{"id":1628,"date":"2015-04-07T06:42:56","date_gmt":"2015-04-07T06:42:56","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=1628"},"modified":"2015-04-07T06:42:56","modified_gmt":"2015-04-07T06:42:56","slug":"le-pere-charles-vandaele","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=1628","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Charles VANDAELE"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1005px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1627\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/VANDAELE_Charles.jpg\" alt=\"VANDAELE Charles\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 3 juin 1926 \u00e0 Tourcoing<br \/>dans le dioc\u00e8se de Lille, France<br \/>membre de la SMA le 28 juillet 1946<br \/>pr\u00eatre le 12 f\u00e9vrier 1951<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 1er mai 1968<\/td>\n<td>\n<p>1951-1968 missionnaire en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire<br \/>Issia, Sa\u00efoua<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Abidjan, C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire, le 1er mai 1968,<br \/>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 42 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Charles VANDAELE (1926 &#8211; 1968)<\/p>\n<p>Charles Vandaele na\u00eet le 3 juin 1926 \u00e0 Tourcoing, dans une famille tr\u00e8s chr\u00e9tienne. Ses parents sont commer\u00e7ants. Il fait ses \u00e9tudes primaires \u00e0 l&rsquo;institution Saint-Louis de Tourcoing et ses \u00e9tudes secondaires, jusqu&rsquo;au baccalaur\u00e9at, \u00e0 l&rsquo;institution libre du Sacr\u00e9-C\u0153ur.<\/p>\n<p>Le 5 juillet 1944, il \u00e9crit au p\u00e8re Aupiais, provincial des Missions Africaines : Je d\u00e9sirerais me consacrer \u00e0 la vie missionnaire \u2026 Ayant connu votre Soci\u00e9t\u00e9 par une image \u00e9dit\u00e9e par les Missions Africaines, je me renseignais aupr\u00e8s du p\u00e8re Duhil, votre procureur \u00e0 Paris, et aupr\u00e8s de Maurice Duquesne, ancien \u00e9l\u00e8ve du Sacr\u00e9-C\u0153ur. Ils m&rsquo;ont donn\u00e9 tous les renseignements utiles. Le p\u00e8re Aupiais lui annonce son admission au noviciat de Martign\u00e9-Ferchaud, en notant ceci : La date de rentr\u00e9e sera subordonn\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution de la situation. A cette date, en effet, les troupes alli\u00e9es, d\u00e9barqu\u00e9es le 6 juin, progressent vers Paris.<\/p>\n<p>A la cessation des hostilit\u00e9s, le noviciat commence \u00e0 Martign\u00e9-Ferchaud le 1er novembre 1944. Le 9 septembre 1945, il va se poursuivre \u00e0 Chanly en Belgique. Le p\u00e8re Urvoy, sup\u00e9rieur, note que la pi\u00e9t\u00e9 du novice est r\u00e9guli\u00e8re, que ses relations avec ses ma\u00eetres et ses camarades sont franches et respectueuses.<\/p>\n<p>Le 28 juillet 1946, par le serment, il devient membre des Missions Africaines. Puis, il rejoint le 150, \u00e0 Lyon, pour ses \u00e9tudes th\u00e9ologiques. Elles sont interrompues, le 15 novembre 1948, par le service militaire. Envoy\u00e9 en Tunisie, au camp de Meltine, il \u00e9crit : Je suis en plein bled, \u00e0 35 km de Bizerte, dans un petit village arabe. Bonne chambr\u00e9e, dont 3 s\u00e9minaristes. Chaque dimanche, un aum\u00f4nier vient de Bizerte.<\/p>\n<p>A la mi-mars, notre \u00ab\u00a0chtimi\u00a0\u00bb est promu brigadier-chef. Il change de quartier. Maintenant, il a la possibilit\u00e9 d&rsquo;assister \u00e0 la messe plus souvent et de faire une visite au Saint-Sacrement, l&rsquo;\u00e9glise se trouvant \u00e0 cinq minutes du corps. Je suis au mieux, \u00e0 tous points de vue. En juillet, il continue : Je vois de plus pr\u00e8s des jeunes de mon \u00e2ge et, en contact avec eux, j&rsquo;apprends \u00e0 les aimer davantage. Les Nord-Africains musulmans sont aussi int\u00e9ressants \u00e0 conna\u00eetre, \u00e0 aborder sans parti pris. Sachant que je suis \u00ab\u00a0baba\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0marabout\u00a0\u00bb, comme ils disent, j&rsquo;ai pu conqu\u00e9rir leur sympathie et avoir toute leur confiance.<\/p>\n<p>Le 15 novembre 1949, c&rsquo;est le retour au 150. Il y poursuit ses \u00e9tudes. Il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre, le 12 f\u00e9vrier 1951. Cette m\u00eame ann\u00e9e sera celle de son d\u00e9part en Afrique. Le 21 juin, le p\u00e8re No\u00ebl Boucheix, provincial, lui \u00e9crit : Le Conseil provincial vous a d\u00e9sign\u00e9 pour le vicariat de Sassandra o\u00f9 vous \u00eates mis \u00e0 la disposition de monseigneur Kirmann. Le 13 septembre, avec d&rsquo;autres confr\u00e8res, il embarque \u00e0 Marseille sur le \u00ab\u00a0Banfora\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Nomm\u00e9 vicaire du p\u00e8re Goyh\u00e9netche \u00e0 Issia, il est en m\u00eame temps, directeur et responsable des \u00e9coles de la ville et de la brousse. Des \u00e9coles, il en construit un bon nombre, (en 1967, on en compte 67 dans le secteur), m\u00eame des \u00e9coles publiques ! Pourquoi toutes ces \u00e9coles ? En face de l&rsquo;\u00e9chec pastoral aupr\u00e8s les adultes b\u00e9t\u00e9s, les p\u00e8res de la r\u00e9gion se sont tourn\u00e9s vers les enfants, dans l&rsquo;espoir que certains seront attir\u00e9s par le christianisme.<br \/>Un autre apostolat du p\u00e8re sera de s&rsquo;occuper particuli\u00e8rement des coll\u00e9giens issus de la paroisse et qui sont au coll\u00e8ge catholique de Daloa. Fr\u00e9quemment, il leur rend visite et les aide financi\u00e8rement. C\u2019est pour se procurer des fonds qu\u2019il se fait \u00e0 la fois transporteur, menuisier et parfois entrepreneur, consacrant beaucoup de temps au mat\u00e9riel.<\/p>\n<p>Pendant les cong\u00e9s du p\u00e8re Ignace Goyh\u00e9netche, Charles poursuit les am\u00e9nagements de la salle-chapelle \u00e0 Issia. Mais il y a aussi les \u00e9coles \u00e0 achever, les examens du certificat \u00e0 faire passer \u00e0 Gagnoa, les corrections \u00e0 assurer \u00e0 Daloa. Dans les premiers jours de janvier 1956, c\u2019est le retour du p\u00e8re Ignace, un samedi soir, \u00e0 l&rsquo;improviste. Il apporte dans ses bagages un harmonium, un poste de radio, un appareil de cin\u00e9ma ainsi qu&rsquo;un moteur diesel. Tout cela va changer la vie de la mission.<\/p>\n<p>A son retour de cong\u00e9 en 1956, le p\u00e8re Vandaele est nomm\u00e9 \u00e0 Sa\u00efoua pour fonder une nouvelle paroisse. L\u00e0, de nouveau, il a tout \u00e0 construire : la mission, deux \u00e9coles, les logements des ma\u00eetres, la maison des s\u0153urs de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. Il commence la construction de l&rsquo;\u00e9glise et monte la grande charpente m\u00e9tallique. Seule sa mort en arr\u00eate l&rsquo;ach\u00e8vement. Le p\u00e8re Dufour, son successeur, finira les travaux.<\/p>\n<p>En brousse, le P\u00e8re construit encore cinq \u00e9coles \u00e0 six classes, mais aucune chapelle. A cette \u00e9poque, les villageois sont encore r\u00e9fractaires \u00e0 la religion catholique. Le p\u00e8re Charles Vandaele restera seul dans sa paroisse, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e du p\u00e8re Michel Lemi\u00e8re, le 29 septembre 1967. Le nouveau venu exprime \u00e0 son cur\u00e9 sa joie de trouver, apr\u00e8s ses tourn\u00e9es en brousse, tout le confort n\u00e9cessaire pour se d\u00e9tendre et se remettre de ses peines.<\/p>\n<p>Profitant du cong\u00e9 du 1er mai 1968, nos deux confr\u00e8res ont projet\u00e9 une sortie au bord de la mer, \u00e0 Grand-Lahou. Ils partent avec les deux voitures de la mission, emmenant les S\u0153urs, des monitrices et des enfants. Ils d\u00e9jeunent au bord de la route, puis se donnent rendez-vous, \u00e0 la mission de Yocobou\u00e9, chez le p\u00e8re Raymond Evain. Le p\u00e8re Michel Lemi\u00e8re part le premier. Il croise bient\u00f4t une voiture roulant \u00e0 vive allure : c&rsquo;est celle-ci qui, au sommet d&rsquo;une c\u00f4te, sera cause de l&rsquo;accident avec le p\u00e8re Vandaele. Il est environ 14 h 30. Le p\u00e8re re\u00e7oit le volant en pleine poitrine. A l&rsquo;arri\u00e8re, les s\u0153urs sont bless\u00e9es.<\/p>\n<p>Arriv\u00e9 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de Divo, le docteur fait \u00e9vacuer le p\u00e8re et s\u0153ur Christine sur Abidjan pour les op\u00e9rer, mais ils n&rsquo;arriveront qu&rsquo;\u00e0 8 heures du soir. Le docteur Delteil d&rsquo;Abidjan s&#8217;empresse aupr\u00e8s d\u2019eux. Le p\u00e8re demande qu&rsquo;on s&rsquo;occupe d&rsquo;abord de la s\u0153ur : apr\u00e8s une longue convalescence, elle r\u00e9chappera \u00e0 l&rsquo;accident. Quant au P\u00e8re, on d\u00e9couvre qu&rsquo;il a la base du poumon \u00e9cras\u00e9e et la rate \u00e9clat\u00e9e. S&rsquo;ensuit une forte h\u00e9morragie interne et l&rsquo;issue fatale, un peu avant minuit. Le p\u00e8re Nino Aimetta de Divo t\u00e9moignera : Le p\u00e8re avait toute sa connaissance et il l&rsquo;a gard\u00e9e jusque sur la table d&rsquo;op\u00e9ration.<\/p>\n<p>Le jeudi 2 mai, un \u00ab\u00a0service\u00a0\u00bb est chant\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise Saint-Michel d&rsquo;Adjam\u00e9, \u00e0 Abidjan. Les obs\u00e8ques ont lieu, le vendredi 3 mai, \u00e0 la mission de Sa\u00efoua. Le p\u00e8re est enterr\u00e9 devant l&rsquo;\u00e9glise qu&rsquo;il \u00e9tait en train de construire. Malgr\u00e9 les fortes pluies et les difficult\u00e9s des communications, la plupart des confr\u00e8res du dioc\u00e8se de Daloa sont pr\u00e9sents. En l&rsquo;absence de monseigneur Rouanet et du p\u00e8re Ambroise Veillard, vicaire g\u00e9n\u00e9ral, tous les deux en Europe, monseigneur Etrillard, \u00e9v\u00eaque de Gagnoa, pr\u00e9side la c\u00e9r\u00e9monie. Le p\u00e8re Maurice Duquesne prononce l&rsquo;hom\u00e9lie en pr\u00e9sence de beaucoup d&rsquo;\u00e9coliers et de paroissiens des environs.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re Charles Vandaele repose au milieu de ceux qui \u00e9taient devenus les siens. Par leurs pri\u00e8res et leur souvenir, ils lui t\u00e9moigneront leur reconnaissance devant Dieu et leurs concitoyens. (P\u00e8re Th\u00e9paut, sup\u00e9rieur r\u00e9gional)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon n\u00e9 le 3 juin 1926 \u00e0 Tourcoingdans le dioc\u00e8se de Lille, Francemembre de la SMA le 28 juillet 1946pr\u00eatre le 12 f\u00e9vrier&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1627,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1628","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1628","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1628"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1628\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1627"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1628"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1628"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1628"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}