans un discours &agrave; cette occasion, Mr Octaviano Olympio rappelle que les p&egrave;res des Missions Africaines sont venus, les premiers, jeter les bases de l&rsquo;&eacute;vang&eacute;lisation au Togo, et que les premiers missionnaires morts au Togo &eacute;taient les p&egrave;res Moran et Beauquis, tous les deux empoisonn&eacute;s par les f&eacute;ticheurs d&rsquo;Atakpam&eacute;, en 1887. En fait, seul, le p&egrave;re Moran mourut empoisonn&eacute; au Togo. Le P&egrave;re Beauquis surmonta l&#8217;empoisonnement et d&eacute;c&eacute;da &agrave; Topo, au Nigeria, le 17 avril 1891.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re An&eacute;zo devient cur&eacute; de Lom&eacute; en 1923. Il construit &eacute;glises et chapelles. Mais, de nouveau, le 18 avril 1924, monseigneur Cessou signale au p&egrave;re Chabert la grosse fatigue du p&egrave;re An&eacute;zo et, le 26 mai, il pr&eacute;vient Lyon que le p&egrave;re embarque sur le Kouroussa.<\/p>\n<p>D&eacute;but mars 1925, apr&egrave;s un temps de repos en famille, le p&egrave;re An&eacute;zo se retrouve \u00ab\u00a0pro-vicaire \u00a0\u00bb du vicariat de Lom&eacute;, en l&rsquo;absence de monseigneur Cessou rentr&eacute; pour se reposer &agrave; son tour. Il porte toujours en lui deux objectifs : les &eacute;coles et la formation des cat&eacute;chistes. Au retour de monseigneur Cessou &agrave; Lom&eacute;, il semble qu&rsquo;un diff&eacute;rend s&rsquo;&eacute;tablisse assez rapidement entre eux. On dit du p&egrave;re : C&rsquo;est un tr&egrave;s bon missionnaire, mais il est tr&egrave;s personnel, trop personnel. Si bien que monseigneur Cessou avertit le p&egrave;re Chabert que le p&egrave;re An&eacute;zo doit rentrer. Il prend le bateau le 10 avril 1930<\/p>\n<p>Durant son cong&eacute;, comme il a beaucoup de talent pour la pr&eacute;dication, il est tr&egrave;s demand&eacute; par les cur&eacute;s pour faire des conf&eacute;rences avec cin&eacute;ma. Tr&egrave;s habile, il sait prendre tous les moyens qui arrivent &agrave; toucher les c&oelig;urs et &agrave; convaincre.<\/p>\n<p>Le 17 mars 1931, le p&egrave;re embarque de nouveau pour le Togo. En 1932, il est heureux de saluer le retour de son &eacute;v&ecirc;que, avec lequel les relations sont r&eacute;tablies. Il est en admiration pour le travail qui s&rsquo;accomplit au Togo, tout en d&eacute;plorant le manque d&rsquo;ouvriers apostoliques. Atteint d&rsquo;une profonde fatigue physique et morale, il d&eacute;clare : Je me sens incapable de m&rsquo;acquitter de ma fonction. Aussi, je demande &agrave; mon &eacute;v&ecirc;que de retenir une place sur le \u00ab\u00a0Madonna\u00a0\u00bb du 19 d&eacute;cembre prochain.<br \/>Monseigneur Cessou accepte la d&eacute;mission du p&egrave;re An&eacute;zo et lui redonne la direction du district de Ts&eacute;vi&eacute; qu&rsquo;il conna&icirc;t bien. Le 23 juillet 1934, nous retrouvons le p&egrave;re Anezo &agrave; Ts&eacute;vi&eacute;. Mais, en 1935, le p&egrave;re doit rentrer en France. Il ne retournera plus en Afrique. Le 25 juin 1936, il est &agrave; Capbreton, o&ugrave; il remplace le cur&eacute;, tout en faisant du recrutement pour Baudonne. En 1937, il est sup&eacute;rieur du noviciat des fr&egrave;res, au Rozay. En 1939, il est aum&ocirc;nier des s&oelig;urs nda &agrave; V&eacute;nissieux, tout en travaillant &agrave; la paroisse de Saint-Fons. Puis, il est nomm&eacute; cur&eacute; &agrave; Satolas.<\/p>\n<p>Le 5 septembre 1945, le p&egrave;re Aupiais lui fait diff&eacute;rentes propositions et c&rsquo;est au petit s&eacute;minaire d&rsquo;Ave, en Belgique, qu&rsquo;il se retrouve : il en devient le sup&eacute;rieur, le 21 juin 1951. Le 30 octobre 1952, il rejoint La Croix-Valmer. L&rsquo;ann&eacute;e suivante, il accepte de devenir l&rsquo;aum&ocirc;nier des s&oelig;urs nda &agrave; Tullins, tout en rendant service &agrave; la paroisse.<\/p>\n<p>Mais en septembre 1954, il doit retourner &agrave; La Croix-Valmer, &agrave; cause de son &eacute;tat de sant&eacute;. Dix ans plus tard, le 13 d&eacute;cembre 1964, il part &agrave; la rencontre de Celui qu&rsquo;il avait servi durant sa longue vie, avec tant de g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; et de z&egrave;le.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon &nbsp; Le P&egrave;re Charles ANEZOn&eacute; le 4 juillet 1881 &agrave; Mesquerdans le dioc&egrave;se de Nantes, Francemembre de la SMA le 18&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":113,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-114","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/114","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=114"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/114\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/113"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=114"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=114"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=114"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}