{"id":158,"date":"2014-11-25T14:24:56","date_gmt":"2014-11-25T14:24:56","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=158"},"modified":"2014-11-25T14:24:56","modified_gmt":"2014-11-25T14:24:56","slug":"le-pere-jean-guitteny","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=158","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Jean GUITTENY"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 232px; width: 1039px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>&nbsp;<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-157\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/guitteny.jpg\" alt=\"guitteny\" width=\"113\" height=\"142\" \/><\/td>\n<td>&nbsp;<strong>Le P&egrave;re Jean GUITTENY<\/strong><br \/>n&eacute; le 27 d&eacute;cembre 1932 &agrave; Nantes<br \/>dans le dioc&egrave;se de Nantes (France)<br \/>membre de la SMA le 29 juillet 1955<br \/>pr&ecirc;tre le 30 juin 1961<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 18 d&eacute;cembre 2007<\/td>\n<td>\n<p>1961-1962 Lyon, licence en th&eacute;ologie<br \/>1962-1964 Rome, &eacute;tudiant au Biblicum<br \/>1964-1969 Lyon, 150, professeur d&rsquo;Ecriture Sainte<br \/>1969-1970 J&eacute;rusalem, &eacute;tudiant &agrave; l&rsquo;&eacute;cole biblique<br \/>1970-1973 Ouidah, professeur d&rsquo;Ecriture Sainte<br \/>1973-1980 Pedu (Ghana), professeur d&rsquo;Ecriture Sainte<br \/>1980-1982 J&eacute;rusalem, recyclage en Ecriture Sainte<br \/>1982-1988 Bangui, professeur d&rsquo;Ecriture Sainte<br \/>1988-1996 Anyama, professeur d&rsquo;Ecriture Sainte<br \/>1996-1997 Maynooth, ann&eacute;e sabbatique<br \/>1997-1999 Ouidah, professeur d&rsquo;Ecriture Saint<br \/>1999-2007 Montferrier, convalescence, puis retir&eacute;<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital de Montpellier (France), le 18 d&eacute;cembre 2007<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 74 ans<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Le p&egrave;re Jean GUITTENY (1932 &#8211; 2007)<\/p>\n<p>Jean Guitteny est n&eacute; &agrave; Nantes le 27 d&eacute;cembre 1932. Il est &eacute;lev&eacute; par sa maman, avec ses deux s&oelig;urs, car il perd son papa tr&egrave;s jeune, ainsi que son fr&egrave;re &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 5 ans. Il a 11 ans lorsqu&rsquo;il rentre &agrave; Pont-Rousseau en 1943 o&ugrave; il va rester jusqu&rsquo;en 1953, avec une ann&eacute;e d&rsquo;interruption (1950-1951) pour des soins et un s&eacute;jour au pr&eacute;ventorium de Meg&egrave;ve. Dou&eacute; d&rsquo;une intelligence pr&eacute;cise et brillante, il obtient les deux parties du baccalaur&eacute;at. Il entre alors &agrave; Chanly, au noviciat, en 1953 et suit le cours normal de pr&eacute;paration au sacerdoce. Apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; incorpor&eacute; &agrave; Fr&eacute;jus, il a la chance de faire une grande partie de son service militaire &agrave; Dakar, et, lors de sa d&eacute;mobilisation, il demande &agrave; &ecirc;tre envoy&eacute; par l&rsquo;arm&eacute;e au Dahomey, ce qui lui permet de passer une ann&eacute;e au petit s&eacute;minaire de Ouidah comme titulaire de la classe de 4e (ann&eacute;e scolaire 1957-1958). Le p&egrave;re Plumelet, alors sup&eacute;rieur du petit s&eacute;minaire, dira de lui: Les confr&egrave;res sont unanimes &agrave; reconna&icirc;tre en ce jeune abb&eacute; un &eacute;l&eacute;ment de valeur pour les Missions Africaines. Il est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre en 1961.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s une ann&eacute;e aux Facult&eacute;s catholiques de Lyon o&ugrave; il obtient une licence en th&eacute;ologie, le doyen le notant comme un &eacute;l&eacute;ment de premier ordre, tout &agrave; fait remarquable, il est nomm&eacute; &agrave; Rome, au Biblicum, o&ugrave; il passe, en deux ann&eacute;es, une licence en Ecriture Sainte. D&egrave;s lors, et jusqu&rsquo;&agrave; la fin de sa vie, il enseignera l&rsquo;Ecriture Sainte. Avant de rejoindre l&rsquo;Afrique, il est professeur &agrave; Lyon, au 150 cours Gambetta : il va y rester cinq ann&eacute;es, de 1964 &agrave; 1969. J&rsquo;avoue que le travail que vous me confiez ne laisse pas de m&rsquo;effrayer un peu, quant &agrave; l&rsquo;enseignement proprement dit, et quant &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre de formation de missionnaires, &eacute;crira-t-il avant de commencer. En 1969, il est nomm&eacute; au s&eacute;minaire de Ouidah, mais, avant de partir, il demande &agrave; passer une ann&eacute;e &agrave; J&eacute;rusalem pour faire des travaux sur le juda&iuml;sme et &eacute;tudier l&rsquo;h&eacute;breu sur place.<\/p>\n<p>1970, le voil&agrave; maintenant en Afrique qu&rsquo;il ne va pratiquement plus quitter pendant 30 ans. Il commence par le Dahomey, au s&eacute;minaire de Ouidah, dans le dioc&egrave;se de Cotonou. D&egrave;s son arriv&eacute;e au mois d&rsquo;ao&ucirc;t, et pendant les 5 semaines qui pr&eacute;c&egrave;dent le d&eacute;but des cours, il s&rsquo;investit pleinement dans l&rsquo;&eacute;tude du fon, langue dont il avait d&eacute;j&agrave; &eacute;tudi&eacute; les premiers rudiments pendant l&rsquo;ann&eacute;e de son service militaire &agrave; Ouidah. Il veut pouvoir aller dans les villages, au moins pendant les vacances du s&eacute;minaire ; peut-&ecirc;tre, &agrave; cette &eacute;poque, esp&egrave;re-t-il un jour &ecirc;tre nomm&eacute; dans une paroisse ? Mais il ne pourra pas consacrer suffisamment de temps &agrave; l&rsquo;&eacute;tude de cette langue, d&rsquo;autant plus que, d&egrave;s 1973, il accepte d&rsquo;aller enseigner dans le s&eacute;minaire de Pedu, au Ghana. Il avait bien appris l&rsquo;anglais durant ses &eacute;tudes secondaires, mais de l&agrave; &agrave; enseigner l&rsquo;Ecriture Sainte dans cette langue&hellip; Apr&egrave;s plusieurs mois en Angleterre, une fois sur place il &eacute;crit : J&rsquo;ai commenc&eacute; le boulot. C&rsquo;est dur les d&eacute;buts. Je suis pratiquement oblig&eacute; de lire mon texte &eacute;crit, ce qui est endormant et rudimentaire. Esp&eacute;rons que &ccedil;a viendra. Au Ghana, il profite de son temps libre, ou des vacances, pour visiter les villages et y faire un peu de cat&eacute;ch&egrave;se et aussi pour s&rsquo;occuper de la biblioth&egrave;que du s&eacute;minaire. Pendant ses cong&eacute;s de 1976 et de 1978, il passe quelques semaines &agrave; J&eacute;rusalem et obtient m&ecirc;me du Conseil provincial la faveur d&rsquo;y faire une ann&eacute;e sabbatique compl&egrave;te, puis une seconde, de 1980 &agrave; 1982.<\/p>\n<p>Le sup&eacute;rieur de Pedu voudrait bien le voir revenir : Il a &eacute;t&eacute; pour nous un tr&eacute;sor sans &eacute;gal, &eacute;crit-il ; mais Jean aimerait revenir &agrave; un enseignement en fran&ccedil;ais. Il avoue avoir une grosse pr&eacute;f&eacute;rence pour l&rsquo;Afrique naturellement, mais ajoute avec humour : Mes talents sont limit&eacute;s ; ce que je fais le mieux, c&rsquo;est l&rsquo;enseignement de l&rsquo;Ecriture Sainte et l&rsquo;arrangement de la biblioth&egrave;que. [&hellip;] Mes aptitudes pour la pastorale pratique n&rsquo;ont jamais &eacute;t&eacute; tr&egrave;s grandes, mais, en 7 ann&eacute;es au Ghana, elles se sont singuli&egrave;rement atrophi&eacute;es. Peut-&ecirc;tre qu&rsquo;elles pourraient se d&eacute;gourdir un peu. Il va alors enseigner pendant 6 ans au grand s&eacute;minaire de Bangui. Il profitera de ce temps pour apprendre le sango, langue plus facile que le fon ; il &eacute;tait d&rsquo;ailleurs entendu, dans sa nomination pour Bangui, que des moyens utiles lui seraient donn&eacute;s pour pouvoir &eacute;tudier s&eacute;rieusement cette langue. De plus, il consacre beaucoup de temps pour mettre sur pied une biblioth&egrave;que valable au s&eacute;minaire. Il explique lui-m&ecirc;me comment il a r&eacute;ussi &agrave; constituer un fonds valable de th&eacute;ologie, mais aussi de philosophie ethnologique et d&rsquo;anthropologie.<\/p>\n<p>Lorsque le sup&eacute;rieur g&eacute;n&eacute;ral demande au cardinal Yago l&rsquo;autorisation d&rsquo;ouvrir un foyer d&rsquo;&eacute;tudiants en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, pr&egrave;s d&rsquo;Anyama, il lui propose en m&ecirc;me temps le p&egrave;re Guitteny comme professeur d&rsquo;Ecriture Sainte pour le grand s&eacute;minaire du pays. Jean accepte ce poste au moment o&ugrave; il d&eacute;couvre qu&rsquo;il est tuberculeux du poumon gauche. On est en mars 1988. Il termine cependant l&rsquo;ann&eacute;e &agrave; Bangui, puis se rend &agrave; Anyama o&ugrave; il va encore enseigner pendant 8 ans. Il se dit souvent fatigu&eacute; : c&rsquo;est vrai que c&rsquo;est un homme qui ne sait pas se reposer ; il ne prend m&ecirc;me pas toujours le temps de manger, et quand il vient partager le repas de ses confr&egrave;res, il arrive souvent le dernier et repart le premier. En 1996, il sollicite du Conseil provincial l&rsquo;autorisation de faire une ann&eacute;e sabbatique. Il choisit Maynooth, &agrave; c&ocirc;te de Dublin et se r&eacute;jouit surtout d&rsquo;avoir un acc&egrave;s facile &agrave; la biblioth&egrave;que : Je peux aller lire sur place et emprunter les livres pour une ou quatre semaines, c&rsquo;est &eacute;patant.<\/p>\n<p>Il ne s&rsquo;inqui&egrave;te pas outre mesure des probl&egrave;mes de sant&eacute; qu&rsquo;il rencontre en Irlande, grippe tenace, mal aux hanches, probl&egrave;mes aux yeux&hellip; Et quand, en 1997, on lui demande de retourner enseigner au s&eacute;minaire de Ouidah, il accepte volontiers. Il avait commenc&eacute; sa vie en Afrique &agrave; Ouidah, il la terminera &agrave; Ouidah : ainsi la boucle est boucl&eacute;e. Il ne reste que deux ans dans ce s&eacute;minaire de ses d&eacute;buts. En mai 1999, il est rapatri&eacute; d&rsquo;urgence pour une op&eacute;ration au c&oelig;ur et il s&rsquo;en sort de justesse. D&egrave;s sa sortie de l&rsquo;h&ocirc;pital, il est conduit &agrave; Montferrier, &agrave; la maison de retraite. Il se rend compte qu&rsquo;il a perdu compl&egrave;tement la t&ecirc;te pendant sa maladie. Si j&rsquo;ai sorti des &acirc;neries, oubliez-les, je vous prie. [&hellip;] Les sottises ne sont que le produit d&rsquo;un esprit affaibli en pleine affabulation. Entre autres sottises, &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital, il se prenait pour un cardinal&hellip;!<\/p>\n<p>Il ne se remettra jamais tout &agrave; fait. A la maison de retraite, il recommencera un peu &agrave; lire, &agrave; faire de l&rsquo;h&eacute;breu, &agrave; s&rsquo;occuper de la biblioth&egrave;que, mais la fatigue intellectuelle l&rsquo;arr&ecirc;te rapidement et ses forces physiques sont bien diminu&eacute;es. Pour garder la forme, il essaie de marcher dans la propri&eacute;t&eacute; et il monte les escaliers dans la maison, mais il est vite essouffl&eacute;. La maladie de Parkinson dont il est atteint rend difficiles ses mouvements et, parfois, son &eacute;locution. Est-ce cette maladie qui est &agrave; l&rsquo;origine de la chute o&ugrave; il se cassa le col du f&eacute;mur ? Conduit &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital de Montpellier, il y est op&eacute;r&eacute;, mais il tombe dans le coma et n&rsquo;en sortira pas. Il meurt &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital le 18 d&eacute;cembre 2007.<\/p>\n<p>Il repose maintenant aupr&egrave;s de ses confr&egrave;res, dans le cimeti&egrave;re des Missions Africaines, &agrave; Montferrier-sur-Lez.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon &nbsp; &nbsp;Le P&egrave;re Jean GUITTENYn&eacute; le 27 d&eacute;cembre 1932 &agrave; Nantesdans le dioc&egrave;se de Nantes (France)membre de la SMA le 29&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":157,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-158","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/158","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=158"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/158\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/157"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=158"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=158"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=158"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}