{"id":1394,"date":"2015-03-09T08:53:37","date_gmt":"2015-03-09T08:53:37","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=1394"},"modified":"2015-03-09T08:53:37","modified_gmt":"2015-03-09T08:53:37","slug":"le-pere-marcel-mahy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=1394","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Marcel MAHY"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1046px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1393\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/MAHY_Marcel.jpg\" alt=\"MAHY Marcel\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 17 avril 1925 \u00e0 Halma (Belgique)<br \/>dans le dioc\u00e8se de Namur<br \/>membre de la SMA le 8 juillet 1944<br \/>pr\u00eatre le 17 f\u00e9vrier 1948<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 11 avril 2011<\/td>\n<td>\n<p>1948-1949 Baudonne, \u00e9conome<br \/>1949-1951 Ave et Auffe, paroisse<br \/>1951-1955 Sak\u00e9t\u00e9 (Porto-Novo, vicaire<br \/>1956-1958 Kimbongo, puis Kandale (Kikwit)<br \/>1958-1975 Pob\u00e8 (Porto-Novo), cur\u00e9<br \/>1975-1978 Azowliss\u00e9 (Porto-Novo), cur\u00e9<br \/>1978-1979 Banigb\u00e9 (Porto-Novo), cur\u00e9<br \/>1979-1998 Sak\u00e9t\u00e9, vicaire puis cur\u00e9 en 1981<br \/>1998-2001 Lyon 150, retir\u00e9<br \/>2005-2011 Montferrier, maison de retraite<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Montferrier-sur-Lez, le 11 avril 2011,<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 85 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Marcel MAHY (1925 &#8211; 2011)<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On gardera de cette grande figure de la deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration des fils spirituels de Mgr Melchior de Marion Br\u00e9sillac le souvenir du pasteur proche de ses fid\u00e8les, les accompagnant peut-\u00eatre avec un peu trop de sollicitude : il pouvait appeler par leur nom 80% des chr\u00e9tiens de sa paroisse, et, comme le soulignait feu Mgr Mensah, \u00e0 l&rsquo;occasion de son jubil\u00e9 d&rsquo;or sacerdotal, il les connaissait jusqu&rsquo;\u00e0 la couleur de leur livret. Et pour cause : il les a cat\u00e9chis\u00e9s, baptis\u00e9s, enseign\u00e9s, mari\u00e9s, \u00e9duqu\u00e9s dans la foi et \u00e0 la vie !\u00a0\u00bb Ces lignes du p\u00e8re Georges La\u00eflo, pr\u00eatre nago de la paroisse de Sak\u00e9t\u00e9, aujourd&rsquo;hui pr\u00eatre dans le dioc\u00e8se de Lyon, disent \u00e0 leur mani\u00e8re ce que J\u00e9sus disait du bon pasteur : \u00ab\u00a0Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Belge, originaire de Halma, dans les Ardennes au sud du pays, 4e gar\u00e7on de la famille &#8211; deux filles viendront par la suite &#8211; il est baptis\u00e9 le 18 avril 1925, le lendemain de sa naissance, et il note : \u00ab\u00a0Le 18 avril est aussi la date de l&rsquo;arriv\u00e9e des premiers missionnaires des Missions Africaines au Dahomey ; c&rsquo;est aussi la date des premiers bapt\u00eames \u00e0 Sak\u00e9t\u00e9 en 1921. Lorsque ces derni\u00e8res consid\u00e9rations m&rsquo;ont \u00e9t\u00e9 connues, j&rsquo;\u00e9tais pr\u00eatre depuis longtemps : elles ne peuvent pas avoir \u00e9t\u00e9 comme une sorte de pr\u00e9destination ou obligation d&rsquo;\u00eatre pr\u00eatre. [\u2026] Moi j&rsquo;y vois comme un des clins d&rsquo;\u0153il de Dieu. [\u2026] Selon les dires de maman, j&rsquo;aurais \u00e9t\u00e9, parmi les gar\u00e7ons, le plus facile \u00e0 \u00e9lever et le plus calme. Pourquoi ? Peut-\u00eatre parce qu&rsquo;il y en avait trois avant moi qui commen\u00e7aient \u00e0 bouger et dont il fallait s&rsquo;occuper. Je serais rest\u00e9 dans le berceau constamment souriant et babillant.\u00a0\u00bb (ses souvenirs)<\/p>\n<p>D\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge de trois ans et demi, il va \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole gardienne ; c&rsquo;est ainsi que l&rsquo;on nomme chez eux l&rsquo;\u00e9cole maternelle. Pour s&rsquo;y rendre, il doit faire presque deux kilom\u00e8tres \u00e0 pied chaque matin, \u00e0 partir de la ferme paternelle, conduit par son \u00ab\u00a0grand\u00a0\u00bb fr\u00e8re Louis qui le pr\u00e9c\u00e8dera plus tard aux Missions Africaines. A cet \u00e2ge, il est d\u00e9j\u00e0 demi pensionnaire et il pr\u00e9cise que parfois les s\u0153urs lui donnait de la soupe qui ne lui plaisait pas beaucoup. En 1931, il entre \u00e0 la grande \u00e9cole, l&rsquo;\u00e9cole primaire des gar\u00e7ons o\u00f9 il va rester six ans, jusqu&rsquo;en 1937. Malgr\u00e9 son jeune \u00e2ge, il raconte comment tous ses temps libres sont occup\u00e9s par les travaux de la ferme : b\u00eacher le jardin, planter les pommes de terre, couper les haies, faucher la luzerne, battre le grain au fl\u00e9au, s&rsquo;occuper des b\u00eates : apparemment, il aimait \u00e7a. Il s&rsquo;\u00e9merveille devant l&rsquo;arriv\u00e9e de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 la ferme en 1930, ou la d\u00e9couverte de la radio en 1931. Il appr\u00e9ciait peu le froid, car les hivers sont rudes dans les Ardennes : le soir, on entourait le po\u00eale : \u00ab\u00a0On avait chaud devant, mais froid dans le dos.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il ne reste que trois ans au coll\u00e8ge Saint-Joseph, \u00e0 Virton o\u00f9 il entre en 1937, car en mai 1940 il conna\u00eet l&rsquo;exode. Les Allemands viennent d&rsquo;envahir la Belgique : il faut fuir en France. Pour quelques mois, son papa trouve \u00e0 s&#8217;embaucher comme gar\u00e7on de ferme dans les Vosges, \u00e0 Gigneville, o\u00f9 la famille loge dans un ancien poulailler. Heureusement, cela ne dure pas trop et, d\u00e8s le mois d&rsquo;ao\u00fbt, la famille est de nouveau r\u00e9unie \u00e0 Halma. Marcel entre alors \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole apostolique de Ave en octobre 1940. Il aurait d\u00fb rentrer en classe de troisi\u00e8me, mais, la classe n&rsquo;existant pas, il est mis dans le groupe des grands, avec ceux qui devaient \u00eatre en seconde ou en premi\u00e8re, et, en 1942, comme ils ne sont plus que deux \u00ab\u00a0grands\u00a0\u00bb, Marcel et Henri Desseille (Henri ne continuera pas dans la SMA, mais son fr\u00e8re Ernest sera missionnaire au Congo puis au Dahomey), il leur est demand\u00e9 de commencer leur noviciat \u00e0 Chanly : Marcel n&rsquo;a que 17 ans. A 19 ans, il fait son premier serment et il reste encore une ann\u00e9e \u00e0 Chanly pour y faire sa premi\u00e8re ann\u00e9e de th\u00e9ologie. Partout, on note que c&rsquo;est un excellent \u00e9l\u00e8ve, dou\u00e9 d&rsquo;une intelligence sup\u00e9rieure \u00e0 la moyenne, tr\u00e8s sociable et tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9 de ses confr\u00e8res. En 1948, il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre par le cardinal Gerlier dans la chapelle du 150 et re\u00e7oit comme premi\u00e8re nomination le poste d&rsquo;\u00e9conome \u00e0 Baudonne. Il n&rsquo;y reste qu&rsquo;une seule ann\u00e9e.<\/p>\n<p>En ao\u00fbt 1949, \u00e0 sa grande joie, il re\u00e7oit sa nomination pour Cotonou, mais l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 de son papa l&rsquo;inqui\u00e8te et il demande que son d\u00e9part soit un peu retard\u00e9. En septembre, c&rsquo;est sa maman qui d\u00e9c\u00e8de. R\u00e9gler les probl\u00e8mes de succession, aider son papa \u00e0 se soigner (il meurt en 1958), des raisons qui font que le Conseil provincial lui demande de se rendre \u00e0 Ave \u00ab\u00a0en remplacement num\u00e9rique du p\u00e8re Georges Lejeune qui re\u00e7oit une autre affectation \u00ab\u00a0. (23\/01\/50) <br \/>Il en profite pour s&rsquo;initier au minist\u00e8re en paroisse. Il doit aussi r\u00e9gler la question de son service militaire avant de partir en Afrique. Heureusement pour lui, \u00ab\u00a0les docteurs de l&rsquo;h\u00f4pital de Namur m&rsquo;ont jug\u00e9 inapte d\u00e9finitivement pour le service militaire. Dans les raisons d&rsquo;exception, il n&rsquo;y a rien qui puisse emp\u00eacher un prochain d\u00e9part en Afrique,\u00a0\u00bb \u00e9crit-il au Conseil provincial. (25\/05\/51) En cons\u00e9quence, le Conseil le met \u00e0 la disposition de Mgr Parisot pour le vicariat de Ouidah. Dans son dossier, on trouve cette note du provincial : \u00ab\u00a0Sujet \u00e0 mettre dans le minist\u00e8re, malgr\u00e9 ses pr\u00e9tentions \u00e0 l&rsquo;enseignement o\u00f9 il lui serait difficile de r\u00e9ussir. Ne manque pas de moyens, mais doit \u00eatre mis dans un poste o\u00f9 il sera encadr\u00e9 et son travail contr\u00f4l\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il passe son premier s\u00e9jour \u00e0 Sak\u00e9t\u00e9 dans le dioc\u00e8se de Porto-Novo et a pour cur\u00e9 le p\u00e8re Barottin avec qui il s&rsquo;est toujours tr\u00e8s bien entendu et pour lequel il avait beaucoup d&rsquo;estime. D\u00e8s son arriv\u00e9e, il se met \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de la langue et il participe \u00e0 toutes les activit\u00e9s de la paroisse. Dans ses souvenirs, il raconte ses premi\u00e8res le\u00e7ons de cat\u00e9chisme \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, ses premi\u00e8res nuits dans les villages qu&rsquo;il visitait. Il est curieux de tout ce qu&rsquo;il d\u00e9couvre sur les hommes et leurs coutumes, sur les familles, sur le pays, sur les cultures. Six mois apr\u00e8s son arriv\u00e9e, apr\u00e8s examen, il obtient la permission de confesser, ce qui suppose qu&rsquo;il commen\u00e7ait \u00e0 poss\u00e9der le yoruba. Moins de deux ans apr\u00e8s son arriv\u00e9e, le p\u00e8re Barottin le juge capable de tenir la paroisse et d\u00e9cide de prendre son cong\u00e9. Le lendemain de son d\u00e9part, Joseph, un ancien cat\u00e9chiste lui dit : \u00ab\u00a0Mon p\u00e8re, tu es tout seul maintenant, il faudra d\u00e9mierder (sic)\u00a0\u00bb. Peu avant de partir \u00e0 son tour en cong\u00e9, il \u00e9crit sa satisfaction devant le travail accompli : \u00ab\u00a0A Sak\u00e9t\u00e9, les progr\u00e8s sont constants, mais trop souvent nous rencontrons sur notre route les musulmans et, depuis quelques ann\u00e9es les multiples sectes protestantes. Depuis le 1er juillet 1953, nous avons quand m\u00eame administr\u00e9 plus de 500 bapt\u00eames d&rsquo;adultes et d&rsquo;enfants et c\u00e9l\u00e9br\u00e9 40 mariages ; sur les 7000 baptis\u00e9s, nous avons plus de 1500 pascalisants.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>C&rsquo;est sur la demande du Conseil g\u00e9n\u00e9ral qui veut encourager le projet de la fondation d&rsquo;une Province belge (en envoyant des confr\u00e8res au Congo), que le p\u00e8re Mahy, malgr\u00e9 sa demande de retrouver le Dahomey \u00e0 la fin de son cong\u00e9, demande appuy\u00e9e par son \u00e9v\u00eaque et le p\u00e8re Barottin, se voit nomm\u00e9 au Congo. M\u00eame le provincial n&rsquo;y peut rien : \u00ab\u00a0Je suis d\u00e9sol\u00e9, mon cher p\u00e8re, que votre d\u00e9sir ne puisse se r\u00e9aliser, mais personnellement je ne puis rien, ni le Conseil provincial, contre la d\u00e9cision du Conseil g\u00e9n\u00e9ralice.\u00a0\u00bb (22\/07\/55) Il va y rester trois ans et n&rsquo;en gardera pas un souvenir merveilleux. \u00ab\u00a0Ce que je n&rsquo;ai pas aim\u00e9 au Congo, c&rsquo;est la m\u00e9thode d&rsquo;apostolat impos\u00e9e par les j\u00e9suites qui commandaient la pastorale : cette m\u00e9thode ne ressemblait en rien \u00e0 ce que j&rsquo;avais connu au Dahomey ; pendant trois ans au Congo, je ne me suis occup\u00e9 que de l&rsquo;\u00e9cole, je n&rsquo;avais pas de communaut\u00e9 au milieu de laquelle j&rsquo;aurais \u00e0 vivre et \u00e0 conna\u00eetre ses probl\u00e8mes. Notre mission et ses infrastructures \u00e9taient \u00e9tablies en dehors de toute agglom\u00e9ration ; on ne voyait pas les gens vivre dans leur milieu ; j&rsquo;aurais voulu \u00eatre missionnaire et aller au milieu des pa\u00efens annoncer la bonne nouvelle ; je ne l&rsquo;ai pas fait au Congo.\u00a0\u00bb En ao\u00fbt 1958, sans prendre de cong\u00e9 en Belgique, il retrouve Sak\u00e9t\u00e9, mais pour quelques mois seulement, car en d\u00e9cembre il est nomm\u00e9 cur\u00e9 de Pob\u00e8 o\u00f9 il va rester dix-sept ans, jusqu&rsquo;en 1975.<\/p>\n<p>Toujours en bonne sant\u00e9, infatigable pour la cat\u00e9ch\u00e8se, la formation des cat\u00e9chistes, le travail, les visites dans les villages, il s&rsquo;investit beaucoup \u00e0 Pob\u00e8 dans la construction d&rsquo;une nouvelle \u00e9glise. Dans ses souvenirs, il raconte que, en juin 1969, Mgr Gantin, administrateur apostolique du dioc\u00e8se de Porto-Novo depuis la d\u00e9mission de Mgr Boucheix en janvier, \u00e9tait venu \u00e0 Pob\u00e8 pour les confirmations : \u00ab\u00a0Je lui demandai de venir un jour b\u00e9nir la premi\u00e8re pierre. Il me r\u00e9pondit ceci : \u00ab\u00a0Dans ce pays, on a b\u00e9ni beaucoup de premi\u00e8res pierres, mais souvent on n&rsquo;a pas vu la seconde ; ce n&rsquo;est pas la premi\u00e8re, mais la derni\u00e8re qui m&rsquo;int\u00e9resse.\u00a0\u00bb Avant de me quitter, il me donna un ch\u00e8que de 500.000 francs ; avec cette somme, je pus acheter tous les bacs en aluminium pour la toiture de l&rsquo;\u00e9glise.\u00a0\u00bb En 1970, il peut envoyer des photos de l&rsquo;\u00e9glise en construction et demande de lancer un appel financier dans l&rsquo;encart de \u00ab\u00a0Peuple du Monde\u00a0\u00bb. Il ajoute dans une lettre de 1972 : \u00ab\u00a0Il faudra aussi construire un presbyt\u00e8re convenable pr\u00e8s de la nouvelle \u00e9glise. [\u2026] J&rsquo;ai actuellement ouvert plus de 10 centres pour l&rsquo;\u00e9vang\u00e9lisation des Hollis. [\u2026] Ma sant\u00e9 reste bonne, meilleure qu&rsquo;autrefois.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Digne fils de Mgr de Br\u00e9sillac qui avait dit : \u00ab\u00a0Malheur aux pays qui ne voient que des missionnaires,\u00a0\u00bb il raconte comment il a envoy\u00e9 des jeunes de sa paroisse \u00e0 une journ\u00e9e d&rsquo;\u00e9veil pour les vocations sacerdotales. \u00ab\u00a0Parmi ceux que j&rsquo;ai envoy\u00e9s, [\u2026] Nicolas Hazoum\u00e9 ne m&rsquo;avais jamais dit qu&rsquo;il voulait aller au s\u00e9minaire, ni qu&rsquo;il voulait \u00eatre pr\u00eatre ; c&rsquo;est moi qui l&rsquo;ai appel\u00e9, je le suivais depuis quatre ans. J&rsquo;avais remarqu\u00e9 son bon travail \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole et son s\u00e9rieux dans son comportement. Je l&rsquo;ai appel\u00e9 un peu comme J\u00e9sus a appel\u00e9 Mathieu ; ses parents, de bons chr\u00e9tiens, inform\u00e9s, \u00e9taient r\u00e9ticents : l&rsquo;objet de leurs r\u00e9ticences \u00e9tait les d\u00e9penses qu&rsquo;il fallait assurer pour rentrer au s\u00e9minaire. On rassura les parents ; on leur fit comprendre que ce qu&rsquo;ils ne pourraient pas faire dans ce domaine, le dioc\u00e8se et la paroisse le feraient. Nicolas a fait de bonnes \u00e9tudes au petit, au moyen et au grand s\u00e9minaire et a \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9 en 1984. Apr\u00e8s avoir fait du minist\u00e8re \u00e0 Sainte-Anne d&rsquo;Atak\u00e9, deux fois cur\u00e9 doyen \u00e0 Azowliss\u00e9, cur\u00e9 \u00e0 Banigb\u00e9 et \u00e0 K\u00e9tou, il a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 en France pour des \u00e9tudes de th\u00e9ologie ; revenu au B\u00e9nin en 2005, il est recteur du s\u00e9minaire de Djim\u00e9.\u00a0\u00bb (ses souvenirs)<\/p>\n<p>Avant de quitter Pob\u00e8, parlons du village d&rsquo;Ahoyeye, situ\u00e9 \u00e0 4 km de Pob\u00e8, \u00e0 la bordure des terres mar\u00e9cageuses. Le p\u00e8re \u00e9crit : \u00ab\u00a0Ce village a \u00e9t\u00e9 visit\u00e9 pendant longtemps ; le cat\u00e9chiste, Michel Laleye s&rsquo;y est d\u00e9vou\u00e9 pendant plusieurs ann\u00e9es, mais manque de r\u00e9sultats, il s&rsquo;est d\u00e9courag\u00e9 et a abandonn\u00e9. Mgr Mensah, lors d&rsquo;une visite pastorale, y a \u00e9t\u00e9 \u00e0 peine re\u00e7u. J&rsquo;ai pris le relais de Michel. Mon yoruba n&rsquo;\u00e9tait pas parfait, mais j&rsquo;arrivais \u00e0 me faire comprendre ; je m&rsquo;installais dans une cour de maison, je m&rsquo;asseyais sur un vieux seau abandonn\u00e9 et les cat\u00e9chum\u00e8nes sur les branches de palmes. Ils n&rsquo;\u00e9taient que quelques-uns \u00e0 venir. Devant le peu de succ\u00e8s de mon apostolat, j&rsquo;allais voir les vieux. Je leur dis que ce que je faisais n&rsquo;avait pas l&rsquo;air de marcher et que, s&rsquo;ils n&rsquo;\u00e9taient pas contents de ce que je faisais deux fois par semaine dans leur village, ils n&rsquo;avaient qu&rsquo;\u00e0 me le dire et je ne viendrai plus. [\u2026] Ils me r\u00e9pondirent qu&rsquo;ils \u00e9taient tr\u00e8s contents de ma venue, qu&rsquo;ils entendaient ce que je disais \u00e0 leurs jeunes, que cela \u00e9tait bon. [\u2026] Le lendemain, ils vinrent me dire qu&rsquo;il ne fallait pas rester assis sur un vieux seau, mais qu&rsquo;il fallait s&rsquo;installer dans l&rsquo;abri du march\u00e9 qu&rsquo;on appelle \u00ab\u00a0apatam\u00a0\u00bb ; ils y avaient mis des traverses pour s&rsquo;asseoir et, pour moi, ils y avaient apport\u00e9 une chaise. Le nombre des cat\u00e9chum\u00e8nes augmenta jusqu&rsquo;\u00e0 120. Un jour, je remarquai qu&rsquo;on avait d\u00e9brouss\u00e9 en vue d&rsquo;une construction le terrain \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;apatam. Je demandai qui allait construire l\u00e0. Ils me r\u00e9pondirent que c&rsquo;\u00e9tait le groupe des cat\u00e9chum\u00e8nes qui voulait construire une chapelle. Apr\u00e8s 6 semaines, les murs en terre de barre \u00e9taient termin\u00e9s. Ils vinrent avec 30 000 francs pour que je leur ach\u00e8te deux paquets de t\u00f4le. [\u2026] En mars 1973, Mgr Mensah revint \u00e0 Ahoyeye en visite pastorale ; lui qui n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 re\u00e7u en 1971, cette fois, il y fut re\u00e7u comme le Messie : tout le village \u00e9tait l\u00e0. Cela lui fit tellement plaisir qu&rsquo;il promit de revenir pour baptiser les premiers cat\u00e9chum\u00e8nes admis au bapt\u00eame.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>En 1975, il quitte Pob\u00e8 pour Azowliss\u00e9 : \u00ab\u00a0Le plus grand changement fut au niveau du minist\u00e8re et de l&rsquo;apostolat. A Pob\u00e8, j&rsquo;avais un territoire dont les villages et l&rsquo;ethnie holli avaient \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s peu \u00e9vang\u00e9lis\u00e9s, o\u00f9 j&rsquo;avais presque tout \u00e0 faire. Mais \u00e0 Azowliss\u00e9, gr\u00e2ce au grand z\u00e8le de l&rsquo;abb\u00e9 Adeyemi qui a dur\u00e9 dans la paroisse pendant 33 ans, tout avait \u00e9t\u00e9 fait ou presque. J&rsquo;avais \u00e0 g\u00e9rer cet acquis, \u00e0 approfondir la foi des baptis\u00e9s et \u00e0 \u00e9vang\u00e9liser les coutumes. J&rsquo;avais quand m\u00eame trouv\u00e9 quelques coins qui restaient \u00e0 \u00e9vang\u00e9liser. [\u2026] Mon travail consistait principalement \u00e0 \u00eatre cur\u00e9 dans la plupart des villages et \u00e0 \u00eatre missionnaire dans quelques villages.\u00a0\u00bb (ses souvenirs)<\/p>\n<p>Il passe ensuite un peu plus d&rsquo;une ann\u00e9e \u00e0 Banigb\u00e9 o\u00f9 il fait un int\u00e9rim. Il apprend indirectement que les paroissiens sont intervenus aupr\u00e8s de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque pour qu&rsquo;il le nomme cur\u00e9 de la paroisse. Le p\u00e8re, connaissant bien le caract\u00e8re de son \u00e9v\u00eaque, le sachant jaloux de son autorit\u00e9, devine que cette demande aura un contre effet. De fait, il est nomm\u00e9 cur\u00e9 de Sak\u00e9t\u00e9 en 1981 et il retrouve ainsi le lieu de mission de ses d\u00e9buts au Dahomey. En faisant du porte \u00e0 porte, chaque soir quand les gens sont rentr\u00e9s des champs, il apprend \u00e0 conna\u00eetre tous les habitants de la ville, et sa m\u00e9moire des noms et des personnes lui sera d&rsquo;un grand secours. Il doit s&rsquo;occuper d&rsquo;une trentaine de communaut\u00e9s et, le dimanche, ce sont seulement 2 ou 3 communaut\u00e9s qui peuvent avoir la messe. Sa s\u0153ur Mimie lui ayant envoy\u00e9 un photocopieur, il se met \u00e0 r\u00e9diger directement en yoruba des hom\u00e9lies et des fiches pour ses cat\u00e9chistes : \u00ab\u00a0C&rsquo;\u00e9tait un lourd travail pour moi, mais les cat\u00e9chistes m&rsquo;en ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s reconnaissants. [\u2026] Tous les samedis matins, je r\u00e9unissais les cat\u00e9chistes pour un temps de formation ; apr\u00e8s cela, je leur donnais la feuille de l&rsquo;hom\u00e9lie. [\u2026] Je recommandais aux cat\u00e9chistes de ne jamais parler en dehors de ce que je faisais pour les aider dans la cat\u00e9ch\u00e8se. [\u2026] C&rsquo;\u00e9tait pour moi l&rsquo;occasion de pr\u00e9senter le message \u00e9vang\u00e9lique de fa\u00e7on simple et adapt\u00e9e \u00e0 la mentalit\u00e9 et \u00e0 la culture de mes paroissiens.\u00a0\u00bb Il ajoute d&rsquo;ailleurs modestement : \u00ab\u00a0Ce n&rsquo;\u00e9tait pas un yoruba parfait et les tons n&rsquo;\u00e9taient pas indiqu\u00e9s, mais ceux qui s&rsquo;en servaient savaient corriger et pronon\u00e7aient avec un ton juste.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Depuis son premier s\u00e9jour au Dahomey, il avait pass\u00e9, en plusieurs fois, pratiquement 25 ann\u00e9es \u00e0 Sak\u00e9t\u00e9 et il voyait, avec une grande joie, arriver le jour de son jubil\u00e9 sacerdotal : une f\u00eate qui devait \u00eatre \u00e0 la hauteur de son travail, de son d\u00e9vouement, de son activit\u00e9 inlassable et disons-le, de son amour pour ses paroissiens. Ordonn\u00e9 le 17 f\u00e9vrier 1948, tout \u00e9tait pr\u00e9vu pour le 17 f\u00e9vrier 1998. H\u00e9las, ce jour-l\u00e0, il est \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de Cotonou o\u00f9 il est admis d&rsquo;urgence pour un probl\u00e8me \u00e0 la prostate. Le sup\u00e9rieur r\u00e9gional \u00e9crit le veille : \u00ab\u00a0Le moral est bas, et l&rsquo;app\u00e9tit est presque nul ; ce matin, il m&rsquo;a r\u00e9p\u00e9t\u00e9 qu&rsquo;il volait mourir. Il a rajout\u00e9 aussi qu&rsquo;il ne voulait pas partir ; il tient tout juste debout.\u00a0\u00bb (16\/02\/98) Le lendemain, il re\u00e7oit le sacrement des malades et, \u00f4 surprise, il voit arriver dans sa chambre d&rsquo;h\u00f4pital son \u00e9v\u00eaque, Mgr Mensah, accompagn\u00e9 de l&rsquo;archev\u00eaque de Cotonou, Mgr de Souza, et d&rsquo;une dizaine de pr\u00eatres qui viennent conc\u00e9l\u00e9brer la messe avec lui : supr\u00eame d\u00e9licatesse dont il gardera un souvenir \u00e9mu. Il rentre en France o\u00f9 il est op\u00e9r\u00e9, mais il retourne au B\u00e9nin en septembre 1998 pour y f\u00eater son jubil\u00e9 avec grande pompe. C&rsquo;est son \u00e9v\u00eaque qui fait l&rsquo;hom\u00e9lie. Il est le dernier pr\u00eatre des Missions Africaines \u00e0 avoir travaill\u00e9 dans le dioc\u00e8se de Porto-Novo.<\/p>\n<p>Il commence sa retraite \u00e0 Lyon, au s\u00e9minaire du 150 o\u00f9 il arrive en octobre 1998 : \u00ab\u00a0La maison est confortable et agr\u00e9able, tous les confr\u00e8res sont charmants ; beaucoup \u00e9taient avec moi en Afrique, d&rsquo;autres \u00e9taient au s\u00e9minaire avec moi.\u00a0\u00bb (27\/01\/99) Il occupe son temps en lisant ou en \u00e9coutant la musique ou la radio : il y avait toujours du bruit dans sa chambre. Il innove m\u00eame, car, avec un autre confr\u00e8re, il fait installer une parabole pour son t\u00e9l\u00e9viseur, ce qui lui permet de recevoir plus de 100 cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision. \u00ab\u00a0Les cha\u00eenes qui m&rsquo;int\u00e9ressaient le plus \u00e9taient les cha\u00eenes d&rsquo;histoire, de g\u00e9ographie et celles qui donnent des documentaires sur toutes sortes de sujets. [\u2026] La cha\u00eene la plus int\u00e9ressante reste Arte. [\u2026] Pendant mon s\u00e9jour de 5 ans et demi \u00e0 Lyon, c&rsquo;est seulement deux fois que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 au cin\u00e9ma en ville, c&rsquo;\u00e9tait pour voir un film sur Mobutu et les Choristes.\u00a0\u00bb (ses souvenirs) Il d\u00e9couvre aussi l&rsquo;ordinateur qui sera un de ses compagnons \u00e0 la maison de Montferrier qu&rsquo;il rejoint en avril 2005. Il nous laisse une centaine de pages tr\u00e8s serr\u00e9es de sa biographie o\u00f9 fourmillent les d\u00e9tails et o\u00f9 on peut admirer les pr\u00e9cisions de sa m\u00e9moire, mais aussi un petit fascicule sur la SMA en Belgique, un travail sur l&rsquo;\u00e9vang\u00e9lisation de la r\u00e9gion de Banigb\u00e9 et de Sak\u00e9t\u00e9, une r\u00e9flexion sur les chr\u00e9tiens yorubas \u00e0 la rencontre du Christ : autant d&rsquo;\u00e9crits bien utiles pour \u00e9crire les pages que vous lisez.<\/p>\n<p>Depuis plusieurs mois, on parlait avec beaucoup d&rsquo;inqui\u00e9tude de la sant\u00e9 de fr\u00e8re Louis, ancien missionnaire en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, et de 4 ans son a\u00een\u00e9. Et voil\u00e0 que, pratiquement sans signes avant-coureurs, c&rsquo;est Marcel qui nous quitte. Quelques jours avant son d\u00e9c\u00e8s, il n&rsquo;\u00e9tait pas en grande forme, il se disait fatigu\u00e9, mais rien ne laissait pr\u00e9voir une issue rapide. Le soir du 10 avril, apr\u00e8s le repas, en montant dans sa chambre, il redit de nouveau au confr\u00e8re qui l&rsquo;accompagnait qu&rsquo;il se sentait las. L&rsquo;infirmi\u00e8re de garde pour la nuit vint le surveiller plusieurs fois ; voyant qu&rsquo;il avait de la peine \u00e0 respirer, elle lui donna de l&rsquo;oxyg\u00e8ne. Il devait d\u00e9c\u00e9der au cours de la nuit.<\/p>\n<p>Dans les derni\u00e8res pages de ses \u00ab\u00a0Souvenirs\u00a0\u00bb, il y a de belles r\u00e9flexions sur la mort. C&rsquo;est l\u00e0 que j&#8217;emprunte la conclusion de cette biographie : \u00ab\u00a0Il faut une grande foi et beaucoup d&rsquo;humilit\u00e9 pour parler de la mort aujourd&rsquo;hui. [\u2026] Parler ad\u00e9quatement de la mort est aussi difficile que de parler ad\u00e9quatement de Dieu. [\u2026] Pour moi, la parole qui donne une grande confiance au sujet de la mort est de saint Paul dans la premi\u00e8re \u00e9p\u00eetre aux Corinthiens, 2,9 : \u00ab\u00a0Comme il est \u00e9crit, nous annon\u00e7ons ce que l&rsquo;\u0153il n&rsquo;a pas vu, ce que l&rsquo;oreille n&rsquo;a pas entendu, ce qui n&rsquo;est pas mont\u00e9 au c\u0153ur de l&rsquo;homme, tout ce que Dieu a pr\u00e9par\u00e9 pour ceux qu&rsquo;il aime.\u00a0\u00bb<br \/>Bernard Favier, sma<\/p>\n<p>Il avait son caract\u00e8re\u2026 et son cur\u00e9 aussi !<br \/>(de son cur\u00e9, l&rsquo;abb\u00e9 Parmentier, le 24 septembre 1945 : certificat de vacances)<br \/>\u00ab\u00a0Monsieur l&rsquo;abb\u00e9 Marcel Mahy s&rsquo;est montr\u00e9 bon s\u00e9minariste pendant ses vacances. Fid\u00e8le \u00e0 la m\u00e9ditation et \u00e0 la messe de chaque matin, il a donn\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral l&rsquo;exemple de la pi\u00e9t\u00e9. D\u00e9vou\u00e9 et serviable, grand c\u0153ur apostolique, bien que distrait et quelque peu raisonneur. [\u2026] Il emporte avec lui l&rsquo;estime de la paroisse tout enti\u00e8re\u2026\u00a0\u00bb <br \/>(dans les \u00ab\u00a0Souvenirs\u00a0\u00bb du p\u00e8re)<br \/>\u00ab\u00a0A Halma, l&rsquo;abb\u00e9 Z\u00e9phir Parmentier \u00e9tait cur\u00e9 ; il avait une certaine antipathie envers notre famille. Un dimanche, apr\u00e8s la messe de 7 heures, notre maman faisait ses d\u00e9votions \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise, comme d&rsquo;habitude. Le cur\u00e9, voulant fermer l&rsquo;\u00e9glise entre les deux messes, dit \u00e0 maman de quitter l&rsquo;\u00e9glise ; maman protesta et moi qui \u00e9tais l\u00e0 me joignis \u00e0 ses protestations. Il dit des paroles fort d\u00e9sagr\u00e9ables \u00e0 notre maman et il ajouta : \u00ab\u00a0qui bouffe du cur\u00e9 en cr\u00e8ve.\u00a0\u00bb S&rsquo;adressant \u00e0 moi, il me dit que je n&rsquo;avais plus \u00e0 assister \u00e0 la messe dans le ch\u0153ur, ce qui se faisait toujours pour les s\u00e9minaristes en soutane, mais que j&rsquo;avais \u00e0 assister \u00e0 la messe dans la nef comme les autres paroissiens. Je lui r\u00e9torquais que, venant d&rsquo;\u00eatre tonsur\u00e9, j&rsquo;\u00e9tais clerc comme lui et que ma place \u00e9tait dans le ch\u0153ur : \u00ab\u00a0J&rsquo;y suis, j&rsquo;y reste.\u00a0\u00bb Je revins \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise pour les v\u00eapres ; le prie-Dieu du ch\u0153ur que j&rsquo;occupais r\u00e9guli\u00e8rement avait disparu ; je pris une chaise ordinaire dans l&rsquo;\u00e9glise et la mis dans le ch\u0153ur ; le lendemain matin, ma chaise avait disparu ; j&rsquo;en pris une autre dans la nef ; je me pr\u00e9sentai \u00e0 la communion : le cur\u00e9 refusa de me la donner. C&rsquo;est alors que j&rsquo;abandonnais l&rsquo;\u00e9glise d&rsquo;Halma pour fr\u00e9quenter la chapelle du s\u00e9minaire de Chanly ; je ne retrouverai l&rsquo;\u00e9glise d&rsquo;Halma que lors de mon premier cong\u00e9 venant d&rsquo;Afrique, en 1955.\u00a0\u00bb<br \/>(du p\u00e8re Wallon \u00e0 son cur\u00e9 le 11 juin 1947)<br \/>\u00ab\u00a0Je suis heureux de vous faire part de l&rsquo;appel au sous-diaconat de votre s\u00e9minariste Monsieur Marcel Mahy. L&rsquo;ordination aura lieu le 6 juillet.\u00a0\u00bb<br \/>(r\u00e9ponse du cur\u00e9, toujours le m\u00eame abb\u00e9 Parmentier, le 14 juin 1947<br \/>\u00ab\u00a0Je vous remercie de cette d\u00e9licate et non moins excellente attention ou intention, mais j&rsquo;ignore (soulign\u00e9 dans le texte) ce Monsieur dont vous voulez bien me parler. Veuillez agr\u00e9er, R\u00e9v\u00e9rend P\u00e8re, l&rsquo;expression de mes hommages respectueux.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de Lyon n\u00e9 le 17 avril 1925 \u00e0 Halma (Belgique)dans le dioc\u00e8se de Namurmembre de la SMA le 8 juillet 1944pr\u00eatre le 17&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1393,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1394","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1394","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1394"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1394\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1393"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1394"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1394"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1394"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}