{"id":1988,"date":"2015-04-29T15:56:43","date_gmt":"2015-04-29T15:56:43","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=1988"},"modified":"2015-04-29T15:56:43","modified_gmt":"2015-04-29T15:56:43","slug":"le-pere-louis-aghuillon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=1988","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Louis AGHUILLON"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1015px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-1987\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/AGHUILLON_Louis.jpg\" alt=\"AGHUILLON Louis\" width=\"113\" height=\"142\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 3 ao\u00fbt 1920 \u00e0 Saint-Vincent<br \/>dans le dioc\u00e8se du Puy-en-Velay, France<br \/>membre de la SMA le 20 octobre 1940<br \/>pr\u00eatre le 6 janvier 1945<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 1er juin 1984<\/td>\n<td>\n<p>1945-1949 Pont-Rousseau, France<br \/>professeur et directeur spirituel<br \/>1949-1983 missionnaire au Dahomey<br \/>1949-1954, Djougou (B\u00e9nin)<br \/>1954-1975, Dompago (Djougou) B\u00e9nin<br \/>1975-1977, Karhoum (Djougou) B\u00e9nin<br \/>1978, Djougou, de mars \u00e0 ao\u00fbt<br \/>1978-1979, repos en famille<br \/>1979-1982, Djougou (B\u00e9nin)<br \/>1982-1983, Badjou\u00e9 (Djougou) B\u00e9nin<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Saint-Vincent, France, le 1er juin 1984<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 64 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Louis AGUILHON (1920 &#8211; 1984)<\/p>\n<p>Louis Aguilhon est n\u00e9 le 3 ao\u00fbt 1920 \u00e0 Saint-Vincent, dans le hameau de Labroc, dans la Haute-Loire, de parents cultivateurs tr\u00e8s chr\u00e9tiens. Il a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9 le 8 ao\u00fbt 1920.<\/p>\n<p>Il entre au petit s\u00e9minaire de La Chartreuse, pr\u00e8s du Puy, o\u00f9 il poursuit ses \u00e9tudes secondaires jusqu\u2019\u00e0 la rh\u00e9torique qu\u2019il termine en 1938. C\u2019est alors qu\u2019il demande \u00e0 entrer au noviciat des Missions Africaines : Depuis longtemps l\u2019appel de Dieu : Viens, suis moi, je veux faire de toi un missionnaire, se fait entendre en mon c\u0153ur. Cet appel se fait de jour en jour de plus en plus pressant. Aussi, je viens soumettre \u00e0 votre bienveillante attention la demande suivante : je d\u00e9sirerais vivement, si possible, entrer en octobre prochain comme aspirant missionnaire au noviciat des Missions Africaines de Lyon. Le sup\u00e9rieur du petit s\u00e9minaire de la Chartreuse envoie de tr\u00e8s bons renseignements : Louis est un tr\u00e8s bon enfant, tr\u00e8s pieux, tr\u00e8s sage. Il a un vif d\u00e9sir de devenir missionnaire.<\/p>\n<p>En octobre 1938, Louis entre au noviciat de Chanly. En raison de la guerre, il le termine au Rozay, pr\u00e8s de Lyon. Le 20 octobre 1940, il devient membre des Missions Africaines. A sa sortie des Chantiers de Jeunesse en 1941, il entre au grand s\u00e9minaire du 150 \u00e0 Lyon et il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre le 6 janvier 1945. Sa maman est mourante et c\u2019est pr\u00e8s de son lit de mort qu\u2019il c\u00e9l\u00e8bre sa toute premi\u00e8re messe, un moment qu\u2019il n\u2019oubliera jamais et qui l\u2019attache encore plus \u00e0 sa maison familiale.<\/p>\n<p>On le nomme alors professeur au petit s\u00e9minaire des Missions Africaines de Pont-Rousseau o\u00f9, apr\u00e8s deux ans, il demande \u00e0 partir en Afrique, de pr\u00e9f\u00e9rence en C\u00f4te-d\u2019Ivoire. Mais on lui demande de bien vouloir rester encore dans ce s\u00e9minaire comme directeur spirituel pour y remplacer le p\u00e8re Boulo. Les jeunes se souviendront toujours de sa simplicit\u00e9, de sa bont\u00e9, de son imagination pour organiser des camps de vacances \u00e0 une \u00e9poque encore tr\u00e8s dure \u00e9conomiquement. Toute sa vie, il rappellera que la bont\u00e9 est une qualit\u00e9 sacerdotale indispensable.<\/p>\n<p>En 1949, il est nomm\u00e9 pour la mission du B\u00e9nin. Apr\u00e8s 5 ann\u00e9es \u00e0 Djougou, il est envoy\u00e9 \u00e0 Dompago en 1954. Le p\u00e8re Calvez viendra le rejoindre et il entreprendra diverses constructions, en particulier la maison des s\u0153urs canadiennes qui doivent venir s\u2019occuper de la maternit\u00e9 et du dispensaire\u2026 Quelques ann\u00e9es plus tard, en 1963, il parle toujours de constructions : son \u00e9glise, le logement des malades. Il pense d\u2019ailleurs trouver de l\u2019argent pendant son cong\u00e9 pour mener \u00e0 bien tous ces travaux. En brousse, \u00e9crit-il encore, 17 stations avec plus de 1000 \u00e9l\u00e8ves. A P\u00e2ques de cette ann\u00e9e, nous ferons une centaine de bapt\u00eames.<\/p>\n<p>En 1966, je tiens le coup, \u00e9crit-il, et la chr\u00e9tient\u00e9 augmente lentement. Je suis surtout fier de mes fermes r\u00e9alis\u00e9es gr\u00e2ce aux micro-r\u00e9alisations. J\u2019ai enfin des jeunes m\u00e9nages chr\u00e9tiens heureux d\u2019\u00eatre paysans et d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 rester au pays. Cette ann\u00e9e, c\u2019est une grande consolation.<\/p>\n<p>En 1969, un responsable provincial le visite : Le p\u00e8re Aguilhon a construit l\u2019\u00e9glise, l\u2019habitation, une grotte de Notre-Dame de Lourdes o\u00f9 il y a chaque ann\u00e9e plus de mille p\u00e8lerins. Les s\u0153urs qu\u2019il a fait venir, en plus de la maternit\u00e9 et du dispensaire, vont dans les villages pour la couture, les soins, la cat\u00e9ch\u00e8se. Il a une centaine de jacistes qui travaillent avec l\u2019aide du Secours Catholique.<\/p>\n<p>En 1975, le p\u00e8re est affect\u00e9 \u00e0 Karhoum. Fatigu\u00e9, il retrouve chez lui la sant\u00e9 et la solidit\u00e9 des gens de la Haute-Loire. Le centre de retraite spirituelle de Karhoum, pay\u00e9 essentiellement par lui et le p\u00e8re Boulo, est bien plac\u00e9 et bien conditionn\u00e9, mais on h\u00e9site \u00e0 y multiplier les r\u00e9unions aujourd\u2019hui, compte tenu du contexte de suspicion politique.<\/p>\n<p>Le 13 juillet 1977, le P\u00e8re vient en cong\u00e9. Il repart \u00e0 Djougou, en mars 1978, mais rentre malade le 22 ao\u00fbt 1978. Il se repose alors en famille. Le 17 janvier 1979, il re\u00e7oit deux lettres chez lui ; une de monseigneur Redois qui lui propose, si sa sant\u00e9 est bonne, de retourner \u00e0 Djougou, et une autre du p\u00e8re Provincial qui, de son c\u00f4t\u00e9, lui propose la procure de Chamali\u00e8res, ce qui lui permettrait de se reposer et de rendre aussi un inestimable service \u00e0 la Province. Le p\u00e8re r\u00e9pond \u00e0 ce dernier que, si son \u00e9tat de sant\u00e9 s\u2019est am\u00e9lior\u00e9, il ne lui permet pas cependant de remplir vraiment ce r\u00f4le, surtout s\u2019il s\u2019agit d\u2019organiser et de faire les foires. Il accepterait \u00e0 la rigueur, par ob\u00e9issance, ce poste pour un an \u00e0 condition de remplir un travail de bureau \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la maison. Le 15 f\u00e9vrier 1979, il avertit le provincial que, d\u2019apr\u00e8s le m\u00e9decin, il pourra certainement repartir au B\u00e9nin \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e\u2026 Il lui demande donc de le laisser repartir. Plus tard, quand il ne pourra plus rester en Afrique, il sera pr\u00eat \u00e0 tout.<\/p>\n<p>Il repart donc le 11 octobre 1979 pour Djougou o\u00f9 il aura le p\u00e8re Mathieu comme confr\u00e8re. On signale en 1981 que le p\u00e8re Aguilhon a une bonne sant\u00e9, mais un c\u0153ur fragile. Il doit \u00e9viter tout effort. Il est charg\u00e9 d\u2019un secteur de six communaut\u00e9s compos\u00e9es surtout de Dompago et de Ditamari.<\/p>\n<p>Il rentre donc en 1982 et, le 22 f\u00e9vrier, il \u00e9crit au p\u00e8re Domas qu\u2019il a pass\u00e9 un bon cong\u00e9 et qu\u2019il pense repartir d\u00e9but mai. Pour cette raison, il sollicite le papier \u00ab feu vert \u00bb qui lui permettra de prendre son billet d\u2019avion. De retour au B\u00e9nin, il est affect\u00e9 \u00e0 Badjoud\u00e9, nouveau nom de Dompago. Fin 1983, un cancer \u00e0 la gorge l\u2019oblige \u00e0 rentrer pour se soigner.<\/p>\n<p>Le 10 avril 1984, dans une lettre qui sera la derni\u00e8re, il \u00e9crit : J\u2019ai la joie de te dire que je me sens revivre et que je mange normalement. Je ne repartirai pas avant d\u2019\u00eatre compl\u00e8tement remis. Ce pourrait \u00eatre \u00e0 la fin de l\u2019\u00e9t\u00e9. C\u2019est dur d\u2019\u00eatre l\u00e0, \u00e0 ne rien faire, alors qu\u2019\u00e0 Dompago ils sont sans pr\u00eatre\u2026 Pour moi, tout cela est pri\u00e8re et je l\u2019accepte dans la joie. Mais il d\u00e9c\u00e8de dans l\u2019ambulance qui l\u2019emm\u00e8ne \u00e0 l\u2019h\u00f4pital du Puy, le 1er juin 1984.<\/p>\n<p>Le lendemain 2 juin, \u00e0 15 heures, eurent lieu les fun\u00e9railles du p\u00e8re Aguilhon dans l\u2019\u00e9glise de son bapt\u00eame, \u00e0 Saint-Vincent, \u00e9glise trop petite pour contenir la foule des parents et des amis, en pr\u00e9sence du vicaire g\u00e9n\u00e9ral et de nombreux pr\u00eatres sma et dioc\u00e9sains. Si notre douleur est grande, dit monseigneur Redois, nous savons que celle de Natitingou l\u2019est bien plus encore. La paroisse de Dompago, surtout, a \u00e9t\u00e9 profond\u00e9ment marqu\u00e9e de son empreinte d\u2019homme de Dieu et de missionnaire. Monseigneur Okioh a perdu un excellent missionnaire, mais il sait que l\u2019\u0153uvre du p\u00e8re Aguilhon continuera, encore longtemps, \u00e0 porter ses fruits.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re Louis Aguilhon a construit des b\u00e2timents, mais il a surtout cherch\u00e9 \u00e0 construire des communaut\u00e9s. Pour cela, il s\u2019est d\u2019abord fortement appuy\u00e9 sur la L\u00e9gion de Marie. Mais il s\u2019est \u00e9galement lanc\u00e9 \u00e0 fond dans la JAC, pour aider les jeunes \u00e0 rester \u00e0 la terre en vivant mieux que leurs anc\u00eatres. Il a commenc\u00e9 \u00e0 utiliser les \u00e2nes pour tirer charrues et voitures. Il sera l\u2019un de ceux qui ont cru tr\u00e8s fort \u00e0 la culture attel\u00e9e avec les b\u0153ufs, et qui ont convaincu les jeunes de la pratiquer. (P\u00e8re Yves Bergeron).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon n\u00e9 le 3 ao\u00fbt 1920 \u00e0 Saint-Vincentdans le dioc\u00e8se du Puy-en-Velay, Francemembre de la SMA le 20 octobre 1940pr\u00eatre le 6&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1987,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-1988","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1988","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1988"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1988\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1987"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1988"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1988"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1988"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}