{"id":2127,"date":"2015-05-05T07:46:01","date_gmt":"2015-05-05T07:46:01","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2127"},"modified":"2015-05-05T07:46:01","modified_gmt":"2015-05-05T07:46:01","slug":"le-pere-joseph-puaut","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2127","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Joseph PUAUT"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1043px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2126\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/PUAUT_Joseph.jpg\" alt=\"PUAUT Joseph\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 29 septembre 1925 au Pin<br \/>dans le dioc\u00e8se de Poitiers, France<br \/>membre de la SMA le 17 novembre 1946<br \/>pr\u00eatre le 11 f\u00e9vrier 1949<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 15 juin 1997<\/td>\n<td>\n<p>1949-1954 B\u00e9oumi (Bouak\u00e9), C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire&nbsp;<br \/>1954-1955 Ti\u00e9bissou (Yamoussoukro)<br \/>1955-1957 Bouak\u00e9<br \/>1957 Dimbokro (Yamoussoukro)<br \/>1957-1959 M&rsquo;Bahiakro (Bouak\u00e9)<br \/>1960-1971 B\u00e9oumi<br \/>1971-1997 Bodokro (Bouak\u00e9)<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 au Pin, France, le 15 juin 1997<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 71 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Joseph PUAUT (1925 &#8211; 1997)<\/p>\n<p>Joseph Puaut est n\u00e9 le 29 septembre 1925, dans une famille tr\u00e8s chr\u00e9tienne de cultivateurs, habitant dans la paroisse du Pin, pr\u00e8s de Cerisay, dans le dioc\u00e8se de Poitiers. Il est baptis\u00e9 le lendemain de sa naissance. Apr\u00e8s son cycle primaire, Joseph continue ses \u00e9tudes de 1937 \u00e0 1943, d\u2019abord \u00e0 l\u2019\u00e9cole cl\u00e9ricale de Chatillon-sur-S\u00e8vre, puis au petit s\u00e9minaire de Montmorillon dans la Vienne.<\/p>\n<p>Il entre ensuite au grand s\u00e9minaire de Poitiers o\u00f9 il \u00e9tudie la philosophie, de 1943 \u00e0 1945. C\u2019est alors qu\u2019il demande \u00e0 entrer au grand s\u00e9minaire des Missions Africaines de Lyon. Tout au long de ces ann\u00e9es, Joseph n\u2019obtiendra que des appr\u00e9ciations excellentes de ses professeurs et des cur\u00e9s de sa paroisse : Il est le mod\u00e8le des dix s\u00e9minaristes de sa paroisse par sa pi\u00e9t\u00e9, sa bonne humeur, son entrain. Il est alors admis au grand s\u00e9minaire du \u00ab\u00a0150\u00a0\u00bb \u00e0 Lyon, o\u00f9 il poursuit ses \u00e9tudes th\u00e9ologiques, et o\u00f9 il prononce son 1er serment temporaire, le 17 novembre 1946. Il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre le 11 f\u00e9vrier 1949.<\/p>\n<p>C\u2019est la m\u00eame ann\u00e9e qu\u2019il est d\u00e9sign\u00e9 pour le vicariat d\u2019Abidjan en C\u00f4te-d\u2019Ivoire o\u00f9 monseigneur Boivin le nomme \u00e0 la mission de B\u00e9oumi comme vicaire du p\u00e8re Delaterrre, lui-m\u00eame ancien vicaire du p\u00e8re M\u00e9raud \u00e0 la mission de Memni. Une \u00e9cole \u00e0 rude \u00e9preuve ! Le p\u00e8re Puaut a racont\u00e9 que, le lundi matin, il devait, souvent, partir \u00e0 pied, accompagn\u00e9 d\u2019un grand \u00e9colier pour une tourn\u00e9e dans les villages et ne revenir que le samedi, bien fatigu\u00e9, mais aussi bien accueilli par son cur\u00e9.<\/p>\n<p>Joseph reste cinq ans \u00e0 B\u00e9oumi, puis est nomm\u00e9 \u00e0 Ti\u00e9bissou. Mais, apr\u00e8s un an, on lui demande de rejoindre Bouak\u00e9 dont il devient cur\u00e9. En 1957, on l\u2019envoie \u00e0 Dimbokro pour un court s\u00e9jour, puisque, dans la m\u00eame ann\u00e9e, on le retrouve \u00e0 M\u2019Bahiakro.<\/p>\n<p>C\u2019est le 27 novembre 1958 qu\u2019un vote des confr\u00e8res le d\u00e9signe comme adjoint du sup\u00e9rieur r\u00e9gional, le p\u00e8re Lombardet, nomination que le p\u00e8re Puaut refuse, puisqu\u2019il reste \u00e0 M\u2019Bahiakro jusqu\u2019en 1959. Il revient alors \u00e0 B\u00e9oumi o\u00f9 il doit remplacer comme cur\u00e9 le p\u00e8re Delaterre qui rentre en France. Joseph \u00e9crit le 22 juin 1962 : A B\u00e9oumi, tout va bien. Les sant\u00e9s sont bonnes et le travail abondant. Le mouvement de conversions qui s\u2019\u00e9tait amorc\u00e9 progresse lentement, mais s\u00fbrement. De mois en mois, nous pouvons compter de nouveaux villages qui s\u2019ouvrent. Malheureusement, comme nous ne pouvons pas \u00eatre partout, des villages entiers passent \u00e0 de nouvelles sectes. Le 26 mai 1970 : Tout va bien, mais \u00e7a irait encore mieux, si nous arrivions, un jour, \u00e0 nous pencher s\u00e9rieusement sur le probl\u00e8me des cat\u00e9chistes et \u00e0 y trouver une solution, sans quoi, nous continuerons \u00e0 tourner en rond. Et c\u2019est pourquoi le p\u00e8re Puaut a beaucoup travaill\u00e9 \u00e0 la formation de ses cat\u00e9chistes. Il a ouvert, \u00e0 la mission de B\u00e9oumi, un petit centre o\u00f9 les volontaires venaient s\u2019initier au fran\u00e7ais et se perfectionner dans l\u2019\u00e9tude des \u00e9vangiles et dans l\u2019enseignement du cat\u00e9chisme. Plac\u00e9s ensuite dans diff\u00e9rents villages, ces jeunes gens d\u00e9vou\u00e9s n\u2019ont pas peu contribu\u00e9 au d\u00e9veloppement de l\u2019\u00c9glise dans la r\u00e9gion des Baoul\u00e9s-God\u00e8s : Pour moi, tout va bien, \u00e9crit-il en 1970, la sant\u00e9 est bonne, le moral aussi. Il y a bien, parfois, des hauts et des bas, mais l\u2019optimisme reprend toujours le dessus. Apr\u00e8s vingt ans d\u2019Afrique, je pense avoir gard\u00e9 encore l\u2019id\u00e9al et l\u2019enthousiasme missionnaires. Je suis toujours persuad\u00e9 que notre r\u00f4le est d\u2019annoncer l\u2019\u00c9vangile, et c\u2019est une souffrance de voir que notre pays Baoul\u00e9 de savane n\u2019est pas encore \u00e9vang\u00e9lis\u00e9.<\/p>\n<p>La mission de B\u00e9oumi est charg\u00e9e aussi du secteur de Bodokro, dont le p\u00e8re Bouchet s\u2019est occup\u00e9 pendant quelques ann\u00e9es, et du secteur de Botro finalement confi\u00e9 par le p\u00e8re Puaut au p\u00e8re Convers venu le rejoindre \u00e0 B\u00e9oumi. Or, le 30 ao\u00fbt 1971, le p\u00e8re Puaut annonce sa nomination \u00e0 Botro comme vicaire du p\u00e8re Convers. Il \u00e9crit : Etant donn\u00e9 qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas question d\u2019avoir de nouveaux postes, c\u2019est une mani\u00e8re, je pense, de me permettre de prendre en charge la sous-pr\u00e9fecture de Bodokro d\u00e9pendant depuis l\u2019an dernier de Botro.<\/p>\n<p>A No\u00ebl 1971, il ajoute : La plus grande partie de mon temps, je le passe dans le secteur de Bodokro. Je r\u00e9side, \u00e0 tour de r\u00f4le, dans les villages o\u00f9 il y a quelques chr\u00e9tiens. C\u2019est une base de d\u00e9part d\u2019o\u00f9 je puis rayonner ensuite dans les villages des environs. Je trouve \u00e0 loger dans une case, mais j\u2019ai soin cependant d\u2019emporter un petit mat\u00e9riel de camping. Pour le reste, je fais confiance \u00e0 mes h\u00f4tes.<\/p>\n<p>Le 28 juillet 1974, en pr\u00e9sence de monseigneur Duirat et de plusieurs confr\u00e8res, il f\u00eate ses 25 ans de sacerdoce et de vie missionnaire dans sa paroisse du Pin. Dans son hom\u00e9lie, monseigneur Duirat n\u2019oublie pas d\u2019\u00e9num\u00e9rer les nombreuses missions et les villages de brousse que le p\u00e8re Puaut a inlassablement visit\u00e9s.<\/p>\n<p>A No\u00ebl 1975, il \u00e9crit : J\u2019ai aussi entrepris de faire creuser des puits au village de Myan\u2026 Tout cela ne m\u2019emp\u00eache pas de poursuivre le travail d\u2019\u00e9vang\u00e9lisation. Dans ces villages, je r\u00eave de construire une modeste chapelle. En 1981, il ajoute : Au cours de l\u2019ann\u00e9e deux \u00e9glises ont \u00e9t\u00e9 construites. Cela fait huit lieux de culte pour le secteur de Bodokro. Le p\u00e8re ne fait donc que continuer le travail de construction qu\u2019il a commenc\u00e9 \u00e0 B\u00e9oumi et \u00e0 Botro o\u00f9 il a \u00e9lev\u00e9 de nombreuses chapelles, \u00e9coles et salles de cat\u00e9chisme.<\/p>\n<p>Mais, \u00e0 partir de 1986, des lettres t\u00e9moignent de plus en plus d\u2019ennuis de sant\u00e9 : hypertension art\u00e9rielle, diab\u00e8te, ennuis cardiaques. A chaque cong\u00e9, s\u00e9jour \u00e0 l\u2019h\u00f4pital et pourtant le p\u00e8re repartait courageusement : Quand je ne suis pas bien, je prends ma voiture et je vais dans les villages. L\u00e0, au milieu des gens, je retrouve la forme. Pour \u00eatre s\u00fbr de revenir en C\u00f4te-d\u2019Ivoire, il avait bien pr\u00e9par\u00e9 son cong\u00e9 de juin 1997, en faisant son bilan m\u00e9dical \u00e0 Bouak\u00e9 avant de retourner en France. Il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 15 jours apr\u00e8s son arriv\u00e9e dans sa famille, le 15 juin. Le p\u00e8re Puaut a \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9 dans sa paroisse du Pin, le 17 juin 1997. La c\u00e9r\u00e9monie a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s simple, \u00e9crit le p\u00e8re Guy Ioux, comme l\u2019aurait souhait\u00e9 Joseph. L\u2019hom\u00e9lie a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e par le p\u00e8re Bertonneau qui, en rappelant que le p\u00e8re Puaut \u00e9tait aim\u00e9 de tous, a ajout\u00e9 : Cette reconnaissance de la r\u00e9gion de Bouak\u00e9 o\u00f9 il a tant \u0153uvr\u00e9, c\u2019est le plus beau cadeau qu\u2019il puisse emporter avec lui dans la maison du P\u00e8re.<\/p>\n<p>L\u2019annonce de son d\u00e9c\u00e8s a boulevers\u00e9 toute la r\u00e9gion de Bodokro et les gens sont venus en foule de tous les villages pour assister \u00e0 la messe c\u00e9l\u00e9br\u00e9e pour le p\u00e8re.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re Puaut a pass\u00e9 toute sa vie sacerdotale et missionnaire dans la r\u00e9gion de Bouak\u00e9. Il r\u00eavait de finir ses jours \u00e0 Bodokro o\u00f9 il \u00e9tait tr\u00e8s aim\u00e9 et o\u00f9 l\u2019on a beaucoup pleur\u00e9 ce grand missionnaire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon n\u00e9 le 29 septembre 1925 au Pindans le dioc\u00e8se de Poitiers, Francemembre de la SMA le 17 novembre 1946pr\u00eatre le 11&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2126,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2127","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2127","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2127"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2127\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2126"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2127"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2127"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2127"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}