{"id":2106,"date":"2015-05-04T14:17:10","date_gmt":"2015-05-04T14:17:10","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2106"},"modified":"2015-05-04T14:17:10","modified_gmt":"2015-05-04T14:17:10","slug":"le-pere-paul-rival","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2106","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Paul RIVAL"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1037px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2105\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/RIVAL_Paul.jpg\" alt=\"RIVAL Paul\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 19 juillet 1927 \u00e0 La Roche-Bernard<br \/>dans le dioc\u00e8se de Vannes, France<br \/>membre de la SMA le 24 juillet 1948<br \/>pr\u00eatre le 11 f\u00e9vrier 1952<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 13 juin 1995<\/td>\n<td>\n<p>1952-1955 Lille, \u00e9tudes<br \/>1955-1959 Chamali\u00e8res, professeur<br \/>1959-1963 Ouidah (Cotonou), B\u00e9nin, professeur<br \/>1963-1969 coll\u00e8ge Aupiais (Cotonou), professeur<br \/>1969-1980 Cotonou<br \/>1980-1981 Rez\u00e9<br \/>1981-1987 paroisse Sainte-C\u00e9cile, Cotonou<br \/>1987-1989 Pommiers (Lyon), aum\u00f4nier des s\u0153urs nda<br \/>1989-1995 Montferrier, retir\u00e9<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Montferrier-sur-Lez, France, le 13 juin 1995<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 67 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Paul RIVAL (1927 1995)<\/p>\n<p>Paul Rival est n\u00e9 le 20 juillet 1927 \u00e0 la Roche-Bernard dans le Morbihan. Il a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9 le m\u00eame jour. Il appartenait \u00e0 une famille de 4 enfants, famille tr\u00e8s croyante. A cause du travail, la famille se d\u00e9place \u00e0 Nantes. Toujours premier de classe pendant ses \u00e9tudes primaires, il avait une tr\u00e8s bonne m\u00e9moire, ce qui lui servira beaucoup dans les \u00e9preuves de sa vie.<\/p>\n<p>A cette \u00e9poque d\u00e9j\u00e0, il porte des lunettes, car sa vue est d\u00e9ficiente. Il rentre \u00e0 Pont-Rousseau en 1939. Pendant la guerre, la situation de Pont-Rousseau \u00e9tant difficile, son cours est envoy\u00e9 \u00e0 Baudonne o\u00f9 il passera deux ans. M\u00eame s\u2019il est loin de chez lui, il appr\u00e9ciera Baudonne \u00e0 cause de l\u2019atmosph\u00e8re familiale de la maison, mais surtout \u00e0 cause de la relation exceptionnelle qu\u2019entretenait le p\u00e8re Castanchoa avec les \u00e9l\u00e8ves.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s son baccalaur\u00e9at, il est admis \u00e0 Chanly o\u00f9 il devient membre de la SMA le 24 juillet 1948, puis il continue ses \u00e9tudes au \u00ab\u00a0150\u00a0\u00bb. Durant ses \u00e9tudes \u00e0 Lyon, il est marqu\u00e9 par son professeur d\u2019\u00c9criture Sainte, le p\u00e8re Eschlimann. Il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre le 11 f\u00e9vrier 1952.<\/p>\n<p>Le Conseil provincial l\u2019envoie \u00e0 Lille poursuivre des \u00e9tudes et pr\u00e9parer une licence en lettres-philosophie. Trois ans apr\u00e8s, en 1955, il est nomm\u00e9 au s\u00e9minaire de Chamali\u00e8res pour enseigner la philosophie scholastique. Ses anciens \u00e9l\u00e8ves se souviennent de la clart\u00e9 de ses cours. Mais son d\u00e9sir est de partir en Afrique. En 1959, il re\u00e7oit cette nomination attendue : il est nomm\u00e9 au Dahomey o\u00f9 il sera professeur de philosophie au petit s\u00e9minaire de Ouidah.<\/p>\n<p>En 1961, il perd la vue, au point de ne plus pouvoir lire normalement. Il rentre en France, suit plusieurs traitements et subit des op\u00e9rations. Aucune am\u00e9lioration. Le docteur lui indique que la maladie ne peut pas gu\u00e9rir, on ne peut que ralentir sa progression. Paul Rival sait qu\u2019un jour ou l\u2019autre, il ne verra plus du tout. La grosse question est celle-ci : pourra-t-il repartir en Afrique avec un tel handicap ? Le Conseil provincial souhaite qu\u2019il reste \u00e0 Chamali\u00e8res pour enseigner la scholastique. Le p\u00e8re Rival refuse en disant que cela demande de faire beaucoup de lecture, ce dont il est d\u00e9sormais incapable. Apr\u00e8s diverses h\u00e9sitations, il re\u00e7oit cette lettre : Puisque les sp\u00e9cialistes estiment que vous pouvez retourner au Dahomey sans inconv\u00e9nient, le Conseil provincial, estimant de son c\u00f4t\u00e9 que vous pourrez rendre beaucoup plus de services, au petit s\u00e9minaire de Ouidah par exemple, que dans n\u2019importe quelle autre de nos maisons de formation de France, vous met \u00e0 la disposition du Sup\u00e9rieur r\u00e9gional du Dahomey pour le dioc\u00e8se de Cotonou. C\u2019est une grande joie pour lui.<\/p>\n<p>A son retour au Dahomey, en septembre 1962, il rejoint donc \u00e0 nouveau le petit s\u00e9minaire de Ouidah. Il lui faut se r\u00e9habituer. D\u00e9sormais, il doit travailler avec un lecteur qui lui est indispensable pour lire son courrier, ses cours, les devoirs des \u00e9l\u00e8ves, ses sermons. Mais la maladie continue son \u00e9volution. En 1963, il rentre en cong\u00e9 sans savoir s\u2019il pourra revenir. D\u00e9but octobre, il reprend le bateau pour le Dahomey, mais il sera professeur de philosophie au coll\u00e8ge Aupiais, \u00e0 Cotonou. A cause de ses yeux, il devra rentrer en cong\u00e9 chaque ann\u00e9e en bateau. Sa m\u00e9moire lui servira pour faire ses cours par c\u0153ur, sans l\u2019aide d\u2019aucun papier. Dans ses temps libres, il apprend la lecture et l\u2019\u00e9criture du braille.<\/p>\n<p>En 1969, il est nomm\u00e9 vicaire \u00e0 la paroisse du Bon-Pasteur de Cotonou, toute proche du coll\u00e8ge Aupiais o\u00f9, pendant trois ans, il continue \u00e0 donner quelques cours de philosophie. C\u2019est pour lui le d\u00e9but d\u2019une nouvelle \u00e9poque de sa vie : le travail en paroisse. Malgr\u00e9 sa vue qui continue \u00e0 baisser lentement, il va donner le meilleur de lui-m\u00eame. En particulier, il va travailler \u00e0 \u00e9veiller les jeunes \u00e0 la vocation sacerdotale. A cette \u00e9poque, la paroisse du Bon- Pasteur sera la paroisse de Cotonou qui aura le plus de s\u00e9minaristes. Il entretient aussi de nombreux contacts avec des aveugles.<\/p>\n<p>D\u00e9but 1979, une \u00e9preuve attend le p\u00e8re Rival. Le docteur Perrin, son ophtalmologue de Cotonou, lui conseille de rentrer d\u00e9finitivement en France. Il a encore l\u2019\u00e2ge de s\u2019habituer \u00e0 une nouvelle activit\u00e9 en France ; plus tard, cela lui serait tr\u00e8s difficile. Son docteur de Lyon pense, au contraire, qu\u2019il peut continuer. Le Conseil provincial lui permet donc de repartir, mais pour un an. En 1980, il rentre d\u00e9finitivement, la mort dans l\u2019\u00e2me.<\/p>\n<p>En France, il est impossible de lui trouver une activit\u00e9 pastorale. Le p\u00e8re Rival souffre de cette inactivit\u00e9. Il en profite pour suivre des formations pour se conduire avec sa canne, et pour \u00e9crire \u00e0 la machine, sans se servir du peu de vue qui lui reste. Finalement, en avril 1981, le Conseil provincial accepte qu\u2019il reparte en Afrique, nouvelle qu\u2018il accueille avec beaucoup de joie. Il est nomm\u00e9 \u00e0 la paroisse Sainte-C\u00e9cile, \u00e0 Cotonou.<\/p>\n<p>Il s\u2019engage dans les m\u00eames activit\u00e9s pastorales qu\u2019il exer\u00e7ait \u00e0 la paroisse du Bon Pasteur et reprend contact avec les aveugles. Sous son impulsion et avec l\u2019aide de nombreuses personnes, il a la joie de voir s\u2019ouvrir une \u00e9cole officielle pour la formation des aveugles.<\/p>\n<p>En 1987, nouvelles difficult\u00e9s : son cur\u00e9 et compagnon, le p\u00e8re Pierre Richaud est rappel\u00e9 en France. Il passe par une p\u00e9riode de d\u00e9prime et sa m\u00e9moire, si importante pour pallier sa vue d\u00e9ficiente, commence \u00e0 lui faire d\u00e9faut. Il rentre en cong\u00e9, mais ne pourra plus repartir au B\u00e9nin. Il est alors nomm\u00e9 aum\u00f4nier des soeurs nda \u00e0 Pommiers, dans le Rh\u00f4ne. Il y est heureux, les s\u0153urs prennent tr\u00e8s bien soin de lui.<\/p>\n<p>Sa sant\u00e9 continuant \u00e0 se d\u00e9grader, il rejoint la communaut\u00e9 de Montferrier en 1989. Il ne conna\u00eet plus personne et il se perd, m\u00eame dans sa chambre. C\u2019est une \u00e9preuve lourde \u00e0 porter pour lui et pour son entourage. Il meurt le 13 juin 1995 \u00e0 Montferrier et est enterr\u00e9 au cimeti\u00e8re des Missions Africaines.<\/p>\n<p>Toute sa vie aura \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par la c\u00e9cit\u00e9. Il a d\u00fb s\u2019organiser pour pouvoir travailler. Il avait besoin d\u2019un lecteur pour pr\u00e9parer ses cours et ses hom\u00e9lies, pour corriger ses copies, pour pr\u00e9parer les liturgies et faire un peu de lecture, car il a toujours tenu \u00e0 continuer \u00e0 se cultiver. L\u2019excellente m\u00e9moire qu\u2019il avait lui a \u00e9t\u00e9 d\u2019un grand secours. Il a affront\u00e9 ce handicap avec t\u00e9nacit\u00e9. Il voulait, co\u00fbte que co\u00fbte, vivre \u00e0 fond sa vie missionnaire. Sa foi solide l\u2019a beaucoup aid\u00e9 \u00e0 tenir le coup et \u00e0 franchir tous les obstacles. Dans tout cela, il a fait l\u2019admiration de ses confr\u00e8res et de toutes les personnes qui ont travaill\u00e9 avec lui.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon n\u00e9 le 19 juillet 1927 \u00e0 La Roche-Bernarddans le dioc\u00e8se de Vannes, Francemembre de la SMA le 24 juillet 1948pr\u00eatre le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2105,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2106","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2106","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2106"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2106\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2105"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2106"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2106"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2106"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}