{"id":1263,"date":"2015-02-25T08:27:25","date_gmt":"2015-02-25T08:27:25","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=1263"},"modified":"2015-02-25T08:27:25","modified_gmt":"2015-02-25T08:27:25","slug":"le-pere-guy-rabillat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=1263","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Guy RABILLAT"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1056px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1262\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/RABILLAT_Guy.jpg\" alt=\"RABILLAT Guy\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 1er novembre 1921 \u00e0 Clermont-Ferrand<br \/>dans le dioc\u00e8se de Clermont-Ferrand, France<br \/>membre de la SMA le 31 d\u00e9cembre 1953<br \/>pr\u00eatre le 29 juin 1956<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 1er avril 1964<\/td>\n<td><\/p>\n<p>1942-1948 carri\u00e8re militaire en France et en Indochine<br \/>1948-1953 Martign\u00e9 Ferchaud, puis Chanly, noviciat<br \/>1953-1957 Lyon, grand s\u00e9minaire<br \/>1957-1963 missionnaire en C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire<br \/>1963-1964 en soins \u00e0 Lyon au 150<\/p>\n<p>titulaire de plusieurs d\u00e9corations<br \/>de la guerre 1939-1945 et d&rsquo;Indochine<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Lyon, France, le 1er avril 1964,<br \/>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 43 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Guy RABILLAT (1921 &#8211; 1964)<\/p>\n<p>Guy Rabillat est n\u00e9 au c\u0153ur des montagnes de l&rsquo;Auvergne, \u00e0 Clermont-Ferrand, le 1er novembre 1921. Il fr\u00e9quente l&rsquo;\u00e9cole de Rouvray, en Indre-et-Loire, o\u00f9 il fait sa 1\u00e8re communion et re\u00e7oit la confirmation. Son p\u00e8re meurt en 1923, et Guy reste le seul enfant de sa m\u00e8re. De 1932 \u00e0 1935, Guy continue ses \u00e9tudes primaires \u00e0 Paris. A 14 ans, il est employ\u00e9 \u00e0 la maison Michelin de Paris, avec sa m\u00e8re. De 1938 \u00e0 1942, il est pensionnaire, dans le 16\u00e8me arrondissement, chez les fr\u00e8res de Saint-Vincent de Paul.<\/p>\n<p>En 1942, commence une vie militaire longue et mouvement\u00e9e. Il est engag\u00e9 volontaire et rejoint N\u00eemes et Draguignan. Puis, en mars 1943, il est \u00e0 Limoges. R\u00e9fractaire au S.T.O. en juillet 1943, il se cache. Et voici comment il raconte, ensuite, son parcours militaire : R\u00e9fugi\u00e9 dans l&rsquo;Aveyron, je prends d\u00e9finitivement le maquis le 25 mai 1944. Je passe au groupement du maquis du sud-ouest, \u00e0 Dijon, le 15 septembre 1944, qui devient le r\u00e9giment du Languedoc, puis, le 80\u00e8me r\u00e9giment d\u2019infanterie, le 19 janvier 1945. Je fais les campagnes d&rsquo;Alsace, d&rsquo;Allemagne et d&rsquo;Autriche. Je pars comme volontaire en Indochine, le 24 mai 1946. R\u00e9engag\u00e9 pour deux ans, je suis envoy\u00e9 \u00e0 Cholon, le 16 janvier 1948. Je suis mut\u00e9 \u00e0 la base militaire de Sa\u00efgon, pour mise en cong\u00e9 de fin de campagne, le 1er juillet 1948. Je pars successivement au Cambodge, au Laos, en Annam, au Tonkin, en Cochinchine, au Cambodge, puis retour \u00e0 Sa\u00efgon pour embarquement, le 29 septembre 1948. Je suis lib\u00e9r\u00e9 le 16 janvier 1949, pour fin de combat.<\/p>\n<p>Cette simple \u00e9num\u00e9ration en dit long, si on r\u00e9fl\u00e9chit aux nombreux p\u00e9rils auxquels Guy fut expos\u00e9 tandis que sa m\u00e8re, qui n&rsquo;avait que ce fils, vivait dans l&rsquo;angoisse de sa survie. Pour celle-ci, en effet, ce fut une p\u00e9riode douloureuse, o\u00f9 elle v\u00e9cut dans la crainte permanente. Un jour, elle d\u00e9couvrit, en rangeant ses habits, plusieurs d\u00e9corations. Guy ne lui en avait pas parl\u00e9, tant il \u00e9tait modeste.<\/p>\n<p>C\u2019est au cours de cette p\u00e9riode v\u00e9cue en Indochine que Guy Rabillat red\u00e9couvre la foi. Il a racont\u00e9 \u00e0 un confr\u00e8re l\u2019anecdote suivante : C\u2019\u00e9tait \u00e0 Sa\u00efgon. J\u2019\u00e9tais rest\u00e9 au fond de l\u2019\u00e9glise, car j\u2019avais m\u00eame eu peur que l\u2019on m\u2019emp\u00eache de rentrer \u00e0 l\u2019\u00e9glise, \u00e0 cause de mon pass\u00e9. Au d\u00e9but de la messe, au premier coup de clochette de l\u2019enfant de ch\u0153ur, je pense qu\u2019on avertit l\u2019assistance qu\u2019un \u00e9l\u00e9ment \u00e9tranger est pr\u00e9sent dans l\u2019assembl\u00e9e. Je me fais petit, mais remarque que personne ne se tourne vers moi. Seconde alerte au moment du coup de sonnette du Sanctus. Je reste \u00e0 ma place. A la cons\u00e9cration, il y a plusieurs coups de clochette. Cette fois, n\u2019y tenant plus, s\u00fbr d\u2019\u00eatre d\u00e9couvert, je quitte l\u2019\u00e9glise en vitesse. A son retour en France, r\u00e9pondant aux questions de sa m\u00e8re, il r\u00e9v\u00e9la qu&rsquo;il voulait repartir, mais comme pr\u00eatre, ce qui provoqua un toll\u00e9 dans la famille.<\/p>\n<p>Guy s&rsquo;adressa aux Missions Etrang\u00e8res de Paris, mais on n&rsquo;y acceptait pas de vocations tardives, et on l&rsquo;orienta vers les Missions Africaines. En 1948, le 3 novembre, il est admis \u00e0 Martign\u00e9-Ferchaud et, en trois ans, il assimile le latin et diverses autres disciplines. Les certificats pr\u00e9sent\u00e9s par les \u00e9ducateurs ant\u00e9rieurs lui sont tr\u00e8s favorables.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s son noviciat \u00e0 Chanly, il entre au grand s\u00e9minaire, \u00e0 Lyon, en 1953, y devient membre de la Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines. Dans les colonies de vacances, on appr\u00e9cie beaucoup son d\u00e9vouement, son bon esprit, ses initiatives. Le 29 juin 1956, Guy devient pr\u00eatre des Missions Africaines, \u00e0 la grande joie de sa m\u00e8re, et ach\u00e8ve sa th\u00e9ologie en 1957.<\/p>\n<p>Cette m\u00eame ann\u00e9e, le Conseil le confie \u00e0 monseigneur Boivin pour le dioc\u00e8se d&rsquo;Abidjan. Il arrive \u00e0 Agnibil\u00e9krou en octobre 1957, et devient vicaire du p\u00e8re Favier. Il fait ses premi\u00e8res tourn\u00e9es avec son cur\u00e9. A Dam\u00e9, il fait son premier bapt\u00eame, tr\u00e8s \u00e9mu. Il encaisse avec calme les le\u00e7ons de son cur\u00e9 pour apprendre le m\u00e9tier et, en d\u00e9cembre 1957, celui-ci le juge apte \u00e0 aller seul en brousse. Durant quatre ans, il tient sa m\u00e8re au courant de ses activit\u00e9s missionnaires, ses lettres lui expriment son bonheur de pouvoir servir Dieu et ses fr\u00e8res et s\u0153urs africains.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re voudrait lancer l&rsquo;Action catholique, mais les jeunes sont r\u00e9ticents. En f\u00e9vrier 1958, son cur\u00e9 tombe malade, et se voit contraint d\u2019aller \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital d&rsquo;Abengourou, puis \u00e0 Moossou, pour un temps de repos. Sa sant\u00e9 physique et morale se d\u00e9grade. Le 8 avril, il s&#8217;embarque pour la France. Le p\u00e8re Guy Rabillat se retrouve seul, mais il travaille avec ardeur, humour, soucieux d&rsquo;Action catholique, d&rsquo;accueil, d&rsquo;\u00e9veil des \u00e2mes.<\/p>\n<p>En 1962, il rentre en cong\u00e9, \u00e0 la grande joie de sa m\u00e8re. Trois mois apr\u00e8s, il repart en C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire. Monseigneur Bernard Yago le nomme \u00e0 Anyama, vicaire du p\u00e8re Peyvel.<\/p>\n<p>Mais, 6 mois apr\u00e8s son arriv\u00e9e \u00e0 Anyama, il est victime d&rsquo;une h\u00e9mipl\u00e9gie et ne peut plus parler. Ses membres aussi sont touch\u00e9s. Le voil\u00e0 contraint au rapatriement, en mars 1963. Pris en charge \u00e0 Lyon, il r\u00e9cup\u00e8re la marche, mais pas la parole ; il entend et comprend, mais sans pouvoir s&rsquo;exprimer.<\/p>\n<p>Pour sa m\u00e8re, c\u2019est une profonde tristesse, une grosse \u00e9preuve, mais elle garde espoir. Il faut l&rsquo;accompagner \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital, tous les trois jours, pour la r\u00e9\u00e9ducation de la parole. Ce r\u00e9gime se poursuit en 1963 et au d\u00e9but 1964, permettant une sensible am\u00e9lioration des membres et de la parole. Mais il y a une inqui\u00e9tude, du fait des caillots de la carotide : ils peuvent se d\u00e9tacher et provoquer une thrombose ailleurs. Et c\u2019est ce qui arrive. Le 1er avril 1964, on le trouve mort.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s ses obs\u00e8ques au 150, il est inhum\u00e9 au cimeti\u00e8re de Loyasse \u00e0 Fourvi\u00e8re. Sa maman est en larmes : Mon enfant unique ! Comprenez-vous ma douleur ? Ces mots pouvaient rejoindre ceux de Marie au calvaire, au pied de son Fils unique crucifi\u00e9. Le Seigneur aura accueilli ce vaillant et m\u00e9ritant missionnaire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon n\u00e9 le 1er novembre 1921 \u00e0 Clermont-Ferranddans le dioc\u00e8se de Clermont-Ferrand, Francemembre de la SMA le 31 d\u00e9cembre 1953pr\u00eatre le 29 juin&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1262,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1263","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1263","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1263"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1263\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1262"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1263"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1263"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1263"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}