{"id":1536,"date":"2015-03-12T07:52:17","date_gmt":"2015-03-12T07:52:17","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=1536"},"modified":"2015-03-12T07:52:17","modified_gmt":"2015-03-12T07:52:17","slug":"monseigneur-jean-baptiste-boivin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=1536","title":{"rendered":"Monseigneur Jean-Baptiste BOIVIN"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1053px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1535\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/BOIVIN_Jean_Baptiste.jpg\" alt=\"BOIVIN Jean Baptiste\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 9 mars 1898 \u00e0 H\u00e9nanbihen<br \/>dans le dioc\u00e8se de Saint-Brieuc, France<br \/>membre de la SMA le 11 novembre 1928<br \/>pr\u00eatre le 22 d\u00e9cembre 1923<br \/>\u00e9v\u00eaque le 30 mai 1939<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 24 avril 1970<\/td>\n<td>\n<p>Il est pr\u00eatre dans son dioc\u00e8se et<br \/>professeur pendant 4 ans \u00e0 Dinan<\/p>\n<p>1927-1931 Off\u00e9mont, professeur<br \/>1931-1933 Saint-Priest, professeur<br \/>1933-1936 Bouak\u00e9, C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire&nbsp;<br \/>1936-1939 Bingerville, C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire, s\u00e9minaire<br \/>1939 \u00e9v\u00eaque titulaire d&rsquo;Onuphis le 15 mars et<br \/>vicaire apostolique d&rsquo;Abidjan<br \/>1955 archev\u00eaque d&rsquo;Abidjan le 14 septembre<br \/>1959 d\u00e9missionnaire<br \/>1959-1967 Saint-Briac<br \/>1967-1970 Cr\u00e9hen, maison de retraite<\/p>\n<p>Chevalier de la L\u00e9gion d&rsquo;Honneur<\/p>\n<p>Croix de guerre 1914-1918<br \/>Croix du combattant<br \/>M\u00e9daille interalli\u00e9e<br \/>M\u00e9daille comm\u00e9morative de la grande guerre<br \/>Officier de l&rsquo;Ordre National de C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Cr\u00e9hen, France, le 24 avril 1970,<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 72 ans<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Monseigneur Jean-Baptiste BOIVIN (1898 &#8211; 1970)<\/p>\n<p>Jean-Baptiste Boivin na\u00eet le 9 mars 1898 \u00e0 H\u00e9nanbihen dans la r\u00e9gion de Lamballe, dans les C\u00f4tes-d\u2019Armor. Ain\u00e9 d\u2019une famille de 8 enfants, il perd son papa en 1911.<br \/>Jean-Baptiste fr\u00e9quente d\u2019abord l\u2019\u00e9cole des fr\u00e8res de H\u00e9nanbihen, puis poursuit ses \u00e9tudes secondaires \u00e0 Dinan, avant d\u2019entrer au grand s\u00e9minaire de Saint-Brieuc.<\/p>\n<p>En 1918, il est mobilis\u00e9 et envoy\u00e9 au front o\u00f9 il est cit\u00e9 \u00e0 l\u2019ordre de l\u2019arm\u00e9e : Croix de guerre, Croix du combattant, m\u00e9daille interalli\u00e9e.<\/p>\n<p>De retour au s\u00e9minaire, il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre le 22 d\u00e9cembre 1923 pour le dioc\u00e8se de Saint-Brieuc. On le nomme surveillant, puis professeur de 7\u00e8me au coll\u00e8ge des Cordeliers de Dinan.<\/p>\n<p>Le 19 ao\u00fbt 1926, il demande \u00e0 entrer aux Missions Africaines qui l\u2019acceptent volontiers, mais ce n\u2019est qu\u2019en octobre 1927 qu\u2019il entre comme professeur au s\u00e9minaire des Missions Africaines d\u2019Off\u00e9mont. Par le serment, il devient membre de la Soci\u00e9t\u00e9, le 11 novembre 1928.<\/p>\n<p>Il fait part au Sup\u00e9rieur g\u00e9n\u00e9ral de son d\u00e9sir de partir en Afrique, mais aussi de la situation de sa famille qui le pr\u00e9occupe : maman \u00e2g\u00e9e et fatigu\u00e9e, fr\u00e8re et s\u0153ur infirmes. Je croirais manquer \u00e0 mes devoirs de chef de famille en ne vous signalant pas cette situation. Il est donc nomm\u00e9 le 1er septembre 1931 \u00e0 Saint-Priest, dans la r\u00e9gion lyonnaise, mais on le pressent aussi pour aller en Pologne comme propagandiste. Finalement, le p\u00e8re Mallet, sup\u00e9rieur de Saint-Priest \u00e9tant fatigu\u00e9, on maintient le p\u00e8re Boivin \u00e0 Saint-Priest.<\/p>\n<p>En 1933, il est nomm\u00e9 pour la C\u00f4te-d\u2019Ivoire. On l\u2019envoie \u00e0 Bouak\u00e9 : il est directeur d\u2019une \u00e9cole de 200 \u00e9l\u00e8ves, et vicaire du p\u00e8re Allezard qu\u2019il seconde dans la visite des villages.. Le travail ne manque pas : tourn\u00e9es sur les pistes des villages et toutes les t\u00e2ches apostoliques d\u2019une mission, plus celles de directeur d\u2019\u00e9cole.<\/p>\n<p>En 1936, on le nomme \u00e0 Bingerville : cur\u00e9 de la paroisse et sup\u00e9rieur du s\u00e9minaire. Monseigneur Person, le lendemain de son sacre, le 10 mai 1936, le choisit comme conseiller.<\/p>\n<p>Le 8 juillet 1938, mort de monseigneur Person. Qui va le remplacer ? On h\u00e9site entre plusieurs noms, mais finalement le nom du p\u00e8re Boivin se d\u00e9tache \u00e0 cause de sa pi\u00e9t\u00e9 s\u00e9rieuse, de ses qualit\u00e9s d\u2019administrateur, de ses amabilit\u00e9s envers les confr\u00e8res, de son affection et de sa charit\u00e9 envers les indig\u00e8nes et malgr\u00e9 un temp\u00e9rament vif, brusque parfois dans ses gestes et ses paroles.<\/p>\n<p>C\u2019est pendant son 1er cong\u00e9, \u00e0 H\u00e9nanbihen, que le p\u00e8re Boivin apprend la nouvelle : Il accepte apr\u00e8s quelques heures de trouble et il re\u00e7oit la cons\u00e9cration \u00e9piscopale dans la cath\u00e9drale de Saint-Brieuc, le 30 mai 1939.<\/p>\n<p>La guerre menace. Monseigneur Boivin revient donc en C\u00f4te-d\u2019Ivoire d\u00e8s le 29 ao\u00fbt 1939. Son souci primordial : le s\u00e9minaire. Il lance un appel aux lecteurs de \u00ab l\u2019Echo \u00bb pour qu\u2019ils collaborent \u00e0 la construction du nouveau s\u00e9minaire. Plus nous aurons de pr\u00eatres indig\u00e8nes, plus vite se d\u00e9veloppera le christianisme.<\/p>\n<p>Mais monseigneur assure aussi tous ses devoirs d\u2019administrateur d\u2019un vaste vicariat ; il visite toutes les stations, les \u00e9coles, les missionnaires et ne craint pas sa peine : Tr\u00e8s accueillant pour tous, il prend grand plaisir \u00e0 \u00eatre lui-m\u00eame accueilli par les africains dans leurs villages. Optimiste de nature, il ne se d\u00e9courage jamais. Il s\u2019int\u00e9resse aux mouvements d\u2019Action Catholique, fait appel \u00e0 plusieurs congr\u00e9gations pour compl\u00e9ter l\u2019action \u00e9ducative. En fait, durant son \u00e9piscopat, le christianisme se d\u00e9veloppe rapidement. Rien ne semble pouvoir l\u2019arr\u00eater, comme en t\u00e9moigne \u00ab l\u2019Echo \u00bb n\u00b0 6 de 1948, qui raconte une tourn\u00e9e de confirmation de monseigneur dans les pays agni et baoul\u00e9, au cours de laquelle, en une quarantaine de jours, environ 1500 chr\u00e9tiens furent confirm\u00e9s.<\/p>\n<p>Durant ses 20 ann\u00e9es d\u2019\u00e9piscopat, monseigneur Boivin a connu de grandes joies :<br \/>\u2022 En 1940, celle de conf\u00e9rer l\u2019\u00e9piscopat \u00e0 monseigneur Kirmann, 1er \u00e9v\u00eaque de Sassandra.<br \/>\u2022 En 1948, c\u2019est le 25\u00e8me anniversaire de son ordination sacerdotale : Dans toutes les stations, l\u2019assistance nombreuse des fid\u00e8les \u00e0 ce triduum de pri\u00e8res a nettement marqu\u00e9 l\u2019attachement que portent les chr\u00e9tiens \u00e0 leur \u00e9v\u00eaque (Echo, d\u00e9cembre 48).<br \/>\u2022 En 1952, un hommage lui est rendu : il est nomm\u00e9 au grade de chevalier de la l\u00e9gion d\u2019honneur au titre de la France d\u2019outre-mer.<br \/>\u2022 En 1955, la hi\u00e9rarchie est \u00e9tablie en C\u00f4te-d\u2019Ivoire : monseigneur Boivin est nomm\u00e9 archev\u00eaque d\u2019Abidjan, le 14 septembre 1955.<\/p>\n<p>Il sera intronis\u00e9 par monseigneur Parisot, le 13 mars 1956. Et lui-m\u00eame intronisera monseigneur Durrheimer, 1er Ev\u00eaque de Katiola, le 18 mars 1956.<\/p>\n<p>Mais, dans une lettre du 21 janvier 1959, monseigneur Boivin commence \u00e0 se plaindre de sa sant\u00e9 : Je suis \u00e0 l\u2019h\u00f4pital pour la 3\u00e8me fois depuis mon retour. Le docteur exige que je reparte en France pour quelques mois. Et le 8 f\u00e9vrier, il annonce son arriv\u00e9e \u00e0 Paris pour le 11 f\u00e9vrier : J\u2019irai \u00e0 Lyon. Les fr\u00e8res de Saint-Jean-de-Dieu veulent bien m\u2019accueillir dans leur clinique.<\/p>\n<p>Cependant, d\u00e8s le 20 avril, monseigneur Lef\u00e8vre, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 apostolique pour l\u2019A.O.F., \u00e9crit au Sup\u00e9rieur g\u00e9n\u00e9ral : \u00ab Je suis persuad\u00e9 que le moment est venu pour monseigneur Boivin de se d\u00e9mettre de sa charge. Sa maladie est une cause suffisante, je le lui ai \u00e9crit. \u00bb<\/p>\n<p>Le 19 mai, le cardinal Agagianian, pro-pr\u00e9fet de la Propagande, \u00e9crit au sup\u00e9rieur g\u00e9n\u00e9ral : La Propagande serait d\u2019avis de ne pas diff\u00e9rer la demande de monseigneur Boivin de pr\u00e9senter la d\u00e9mission de sa charge.<\/p>\n<p>Le 1er juin, monseigneur Boivin manifeste au sup\u00e9rieur g\u00e9n\u00e9ral son \u00e9tonnement et sa peine devant la demande qui lui est faite : Naturellement, le coup a \u00e9t\u00e9 dur, mais je l\u2019ai accept\u00e9 avec la plus grande g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 et pour le plus grand bien du dioc\u00e8se d\u2019Abidjan.<\/p>\n<p>Le 20 juin 1959, la Propagande informe le p\u00e8re Gu\u00e9rin, procureur g\u00e9n\u00e9ral, que le Saint-P\u00e8re a accept\u00e9 la d\u00e9mission de monseigneur Boivin. Le p\u00e8re Th\u00e9paut est nomm\u00e9 administrateur apostolique de l\u2019archidioc\u00e8se.<\/p>\n<p>Le 7 juillet 1959, monseigneur adresse une lettre d\u2019adieu au clerg\u00e9 et aux fid\u00e8les de son archidioc\u00e8se : Pendant 25 ans, j\u2019ai travaill\u00e9 dans votre pays. J\u2019aimais surtout visiter vos villages, vous voir chez vous, vivre de votre vie. Pendant 25 ans, nous avons travaill\u00e9 dans un c\u0153ur \u00e0 c\u0153ur complet, dans une tr\u00e8s grande charit\u00e9. De vous tous, je garde un souvenir \u00e9mu. Apr\u00e8s un s\u00e8jour \u00e0 l\u2019h\u00f4pital des fr\u00e8res de Saint-Jean-de-Dieu, en 1959, monseigneur se retire \u00e0 Saint-Briac, dans une maison des Missions Africaines.<\/p>\n<p>Commence alors une p\u00e9riode d\u2019une dizaine d\u2019ann\u00e9es marqu\u00e9e par la maladie et la souffrance, mais monseigneur ne se plaint jamais. Il essaie m\u00eame de rendre quelques services. Il garde sa bonne humeur et sa gentillesse.<\/p>\n<p>Le 7 mai 1967, en partie paralys\u00e9, il est hospitalis\u00e9 \u00e0 Dinard et, en ao\u00fbt 1967, il rejoint la maison de retraite de Cr\u00e9hen (C\u00f4tes-d\u2019Armor). Il y rend le dernier soupir, le 24 Avril 1970.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une premi\u00e8re messe de fun\u00e9railles \u00e0 Cr\u00e9hen, le 27 avril, une deuxi\u00e8me messe est c\u00e9l\u00e9br\u00e9e le m\u00eame jour, \u00e0 15 heures, \u00e0 H\u00e9nanbihen. Elle est pr\u00e9sid\u00e9e par monseigneur Barbu, \u00e9v\u00eaque de Quimper, lui-m\u00eame enfant du pays.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re Peillon, vice-provincial, prononce l\u2019hom\u00e9lie : Ce qui m\u2019a frapp\u00e9 le plus, c\u2019\u00e9tait sa connaissance de tous dans les villages. Il appelait chacun par son nom. Il \u00e9tait de la famille. L\u2019essentiel de sa t\u00e2che d\u2019\u00e9v\u00eaque a \u00e9t\u00e9 la pr\u00e9paration d\u2019un clerg\u00e9 du pays. Il a offert ses souffrances pour que l\u2019Eglise d\u2019Afrique croisse et s\u2019affirme comme Dieu le veut.<\/p>\n<p>Monseigneur Boivin est inhum\u00e9 au cimeti\u00e8re d\u2019H\u00e9nanbihen.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de Lyon n\u00e9 le 9 mars 1898 \u00e0 H\u00e9nanbihendans le dioc\u00e8se de Saint-Brieuc, Francemembre de la SMA le 11 novembre 1928pr\u00eatre le 22&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1535,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1536","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1536","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1536"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1536\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1535"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1536"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1536"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1536"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}