{"id":2114,"date":"2015-05-04T14:34:18","date_gmt":"2015-05-04T14:34:18","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2114"},"modified":"2015-05-04T14:34:18","modified_gmt":"2015-05-04T14:34:18","slug":"le-pere-paul-frering","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2114","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Paul FR\u00c9RING"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Strasbourg<\/strong> <\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1039px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2113\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/FRERING_Paul.jpg\" alt=\"FRERING Paul\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 30 ao\u00fbt 1916 \u00e0 Hohwald<br \/>dans le dioc\u00e8se de Strasbourg, France<br \/>membre de la SMA le 30 octobre 1937<br \/>pr\u00eatre le 12 janvier 1941<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 14 juin 1984<\/td>\n<td>\n<p>1941-1945 dioc\u00e8se de Metz, Saint-Avold puis Vescheim<br \/>1946-1956 missionnaire au Togo, Assahun, Palim\u00e9<br \/>Agou, Tomegb\u00e9, Vogan<br \/>1956-1967 Haguenau, professeur<br \/>1958-1967, Niederschaeffolsheim, vicaire<br \/>1967-1975, dioc\u00e8se de Strasbourg, Reichsfeld<br \/>et Bernardvill\u00e9<br \/>1975-1984 Le Zinswald, retir\u00e9<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 au Zinswald, France, le 14 juin 1984<br \/>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 68 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Paul FR\u00c9RING (1916 &#8211; 1984)<\/p>\n<p>Paul Fr\u00e9ring est n\u00e9 \u00e0 Hohwald, le 30 ao\u00fbt 1916. Le Hohwald, village de montagnes des environs de Barr, entour\u00e9 de magnifiques for\u00eats de sapins et de h\u00eatres, allait \u00eatre bien connu comme s\u00e9jour estival des gens de la haute soci\u00e9t\u00e9. Mais les habitants, b\u00fbcherons et cultivateurs, vivant d\u2019un travail p\u00e9nible, restaient de condition modeste, tels les pauvres et les humbles que le peintre Ren\u00e9 Kuder a repr\u00e9sent\u00e9s sur les murs de la petite \u00e9glise paroissiale. Le P\u00e8re Fr\u00e9ring n\u2019y avait pas v\u00e9cu longtemps. Descendant la vall\u00e9e de l\u2019Andlau, il \u00e9tait venu \u00e0 Reichsfeld, au pied de la montagne, et c\u2019est \u00e0 l\u2019\u00e9cole communale de ce village qu\u2019il avait commenc\u00e9 ses \u00e9tudes primaires en 1922.<\/p>\n<p>Le 3 novembre 1927, il entra \u00e0 l\u2019\u00e9cole apostolique de Saint-Pierre. Il passa d\u00e8s lors toutes ses ann\u00e9es d\u2019\u00e9tudes et de formation aux Missions Africaines : Saint-Pierre 1927-1928, Haguenau 1928-1935, noviciat et philosophie \u00e0 Chanly de 1935 \u00e0 1937, grand s\u00e9minaire de Saint-Pierre en 1937-1939, grand s\u00e9minaire de Lyon 1939-1940, grand s\u00e9minaire de Saint-Pierre en 1940-1941.<\/p>\n<p>Ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 exempt du service militaire par le conseil de r\u00e9vision au mois de juin 1937, il avait pu commencer ses \u00e9tudes th\u00e9ologiques d\u00e8s apr\u00e8s son temps de noviciat. Maintenu exempt par une nouvelle d\u00e9cision en novembre 1939, il ne fut donc pas mobilis\u00e9 pour la guerre et n\u2019eut pas \u00e0 interrompre ses \u00e9tudes. Mais \u00e0 l\u2019automne 1939, la maison de Saint-Pierre avait \u00e9t\u00e9 transform\u00e9e en h\u00f4pital et, d\u2019autre part, le Pr\u00e9fet du Bas-Rhin avait fait savoir qu\u2019il ne pouvait autoriser l\u2019ouverture d\u2019internats dans le d\u00e9partement. C\u2019est pour cela que la 3e ann\u00e9e de th\u00e9ologie eut lieu \u00e0 Lyon.<\/p>\n<p>En automne 1940, le s\u00e9minariste Fr\u00e9ring put revenir \u00e0 Saint-Pierre, avec quelques autres s\u00e9minaristes et professeurs. Mais, dans l\u2019Alsace annex\u00e9e, les autorit\u00e9s allemandes n\u2019autorisaient pas la r\u00e9ouverture du s\u00e9minaire et l\u2019enseignement de la th\u00e9ologie. C\u2019est donc dans des conditions incertaines et pr\u00e9caires que commen\u00e7ait la 4e ann\u00e9e. Heureusement tout se passa finalement assez bien cette ann\u00e9e-l\u00e0. Le 12 janvier 1941, le P\u00e8re fut ordonn\u00e9 pr\u00eatre \u00e0 Pfastatt par Mgr Hauger. Il avait fait son premier serment le 30 octobre 1937.<\/p>\n<p>Mais \u00e0 sa sortie du s\u00e9minaire, au mois de juin 1941, c\u2019\u00e9tait devenu tr\u00e8s risqu\u00e9 et difficile de quitter le pays pour se rendre en Afrique. En attendant des jours meilleurs, le P\u00e8re fut mis \u00e0 la disposition du dioc\u00e8se de Metz \u00e0 compter du 1er ao\u00fbt 1941. \u00c0 cette \u00e9poque, beaucoup de pr\u00eatres du territoire mosellan \u00e9taient expuls\u00e9s par les autorit\u00e9s allemandes. Le P\u00e8re Fr\u00e9ring fut nomm\u00e9 vicaire \u00e0 Saint-Avold, petite ville industrielle de la r\u00e9gion des charbonnages, \u00e0 20 km \u00e0 l\u2019ouest de Sarreguemines. Au mois de d\u00e9cembre 1942, il tomba gravement malade. Atteint du typhus, il fut hospitalis\u00e9 \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Sainte-Blandine \u00e0 Metz, puis, apr\u00e8s quelques semaines de convalescence, il fut nomm\u00e9 administrateur de la paroisse de Vescheim, village de la contr\u00e9e de Phalsbourg, dans une r\u00e9gion de vastes prairies, paisible et verdoyante, qui convenait mieux \u00e0 sa sant\u00e9 fragile. Il fut cur\u00e9 de la paroisse de Vescheim jusqu\u2019au 15 juillet 1945.<\/p>\n<p>La guerre termin\u00e9e et l\u2019Alsace lib\u00e9r\u00e9e, le P\u00e8re, nomm\u00e9 pour le Togo, pouvait songer \u00e0 partir pour les missions. En ce temps-l\u00e0, le bateau \u00e9tait le seul moyen de voyage pour passer outre-mer. Mais il \u00e9tait difficile d\u2019obtenir un passage, \u00e0 cause de la complexit\u00e9 des d\u00e9marches pr\u00e9liminaires et du nombre assez restreint de bateaux qui partaient pour la C\u00f4te d\u2019Afrique. Enfin le 25 mars 1946 un t\u00e9l\u00e9gramme de Marseille annon\u00e7ait au P\u00e8re l\u2019autorisation d\u2019embarquer. Il put, en effet, le faire le 3 avril, avec quelques autres confr\u00e8res, sur le bateau M\u00e9die. Ils d\u00e9barqu\u00e8rent \u00e0 Lom\u00e9 le 24 avril 1946, 21 jours apr\u00e8s leur d\u00e9part de Marseille.<\/p>\n<p>Les premi\u00e8res impressions du P\u00e8re Fr\u00e9ring furent optimistes. Ce devait \u00eatre un trait de son caract\u00e8re de regarder avec bienveillance les hommes et les choses. \u00c0 l\u2019arriv\u00e9e des nouveaux missionnaires \u00e0 Lom\u00e9, Monseigneur le Vicaire Apostolique et tous les P\u00e8res de la Mission \u00e9taient venus les attendre au wharf. Sur quoi, le P\u00e8re note : L\u2019empressement des P\u00e8res de Lom\u00e9 \u00e0 nous recevoir a cr\u00e9\u00e9 de suite une ambiance de fraternit\u00e9. Nous nous sentions de suite chez nous. Et pour les premiers jours qu\u2019il resta \u00e0 Lom\u00e9, le P\u00e8re ajoute : Les quelques jours pass\u00e9s l\u00e0-bas furent vraiment tr\u00e8s agr\u00e9ables. Les P\u00e8res \u00e9taient aux petits soins. J\u2019ai pass\u00e9 le dimanche \u00e0 Lom\u00e9. Par une attention charmante, le P\u00e8re Lingenheim m\u2019a offert de dire la messe paroissiale ce dimanche.<\/p>\n<p>Le mardi suivant, il monte \u00e0 Assahun, qui est sa premi\u00e8re destination. Il s\u2019y adapte tout de suite avec bonne humeur. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, \u00e9crit-il le 11 mai, ma sant\u00e9 est bonne. La maison est tr\u00e8s habitable, assez confortable. Mon travail actuel consiste \u00e0 \u00e9tudier la langue Ew\u00e9. Le cat\u00e9chiste vient tous les jours me donner des le\u00e7ons. La Mission cependant n\u2019est pas encore tr\u00e8s bien pourvue. Il y a une chapelle, qui date du temps des P\u00e8res allemands et qui est assez digne, mais beaucoup trop petite. Une \u00e9glise a \u00e9t\u00e9 mise en chantier par le P\u00e8re Hebting, et les travaux ont cess\u00e9 depuis bient\u00f4t 10 ans. Cela laisse \u00e0 penser que bien des choses restaient \u00e0 faire dans une situation o\u00f9 le manque de ressources obligeait les missionnaires \u00e0 vivre dans une grande pauvret\u00e9.<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Fr\u00e9ring devait travailler au Togo pendant dix ans, jusqu\u2019en 1956 avec un cong\u00e9 en 1951-1952. Comme le fit remarquer lors de ses obs\u00e8ques le P\u00e8re Provincial, il n\u2019eut pas le temps de s\u2019installer \u00e0 quelque station que ce soit : Il \u00e9tait le jeune missionnaire, pr\u00eat \u00e0 servir partout o\u00f9 on a besoin de lui. En l\u2019espace de dix ans, il fut \u00e0 Assahun, Palim\u00e9, Agou, Tomegb\u00e9, Vogan. Mais les changements ne le d\u00e9courag\u00e8rent pas. En ces diff\u00e9rents lieux, il n\u2019\u00e9tait pas sans remarquer les am\u00e9liorations n\u00e9cessaires, les efforts p\u00e9nibles \u00e0 fournir, mais, en m\u00eame temps, ses dispositions \u00e0 l\u2019\u00e9gard des situations diverses restaient positives, comme cela appara\u00eet lorsque l\u2019on a pu recueillir ses impressions.<\/p>\n<p>Le travail ne lui fait pas peur, pourvu que la sant\u00e9 tienne. Il a confiance en la Providence pour l\u2019aider dans les travaux o\u00f9 le devoir l\u2019a appel\u00e9. De Palim\u00e9, il \u00e9crit : Les chr\u00e9tiens de Palim\u00e9 sont sympathiques&#8230; Ce travail me pla\u00eet r\u00e9ellement. Il rel\u00e8ve la sollicitude du sup\u00e9rieur de la Mission : Le P\u00e8re Sup\u00e9rieur est vraiment gentil, il prend soin de ses vicaires. Et il appr\u00e9cie la bonne entente avec ses confr\u00e8res : Par ici \u00e0 Palim\u00e9, tout va tr\u00e8s bien, nous menons vraiment une vie de famille \u00e0 nous trois.<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Fr\u00e9ring rentra en France le 15 juillet 1956. Il fut nomm\u00e9 professeur \u00e0 l\u2019\u00e9cole de Haguenau, et il se montra anim\u00e9 d\u2019un joyeux entrain, t\u00e2chant de travailler \u00e0 la satisfaction de tous. En 1961, une nouvelle orientation allait peut-\u00eatre lui \u00eatre demand\u00e9e. C\u2019\u00e9tait devenu n\u00e9cessaire de fournir du personnel \u00e0 l\u2019\u0153uvre canadienne. Le P\u00e8re fut choisi pour cela et devait \u00eatre vice-sup\u00e9rieur du s\u00e9minaire de Montr\u00e9al. Il accepta g\u00e9n\u00e9reusement de partir pour le Canada, pour une \u0153uvre attachante, dont il savait que l\u2019on pouvait beaucoup attendre pour le bien des missions. Son mauvais \u00e9tat de sant\u00e9 mit obstacle \u00e0 son d\u00e9part. Les autorit\u00e9s canadiennes refus\u00e8rent le visa d\u2019entr\u00e9e. Il resta donc \u00e0 Haguenau, continuant son service \u00e0 l\u2019\u00e9cole jusqu\u2019en 1967, tout en \u00e9tant, de 1958 \u00e0 1967, vicaire \u00e0 Niederschaeffolsheim.<\/p>\n<p>Il fut mis ensuite \u00e0 la disposition de l\u2019\u00c9v\u00each\u00e9 de Strasbourg et il devint administrateur de Reichsfeld et Bernardvill\u00e9, paroisses qu\u2019il administra du 1er octobre 1967 au 1er mars 1975. Au mois de mars 1975, il se retira au Zinswald. L\u00e0, toujours disponible, il veilla \u00e0 assurer les services que demandait la chapelle de la maison, pour la pr\u00e9dication et le minist\u00e8re des confessions. Il se rendait aussi utile en aidant aux paroisses du voisinage. C\u2019est au Zinswald qu\u2019il mourut, le 14 juin 1984 : on le trouva mort dans sa chambre, terrass\u00e9 par une crise cardiaque.<\/p>\n<p>Le samedi 16 juin, eurent lieu ses obs\u00e8ques. Apr\u00e8s une messe conc\u00e9l\u00e9br\u00e9e \u00e0 la Chapelle du Zinswald, il fut inhum\u00e9 au cimeti\u00e8re des Missions Africaines \u00e0 Saint-Pierre. Le P\u00e8re Lucien Derr, Provincial, pronon\u00e7a l\u2019hom\u00e9lie. En toute v\u00e9rit\u00e9 &#8211; et c\u2019est une chose bonne et agr\u00e9able \u00e0 Dieu que nous sachions nous \u00e9difier des vertus de ceux qui ont v\u00e9cu parmi nous -, le P\u00e8re Provincial pouvait mentionner les excellentes qualit\u00e9s de notre confr\u00e8re, sa bont\u00e9, sa disponibilit\u00e9, son accueil simple et souriant, son comportement doux et paisible. Son passage ici-bas avait \u00e9t\u00e9 situ\u00e9 par devoir en des occupations bien diverses, mais, sa vie fut anim\u00e9e \u00e0 tout moment du m\u00eame id\u00e9al : aller \u00e0 la rencontre des hommes pour leur annoncer la joyeuse nouvelle du salut en J\u00e9sus-Christ.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Strasbourg n\u00e9 le 30 ao\u00fbt 1916 \u00e0 Hohwalddans le dioc\u00e8se de Strasbourg, Francemembre de la SMA le 30 octobre 1937pr\u00eatre le 12 janvier&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2113,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2114","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2114","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2114"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2114\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2113"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2114"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2114"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2114"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}