{"id":2157,"date":"2015-05-05T13:38:35","date_gmt":"2015-05-05T13:38:35","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2157"},"modified":"2015-05-05T13:38:35","modified_gmt":"2015-05-05T13:38:35","slug":"le-pere-jean-baptiste-lebrun","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2157","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Jean-Baptiste LEBRUN"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1032px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2156\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/LEBRUN_Jean-Baptiste.jpg\" alt=\"LEBRUN Jean-Baptiste\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 21 d\u00e9cembre 1929 \u00e0 Saint-Sauveur<br \/>dans le dioc\u00e8se d&rsquo;Angers<br \/>membre de la SMA le 25 juillet 1950<br \/>pr\u00eatre le 11 f\u00e9vrier 1954<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 19 juin 2013<\/td>\n<td>\n<p>1954-1955 Tanta (H\u00e9liopolis), \u00e9tudes d&rsquo;arabe<br \/>1955-1957 Sakakini (H\u00e9liopolis), \u00e9tudes d&rsquo;arabe<br \/>1957-1961 Zifta (H\u00e9liopolis), cur\u00e9<br \/>1961-1966 Choubra (H\u00e9liopolis), vicaire<br \/>1966-1971 Lux\u00e9 (Angoul\u00eame), cur\u00e9<br \/>1971-1972 Rez\u00e9, responsable des foires<br \/>1972-1975 H\u00e9liopolis, vicaire<br \/>1975-1977 Chaponost, animation missionnaire, OPM<br \/>1978-1983 Zeitoun (H\u00e9liopolis), cur\u00e9<br \/>1978 est nomm\u00e9 sup\u00e9rieur des confr\u00e8res<br \/>1983-1999 Choubra, sup\u00e9rieur de zone<br \/>1999-2013 Montferrier, retir\u00e9<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Montferrier-sur-Lez le 19 juin 2013<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 83 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Jean-Baptiste LEBRUN &#8211; 1929-2013<\/p>\n<p>Il est n\u00e9 le 21 d\u00e9cembre 1929 \u00e0 Saint-Sauveur-de-Landemont (Maine-et-Loire), dans le dioc\u00e8se d&rsquo;Angers, et baptis\u00e9 d\u00e8s le lendemain. Son p\u00e8re est agriculteur. Il prend contact avec les Missions Africaines en f\u00e9vrier 1948, alors qu&rsquo;il est en terminale au petit s\u00e9minaire du dioc\u00e8se d&rsquo;Angers, \u00e0 Beaupr\u00e9au. A cette occasion, il \u00e9crit une longue lettre au sup\u00e9rieur provincial pour se pr\u00e9senter et solliciter son admission : laissons-lui la parole. \u00ab\u00a0Je suis le quatri\u00e8me enfant d&rsquo;une famille de paysans, le seul gar\u00e7on. Mon p\u00e8re, mort de congestion il y a deux ans, \u00e9tait d&rsquo;origine angevine. [\u2026] Malheureusement une de mes s\u0153urs, \u00e2g\u00e9e actuellement de 24 ans, est atteinte de maladie mentale. Avant la mort de mon p\u00e8re, nous vivions assez ais\u00e9ment. Depuis, l&rsquo;hospitalisation de ma s\u0153ur nous a mis dans la mis\u00e8re et ma m\u00e8re s&rsquo;est vue oblig\u00e9e d&#8217;emprunter de l&rsquo;argent. [\u2026]<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ce fut pendant ma quatri\u00e8me, en 43-44, que le petit s\u00e9minaire de Pont-Rousseau s&rsquo;est install\u00e9 chez nous, \u00e0 Saint-Sauveur-de-Landemont. [\u2026] Pendant les vacances, je n&rsquo;avais qu&rsquo;\u00e0 regarder ; j&rsquo;avais \u00e0 chaque instant sous les yeux des missionnaires et des futurs missionnaires. Je pouvais constater que l&rsquo;esprit qui les animait \u00e9tait un esprit apostolique de joie, de simplicit\u00e9 et surtout de charit\u00e9.\u00a0\u00bb Il termine sa lettre en disant : \u00ab\u00a0Pour mes \u00e9tudes, je n&rsquo;ai pas toujours \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s brillant. L&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, je me suis pr\u00e9sent\u00e9 deux fois au baccalaur\u00e9at et deux fois j&rsquo;ai \u00e9chou\u00e9. [\u2026] Disciplin\u00e9, je ne saurais dire si je l&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 assez. J&rsquo;avoue pourtant que sur ce point je n&rsquo;ai pas grand-chose \u00e0 me reprocher.\u00a0\u00bb (20 02 48)<\/p>\n<p>Le p\u00e8re Boulo, l&rsquo;un des p\u00e8res qui avaient accompagn\u00e9 les s\u00e9minaristes \u00e0 Saint-Sauveur, venait assez souvent visiter sa famille ; il eut sur lui une excellente influence et c&rsquo;est lui qui le mit en relation avec le p\u00e8re Matthieu, nouveau sup\u00e9rieur de Pont-Rousseau. Sur sa demande, il est admis \u00e0 Chanly en 1948. Exempt\u00e9 de service militaire, sans doute parce que, depuis la mort de son p\u00e8re, il est consid\u00e9r\u00e9 comme soutien de sa famille, il peut continuer sa formation \u00e0 Lyon, au 150, d\u00e8s la fin de son noviciat. Sur sa feuille d\u2019admission aux ordres, au 150, on note : \u00ab\u00a0relations avec les ma\u00eetres : sourire perp\u00e9tuel\u2026 semble plut\u00f4t intellectuel\u2026 volont\u00e9 assez bien tremp\u00e9e.\u00a0\u00bb Il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre en f\u00e9vrier 1954 et re\u00e7oit la nomination suivante : \u00ab\u00a0Vous savez que Mgr Boucheix a h\u00e2te de recevoir du renfort dans son vicariat d&rsquo;H\u00e9liopolis, o\u00f9 il y a tant \u00e0 faire dans des minist\u00e8res de genres divers. Le Conseil provincial vous met donc \u00e0 sa disposition.\u00a0\u00bb (21\/06\/54)<\/p>\n<p>A part les ann\u00e9es qu&rsquo;il passera en France, en paroisse ou dans l&rsquo;un des services de la Province, de l&rsquo;Afrique il ne conna\u00eetra que l&rsquo;Egypte. Il y passe tout d&rsquo;abord les 12 premi\u00e8res ann\u00e9es de son minist\u00e8re et commence par consacrer trois ann\u00e9es enti\u00e8res \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;arabe, \u00e0 Tanta puis \u00e0 Sakakini et il avait r\u00e9ussi \u00e0 le parler parfaitement : c&rsquo;est pourtant une langue bien difficile \u00e0 apprendre pour un occidental ! En 1957, il est nomm\u00e9 en paroisse, successivement \u00e0 Zifta, Choubra, Zeitoun, puis, apr\u00e8s une p\u00e9riode de six ann\u00e9es en France pour des raisons que nous allons expliquer, H\u00e9liopolis et enfin de nouveau Zeitoun et pour finir Choubra, pendant ses seize derni\u00e8res ann\u00e9es en Egypte, de 1983 \u00e0 1999. Si l&rsquo;on fait le compte de ses ann\u00e9es pass\u00e9es dans le pays des pharaons, on arrive \u00e0 36. Mais pour d\u00e9finir quelque peu ses activit\u00e9s, on a seulement de lui trois lettres \u00e9crites de sa main durant tout ce temps, et encore c&rsquo;est pour annoncer son arriv\u00e9e en cong\u00e9 ou pour dire qu&rsquo;il pr\u00e9pare la visite de l&rsquo;un des membres du Conseil provincial\u2026<\/p>\n<p>Le t\u00e9moignage de Mgr Gennaro di Martino, vicaire g\u00e9n\u00e9ral du dioc\u00e8se latin d&rsquo;Egypte, nous permet d&rsquo;affirmer qu&rsquo;avec Mgr Egidio Sampieri il s&rsquo;est beaucoup d\u00e9pens\u00e9 pour les vocations sacerdotales, et que, dans son apostolat, il donnait la priorit\u00e9 aux fid\u00e8les \u00ab\u00a0latins\u00a0\u00bb, sans bien s\u00fbr n\u00e9gliger les fid\u00e8les des autres rites. D&rsquo;autres t\u00e9moignages de confr\u00e8res qui l&rsquo;ont connu et qui ont travaill\u00e9 avec lui d\u00e9crivent Abouna Lebrun, comme il \u00e9tait appel\u00e9 au Caire, comme un homme droit, int\u00e8gre, un missionnaire convaincu, passionn\u00e9 pour l&rsquo;Egypte et les Egyptiens qu&rsquo;il aimait du fond de son c\u0153ur. Tr\u00e8s rigoureux pour lui-m\u00eame, mais aussi tr\u00e8s ouvert aux autres et accueillant surtout pour les pauvres, il avait l&rsquo;estime de ses confr\u00e8res qui l&rsquo;ont gard\u00e9 pendant seize ans comme sup\u00e9rieur de la zone Egypte, jusqu&rsquo;\u00e0 son d\u00e9part d\u00e9finitif. Pourtant, il n&rsquo;\u00e9tait pas toujours facile de vivre avec lui : son exigence d&rsquo;une vie simple, son rapport \u00e0 l&rsquo;argent ont cr\u00e9\u00e9 parfois des probl\u00e8mes de collaboration avec ses confr\u00e8res.<\/p>\n<p>En 1966, alors qu&rsquo;il est vicaire \u00e0 Choubra, il demande au Conseil provincial d&rsquo;\u00eatre \u00ab\u00a0mis en cong\u00e9\u00a0\u00bb : il entend par l\u00e0 \u00eatre mis \u00e0 la disposition d&rsquo;un \u00e9v\u00eaque de France aussi longtemps que la situation de sa famille l&rsquo;imposera. Li\u00e9 par son serment aux Missions Africaines, il se sentirait infid\u00e8le \u00e0 ce serment s&rsquo;il n&rsquo;avait pas une autorisation \u00e9crite de ses sup\u00e9rieurs pour s&rsquo;investir dans un travail hors de la Soci\u00e9t\u00e9. C&rsquo;est que sa famille a besoin de lui. On sait que l&rsquo;une de ses s\u0153urs est malade mentale, les deux autres sont mari\u00e9es. L&rsquo;une d&rsquo;elles, m\u00e8re de trois enfants, perd son mari dans des conditions tragiques et le mari de l&rsquo;autre tombe malade ; il y a neuf enfants \u00e0 \u00e9lever. Trouver un poste dans une paroisse pas trop loin de la famille lui permettrait de seconder ses s\u0153urs et d&rsquo;\u00eatre pour elles l&rsquo;autorit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 dont elles auront parfois besoin dans l&rsquo;\u00e9ducation de leurs enfants.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9v\u00eaque d&rsquo;Angoul\u00eame l&rsquo;accueille dans son dioc\u00e8se. Il est vicaire pour le secteur de Mansle qui regroupe 18 clochers et est plus particuli\u00e8rement charg\u00e9 de Lux\u00e9 et de Villognon. Sa maman s&rsquo;installe au presbyt\u00e8re avec lui. Les paroissiens sont accueillants et le fait de travailler en \u00e9quipe avec les pr\u00eatres du secteur est pour lui un r\u00e9confort. Il accepte aussi d&rsquo;\u00eatre l&rsquo;aum\u00f4nier du M.R.J.C. pour la zone nord-ouest du dioc\u00e8se. Chaque ann\u00e9e, tant que sa famille a besoin de lui, il est fid\u00e8le \u00e0 redemander au Conseil provincial l&rsquo;autorisation de vivre en dehors d&rsquo;une communaut\u00e9 sma, mais il pr\u00e9cise qu&rsquo;il est toujours attach\u00e9 \u00e0 la cause des missions et surtout \u00e0 sa \u00ab\u00a0ch\u00e8re Egypte\u00a0\u00bb et il esp\u00e8re que son \u00ab\u00a0exil ne durera pas toujours.\u00a0\u00bb (03\/10\/69) L&rsquo;ann\u00e9e suivante il \u00e9crit qu&rsquo;il souhaite bient\u00f4t boire de nouveau l&rsquo;eau du Nil.<\/p>\n<p>En juin 1970, les conditions de sa famille ont un peu \u00e9volu\u00e9 et sa maman vient de d\u00e9c\u00e9der au presbyt\u00e8re : il pense aussit\u00f4t \u00e0 repartir en Egypte, mais il se rend compte que, apr\u00e8s quatre ans d&rsquo;absence, il n&rsquo;est pas tellement attendu. \u00ab\u00a0Je m&rsquo;\u00e9tais imagin\u00e9 que l&rsquo;on m&rsquo;attendait sur les bords du Nil et qu&rsquo;\u00e0 la mort de ma m\u00e8re on me dirait tout de suite que j&rsquo;\u00e9tais attendu. Il a bien fallu me rendre \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence : on ne voyait pas tr\u00e8s clair ce que je pourrais faire en Egypte ; les effectifs sont au complet, je risquerais d&rsquo;\u00eatre d\u00e9\u00e7u par une vie apostolique r\u00e9duite.\u00a0\u00bb Il demande alors \u00e0 rester une ann\u00e9e de plus \u00e0 Lux\u00e9. \u00ab\u00a0Le d\u00e9sarroi dans lequel vous m&rsquo;avez vu ne s&rsquo;est pas dissip\u00e9 : d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, il y a le fait que je me sente peu d\u00e9sir\u00e9 en Egypte ; d&rsquo;un autre, le r\u00f4le que j&rsquo;ai partag\u00e9 avec ma s\u0153ur dans l&rsquo;\u00e9ducation de nos trois ni\u00e8ces orphelines de p\u00e8re et dont la m\u00e8re remari\u00e9e a \u00e9t\u00e9 d\u00e9chue l\u00e9galement de ses droits maternels ; et puis il y a la situation pr\u00e9caire du dioc\u00e8se d&rsquo;Angoul\u00eame en vocations et mon \u00e2ge qui rendraient difficile l&rsquo;adaptation dans un autre pays de mission ; enfin, et ce n&rsquo;est pas n\u00e9gligeable, la difficult\u00e9 de s&rsquo;arracher \u00e0 son petit confort.\u00a0\u00bb (03\/10\/70) Finalement, il d\u00e9cide de faire encore une ann\u00e9e dans le dioc\u00e8se pour y voir plus clair, mais il se dit pr\u00eat \u00e0 quitter Lux\u00e9 pour r\u00e9int\u00e9grer le circuit des Missions. \u00ab\u00a0Pratiquement, je serai disponible d\u00e8s le 15 juin.\u00a0\u00bb (06\/011971)<\/p>\n<p>Il est alors nomm\u00e9 \u00e0 la procure de Pont-Rousseau pour s&rsquo;occuper plus particuli\u00e8rement des foires. Il n&rsquo;est pas tr\u00e8s \u00e0 l&rsquo;aise dans ce travail et l&rsquo;ambiance de la maison lui p\u00e8se. Il attend que la porte de l&rsquo;Egypte s&rsquo;ouvre de nouveau pour lui. \u00ab\u00a0En attendant, je donnerai le meilleur de moi-m\u00eame pour que r\u00e8gne dans la maison la charit\u00e9 dans l&rsquo;accueil des autres, jeunes et moins jeunes, et pour accomplir toutes les t\u00e2ches que l&rsquo;on me confiera.\u00a0\u00bb (27\/04 1971)<\/p>\n<p>A Pont-Rousseau, il a le p\u00e8re Kerl\u00e9v\u00e9o comme sup\u00e9rieur. \u00ab\u00a0Habitu\u00e9 \u00e0 un certain type de relation bas\u00e9 sur l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 et la coresponsabilit\u00e9, je n&rsquo;arrive pas \u00e0 me faire au syst\u00e8me \u00ab\u00a0sup\u00e9rieur-inf\u00e9rieur\u00a0\u00bb o\u00f9 les uns pensent et d\u00e9cident pendant que d&rsquo;autres subissent et ex\u00e9cutent. Je ne suis pas anarchiste ; je crois \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de l&rsquo;autorit\u00e9, mais je refuse d&rsquo;\u00eatre r\u00e9duit au r\u00f4le de domestique du p\u00e8re untel ou untel. Je pense que, dans une maison comme la n\u00f4tre, nous avons le droit d&rsquo;\u00eatre consult\u00e9s ou du moins d&rsquo;\u00eatre mis au courant pour ce qui regarde ou engage la maison ou les confr\u00e8res. Comme la majorit\u00e9 ici n&rsquo;imagine pas qu&rsquo;il soit possible de partager ainsi, je me replie sur moi-m\u00eame ; ne me sentant pas partie prenante dans la marche de la maison, comme je ne veux pas mettre le mauvais esprit, je pr\u00e9f\u00e8re souffrir en silence de l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;irresponsabilit\u00e9 o\u00f9 je suis r\u00e9duit. La plupart des confr\u00e8res ont l&rsquo;air de tr\u00e8s bien s&rsquo;accommoder de ce style de relations ; ils ont de la chance, c&rsquo;est tout.\u00a0\u00bb (25\/12\/1971)<\/p>\n<p>En 1972, s&rsquo;il peut repartir en Egypte comme vicaire \u00e0 H\u00e9liopolis, ce n&rsquo;est que pour trois ans, car le Conseil le rappelle pour remplacer le p\u00e8re Louis Gonon \u00e0 Chaponost, comme d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;information et \u00e0 l&rsquo;animation missionnaire (DIAM). Son service d\u00e9bute \u00e0 la rentr\u00e9e de 1975, et d\u00e9j\u00e0 \u00e0 No\u00ebl, il met les points sur les \u00ab\u00a0i\u00a0\u00bb : \u00ab\u00a0Ce n&rsquo;est pas par plaisir, mais pas conviction que j&rsquo;ai accept\u00e9 de travailler \u00e0 l&rsquo;animation dans le Centre-Est.\u00a0\u00bb (24\/12\/75) En 1976, il est nomm\u00e9 d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 des OPM pour la r\u00e9gion Centre-Est. En janvier 1977, il demande \u00e0 repartir en Egypte, trouvant qu&rsquo;il est sous-employ\u00e9, et m\u00eame qu&rsquo;il est un malaise dans la communaut\u00e9 de Chaponost. Il revient encore \u00e0 la charge en mars de la m\u00eame ann\u00e9e, demandant d&rsquo;\u00eatre renvoy\u00e9 en Egypte avant la fin de ses trois ans et disant sa \u00ab\u00a0conviction que cette t\u00e2che ne vaut pas qu&rsquo;on lui sacrifie un missionnaire, f\u00fbt-il missionnaire en Egypte.\u00a0\u00bb (21\/03\/77) Et un mois plus tard : \u00ab\u00a0J&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 eu l&rsquo;occasion de vous dire oralement ma souffrance due au sous-emploi auquel nous avons \u00e9t\u00e9 affront\u00e9s au cours de cette ann\u00e9e. [\u2026] Cette situation, compar\u00e9e \u00e0 celle que j&rsquo;ai momentan\u00e9ment laiss\u00e9e en Egypte, m&rsquo;a amen\u00e9 \u00e0 demander \u00e0 mes sup\u00e9rieurs de me permettre de repartir en mission d\u00e8s le mois de septembre prochain.\u00a0\u00bb (11\/04\/77 au directeur des OPM)<\/p>\n<p>Finalement, en 1978, apr\u00e8s deux ans \u00e0 Chaponost, le Conseil le remet \u00e0 la disposition de l&rsquo;Eglise d&rsquo;\u00c9gypte en le remerciant bien s\u00fbr du travail accompli. Il r\u00e9pond : \u00ab\u00a0Merci des fleurs que vous avez cru bon de me faire parvenir ! Vous savez que je ne me donne pas \u00e0 moiti\u00e9, c&rsquo;est l\u00e0 sans doute mon plus grand d\u00e9faut. L&rsquo;animation missionnaire m&rsquo;a beaucoup apport\u00e9 ; c&rsquo;est une occupation merveilleuse pour un p\u00e8re emp\u00each\u00e9 de repartir et qui croit \u00e0 la Mission.\u00a0\u00bb (26\/04\/77\/) Il est nomm\u00e9 cur\u00e9 de Zeitoun. La m\u00eame ann\u00e9e, la r\u00e9gion sma \u00c9gypte est supprim\u00e9e. Apr\u00e8s consultation, Jean Lebrun est nomm\u00e9 sup\u00e9rieur des confr\u00e8res sma r\u00e9sidant en Egypte. Le Conseil provincial lui demande alors de r\u00e9sider dans l&rsquo;ancienne maison r\u00e9gionale de Sakakini pour pouvoir mieux accueillir les confr\u00e8res, et en particulier ceux qui auraient besoin de se reposer. A partir de 1983, on l&rsquo;appellera sup\u00e9rieur de zone ; c&rsquo;est la m\u00eame ann\u00e9e qu&rsquo;il est nomm\u00e9 cur\u00e9 de Choubra o\u00f9 il va rester jusqu&rsquo;\u00e0 son d\u00e9part d\u00e9finitif en 1999 : 16 ans !<\/p>\n<p>Avant une visite du provincial en Egypte, il \u00e9crit : \u00ab\u00a0Viens ici un peu comme si tu allais dans une succursale de Montferrier, ou son antichambre. Si tu as quelques minutes \u00e0 perdre, relis la convention \u00e9tablie entre la SMA et le vicariat apostolique : depuis 18 ans que je suis aux commandes, rien n&rsquo;a chang\u00e9 ! En plus, il y a le stage, c&rsquo;est tout.\u00a0\u00bb (15\/02\/96). En 1999, il est assez sage pour \u00e9couter la voix de ses confr\u00e8res qui lui disent qu&rsquo;il est temps pour lui de rentrer d\u00e9finitivement. Il avoue d&rsquo;ailleurs que sa \u00ab\u00a0sant\u00e9 est d\u00e9labr\u00e9e.\u00a0\u00bb En avril 1999, il \u00e9crit au Conseil : \u00ab\u00a0Je m&rsquo;en remets aux d\u00e9cisions du Conseil provincial. [\u2026] J&rsquo;aurais la sagesse de me laisser guider.\u00a0\u00bb Il rejoint alors la maison de Montferrier.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s quelques ann\u00e9es, sa sant\u00e9 d\u00e9cline rapidement : il parle difficilement, il marche avec peine ; il est un peu perdu dans ses id\u00e9es ; de plus, il a des probl\u00e8mes aux yeux, ce qui l&#8217;emp\u00eache pratiquement de lire : il peut cependant encore regarder la t\u00e9l\u00e9. En 2003 ou 2004, on a m\u00eame cru \u00e0 une issue fatale assez rapproch\u00e9e. Et puis, un matin, allez savoir pourquoi, il retrouve sa t\u00eate, il se l\u00e8ve, s&rsquo;\u00e9tonne de tenir debout et de pouvoir marcher. Lui que l&rsquo;on croyait perdu, le voil\u00e0 reparti pour une bonne prolongation de son s\u00e9jour \u00e0 la maison de retraite, et cela va durer plusieurs ann\u00e9es. Il est heureux d&rsquo;avoir retrouv\u00e9 la sant\u00e9, mais ne garde pratiquement aucun souvenir de sa p\u00e9riode difficile. \u00ab\u00a0J&rsquo;\u00e9tais dans un coma \u00e9veill\u00e9\u00a0\u00bb, dit-il. Il envisage m\u00eame d&rsquo;aller en famille c\u00e9l\u00e9brer une f\u00eate. C&rsquo;est comme une r\u00e9mission de quelques ann\u00e9es qui lui a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e. Puis, de nouveau, il va d\u00e9cliner. Il reste assez lucide, mais il a beaucoup de peine \u00e0 tenir debout, ses jambes faiblissent, il marche avec un d\u00e9ambulateur et avec l&rsquo;aide d&rsquo;un kin\u00e9 ; son \u00e9locution devient difficile, on ne comprend pas ce qu&rsquo;il veut dire ; il reste une grande partie de la journ\u00e9e sur un fauteuil am\u00e9nag\u00e9 pour lui.<\/p>\n<p>Il d\u00e9c\u00e8de le 19 juin 2013. C&rsquo;est le p\u00e8re Farid Ibrahim, sma \u00e9gyptien, pr\u00e9sent en France \u00e0 l&rsquo;occasion de l&rsquo;Assembl\u00e9e provinciale de la SMA, qui va \u00e0 Montferrier pr\u00e9sider les fun\u00e9railles de notre confr\u00e8re. Il termine son hom\u00e9lie par ces mots : \u00ab\u00a0Mon cher Abouna Lebrun, nous ne t&rsquo;oublierons pas ; sois heureux parmi les saints du ciel ; r\u00e9jouis-toi du Royaume qui t&rsquo;a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9. Et ne nous oublie pas dans tes pri\u00e8res en face du Seigneur.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon n\u00e9 le 21 d\u00e9cembre 1929 \u00e0 Saint-Sauveurdans le dioc\u00e8se d&rsquo;Angersmembre de la SMA le 25 juillet 1950pr\u00eatre le 11 f\u00e9vrier 1954d\u00e9c\u00e9d\u00e9&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2156,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2157","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2157","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2157"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2157\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2156"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2157"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2157"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2157"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}