{"id":1747,"date":"2015-04-08T14:52:10","date_gmt":"2015-04-08T14:52:10","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=1747"},"modified":"2015-04-08T14:52:10","modified_gmt":"2015-04-08T14:52:10","slug":"le-pere-jean-le-goff","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=1747","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Jean LE GOFF"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1038px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1746\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/LE_GOFF_Jean.jpg\" alt=\"LE GOFF Jean\" width=\"113\" height=\"140\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 24 mars 1908 \u00e0 Brest<br \/>dans le dioc\u00e8se de Quimper, France<br \/>membre de la SMA le 27 juillet 1927<br \/>pr\u00eatre le 3 juillet 1932<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 13 mai 1976<\/td>\n<td>\n<p>1932-1934 Ave, professeur<br \/>1934-1935 Saint-Priest, professeur<br \/>1935-1942 missionnaire en C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire<br \/>1942-1946 en France<br \/>1946-1969 missionnaire en C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire<br \/>1969-1970 La Croix-Valmer<br \/>1970-1974 Marseille, aum\u00f4nier des s\u0153urs nda<br \/>1974-1976 Pont-Rousseau, retir\u00e9<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Rez\u00e9, France, le 13 mai 1976,<br \/>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 69 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Jean LE GOFF (1908 &#8211; 1976)<\/p>\n<p>Jean Le Goff est n\u00e9 \u00e0 Brest le 24 mars 1908. Ses parents sont de condition modeste et ont quatre enfants : 2 gar\u00e7ons et 2 filles. Jean fr\u00e9quente d\u2019abord l\u2019\u00e9cole de Saint-Pierre-Quilbignon, puis il entre au petit s\u00e9minaire de Pont-Rousseau, avant de rejoindre celui de Saint-Priest (1919-1925). Il est admis, en 1925, au noviciat de Chanly, en Belgique, qu\u2019il terminera en 1927 par le serment qui le fait entrer dans la soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines. Il rejoint alors le grand s\u00e9minaire de Lyon.<\/p>\n<p>Mais, d\u00e8s l\u2019ann\u00e9e suivante, Jean doit interrompre ses \u00e9tudes th\u00e9ologiques pour accomplir son service militaire \u00e0 Saint-Brieuc o\u00f9 il a la joie de trouver, comme camarade de chambr\u00e9e, le fr\u00e8re F\u00e9lix Abguillerm, de Pont-Rousseau. Son temp\u00e9rament heureux, sa figure sympathique lui permettent de passer cette ann\u00e9e de caserne sans difficult\u00e9, si ce n\u2019est un s\u00e9jour \u00e0 l\u2019h\u00f4pital militaire, o\u00f9 l\u2019ont conduit des douleurs \u00e0 la hanche droite. En 1929, il retrouve avec joie le grand s\u00e9minaire o\u00f9 il poursuit ses \u00e9tudes avec r\u00e9gularit\u00e9 et application. Le 3 janvier 1932, il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre.<\/p>\n<p>On le nomme d\u2019abord professeur \u00e0 Ave, en Belgique, de 1932 \u00e0 1934, puis \u00e0 Saint-Priest, pr\u00e8s de Lyon, de 1934 \u00e0 1935. Il fait certainement une excellente impression sur ses \u00e9l\u00e8ves, puisque longtemps apr\u00e8s, en 1981, l\u2019un d\u2019eux \u00e9crira : Le p\u00e8re Le Goff, ce cher jeune professeur auquel je m\u2019\u00e9tais si attach\u00e9 par sa simplicit\u00e9, son amabilit\u00e9 ! Chez lui, aucun d\u00e9tour, aucune arri\u00e8re-pens\u00e9e. Je puis assurer du s\u00e9rieux de son enseignement.<\/p>\n<p>Le 26 septembre 1935, il est d\u00e9sign\u00e9 pour la C\u00f4te-d\u2019Ivoire. Le p\u00e8re Laqueyrie \u00e9crit de lui : Il a l\u2019air gauche et na\u00eff, mais il est intelligent, travailleur et surnaturel. On l\u2019envoie comme vicaire \u00e0 Memni d\u2019o\u00f9 il \u00e9crit peu apr\u00e8s : La mission de Memni est la reine de la brousse. Quelle belle chr\u00e9tient\u00e9 ! Venez vite nous rejoindre. Mais sa sant\u00e9 ne lui permet pas de faire de longues courses en brousse. Il est donc envoy\u00e9 comme professeur au petit s\u00e9minaire de Bingerville, tout en \u00e9tant aussi vicaire \u00e0 la paroisse. Et l\u00e0 encore, il donne toute satisfaction.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re Le Goff rentre en cong\u00e9 en 1942 mais, par suite de la guerre, il ne peut retourner en Afrique. La situation de sa famille, chass\u00e9e de sa ferme par l\u2019arm\u00e9e allemande, n\u2019est gu\u00e8re brillante. C\u2019est pourquoi, de la procure de Paris o\u00f9 il doit rendre quelques services, il \u00e9crit en 1944 au p\u00e8re provincial pour obtenir un subside momentan\u00e9, gr\u00e2ce auquel il pourra la tirer d\u2019embarras. Avis tr\u00e8s favorable est donn\u00e9 par le p\u00e8re Aupiais \u00e0 cette demande. C\u2019est d\u2019ailleurs cette situation encore aggrav\u00e9e de sa famille qui va emp\u00eacher le p\u00e8re Le Goff de rejoindre la C\u00f4te-d\u2019Ivoire d\u00e8s le mois de mai 1945. On lui demande alors d\u2019aller \u00e0 Martign\u00e9-Ferchaud pour y aider le p\u00e8re Jolif au s\u00e9minaire des vocations tardives.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est que le 16 avril 1946 que le p\u00e8re pourra retrouver la C\u00f4te-d\u2019Ivoire et le s\u00e9minaire de Bingerville. En plus de ses occupations au s\u00e9minaire, il visite aussi une l\u00e9proserie aux environs de Bingerville. Un long article sur l\u2019Ile aux l\u00e9preux qu\u2019il \u00e9crit dans l\u2019almanach de 1954 nous fait conna\u00eetre cette l\u00e9proserie et son apostolat aupr\u00e8s de ses chers l\u00e9preux. Il reste professeur \u00e0 Bingerville jusqu\u2019en 1962. On l\u2019appr\u00e9cie beaucoup : Il est tr\u00e8s d\u00e9vou\u00e9 et tr\u00e8s surnaturel. Excellent directeur de conscience pour les enfants et les jeunes gens.<\/p>\n<p>A son retour de cong\u00e9 en 1962, il est affect\u00e9 \u00e0 la paroisse de Moossou. Quand trois ans plus tard, il sera nomm\u00e9 pr\u00eatre habitu\u00e9 \u00e0 la mission de Memni, Monseigneur Yago le remerciera pour le beau travail accompli \u00e0 Moossou aupr\u00e8s des paroissiens et des religieuses : malgr\u00e9 une sant\u00e9 d\u00e9licate, vous \u00eates pr\u00eat \u00e0 donner de vous-m\u00eame et de votre temps.<\/p>\n<p>Le voici donc, en 1965, pr\u00eatre habitu\u00e9 \u00e0 Memni. Le p\u00e8re Th\u00e9paut remarque : Le p\u00e8re Le Goff a beaucoup vieilli : rhumatisme des genoux, sciatique. Il rentre en cong\u00e9. Il a besoin de soins. Il revient cependant \u00e0 Memni o\u00f9, en 1969, le p\u00e8re Falcon, provincial, constate que le p\u00e8re Le Goff est fatigu\u00e9. Monseigneur Yago pense alors \u00e0 le mettre dans une paroisse o\u00f9 il assurerait les confessions. Mais le p\u00e8re Le Goff \u00e9crit de Dabr\u00e9 en avril 1969 : Je suis d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 devancer mon retour en France. Je me sens bien fatigu\u00e9 et ce n\u2019est pas sans regret que je quitte la C\u00f4te-d\u2019Ivoire.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s plusieurs mois de repos \u00e0 La Croix-Valmer, il est nomm\u00e9 par le Conseil provincial aum\u00f4nier des s\u0153urs de Notre-Dame des Ap\u00f4tres \u00e0 Marseille, poste qu\u2019il est tout heureux d\u2019accepter et o\u00f9 il restera jusqu\u2019en 1974. A plusieurs reprises, il manifeste sa joie d\u2019\u00eatre chez les s\u0153urs qui me soignent tr\u00e8s bien. La bonne entente r\u00e8gne dans la maison. Je me plais beaucoup chez les s\u0153urs. Apr\u00e8s la messe, le matin, je dispose de tout le reste du jour pour lire, \u00e9tudier, prier. Mais, en 1974, il est nomm\u00e9 \u00e0 Rez\u00e9 pour rendre des services \u00e0 la procure. Quelques mois plus tard, le p\u00e8re Grenot \u00e9crit : Le p\u00e8re Le Goff va bien, malgr\u00e9 son arthrose et sa scl\u00e9rose. Il marche une heure par jour et fait beaucoup d\u2019enveloppes dans sa chambre. Il est heureux d\u2019\u00eatre \u00e0 Rez\u00e9.<\/p>\n<p>Mais fin avril 1975, des ennuis de sant\u00e9 le conduisent, pour quelques mois, \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de Vertou. Quand il revient \u00e0 Rez\u00e9, son \u00e9tat de sant\u00e9 va en s\u2019aggravant. Le 21 mai 1976, le p\u00e8re Francis H\u00e9ry \u00e9crit : Le p\u00e8re a fait une nouvelle chute qui a \u00e9t\u00e9 plus grave que les autres. Le lendemain, il a \u00e9t\u00e9 transport\u00e9 au CHU o\u00f9 il est rest\u00e9 5 semaines. De l\u00e0, il a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Saint-Jacques, puis \u00e0 l\u2019h\u00f4pital La\u00ebnnec. Sa s\u0153ur et ses deux fr\u00e8res venus de Brest, l\u2019ont assist\u00e9 jour et nuit avec un d\u00e9vouement admirable et jusqu\u2019au dernier moment, le jeudi 13 mai 1976. Le p\u00e8re Le Goff a support\u00e9 sa derni\u00e8re maladie avec un grand esprit de foi et une grande soumission \u00e0 la volont\u00e9 du Seigneur. Il a \u00e9t\u00e9 inhum\u00e9 dans le caveau des Missions Africaines, au cimeti\u00e8re Saint-Paul de Rez\u00e9.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re Jean Le Goff aura \u00e9t\u00e9 un saint homme, un homme de pri\u00e8re, un missionnaire d\u2019un d\u00e9vouement \u00e0 tous crins et d\u2019une gentillesse extr\u00eame, partout o\u00f9 il est pass\u00e9. Il a consacr\u00e9 de longues ann\u00e9es \u00e0 la formation du clerg\u00e9 autochtone.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon n\u00e9 le 24 mars 1908 \u00e0 Brestdans le dioc\u00e8se de Quimper, Francemembre de la SMA le 27 juillet 1927pr\u00eatre le 3 juillet&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1746,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1747","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1747","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1747"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1747\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1746"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1747"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1747"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1747"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}