{"id":1832,"date":"2015-04-10T07:22:21","date_gmt":"2015-04-10T07:22:21","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=1832"},"modified":"2015-04-10T07:22:21","modified_gmt":"2015-04-10T07:22:21","slug":"le-pere-andre-martin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=1832","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Andr\u00e9 MARTIN"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1039px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1831\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/MARTIN_Andre.jpg\" alt=\"MARTIN Andre\" width=\"113\" height=\"138\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 23 janvier 1923 \u00e0 Embrun (Hautes-Alpes)<br \/>dans le dioc\u00e8se de Gap (France)<br \/>membre de la SMA le 5 janvier 1944<br \/>pr\u00eatre le 24 f\u00e9vrier 1947<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 20 mai 2012<\/td>\n<td>\n<p>1947-1951 Divo (Gagnoa), vicaire<br \/>1951-1969 Du\u00e9kou\u00e9 (Man), cur\u00e9<br \/>1969-1970 Logoual\u00e9 (Man), vicaire<br \/>1971 Toul\u00e9pleu (Man), cur\u00e9<br \/>1971-1975 Man, Sainte-Th\u00e9r\u00e8se, cur\u00e9<br \/>1975-1981 Marseille, procure<br \/>1981-1984 Paris, rue Crillon, procure<br \/>1984-1989 Zagn\u00e9 (Man), cur\u00e9<br \/>1989-1991 Guiglo (Man), pr\u00eatre habitu\u00e9<br \/>1991-1997 Chamali\u00e8res, procureur<br \/>1997-2012 Montferrier, r\u00e9sident<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Montferrier le 20 mai 2012,<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 89 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Andr\u00e9 Casimir MARTIN &#8211; 1923 &#8211; 2012<\/p>\n<p>Il est n\u00e9 le 28 janvier 1923 \u00e0 Embrun, dans les Hautes-Alpes, dans une famille de cultivateurs. Sa vocation remonte \u00e0 son enfance, car, d\u00e8s le fin de ses \u00e9tudes primaires, il entre \u00e0 la ma\u00eetrise de Notre-Dame du Laus, puis rejoint le petit s\u00e9minaire de Gap en 1935 o\u00f9 il fera toutes ses \u00e9tudes secondaires, jusqu&rsquo;\u00e0 la premi\u00e8re partie du baccalaur\u00e9at en 1939. Il rentre alors au grand s\u00e9minaire de Gap, repli\u00e9 \u00e0 Notre-Dame du Laus \u00e0 cause de la guerre, obtient la seconde partie du baccalaur\u00e9at en 1940, et apr\u00e8s une nouvelle ann\u00e9e, part aux chantiers de jeunesse pour 8 mois jusqu&rsquo;en juin 1942. Il n&rsquo;a pas encore 20 ans.<\/p>\n<p>C&rsquo;est peu avant de partir pour les chantiers de jeunesse qu&rsquo;il prend contact avec les Missions Africaines, mais, \u00e9crit-il, \u00ab\u00a0je n&rsquo;y vois pas tr\u00e8s clair\u00a0\u00bb. (09\/07\/42) Il prend finalement sa d\u00e9cision, avec l&rsquo;accord de son \u00e9v\u00eaque et arrive au 150 pour la rentr\u00e9e de 1942. Le sup\u00e9rieur de Gap \u00e9crit : \u00ab\u00a0Andr\u00e9 Martin nous a donn\u00e9 toute satisfaction par son s\u00e9rieux, sa pi\u00e9t\u00e9, son travail et son bon esprit. Nous le voyons partir avec peine. Notre consolation, c&rsquo;est de savoir qu&rsquo;il r\u00e9pond \u00e0 une vocation sup\u00e9rieure.\u00a0\u00bb (06\/08\/42)<\/p>\n<p>Il ne fait pas de noviciat, mais les deux premi\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 Lyon sont consid\u00e9r\u00e9es comme des ann\u00e9es d&rsquo;\u00e9preuve et la premi\u00e8re, soit douze mois sans discontinuer, doit se passer enti\u00e8rement \u00e0 Lyon. Il aura une dispense pour cela, pour aller aider ses parents aux travaux des champs, son fr\u00e8re \u00e9tant prisonnier en Allemagne. De f\u00e9vrier 1945 \u00e0 mars 1946, il fait son service militaire d&rsquo;abord au camp de Sathonay, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Lyon (il en sort caporal chef), puis passe 6 mois avec l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;occupation en Autriche, dans le Tyrol. Il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre en f\u00e9vrier 1947, et sa premi\u00e8re nomination l&rsquo;envoie \u00e0 Divo (aujourd&rsquo;hui dans le dioc\u00e8se de Gagnoa) chez Mgr Kirmann, vicaire apostolique de Sassandra. Il va y rester 4 ans, puis, pendant 18 ans, il aura la responsabilit\u00e9 de la paroisse de Du\u00e9kou\u00e9 (aujourd&rsquo;hui dans le dioc\u00e8se de Man). De ces 22 premi\u00e8res ann\u00e9es de mission, nous n&rsquo;avons de lui qu&rsquo;une seule lettre : on y sent un homme calme, profond\u00e9ment bon, oppos\u00e9 aux histoires et enti\u00e8rement tourn\u00e9 vers l&rsquo;apostolat. En 1968, il d\u00e9pend maintenant de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Man dont le dioc\u00e8se vient d&rsquo;\u00eatre cr\u00e9e.<\/p>\n<p>En 1969, durant son cong\u00e9, il consulte un sp\u00e9cialiste afin d&rsquo;am\u00e9liorer son audition. A son retour en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, il se retrouve vicaire de Joseph Isol\u00e9ri \u00e0 Logoual\u00e9 \u00ab\u00a0Je suis \u00e0 peu pr\u00e8s habitu\u00e9 \u00e0 ce nouveau poste. Je travaille avec le p\u00e8re Isol\u00e9ri que je vais remplacer durant son cong\u00e9. Les premiers jours ont \u00e9t\u00e9 durs, mais je m&rsquo;y suis fait. C&rsquo;est normal apr\u00e8s un si long s\u00e9jour \u00e0 Du\u00e9kou\u00e9. Monseigneur voulait me confier les quelques aspirants fr\u00e8res qui &lsquo;tra\u00eenent&rsquo; dans les missions. Ce travail m&rsquo;aurait plu, mais rien n&rsquo;\u00e9tait pr\u00eat, ni la formule, ni la place. Il m&rsquo;a demand\u00e9 de faire un an \u00e0 Logoual\u00e9, puis nous verrons. [\u2026] Quand \u00e0 l&rsquo;oreille gauche, elle ne me g\u00eane pas, mais elle ne me sert pas \u00e0 grand-chose.\u00a0\u00bb (12\/12\/69) Apr\u00e8s ce remplacement, il passe une ann\u00e9e \u00e0 Toul\u00e9pleu, puis est nomm\u00e9 cur\u00e9 de la paroisse Sainte-Th\u00e9r\u00e8se de Man. L\u00e0, il est avec un confr\u00e8re Fidei Donum, le p\u00e8re Paysant, tr\u00e8s sympathique. \u00ab\u00a0Nous sommes &#8217;em\u2026vahis&rsquo; par les T\u00e9moins de J\u00e9hovah. Connaissez-vous des brochures, livrets, qui pourraient servir de contre propagande. Merci de me les signaler.\u00a0\u00bb (04\/12\/71)<\/p>\n<p>Assez r\u00e9guli\u00e8rement, il \u00e9crit une petite lettre au Conseil provincial pour remercier des v\u0153ux de la saint Andr\u00e9 (une petite demi-page), mais les autres lettres sont rares ; en tout cas, il n&rsquo;y a jamais de nouvelles sur son travail. Est-il responsable de ses confr\u00e8res dans le dioc\u00e8se ? Toujours est-il qu\u2019il y veille. Il signale aux autorit\u00e9s le cas d&rsquo;un confr\u00e8re qui a besoin d\u2019\u00eatre aid\u00e9 financi\u00e8rement : \u00ab\u00a0Il n&rsquo;a pas grand-chose, vois ce que tu peux faire. Je pense que c&rsquo;est le plus d\u00e9favoris\u00e9 d&rsquo;entre nous. [\u2026] Il n&rsquo;a rien en caisse.\u00a0\u00bb (14\/06\/74)<\/p>\n<p>Au printemps 1975, il a maintenant 28 ans d&rsquo;Afrique derri\u00e8re lui, le Conseil provincial lui propose la responsabilit\u00e9 de la procure de Marseille. \u00ab\u00a0Le quartier de Marseille o\u00f9 se trouve notre procure doit \u00eatre d\u00e9moli. Une communaut\u00e9 des P\u00e8res de Timon David veut bien nous recevoir et nous offre un \u00e9tage ind\u00e9pendant dans la maison o\u00f9 elle r\u00e9side. [\u2026] Nous aimerions que cette nouvelle implantation soit aussi l&rsquo;occasion d&rsquo;un changement de procureur.\u00a0\u00bb (26\/03\/75) Il y remplacerait le p\u00e8re Duval et aurait ainsi l&rsquo;occasion de refaire sa sant\u00e9. \u00ab\u00a0Je comprends votre d\u00e9sir d&rsquo;avoir une r\u00e9ponse ferme. En principe, c&rsquo;est oui, sous r\u00e9serve d&rsquo;ennuis du c\u00f4t\u00e9 m\u00e9dical.\u00a0\u00bb (02\/04\/75) La procure de Marseille, outre le r\u00e9seau des bienfaiteurs, c&rsquo;est aussi l&rsquo;accueil des confr\u00e8res qui partent ou qui reviennent par bateau, et encore l&rsquo;exp\u00e9dition de gros mat\u00e9riel vers l&rsquo;Afrique. Il a mis toute sa comp\u00e9tence et surtout toute sa disponibilit\u00e9 dans ce service. Mais il y a des \u00e0-c\u00f4t\u00e9s qu&rsquo;il ne n\u00e9glige pas : \u00ab\u00a0J&rsquo;ai eu la joie de voir Rome et la maison g\u00e9n\u00e9rale o\u00f9 j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 re\u00e7u fraternellement. G\u00eanes aussi. Vraiment, il fait bon appartenir \u00e0 la SMA. Le p\u00e8re qui m&rsquo;a accompagn\u00e9, un ami cur\u00e9 en France, \u00e9tait souffl\u00e9 de cette fraternit\u00e9 qui existe chez nous.\u00a0\u00bb (12\/08\/76) En 1978, il a l&rsquo;occasion de faire, avec le dioc\u00e8se de Marseille, le p\u00e8lerinage en Terre Sainte. Il \u00e9tait nomm\u00e9 pour trois ans \u00e0 Marseille et il y est rest\u00e9 six ans ; il est temps maintenant qu&rsquo;il reparte en Afrique, car c&rsquo;est l\u00e0 son plus cher d\u00e9sir.<\/p>\n<p>Mais, en 1981, le Conseil d\u00e9cide de transf\u00e9rer la procure de Marseille \u00e0 Lyon et lui \u00e9crit : \u00ab\u00a0Vous allez donc \u00eatre lib\u00e9r\u00e9 d&rsquo;un poste o\u00f9 vos services ont toujours \u00e9t\u00e9 appr\u00e9ci\u00e9s. Je ne sais pas ce que vous envisagez pour votre avenir. [\u2026] Nous souhaiterions, et je dois dire fortement, vous confier la responsabilit\u00e9 de la procure de Paris. Evidemment, sous la m\u00eame \u00e9tiquette de procure, c&rsquo;est un autre genre de travail. Il s&rsquo;agit de la coordination des services existants (comptabilit\u00e9, exp\u00e9dition, livres, procure) qui sont assur\u00e9s par des personnes qualifi\u00e9es. Il s&rsquo;agit aussi d&rsquo;un service d&rsquo;accueil tr\u00e8s important, car il y a beaucoup de passages \u00e0 la rue Crillon, et nous pensons que, dans une telle maison, le sens de l&rsquo;accueil est la premi\u00e8re chose que l&rsquo;on attend. Je dois dire que c&rsquo;est surtout cela qui nous a conduits \u00e0 penser \u00e0 vous, car nous connaissons vos qualit\u00e9s dans ce domaine. \u00a0\u00bb (10\/06\/81) Il r\u00e9pond de suite : \u00ab\u00a0J&rsquo;aurais bien voulu vous r\u00e9pondre positivement pour vous faciliter les choses, mais je ne pense pas faire l&rsquo;affaire pour ce poste.\u00a0\u00bb (13\/06\/81) Et puis, il n&rsquo;aime pas du tout conduire dans une grande ville. Malgr\u00e9 cela, deux semaines plus tard, il re\u00e7oit la nomination suivante : \u00ab\u00a0Le Conseil provincial vous remercie d&rsquo;avoir bien voulu accepter sa proposition et il vous nomme donc sup\u00e9rieur de la communaut\u00e9 de la rue Crillon \u00e0 Paris.\u00a0\u00bb (27\/06\/81) Au moment de son d\u00e9part, les p\u00e8res de Timon David \u00e9criront au Conseil provincial : \u00ab\u00a0C&rsquo;est avec plaisir que nous avons eu avec nous le p\u00e8re Martin, le rayon de soleil de notre table \u00e0 midi.\u00a0\u00bb (01\/07\/81) Quant au cardinal Etchegaray, archev\u00eaque de Marseille \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, averti de la fermeture de la maison, il \u00e9crira : \u00ab\u00a0Je comprends votre d\u00e9cision, mais je la regrette\u2026 peut-\u00eatre \u00e9go\u00efstement pour Marseille qui perd ainsi un de ses fleurons missionnaires \u00e9vocateurs d&rsquo;une grande \u00e9poque r\u00e9volue.\u00a0\u00bb (11\/08\/81)<\/p>\n<p>Il est nomm\u00e9 pour trois ans \u00e0 la procure de la rue Crillon et demande \u00e0 ne pas \u00eatre reconduit. Tous ceux qui sont pass\u00e9s de son temps, m\u00eame rapidement, par la rue Crillon, affirment avoir \u00e9t\u00e9 s\u00e9duits par son sens de l&rsquo;accueil et sa patience envers les confr\u00e8res. En d\u00e9cembre 1983, par n\u00e9cessit\u00e9, et peut-\u00eatre aussi pour pr\u00e9cipiter et s\u00e9curiser un prochain retour en Afrique, il se fait op\u00e9rer de deux hernies, et, pendant ce temps-l\u00e0, c&rsquo;est le p\u00e8re Quignon qui assure l&rsquo;int\u00e9rim \u00e0 la procure de Paris.<\/p>\n<p>1984, enfin, il retrouve l&rsquo;Afrique apr\u00e8s 10 ans en France. Il est mis \u00e0 la disposition du R\u00e9gional de C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, mais avant de partir, le Conseil lui demande de bien prendre le temps de se reposer. (29\/06\/84) Peu apr\u00e8s son arriv\u00e9e, il \u00e9crit : \u00ab\u00a0A Zagn\u00e9, il y a un travail int\u00e9ressant avec toutes ces ethnies qui forment la paroisse et qui envahissent la for\u00eat. Beaucoup de chr\u00e9tiens parmi les expatri\u00e9s. \u00a0\u00bb (05\/11\/84) Peu apr\u00e8s, il est un peu plus pr\u00e9cis : \u00ab\u00a0Me voici install\u00e9 \u00e0 Zagn\u00e9, heureusement surpris de trouver un secteur qui d\u00e9marre bien et des gens en recherche de Dieu. [\u2026] Beaucoup \u00e0 faire, mais des r\u00e9sultats en perspective. Il y a un handicap : les distances, 100 km d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre.\u00a0\u00bb (27\/11\/84) Il reste fid\u00e8le \u00e0 sa toute petite lettre pour remercier pour les v\u0153ux \u00e0 l&rsquo;occasion de la Saint Andr\u00e9 et dire que tout va bien. Une communaut\u00e9 de religieuses vient s&rsquo;installer sur la mission : \u00ab\u00a0Depuis deux ou trois mois, des s\u0153urs se sont install\u00e9es \u00e0 Zagn\u00e9 : c&rsquo;est une compagnie agr\u00e9able\u00a0\u00bb (28\/11\/85) En fait de compagnie, il faut bien pr\u00e9ciser que son plus proche voisin au sud, \u00e0 Tabou, est quand m\u00eame \u00e0 245 kms. \u00ab\u00a0Heureusement, \u00e9crit-il, mon voisin du nord est un peu plus pr\u00e8s, \u00e0 Guiglo. [\u2026] Je me partage entre les deux t\u00eates de la mission, un dimanche \u00e0 Zagn\u00e9, l&rsquo;autre \u00e0 Ta\u00ef, et mon travail consiste \u00e0 animer les communaut\u00e9s nombreuses et vari\u00e9es \u00e9chelonn\u00e9es sur la route de Guiglo-Tabou. Je pense que la formation des cat\u00e9chistes est le plus important, car tout passe par eux.\u00a0\u00bb Et il conclut ainsi sa lettre : \u00ab\u00a0Tout n&rsquo;est pas facile \u00e0 Zagn\u00e9, mais \u00e0 tout prendre, je pr\u00e9f\u00e8re \u00eatre ici.\u00a0\u00bb (27\/11\/86)<\/p>\n<p>Pendant son cong\u00e9 en 1987, il est victime d&rsquo;un d\u00e9but d&#8217;embolie apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9 des varices, puis il fait une phl\u00e9bite ; il doit donc \u00eatre deux fois hospitalis\u00e9, et pour bien se remettre en forme, il prolonge son s\u00e9jour en France, mais pas suffisamment. Dans une lettre de novembre 87, il se reproche d&rsquo;\u00eatre reparti un peu trop vite. \u00ab\u00a0Je ne regrette rien, car je pensais \u00e0 toutes ces communaut\u00e9s priv\u00e9es de l&rsquo;Eucharistie depuis le mois de mai. L&rsquo;avenir dira si j&rsquo;ai eu raison. Je me m\u00e9nage. [\u2026] Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 un grand costaud, je me vois r\u00e9duit \u00e0 surveiller mes activit\u00e9s. [\u2026] Nous sommes si peu nombreux et pourtant l&rsquo;esprit souffle en tornade. [\u2026] Ils font eux-m\u00eames leur chapelle en terre et font la c\u00e9l\u00e9bration du dimanche tout seuls, pendant des mois. C&rsquo;est admirable !\u00a0\u00bb (09\/11\/87) En juillet 1988, il est pr\u00e9sent \u00e0 l&rsquo;enterrement du fr\u00e8re Octave \u00e0 Man. \u00ab\u00a0C&rsquo;\u00e9tait beau : deux \u00e9v\u00eaques, 40 pr\u00eatres et la cath\u00e9drale pleine de fid\u00e8les. Vraiment, le vieux \u00e9tait connu ! Bel \u00e9loge par Mgr Agr\u00e9 et coup d&rsquo;encensoir aux sma.\u00a0\u00bb (14\/07\/88)<\/p>\n<p>Cong\u00e9 en 1989. Il se fait renverser par une voiture sur un passage prot\u00e9g\u00e9 : quelques bosses. \u00ab\u00a0Actuellement dans nos r\u00e9gions, les pi\u00e9tons sont des morts en sursis !\u00a0\u00bb Puis il ajoute : \u00ab\u00a0J&rsquo;attends pour savoir si quelqu&rsquo;un est affect\u00e9 \u00e0 Zagn\u00e9-Ta\u00ef. S&rsquo;il faut reprendre le secteur tout seul, je ne me sens pas capable. C&rsquo;est trop dur.\u00a0\u00bb (17\/07\/89) Son \u00e9v\u00eaque le nomme alors pr\u00eatre habitu\u00e9 \u00e0 la paroisse de Guiglo, avec Hubert Daud\u00e9. \u00ab\u00a0La flamme missionnaire, on l&rsquo;a toujours, mais la machine ne suit pas toujours.\u00a0\u00bb (29\/11\/90) Le Conseil lui propose de rentrer en France pour devenir h\u00f4telier \u00e0 la maison provinciale. \u00ab\u00a0Je rentre non par gaiet\u00e9 de c\u0153ur, mais parce qu&rsquo;il me devient difficile d&rsquo;accuser un travail s\u00e9rieux. Je suis surtout handicap\u00e9 par la vue. [\u2026] De plus, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9 des oreilles il y a quinze ou vingt ans. De ce c\u00f4t\u00e9-l\u00e0, les ennuis recommencent.\u00a0\u00bb Et il ajoute \u00e0 propos du travail d&rsquo;h\u00f4telier \u00e9conome \u00e0 Hidalgo : \u00ab\u00a0Je pense que ce travail n&rsquo;est pas fait pour moi\u00a0\u00bb (07\/02\/91) Il ne reconna\u00eet pas les gens et ne les comprend plus. Mais quelques semaines plus tard, il ne dit pas non, vraiment pour rendre service, et si on ne trouve pas quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre, \u00ab\u00a0si vous ne trouvez pas mieux.\u00a0\u00bb Mais il ajoute : \u00ab\u00a0Je tape \u00e0 la machine comme les commissaires de police des quartiers avec deux doigts ; je me vois mal taper un long rapport.\u00a0\u00bb (25\/02\/91)<\/p>\n<p>Finalement une solution est trouv\u00e9e : il est nomm\u00e9 procureur pour trois ans \u00e0 Chamali\u00e8res avec mission de \u00ab\u00a01) seconder le p\u00e8re S\u00e9bilo dans sa t\u00e2che de procureur, 2) s&rsquo;initier \u00e0 la comptabilit\u00e9 pour d\u00e9charger Jean-Paul Gournay au maximum, 3) voir s&rsquo;il est possible de rendre des services pastoraux.\u00a0\u00bb (02\/09\/91) Il sera aum\u00f4nier de l&rsquo;h\u00f4pital Fontmaure et rendra aussi des services dans deux cliniques. Sa nomination de trois ans est renouvel\u00e9e en 1994 pour trois nouvelles ann\u00e9es. Il a bien des probl\u00e8mes de sant\u00e9 \u00ab\u00a0examens, piq\u00fbres, pilules, comprim\u00e9s et j&rsquo;en passe. Finalement, je reste au m\u00eame point. [\u2026] Ce n&rsquo;est pas un SOS, mais je commence \u00e0 me demander si ma place n&rsquo;est pas ailleurs\u2026\u00a0\u00bb (30\/11\/96) Il tiendra quand m\u00eame les six ans, avant d&rsquo;\u00eatre nomm\u00e9 \u00e0 Montferrier o\u00f9 il va passer plus de quinze ans.<\/p>\n<p>Il va laisser le souvenir d&rsquo;un homme tr\u00e8s simple, discret, tr\u00e8s m\u00e9ticuleux dans son emploi de sacristain qu&rsquo;il remplira de nombreuses ann\u00e9es avec beaucoup d&rsquo;application. Sa grande taille pouvait en imposer un peu au d\u00e9but si on ne le connaissait pas, mais bien vite, on d\u00e9couvrait un homme qui savait se montrer plein d&rsquo;humour dans ses r\u00e9parties, et plein de charit\u00e9 dans ses remarques. Comme il l&rsquo;a toujours fait pendant ses ann\u00e9es de mission, et comme en t\u00e9moigne aujourd&rsquo;hui un confr\u00e8re qui \u00e0 v\u00e9cu avec lui en mission, il \u00e9tait d&rsquo;une fid\u00e9lit\u00e9 et d&rsquo;une r\u00e9gularit\u00e9 exemplaires \u00e0 la pri\u00e8re de chaque jour, le matin \u00e0 la m\u00e9ditation et \u00e0 la messe, le soir au chapelet et aux v\u00eapres. Il aimait revenir sur son pass\u00e9, parler de la C\u00f4te d&rsquo;Ivoire qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais quitt\u00e9 sentimentalement. Chaque jour, dans sa pri\u00e8re, il avait une pens\u00e9e sp\u00e9ciale pour le prochain confr\u00e8re qui allait quitter la maison. Il savait bien qu&rsquo;un jour, sans le savoir, il allait ainsi prier pour lui. On peut rappeler ici une anecdote qui fait sourire : il avait souvent \u00e0 la bouche l&rsquo;exclamation suivant : \u00ab\u00a0O p\u00e9tard\u00a0\u00bb, \u00e0 tel point que, le jour de son d\u00e9part de Du\u00e9kou\u00e9, un enfant \u00e0 qui l&rsquo;on demandait : \u00ab\u00a0Mais pourquoi tu pleures ?\u00a0\u00bb, r\u00e9pondit entre deux sanglots : \u00ab\u00a0O p\u00e9tard nous as quitt\u00e9s. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est vrai, il vient de nous quitter pour de bon.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon n\u00e9 le 23 janvier 1923 \u00e0 Embrun (Hautes-Alpes)dans le dioc\u00e8se de Gap (France)membre de la SMA le 5 janvier 1944pr\u00eatre le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1831,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1832","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1832","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1832"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1832\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1831"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1832"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1832"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1832"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}