{"id":2050,"date":"2015-05-02T07:23:26","date_gmt":"2015-05-02T07:23:26","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2050"},"modified":"2015-05-02T07:23:26","modified_gmt":"2015-05-02T07:23:26","slug":"le-frere-paul-corbineau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2050","title":{"rendered":"Le Fr\u00e8re Paul CORBINEAU"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1053px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2049\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/CORBINEAU_Paul.jpg\" alt=\"CORBINEAU Paul\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 22 d\u00e9cembre 1929 \u00e0 Pont-Saint-Martin<br \/>dans le dioc\u00e8se de Nantes, France<br \/>membre de la SMA le 4 avril 1950<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 7 juin 2000<\/td>\n<td>\n<p>1950-1952 service militaire<br \/>1952-1955 Lyon, 150, imprimerie<br \/>1955-1958 Paris, procure<br \/>1958-1960 Parakou , B\u00e9nin, procure<br \/>1960-1961 Paris, procure<br \/>1961-1962 La Croix-Valmer<br \/>1962-1967 Lyon, 150, administrateur de l&rsquo;Echo<br \/>1967-1972 Daloa, C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire<br \/>1972-1974 Rez\u00e9, procure<br \/>1974-1976 Lyon, 150, procure<br \/>1976-1979 Chamali\u00e8res, procure<br \/>1979-1981 Natitingou, B\u00e9nin, procure<br \/>1981-1987 Paris, procure<br \/>1987-1991 Chamali\u00e8res, procure<br \/>1991-2000 Rez\u00e9<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Nantes, France, le 7 juin 2000<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 70 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le fr\u00e8re Paul CORBINEAU (1929 &#8211; 2000)<\/p>\n<p>N\u00e9 le 22 d\u00e9cembre 1929 \u00e0 la Chevroli\u00e8re, sur la commune de Pont-Saint-Martin (44), Paul Corbineau appartient \u00e0 un milieu modeste &#8211; son papa est cultivateur &#8211; et \u00e0 une famille nombreuse : il a cinq fr\u00e8res et deux s\u0153urs. Ses parents accueillent avec joie le d\u00e9sir de Paul de consacrer sa vie \u00e0 la Mission. Il entre au petit s\u00e9minaire de Pont-Rousseau o\u00f9 il fait toutes ses \u00e9tudes secondaires, puis il est dirig\u00e9 vers les fr\u00e8res et il entre au noviciat des Missions Africaines, \u00e0 Chanly, en septembre 1948 ; il va avoir 19 ans.<\/p>\n<p>A la fin de ses deux ann\u00e9es de noviciat, le 4 avril 1950, il \u00e9met son premier serment temporaire qui le fait membre de la Soci\u00e9t\u00e9. Il est d\u2019abord nomm\u00e9 au Rozay, pr\u00e8s de Lyon, mais comme le travail manuel le fatigue vite, il est envoy\u00e9 \u00e0 Paris pour aider \u00e0 la procure. L\u00e0, au bout de trois ans, il prononce son serment perp\u00e9tuel et c\u2019est pour lui l\u2019occasion de solliciter de ses sup\u00e9rieurs une nomination pour l\u2019Afrique. Cette requ\u00eate est accept\u00e9e et, \u00e0 l\u2019automne 1958, il rejoint la pr\u00e9fecture de Parakou. Malheureusement pour lui, le travail \u00e0 la ferme de Kouand\u00e9 aura vite raison de ses forces physiques et, d\u00e8s le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 1960, on le retrouve \u00e0 la Croix-Valmer pour une p\u00e9riode de repos, puis \u00e0 Vichy pour une cure, et enfin \u00e0 Paris o\u00f9 il va rester une ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Durant l\u2019\u00e9t\u00e9 1961, le Conseil provincial lui demande d\u2019aller \u00e0 La Croix-Valmer pour l\u2019entretien de la maison et l\u2019aide \u00e0 fournir dans les soins \u00e0 nos chers vieux ou malades. Il accepte bien volontiers, mais tr\u00e8s vite il demande \u00e0 changer, non pas \u00e0 cause de la fatigue physique, mais parce que ses nerfs sont mis \u00e0 trop rude \u00e9preuve. Il faudrait avoir des nerfs \u00e0 toute \u00e9preuve, et ce n&rsquo;est pas mon cas, avoue-t-il d\u00e8s le mois de mars 1962. Il est alors envoy\u00e9 \u00e0 Lyon pour travailler \u00e0 l&rsquo;administration de l&rsquo;Echo.<\/p>\n<p>En 1967, sur sa demande, il retourne en Afrique, cette fois en C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire. Il est affect\u00e9 \u00e0 Sangouin\u00e9, aujourd&rsquo;hui dans le dioc\u00e8se de Man. Quelques ennuis de sant\u00e9, en particulier une double hernie, l&#8217;emp\u00eachent encore une fois de donner toute sa mesure. Disant qu&rsquo;il est peut-\u00eatre allergique \u00e0 l&rsquo;Afrique, il demande lui-m\u00eame \u00e0 rentrer et, lors de son cong\u00e9 en 1972, il apprend qu&rsquo;il est nomm\u00e9 \u00e0 Pont-Rousseau, avec, pour travail principal, la responsabilit\u00e9 des foires. D\u00e8s le mois d&rsquo;octobre 1973, il demande \u00e0 retourner en Afrique. Ce projet ne pourra se r\u00e9aliser. Apr\u00e8s quelques mois pass\u00e9s \u00e0 Chamali\u00e8res pour refaire la peinture des fen\u00eatres, travail qu&rsquo;il r\u00e9alise \u00e0 la satisfaction de tous, il est nomm\u00e9 \u00e0 la procure du 150 pour seconder le p\u00e8re Jean-Baptiste Bruyas.<\/p>\n<p>De procure en procure, il aura bient\u00f4t fait le tour de toutes les maisons de la Province. En 1976, il est nomm\u00e9 \u00e0 celle de Chamali\u00e8res pour travailler avec le p\u00e8re Chirol. Sa sant\u00e9 semble meilleure. Apr\u00e8s une derni\u00e8re op\u00e9ration pour r\u00e9gler son probl\u00e8me herniaire, il sollicite un nouveau d\u00e9part pour l&rsquo;Afrique, pour le B\u00e9nin cette fois, comme en 1958. En 1979, le Conseil lui propose le dioc\u00e8se de Natitingou pour aider le p\u00e8re Trichet \u00e0 la procure du dioc\u00e8se et surveiller certains travaux, en particulier des forages de puits dans divers villages. De Chamali\u00e8res, le fr\u00e8re r\u00e9pond qu&rsquo;il est bien d&rsquo;accord. A 50 ans, le voil\u00e0 donc pr\u00eat pour un nouveau d\u00e9part et des retrouvailles avec le B\u00e9nin qu&rsquo;il a quitt\u00e9 en 1960, il y a 19 ans !<\/p>\n<p>A Natitingou, le fr\u00e8re est \u00e0 son affaire et heureux de son travail. Pourtant, au d\u00e9but de 1981, fatigu\u00e9, il demande \u00e0 son \u00e9v\u00eaque de rentrer en France et sollicite du Conseil provincial une place dans une procure. Il est alors nomm\u00e9 de nouveau \u00e0 la rue Crillon, \u00e0 Paris, o\u00f9 il va travailler avec le p\u00e8re Francis H\u00e9ry. En 1987, le Conseil lui demande de prendre la direction de la procure de Paris. Comme le fr\u00e8re refuse une telle nomination, c&rsquo;est le p\u00e8re Bioret qui vient diriger la procure de la rue Crillon. Le fr\u00e8re Paul est alors nomm\u00e9 \u00e0 Chamali\u00e8res pour le remplacer.<\/p>\n<p>Quatre ans plus tard, sa nomination \u00e9tant arriv\u00e9e \u00e0 son terme, le fr\u00e8re est affect\u00e9 \u00e0 la maison de Rez\u00e9 pour divers services dans la communaut\u00e9. A 65 ans, il aurait bien voulu aller \u00e0 Montferrier. Mais il restera d\u00e9finitivement \u00e0 Rez\u00e9 : c\u2019est l\u00e0 qu\u2019il meurt le 7 juin 2000. Voici ce qu&rsquo;en dit le Lien : A l&rsquo;invitation du Conseil r\u00e9gional, Paul venait de faire un voyage de trois semaines en C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire \u00e0 l&rsquo;occasion de son jubil\u00e9 d&rsquo;or. Vers la mi-mai, il \u00e9tait revenu tr\u00e8s heureux d&rsquo;avoir pu \u00ab\u00a0f\u00eater\u00a0\u00bb avec les \u00e9v\u00eaques de C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire, les confr\u00e8res et les amis des sma. Son bonheur avait \u00e9t\u00e9 d&rsquo;autant plus grand qu&rsquo;il en avait profit\u00e9 pour revoir des lieux qu&rsquo;il connaissait bien et, tr\u00e8s sp\u00e9cialement, le village de Sangouin\u00e9 qu&rsquo;il avait connu voici 28 ans, mais o\u00f9 de vieux et bons amis l&rsquo;attendaient. A son retour, il avait \u00e9t\u00e9 f\u00eat\u00e9 \u00e0 la maison sma de Rez\u00e9 par tous les membres de l&rsquo;Amicale. Il avait rev\u00eatu pour l&rsquo;occasion le grand boubou qu&rsquo;on lui avait offert. Tout allait bien, et voici qu&rsquo;il vient de nous quitter tr\u00e8s rapidement, le 7 juin, apr\u00e8s quelques heures \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital, sans qu&rsquo;on sache vraiment la cause de son malaise. Il repose aujourd&rsquo;hui dans le cimeti\u00e8re de la Chevroli\u00e8re.<\/p>\n<p>Voici en quels termes le p\u00e8re Andr\u00e9 Moriceau conclut son hom\u00e9lie le jour de ses fun\u00e9railles : Paul voulait \u00eatre missionnaire et il imaginait, avec raison, qu&rsquo;il passerait en Afrique de tr\u00e8s nombreuses ann\u00e9es. En r\u00e9alit\u00e9, il n&rsquo;y est rest\u00e9 que 7 ans. Il a appris, comme chacun d&rsquo;entre nous, qu&rsquo;on ne conduit pas totalement sa vie. Sa mauvaise sant\u00e9 a \u00e9t\u00e9 pour lui un handicap, et son temp\u00e9rament lui a \u00e9galement jou\u00e9 de mauvais tours\u2026 De temps en temps, il s&#8217;emportait, il \u00e9levait la voix, il s&rsquo;ent\u00eatait parce que les choses n&rsquo;allaient pas comme il l&rsquo;aurait voulu, et il lui fallait beaucoup de temps pour retrouver la paix et recr\u00e9er des liens rompus. Il se rendait compte de cela, il savait qu&rsquo;il faisait souffrir et il aurait voulu \u00eatre diff\u00e9rent, mais ce n&rsquo;\u00e9tait pas possible. Peu \u00e0 peu, il lui a fallu s&rsquo;accepter avec ses limites et ses faiblesses\u2026 Mais, sous son \u00e9corce assez rude, se cachait une immense bont\u00e9 qui n&rsquo;a pas toujours su se dire, et qui avait sa source dans une grande sensibilit\u00e9 et dans une foi solide comme le roc. Paul aura \u00e9t\u00e9 toute sa vie un homme de pri\u00e8re qui aura su prendre du temps pour la rencontre de Dieu. Il aura \u00e9t\u00e9 un homme fid\u00e8le en amiti\u00e9 qui revenait, chaque ann\u00e9e, saluer ses amis. Il aura \u00e9t\u00e9, enfin, un homme aimant le travail bien fait, disponible pour les services les plus humbles qui, apparemment, ne sont pas grand-chose, mais qui rendent la vie plus facile et qui sont riches d&rsquo;amour.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon n\u00e9 le 22 d\u00e9cembre 1929 \u00e0 Pont-Saint-Martindans le dioc\u00e8se de Nantes, Francemembre de la SMA le 4 avril 1950d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 7&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2049,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2050","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2050","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2050"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2050\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2049"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2050"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2050"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2050"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}