{"id":124,"date":"2014-11-25T11:10:54","date_gmt":"2014-11-25T11:10:54","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=124"},"modified":"2014-11-25T11:10:54","modified_gmt":"2014-11-25T11:10:54","slug":"le-pere-victor-werle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=124","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Victor WERL\u00c9"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Strasbourg <\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 905px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>&nbsp;<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-123\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/werle_victor.jpg\" alt=\"werle victor\" width=\"114\" height=\"142\" \/><\/td>\n<td>&nbsp;<strong>Le P&egrave;re Victor WERL&Eacute;<\/strong><br \/>n&eacute; le 27 novembre 1906 &agrave; Thanvill&eacute;<br \/>dans le dioc&egrave;se de Strasbourg, France<br \/>membre de la SMA le 27 juillet 1927<br \/>pr&ecirc;tre le 3 janvier 1932<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 14 d&eacute;cembre 1986<\/td>\n<td>&nbsp;1932-1948 missionnaire au Togo, Atakpam&eacute;, Lom&eacute;, Palim&eacute;<\/p>\n<p>1948-1949 Saint-Pierre, directeur spirituel<br \/>1949-1955 Entre-deux-Eaux<br \/>1955-1986 Zinswald<br \/>1955-1958, &eacute;conome<br \/>1958-1959, sup&eacute;rieur<br \/>1959-1968, &eacute;conome de l&rsquo;&eacute;cole apostolique<br \/>1968-1982, sup&eacute;rieur<br \/>1982-1986, retir&eacute;<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Sarrebourg, France, le 14 d&eacute;cembre 1986,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 80 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Le p&egrave;re Victor WERL&Eacute; (1906 &#8211; 1986)<\/p>\n<p>Victor Werl&eacute; est n&eacute; le 27 novembre 1906, &agrave; Thanvill&eacute;, petit village du Val de Vill&eacute;. Le dimanche 14 d&eacute;cembre 1986, il s&rsquo;&eacute;teignait &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital Saint-Nicolas de Sarrebourg, &acirc;g&eacute; de 80 ans. Selon le d&eacute;sir qu&rsquo;il avait exprim&eacute;, ses obs&egrave;ques furent c&eacute;l&eacute;br&eacute;es &agrave; la Chapelle de la Maison de Saint-Pierre. Son corps repose au cimeti&egrave;re de cette Maison.<\/p>\n<p>La vie de notre confr&egrave;re, comme l&rsquo;a bien dit le P&egrave;re Louis Kuntz, qui pr&eacute;sidait la messe conc&eacute;l&eacute;br&eacute;e des obs&egrave;ques, fut une vie cach&eacute;e, au service de Dieu et du prochain, vie cach&eacute;e, parce que le P&egrave;re Werl&eacute; &eacute;tait un serviteur fid&egrave;le et discret, qui n&rsquo;a pas fait beaucoup parler de lui.<\/p>\n<p>Il commen&ccedil;a &agrave; partir de six ans &agrave; fr&eacute;quenter l&rsquo;&eacute;cole communale et il y poursuivit ses &eacute;tudes primaires jusqu&rsquo;en 1919. &Agrave; cette &eacute;poque, le Val de Vill&eacute;, r&eacute;gion profond&eacute;ment chr&eacute;tienne, &eacute;tait riche en vocations. Religieux enseignants et religieuses de diverses congr&eacute;gations, pr&ecirc;tres s&eacute;culiers et r&eacute;guliers, n&rsquo;y manqu&egrave;rent pas, en particulier des R&eacute;demptoristes, des P&egrave;res du Saint-Esprit, des P&egrave;res des Missions Africaines. &Agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 13 ans, le jeune Victor, d&eacute;sirant se consacrer &agrave; la vie missionnaire, se d&eacute;cida pour les Missions Africaines.<\/p>\n<p>Notre Soci&eacute;t&eacute; &eacute;tait bien connue dans la r&eacute;gion. En 1908, le P&egrave;re Desribes avait obtenu du Gouvernement allemand l&rsquo;autorisation d&rsquo;ouvrir une maison &agrave; Andlau. Cette maison, d&rsquo;abord maison de convalescence pour les missionnaires malades, devint, en 1910, une sorte de pr&eacute;-s&eacute;minaire qui envoyait ses &eacute;l&egrave;ves, apr&egrave;s une p&eacute;riode de temps variable, &agrave; l&rsquo;&eacute;cole apostolique de Keer en Hollande. Le P&egrave;re Desribes, sup&eacute;rieur de Keer, qui aimait l&rsquo;Alsace, y venait volontiers. Il avait fait graver une grande image de Sainte Odile, qu&rsquo;il faisait r&eacute;pandre dans le pays et, nagu&egrave;re encore, on pouvait voir dans les maisons alsaciennes, aux murs des appartements, le tableau, &eacute;dition des Missions Africaines, de la patronne de l&rsquo;Alsace (1). Le P&egrave;re Horn, de Wuenheim, qui r&eacute;sidait &agrave; Andlau avant la guerre de 1914, &eacute;tait actif pour recruter de nouveaux candidats aux Missions Africaines. Apr&egrave;s la guerre, ces candidats ne furent plus dirig&eacute;s sur Keer, mais d&rsquo;abord sur les nouvelles maisons que le P&egrave;re Desribes venait d&rsquo;ouvrir en Auvergne, &agrave; l&rsquo;abbaye de Mozac et, &agrave; partir de 1920, aux Roches, commune de Chamali&egrave;res.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ainsi que Victor Werl&eacute;, qui avait choisi les Missions Africaines, partit pour la maison des Roches, apr&egrave;s avoir pris d&eacute;j&agrave; quelques le&ccedil;ons de latin aupr&egrave;s de son cur&eacute;. L&rsquo;&eacute;tablissement des Roches, ancien couvent de religieuses dominicaines, &eacute;tait une belle maison, admirablement situ&eacute;e, avec vue superbe sur la ville de Clermont-Ferrand. Le jeune Victor n&rsquo;&eacute;tait pas isol&eacute; : beaucoup d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves et de professeurs &eacute;taient alsaciens. N&eacute;anmoins, l&rsquo;adaptation n&rsquo;allait pas sans difficult&eacute;. Sans compter le grand &eacute;loignement du pays natal, il fallait se familiariser avec la langue fran&ccedil;aise, chose ardue pour ceux dont le fran&ccedil;ais n&rsquo;&eacute;tait pas la langue maternelle et qui avaient fait leurs &eacute;tudes primaires &agrave; l&rsquo;&eacute;cole communale allemande. Tout marcha cependant &agrave; souhait pour Victor Werl&eacute;. En 1922, il put quitter Les Roches pour continuer et terminer ses &eacute;tudes secondaires &agrave; Saint-Priest, entra au noviciat de Chanly en 1925, fit le serment le 27 juillet 1927, et fut ordonn&eacute; pr&ecirc;tre le 3 janvier 1932, au s&eacute;minaire de Lyon, o&ugrave; il achevait ses &eacute;tudes de th&eacute;ologie.<\/p>\n<p>La date du 3 janvier, en cette ann&eacute;e 1932, correspondait au dimanche de la f&ecirc;te de l&rsquo;&Eacute;piphanie. C&rsquo;&eacute;tait la premi&egrave;re fois, au s&eacute;minaire de Lyon, que, par privil&egrave;ge, les ordinations sacerdotales &eacute;taient conf&eacute;r&eacute;es avant la fin du temps de s&eacute;minaire. Le P&egrave;re Werl&eacute; fut heureux d&rsquo;&ecirc;tre ordonn&eacute; pr&ecirc;tre au temps joyeux de No&euml;l et dans la belle liturgie de la manifestation du Seigneur des nations. Restait pourtant une chose importante. L&rsquo;ann&eacute;e scolaire allait se poursuivre jusqu&rsquo;au 3 juillet, et c&rsquo;est seulement &agrave; cette date que les nouveaux pr&ecirc;tres conna&icirc;traient la destination qui fixerait leur minist&egrave;re futur. L&rsquo;habitude de ce temps-l&agrave; &eacute;tait qu&rsquo;apr&egrave;s les c&eacute;r&eacute;monies d&rsquo;ordinations de fin d&rsquo;ann&eacute;e scolaire, ceux qui avaient termin&eacute; leurs &eacute;tudes th&eacute;ologiques se rendaient chez le Sup&eacute;rieur G&eacute;n&eacute;ral qui leur remettait une enveloppe contenant leur destination. Nous savons que le P&egrave;re Werl&eacute; fut grandement satisfait de la sienne : ses sup&eacute;rieurs l&rsquo;avaient affect&eacute; &agrave; la mission du Togo.<\/p>\n<p>Le 11 juillet suivant, eut lieu &agrave; Thanvill&eacute; la premi&egrave;re messe, f&ecirc;te familiale et paroissiale, &agrave; laquelle tout le village participa. Un autel avait &eacute;t&eacute; dress&eacute; devant la maison paternelle, les rues du village et l&rsquo;&eacute;glise avaient &eacute;t&eacute; orn&eacute;es. Le nouveau pr&ecirc;tre, accompagn&eacute; de sa parent&eacute;, &eacute;tait conduit &agrave; l&rsquo;&eacute;glise en une solennelle procession. Toute la population s&rsquo;associait &agrave; sa pri&egrave;re dans cette premi&egrave;re messe qu&rsquo;il c&eacute;l&eacute;brait dans son village. De ces ann&eacute;es-l&agrave;, le P&egrave;re Werl&eacute; &eacute;tait le septi&egrave;me pr&ecirc;tre-missionnaire, originaire de Thanvill&eacute;.<\/p>\n<p>Quelques semaines plus tard, le 25 septembre, une autre c&eacute;r&eacute;monie fut c&eacute;l&eacute;br&eacute;e, la c&eacute;r&eacute;monie du d&eacute;part des missionnaires, organis&eacute;e &agrave; la maison de Haguenau et &agrave; laquelle le P&egrave;re prit avec cinq autres confr&egrave;res. C&rsquo;&eacute;tait une c&eacute;r&eacute;monie tr&egrave;s imposante. Une grande foule emplissait la Chapelle. Un pr&ecirc;tre de Marienthal fit un sermon rempli d&rsquo;un saint enthousiasme, pour d&eacute;crire la vie, l&rsquo;activit&eacute;, la mort des messagers de l&rsquo;&eacute;vangile. Le Provincial b&eacute;nissait les croix offertes aux missionnaires, puis l&rsquo;on embrassait les partants, apr&egrave;s leur avoir bais&eacute; les pieds. Suivait la B&eacute;n&eacute;diction du Saint-Sacrement, cl&ocirc;tur&eacute;e par un vibrant Grosser Gott. Cette liturgie grandiose nous &eacute;tonnerait peut-&ecirc;tre quelque peu aujourd&rsquo;hui. Mais le jeune chroniqueur de 1932 &agrave; l&rsquo;&eacute;cole de Haguenau, nous assure que la c&eacute;r&eacute;monie &eacute;tait tr&egrave;s belle, qu&rsquo;elle avait plu &agrave; tous et, m&ecirc;me, que beaucoup parmi les assistants avaient pleur&eacute; d&rsquo;&eacute;motion.<\/p>\n<p>Le surlendemain, 27 septembre 1932, le P&egrave;re Werl&eacute; s&rsquo;embarquait &agrave; Marseille pour le Togo. Il devait travailler dans ce pays d&rsquo;octobre 1932 &agrave; juin 1948 : d&rsquo;abord vicaire &agrave; Atakpam&eacute; durant six mois ; ensuite, de 1933 &agrave; 1937, vicaire, puis sup&eacute;rieur de la mission de Lom&eacute; ; et enfin, de 1938 &agrave; 1948, vicaire, puis sup&eacute;rieur de la mission de Palim&eacute;.<\/p>\n<p>Sa vie, durant ces ann&eacute;es, fut celle du missionnaire : pr&eacute;dication, cat&eacute;chismes, bapt&ecirc;mes, confessions, &eacute;coles, voyages dans les stations secondaires, constructions diverses, etc. Le P&egrave;re connut les joies et les souffrances de l&rsquo;apostolat. De ce qu&rsquo;il a accompli, on ne fera pas ici un rapport d&eacute;taill&eacute;. Notons au moins un trait pr&eacute;cis, &agrave; savoir que le P&egrave;re fut particuli&egrave;rement sensible, dans la vie missionnaire, aux liens de vraie communaut&eacute; et d&rsquo;authentique fraternit&eacute;. &Agrave; un moment o&ugrave; le travail apostolique devenait assez lourd, il pouvait &eacute;crire : Dans tous les secteurs, nous avons plus de travail qu&rsquo;autrefois, et cependant nous sommes &agrave; trois. La vie de famille est excellente et je suis vraiment heureux d&rsquo;avoir de si pr&eacute;cieux collaborateurs, c&rsquo;est la franche et cordiale entente.<\/p>\n<p>Combien profond &eacute;tait son attachement &agrave; la mission, &agrave; ses compagnons d&rsquo;apostolat, on devait le voir lorsqu&rsquo;il fut oblig&eacute; de quitter le Togo. Car malgr&eacute; lui, bien &agrave; contrec&oelig;ur, pour cause de maladie, il dut quitter la mission.<\/p>\n<p>Dans les premiers mois de l&rsquo;ann&eacute;e 1948, il souffrait de maux d&rsquo;estomac. Cependant il continuait son travail pastoral. Le 16 avril, il avait &eacute;t&eacute; toute la journ&eacute;e occup&eacute; au chantier de construction d&rsquo;une salle de classe, lorsque, dans la soir&eacute;e, il sentit une douleur tr&egrave;s vive. Le Dr Ajavon, qui accourut imm&eacute;diatement, se rendit compte tout de suite de la gravit&eacute; du cas. Il y avait une perforation de l&rsquo;estomac. On pouvait craindre une p&eacute;ritonite. Sans d&eacute;lai, le P&egrave;re fut transport&eacute; &agrave; Lom&eacute;. Ce fut un trajet p&eacute;nible pour le P&egrave;re, qui souffrait beaucoup et pensait qu&rsquo;il allait mourir. Le P&egrave;re Auguste Gasser, qui l&rsquo;accompagnait et l&rsquo;aidait de sa pr&eacute;sence et de son minist&egrave;re, nous a dit combien il fut alors &eacute;difi&eacute; par l&rsquo;esprit de r&eacute;signation du P&egrave;re et par sa pi&eacute;t&eacute;. Une op&eacute;ration fut faite le soir m&ecirc;me &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital de Lom&eacute;. Elle r&eacute;ussit et le P&egrave;re fut sauv&eacute;. Le m&eacute;decin affirma plus tard que c&rsquo;&eacute;tait un ensemble de circonstances favorables, tout &agrave; fait providentielles, qui avaient permis que l&rsquo;intervention chirurgicale soit faite &agrave; temps et que c&rsquo;&eacute;tait &agrave; cela que le P&egrave;re devait la vie.<\/p>\n<p>Pourtant la sant&eacute; ne revint pas parfaitement. Les m&eacute;decins dirent que l&rsquo;op&eacute;ration &eacute;tait provisoire, qu&rsquo;une op&eacute;ration d&eacute;finitive serait n&eacute;cessaire et que pour cela le P&egrave;re devait rentrer en France le plus t&ocirc;t possible. Il fallait donc se r&eacute;signer, dit le P&egrave;re, et pensant &agrave; ses confr&egrave;res et &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre de la mission, il ajoutait : Nous &eacute;tions si heureux ensemble et le travail marchait&#8230; et il faut partir.<\/p>\n<p>Rentr&eacute; en France, le P&egrave;re Werl&eacute; y poursuivit dans de bonnes conditions sa convalescence. Une nouvelle op&eacute;ration ne fut pas n&eacute;cessaire. Cependant on ne pouvait envisager encore la question de son retour au Togo. En attendant, il lui fut demand&eacute; d&rsquo;assumer temporairement la direction spirituelle des enfants de l&rsquo;&eacute;cole de Saint-Pierre, ce qu&rsquo;il fit durant l&rsquo;ann&eacute;e scolaire 1948-1949.<\/p>\n<p>En 1949, le Provincial l&rsquo;affecta &agrave; la Procure des Missions Africaines de Entre-deux-Eaux, aux environs de Saint-Di&eacute;, qui &eacute;tait &agrave; cr&eacute;er. Depuis quelque temps, les sup&eacute;rieurs de notre Province avaient form&eacute; le projet d&rsquo;&eacute;tablir une petite r&eacute;sidence au dioc&egrave;se de Saint-Di&eacute;, pour faire conna&icirc;tre notre Soci&eacute;t&eacute; aupr&egrave;s de la population des Vosges. Le moment n&rsquo;&eacute;tait pas tr&egrave;s propice pour mettre en route un recrutement missionnaire. D&eacute;j&agrave; &agrave; cette &eacute;poque, les vocations sacerdotales se rar&eacute;fiaient d&rsquo;une fa&ccedil;on d&eacute;sastreuse pour le dioc&egrave;se. Cependant Mgr l&rsquo;&Eacute;v&ecirc;que de Saint-Di&eacute; voulut bien accepter notre venue, &agrave; condition que notre association de missionnaires puisse rendre en m&ecirc;me temps quelques services &agrave; son dioc&egrave;se. Il nous confia le service paroissial de Entre-deux-Eaux et nous r&eacute;serva l&rsquo;occupation du presbyt&egrave;re communal. Le P&egrave;re Jean No&euml;l et le P&egrave;re Werl&eacute; furent ainsi d&eacute;sign&eacute;s pour faire conna&icirc;tre notre &oelig;uvre dans la r&eacute;gion de l&rsquo;Est, tout en rendant service dans le dioc&egrave;se selon le d&eacute;sir de Monseigneur de Saint-Di&eacute;. Le P&egrave;re Werl&eacute; fut plus pr&eacute;cis&eacute;ment charg&eacute; d&rsquo;assurer une permanence dans la maison et de pourvoir au service paroissial en qualit&eacute; de cur&eacute;. L&rsquo;exp&eacute;rience ne dura que quelques ann&eacute;es. D&egrave;s 1955, on fut amen&eacute; &agrave; abandonner la r&eacute;sidence d&rsquo;Entre-deux-Eaux.<\/p>\n<p>Le P&egrave;re Werl&eacute; fut nomm&eacute; pour la maison de Zinswald. Il devait y rester plus de 30 ans, le plus souvent comme &eacute;conome, ou comme sup&eacute;rieur, ou les deux &agrave; la fois. Lorsqu&rsquo;il y arriva, la maison &eacute;tait notre s&eacute;minaire de philosophie. En 1959 et jusqu&rsquo;en 1968, elle devint &eacute;cole apostolique, avant de redevenir ce qu&rsquo;elle avait &eacute;t&eacute; primitivement, une excellente maison d&rsquo;accueil pour nos anciens missionnaires. Ainsi, pendant des ann&eacute;es, avec un d&eacute;vouement inlassable, le P&egrave;re Werl&eacute; assuma le service de la responsabilit&eacute; au Zinswald. La maison, durant ce temps, avait donc chang&eacute; plusieurs fois d&rsquo;orientation, &agrave; la suite des changements impos&eacute;s par les circonstances. Mais le P&egrave;re sut toujours lui garder un beau rayonnement missionnaire dans la r&eacute;gion et lui conserver son caract&egrave;re de vraie maison de famille des Missions Africaines.<\/p>\n<p>De plus, le P&egrave;re &eacute;tait tr&egrave;s actif comme vicaire de la paroisse voisine de R&eacute;ding. Son action pastorale fut tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute;e et, en apprenant sa mort, Mgr l&rsquo;&Eacute;v&ecirc;que de Metz lui a rendu hommage. Le P&egrave;re Werl&eacute;, &eacute;crit-il, laissera dans le dioc&egrave;se un souvenir de lumi&egrave;re. Ce fut un pr&ecirc;tre et un pasteur remarquable par sa mani&egrave;re d&rsquo;&ecirc;tre fraternelle et par sa disponibilit&eacute; pour tous les services qui lui avaient &eacute;t&eacute; demand&eacute;s. Sa mort cr&eacute;era un grand vide au pays de Sarrebourg.<\/p>\n<p>En 1982, tr&egrave;s fatigu&eacute;, le P&egrave;re Werl&eacute; avait &eacute;t&eacute; d&eacute;charg&eacute; de la responsabilit&eacute; du Zinswald. Mais il aimait cette maison et il continua d&rsquo;y r&eacute;sider, en compagnie de Mgr Lingenheim, un confr&egrave;re de cours, qu&rsquo;il eut la douleur de voir mourir au mois de mai 1985. Lui-m&ecirc;me restait tr&egrave;s fragile de sant&eacute;. Par deux fois, dans les ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes, il avait d&ucirc; &ecirc;tre hospitalis&eacute; pour des troubles cardio-vasculaires et il avait subi de s&eacute;rieuses interventions. Au cours du dernier automne, atteint de nouveau par un infarctus, il fut hospitalis&eacute; &agrave; Sarrebourg. Mais la gu&eacute;rison ne fut plus possible. &Agrave; l&rsquo;aube du troisi&egrave;me dimanche de l&rsquo;Avent, il quitta ce monde. Comme le dit encore le P&egrave;re Louis Kuntz, le P&egrave;re est parti c&eacute;l&eacute;brer No&euml;l aupr&egrave;s de Dieu, et nous ajouterons avec lui : Qu&rsquo;il nous obtienne d&rsquo;&ecirc;tre tous, par nos paroles et nos actes, des t&eacute;moins de l&rsquo;amour de Dieu, l&agrave; o&ugrave; nous vivons.<\/p>\n<p>________________________________________<\/p>\n<p>note 01 cf. Ralliement d&rsquo;avril 1938 : Le p&egrave;re Deesribes qvait fait imprimer de belles images de Sainte Odile destin&eacute;es &agrave; &ecirc;tre vendues en Alsace. Le fr&egrave;re Charles Lissner fut charg&eacute; de cette vente. Il eut ainsi l&rsquo;occasion de parcourir toute l&rsquo;Alsace. Il eut un grand succ&egrave;s : ces imzges furent appr&eacute;ci&eacute;es et se vendirent par milliers.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Strasbourg &nbsp; &nbsp;Le P&egrave;re Victor WERL&Eacute;n&eacute; le 27 novembre 1906 &agrave; Thanvill&eacute;dans le dioc&egrave;se de Strasbourg, Francemembre de la SMA le 27 juillet&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":123,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-124","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/124","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=124"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/124\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/123"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=124"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=124"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=124"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}