{"id":1753,"date":"2015-04-08T15:03:38","date_gmt":"2015-04-08T15:03:38","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=1753"},"modified":"2015-04-08T15:03:38","modified_gmt":"2015-04-08T15:03:38","slug":"le-pere-jean-marie-sebilo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=1753","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Jean-Marie S\u00c9BILO"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1040px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1752\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/SEBILO_Jean_Marie.jpg\" alt=\"SEBILO Jean Marie\" width=\"113\" height=\"150\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 3 ao\u00fbt 1924 \u00e0 Saint-Dolay<br \/>dans le dioc\u00e8se de Vannes (France)<br \/>membre de la SMA le 5 janvier 1946<br \/>pr\u00eatre le 11 f\u00e9vrier 1949<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 13 mai 2013<\/td>\n<td>\n<p>1949-1950 Chamali\u00e8res, \u00e9tudiant, licence \u00e8s lettres<br \/>1950-1957 Bingerville (Abidjan), professeur au s\u00e9minaire<br \/>1957-1961 Abidjan, vicaire \u00e0 la cath\u00e9drale Saint-Paul<br \/>1961-1968 Grand-Bassam, cur\u00e9<br \/>1968-1970 Adzop\u00e9 (Yopougon), responsable<br \/>1970-1974 Atti\u00e9coub\u00e9 (Abidjan), responsable<br \/>1974-1976 Grand-Bassam, responsable<br \/>1976-1984 Bingerville (Abidjan), professeur<br \/>1984-1986 Baudonne, procureur<br \/>1986-2003 Chamali\u00e8res, procureur<br \/>2004-2008 Montferrier, retir\u00e9<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Montferrier-sur-Lez, le 13 mai 2013<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 88 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Jean S\u00c9BILO &#8211; 1924-2013<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;une de ses lettres \u00e9crites \u00e0 un moment difficile, il s&rsquo;exprime sous la forme d&rsquo;une parabole qui caract\u00e9rise un peu sa personnalit\u00e9. Il se compare \u00e0 un voyageur qui marche sur la route. \u00ab\u00a0Si la temp\u00eate se l\u00e8ve, si la pluie tombe, si le froid s&rsquo;installe, le voyageur serre contre lui, et de plus en plus, son manteau ; il s&rsquo;y ferme. Si le soleil revient, il s&rsquo;en d\u00e9tache et est m\u00eame capable de le quitter.\u00a0\u00bb Jean s&rsquo;applique \u00e0 lui-m\u00eame cette image : si on l&rsquo;agresse, il se referme ; si on l&rsquo;accueille et s&rsquo;il peut causer, il s&rsquo;ouvre et il partage. Tel se d\u00e9crit lui-m\u00eame ce confr\u00e8re qui a pass\u00e9 34 ans de sa vie en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, puis 20 ans au service des procures en France et enfin 9 ans \u00e0 la maison de retraite de Montferrier-sur-Lez.<\/p>\n<p>Il est n\u00e9 dans le Morbihan en 1924 dans une famille modeste. Malheureusement pour lui, il conna\u00eetra \u00e0 peine son papa qui meurt lorsqu&rsquo;il avait deux ans. Sa maman, qui tient une \u00e9picerie, \u00e9l\u00e8vera ses deux enfants &#8211; il avait une s\u0153ur &#8211; dans les meilleures traditions chr\u00e9tiennes. Sa s\u0153ur sera religieuse de Saint-Gildas. Quant \u00e0 lui, apr\u00e8s des \u00e9tudes primaires \u00e0 Missillac, il entre \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 11 ans au petit s\u00e9minaire de Pont-Rousseau ; il y fait toute sa scolarit\u00e9 et obtient les deux parties du baccalaur\u00e9at. C&rsquo;est un jeune homme discret, r\u00e9serv\u00e9 : il ne se fait pas remarquer. Avant l&rsquo;appel d\u00e9finitif au sacerdoce, quand on demandera \u00e0 son cur\u00e9 de donner son avis sur Jean, il r\u00e9pondra qu&rsquo;il le conna\u00eet \u00e0 peine et que, pendant ses vacances, ses visites sont rares : il signale \u00e0 plusieurs reprises son esprit d&rsquo;ind\u00e9pendance.<\/p>\n<p>De 1943 \u00e0 1945, il fait son noviciat \u00e0 Martign\u00e9-Ferchaud, mais curieusement, il ne fait son premier serment qu&rsquo;apr\u00e8s son arriv\u00e9e \u00e0 Lyon, en janvier 1946. Appartenant \u00e0 la classe 44, il est exempt\u00e9 de service militaire, c&rsquo;est pourquoi, lorsqu&rsquo;il est ordonn\u00e9, il n&rsquo;a pas encore 25 ans. En 1948, on trouve dans son dossier la note suivante : \u00ab\u00a0go\u00fbts pour les \u00e9tudes, temp\u00e9rament pas robuste, bon caract\u00e8re, sant\u00e9 \u00e0 surveiller, assez souvent fatigu\u00e9 sans \u00eatre malade.\u00a0\u00bb (01\/05\/48) Cela ne l&#8217;emp\u00eachera pas de mourir \u00e0 plus de 88 ans, sans avoir jamais eu de gros accidents de sant\u00e9. A sa sortie du s\u00e9minaire, ses sup\u00e9rieurs lui demandent de pr\u00e9parer une licence de lettres \u00e0 la facult\u00e9 de Clermont-Ferrand, avec r\u00e9sidence \u00e0 la maison de Chamali\u00e8res. Pourquoi n&rsquo;y reste-t-il qu&rsquo;une ann\u00e9e ? Pourquoi est-il envoy\u00e9 d\u00e8s 1950 \u00e0 Bingerville comme professeur au petit s\u00e9minaire ? Sa nomination pour la C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, le 22 ao\u00fbt 1950, ne donne aucune explication. Maintenant qu&rsquo;il est en Afrique, il ne terminera jamais sa licence.<\/p>\n<p>Il va rester 34 ans dans le pays : il aura grandement le temps d&rsquo;y prendre racine et de cr\u00e9er de profondes amiti\u00e9s, comme nous le verrons avec le futur archev\u00eaque de Korhogo. Il ne quittera pas ce qui \u00e9tait autrefois le dioc\u00e8se d&rsquo;Abidjan. A Bingerville d&rsquo;abord, il consacre 7 ann\u00e9es \u00e0 la formation des jeunes. M\u00e9ticuleux comme il l&rsquo;\u00e9tait, ses cours \u00e9taient toujours bien pr\u00e9par\u00e9s ; il savait aussi prendre son temps pour \u00e9couter et conseiller ceux qui venaient se confier \u00e0 lui. En paroisse, il a servi successivement \u00e0 Saint-Paul d&rsquo;Abidjan, Grand-Bassam, Adzop\u00e9 et Att\u00e9coub\u00e9 avant de revenir \u00e0 Grand-Bassam. Pendant toutes ces ann\u00e9es, il a servi d&rsquo;abord comme vicaire, puis comme responsable, mais toujours tr\u00e8s discret avec ses sup\u00e9rieurs ou ses amis, ce qui fait qu&rsquo;il est bien difficile de pr\u00e9ciser ses activit\u00e9s. Homme rigoureux et m\u00e9thodique, tr\u00e8s sensible \u00e0 l&rsquo;amiti\u00e9, respectueux de chacun, il est toujours rest\u00e9 modeste et ne s&rsquo;est jamais mis en valeur.<\/p>\n<p>Dans une lettre \u00e9crite bien plus tard, alors qu&rsquo;il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la maison de retraite de Montferrier, il explique comment il est devenu, en quelque sorte, le parrain d&rsquo;ordination du jeune Marie-Daniel Dadiet. Il \u00e9crit : \u00ab\u00a0J&rsquo;avais d\u00e9couvert Marie-Daniel en 1969 au coll\u00e8ge d&rsquo;Adzop\u00e9, en 5e. Il avait fait sa 6e \u00e0 Gagnoa : &lsquo;bon \u00e9l\u00e8ve, mais souvent malade&rsquo;. Le sup\u00e9rieur du s\u00e9minaire l&rsquo;avait renvoy\u00e9 : &lsquo;pas capable d&rsquo;\u00eatre pr\u00eatre&rsquo;. Il se r\u00e9fugie chez son cousin, M. Papet M\u00e9dard, \u00e9conome d&rsquo;Adzop\u00e9. Un jour, Madame Papet m&rsquo;am\u00e8ne Marie-Daniel \u00e0 la mission. Elle est tr\u00e8s persuasive : &lsquo;Mon p\u00e8re, ce jeune homme veut \u00eatre pr\u00eatre : il est tr\u00e8s bien, je vous assure\u2026 il fera un bon pr\u00eatre&rsquo;. L&rsquo;ann\u00e9e suivante, en 1970, il me suit \u00e0 Att\u00e9coub\u00e9. Marie-Daniel choisit de faire sa 4e aux cours du soir, chez les Fr\u00e8res du Sacr\u00e9-C\u0153ur. On veut qu&rsquo;il ajoute l&rsquo;anglais &lsquo;pour obtenir un dipl\u00f4me&rsquo;. &lsquo;Non, je ne veux pas de dipl\u00f4me, je veux seulement \u00eatre pr\u00eatre&rsquo;. A la rentr\u00e9e suivante, je l&rsquo;envoie au s\u00e9minaire des a\u00een\u00e9s de Bouak\u00e9 qui commence seulement en 3e. Il continue au grand s\u00e9minaire d&rsquo;Anyama.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pendant ses vacances, Marie-Daniel a toujours r\u00e9alis\u00e9 un beau travail aupr\u00e8s des jeunes d&rsquo;Att\u00e9coub\u00e9 et alentour, les emmenant m\u00eame chanter \u00e0 Radio Abidjan et \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. [\u2026] Enfin arrive le 8 juillet 1979 : la pr\u00e9diction n\u00e9gative de Gagnoa &lsquo;pas capable d&rsquo;\u00eatre pr\u00eatre&rsquo; est conjur\u00e9e ! Il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre par le cardinal Yago. \u00a0\u00bb (14\/09\/04) Il sera \u00e9v\u00eaque de Katiola et est aujourd&rsquo;hui archev\u00eaque de Korhogo.<\/p>\n<p>Comme il l&rsquo;avait commenc\u00e9, c&rsquo;est par plusieurs ann\u00e9es comme professeur au s\u00e9minaire de Bingerville qu&rsquo;il va terminer son temps en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;il re\u00e7oit le demande suivante du Conseil provincial : \u00ab\u00a0Tu es depuis longtemps en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, rendant de pr\u00e9cieux services dans la formation des jeunes de Bingerville, malgr\u00e9 une sant\u00e9 parfois d\u00e9ficiente. 1984 est normalement l&rsquo;ann\u00e9e de ton cong\u00e9 et, au terme d&rsquo;un repos bien m\u00e9rit\u00e9, nous te proposons le poste de procureur de Baudonne qui commencerait donc pour toi d\u00e9but octobre. Nous savons ta joie profonde de servir en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, mais nous savons aussi pouvoir compter sur ta disponibilit\u00e9 et ton amour de la SMA.\u00a0\u00bb (du Conseil le 09\/01\/84) Il r\u00e9pond : \u00ab\u00a0Les objections surgissent de tous c\u00f4t\u00e9s ; mes oreilles affaiblies qui me marginalisent souvent, mes yeux peu aptes \u00e0 la vision nocturne, s&rsquo;il faut conduire la nuit ; [\u2026] Evidemment, on ne peut passer aussi longtemps dans ce pays si attachant sans prendre des racines. Ces jeunes si g\u00e9n\u00e9reux qui viennent tenter l&rsquo;aventure du s\u00e9minaire, ils sont merveilleux ! [\u2026] Le nouveau ministre de la sant\u00e9 publique, \u00e0 la suite du pr\u00e9sident, a port\u00e9 une condamnation contre ces fonctionnaires qui ne veulent pas prendre leur retraite \u00e0 55 ans et bouchent l&rsquo;arriv\u00e9e des jeunes.[\u2026] Ta lettre apporte donc une solution pour d\u00e9sencombrer la place ici et je suis pr\u00eat \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 ton aimable invitation. Cela ne me donne pas pour autant les aptitudes n\u00e9cessaires pour faire face vraiment \u00e0 la situation.\u00a0\u00bb (23\/01\/84)<\/p>\n<p>A Baudonne, assez vite, le climat de la maison lui devient p\u00e9nible ; il n&rsquo;est pas \u00e0 l&rsquo;aise, et pourtant le travail ne lui d\u00e9pla\u00eet pas. \u00ab\u00a0L&rsquo;humour, c&rsquo;est bien, on le vante partout. Mais un humour qui cingle les personnes et donne l&rsquo;impression d&rsquo;une humiliation, \u00e7a fait parfois mal et la plaie ne se gu\u00e9rit pas aussi facilement, m\u00eame si on n&rsquo;est pas l&rsquo;objectif vis\u00e9. [\u2026] Par ailleurs, le travail qu&rsquo;on m&rsquo;a confi\u00e9 ici me para\u00eet bien adapt\u00e9 \u00e0 mes possibilit\u00e9s, et je vous en remercie.\u00a0\u00bb (26\/02\/86) En avril 1984, il est alors chang\u00e9, et nomm\u00e9 aide procureur \u00e0 Chamali\u00e8res : \u00ab\u00a0Tu travailleras avec le p\u00e8re Fernand Bioret et le p\u00e8re Jean Driot, sup\u00e9rieur de la communaut\u00e9 et directeur de la procure.\u00a0\u00bb (19\/04\/86) Il va y rester 17 ans.<\/p>\n<p>A Chamali\u00e8res, il a vraiment \u00e9t\u00e9 heureux et \u00e9tait \u00e0 son affaire : Sans doute, la bonne cuisine de Maria, et le fameux \u00ab\u00a0kouign Amann et far breton\u00a0\u00bb du \u00ab\u00a0Cook Paul le Goff\u00a0\u00bb y \u00e9taient-ils pour quelque chose ! Il \u00e9tait sp\u00e9cialement heureux en deux endroits de la maison : dans son bureau de procureur et devant ses panneaux d\u2019affichage. Dans son bureau, le bottin des d\u00e9partement lui servait d&rsquo;ordinateur : combien de milliers d&rsquo;adresses n&rsquo;a-t-il pas copi\u00e9es ? Combien de lettres n&rsquo;a-t-il pas envoy\u00e9es ? C\u2019\u00e9tait sa \u00ab\u00a0nouvelle mission\u00a0\u00bb, une mission bien discr\u00e8te qui correspondait \u00e0 son temp\u00e9rament, et qu\u2019il portait certainement dans sa pri\u00e8re. Missionnaire, Jean l\u2019\u00e9tait aussi dans la confection des panneaux du hall d\u2019entr\u00e9e, et devant lesquels il aimait conduire les visiteurs de la maison. Des panneaux, il en faisait sur tout, sur les \u00e9v\u00e9nements de la maison, les \u00e9v\u00e9nements d\u2019Afrique, sur les saints patrons de ses confr\u00e8res, \u00e0 l&rsquo;occasion des f\u00eates&#8230; S\u2019il en a agac\u00e9 quelques-uns il en a r\u00e9jouis d\u2019autres, surtout chez les visiteurs. Pour pr\u00e9parer le 150e anniversaire de la SMA en Auvergne, sp\u00e9cialement \u00e0 Valmort, chez le P\u00e8re Ray, il a fait un merveilleux travail de recherches biographiques, d\u2019\u00e9crits, de collage de photos et de copiage, gr\u00e2ce \u00e0 la bien-aim\u00e9e photocopieuse, qui agrandissait, diminuait, superposait \u00e0 volont\u00e9\u2026 et qu\u2019il ne manquait pas de solliciter plusieurs fois par jour. C\u2019\u00e9tait son job qui entretenait en lui la flamme missionnaire. Il aimait aussi aller c\u00e9l\u00e9brer la messe chez les s\u0153urs de Sainte-Marie de l&rsquo;Assomption, \u00e0 l&rsquo;Hermitage de Chamali\u00e8res ou \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital psychiatrique de Clermont-Ferrand.<\/p>\n<p>Il lui a fallu un assez long temps de maturation avant de se d\u00e9cider \u00e0 quitter Chamali\u00e8res pour la maison de Montferrier : c&rsquo;\u00e9tait en 2004, il avait 80 ans. A sa mani\u00e8re, il va trouver sa place dans la maison. Il a gard\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 la fin sa passion des panneaux avec des textes le plus souvent \u00e9crits \u00e0 la main et des photos : dans sa chambre, il ne savait plus o\u00f9 les mettre ; il y en avait aussi dans la salle de t\u00e9l\u00e9vision du bas, et il aurait aim\u00e9 que les confr\u00e8res y pr\u00eatent une plus grande attention. Il en faisait aussi pour la f\u00eate des confr\u00e8res : si c&rsquo;\u00e9tait la f\u00eate de saint Jacques, par exemple, on y trouvait des articles de journaux et des photos concernant l&rsquo;ap\u00f4tre Jacques, mais aussi un petit quelque chose \u00e0 l&rsquo;intention des confr\u00e8res qui c\u00e9l\u00e9braient leur f\u00eate. Apr\u00e8s le go\u00fbter de l&rsquo;apr\u00e8s-midi, il appr\u00e9ciait grandement de trouver 3 partenaires pour faire la belote et, si n\u00e9cessaire, les p\u00e8res de passage \u00e9taient mis \u00e0 contribution. Malgr\u00e9 sa voix faible et tremblante lorsqu&rsquo;il chantait, il a \u00e9t\u00e9 fid\u00e8le, jusqu&rsquo;\u00e0 la fin, \u00e0 pr\u00e9sider la messe de communaut\u00e9. Durant ses neuf ann\u00e9es \u00e0 la maison de retraite, sa plus grande joie fut assur\u00e9ment la visite de Mgr Dadiet qui expliquera devant la communaut\u00e9 : \u00ab\u00a0La Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines restera toujours ma famille religieuse. Ma vocation et mon entr\u00e9e au petit s\u00e9minaire ont \u00e9t\u00e9 l&rsquo;\u0153uvre du p\u00e8re Nino Aimetta, actuellement \u00e0 Padoue, et du p\u00e8re Paul Lomelet, alors cur\u00e9 de Divo, en 1965. Puis le p\u00e8re Jean S\u00e9bilo a \u00e9t\u00e9 le catalyseur de ma destin\u00e9e : hier pr\u00eatre, puis \u00e9v\u00eaque, aujourd&rsquo;hui archev\u00eaque. Tout cela, je le dois au p\u00e8re Jean S\u00e9bilo et \u00e0 la grande famille des Missions Africaines.\u00a0\u00bb (06\/11\/05)<\/p>\n<p>Depuis quelques mois, il se plaignait souvent d&rsquo;une douleur au bras. Le sup\u00e9rieur de la maison prend alors pour lui un rendez-vous chez le docteur. Au moment de l&rsquo;accompagner, le sup\u00e9rieur monte dans la chambre du p\u00e8re pour lui dire qu&rsquo;il est temps de partir. Il le trouve mort, affal\u00e9 sur le sol de sa chambre, la face contre terre. Quelques heures auparavant, il avait pourtant partag\u00e9 le repas avec ses confr\u00e8res, de fa\u00e7on tout \u00e0 fait normale et absolument rien ne laissait pr\u00e9sager d&rsquo;une issue aussi rapide et brutale. Dans l&rsquo;hom\u00e9lie qu&rsquo;il a faite lors de la messe d&rsquo;enterrement, le p\u00e8re provincial a rappel\u00e9 : \u00ab\u00a0J\u00e9sus est le chemin ;[\u2026] Jour apr\u00e8s jour, nous mettons notre vie \u00e0 son \u00e9cole, nous nous laissons envahir par lui. Il est une valeur s\u00fbre. Et la mort peut venir nous prendre \u00e0 l&rsquo;improviste, comme ce fut le cas pour notre fr\u00e8re, nous ne serons pas \u00e9tonn\u00e9s de rencontrer encore le Seigneur de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de Lyon n\u00e9 le 3 ao\u00fbt 1924 \u00e0 Saint-Dolaydans le dioc\u00e8se de Vannes (France)membre de la SMA le 5 janvier 1946pr\u00eatre le 11&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1752,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1753","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1753","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1753"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1753\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1752"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1753"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1753"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1753"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}