{"id":2163,"date":"2015-05-05T15:27:08","date_gmt":"2015-05-05T15:27:08","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2163"},"modified":"2015-05-05T15:27:08","modified_gmt":"2015-05-05T15:27:08","slug":"le-pere-bernard-guillien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2163","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Bernard GUILLIEN"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1040px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2162\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/GUILLIEN_Bernard.jpg\" alt=\"GUILLIEN Bernard\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 6 f\u00e9vrier 1924 \u00e0 Paris<br \/>dans le dioc\u00e8se de Paris (France)<br \/>membre de la SMA le 10 f\u00e9vrier 1949<br \/>pr\u00eatre le 30 juin 1952<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le<\/td>\n<td>\n<p>1952-1953 Baudonne, professeur<br \/>1953-1958 missionnaire en C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire<br \/>1958-1963 en France pour soins<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Paris, France, le 20 juin 1963,<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 39 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Bernard GUILLIEN (1924 &#8211; 1963)<\/p>\n<p>Bernard Guillien est n\u00e9 \u00e0 Paris le 6 f\u00e9vrier 1924. Il est baptis\u00e9 \u00e0 la paroisse Saint-Vincent de Paul, le 6 d\u00e9cembre 1924. Il aura une s\u0153ur et deux fr\u00e8res et une cousine c\u00e9l\u00e8bre en la personne de Brigitte Bardot.<\/p>\n<p>Sa famille ayant rejoint la Ni\u00e8vre car son p\u00e8re, industriel, prend la direction des tr\u00e9fileries de Fourchambault, il suit ses \u00e9tudes secondaires \u00e0 l\u2019Institution Saint-Cyr de Nevers et s\u2019engage dans le scoutisme. Il y obtiendra son baccalaur\u00e9at en philosophie, en 1943. Tout en s\u2019inscrivant \u00e0 la facult\u00e9 de droit de Paris pour y pr\u00e9parer un dipl\u00f4me d\u2019administrateur des colonies, il exerce la profession de clerc d\u2019avou\u00e9. Puis durant l\u2019\u00e9t\u00e9 1944, il est apprenti-tourneur \u00e0 Nevers, dans le cadre du STO. La guerre achev\u00e9e, il devient employ\u00e9 de banque \u00e0 Nevers.<\/p>\n<p>Au cours d\u2019une retraite au monast\u00e8re b\u00e9n\u00e9dictin de la Pierre-qui-Vire, il rencontre un pr\u00eatre des Missions Africaines, \u00e0 qui il s\u2019ouvre de son d\u00e9sir de devenir missionnaire. Celui-ci lui fait rencontrer le p\u00e8re Duhil \u00e0 Paris. Admis au noviciat de Chanly, en Belgique, en 1946, il devient membre des Missions Africaines le 10 f\u00e9vrier 1949. Au terme de ses \u00e9tudes th\u00e9ologiques au grand s\u00e9minaire de Lyon, il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre par monseigneur Strebler, le 30 juin 1952.<\/p>\n<p>Le Conseil provincial lui demande d\u2019abord de rejoindre le s\u00e9minaire de Baudonne pour quelques mois de professorat, en remplacement du p\u00e8re Joseph Evain. Mais, d\u00e8s le mois de juin 1953, il re\u00e7oit sa nomination pour l\u2019Afrique : il est mis \u00e0 la disposition de monseigneur Kirmann, pour le vicariat apostolique de Sassandra. Il rejoint alors le coll\u00e8ge de Daloa o\u00f9 il est charg\u00e9 de l\u2019enseignement de l\u2019anglais. Peu \u00e0 l\u2019aise dans ce travail, malgr\u00e9 sa grande culture et un brin d\u2019originalit\u00e9, et d\u00e9sireux surtout de r\u00e9aliser un travail plus pastoral, il profite des vacances de No\u00ebl pour aller visiter les confr\u00e8res qui travaillent dans la r\u00e9gion de Man.<\/p>\n<p>Quelques mois apr\u00e8s son arriv\u00e9e, un petit bouton ingu\u00e9rissable, sur la joue, l\u2019oblige \u00e0 rencontrer un docteur qui diagnostique un cancer. Le p\u00e8re Guillien rentre en France pour des soins aux rayons X. Le mal ayant empir\u00e9, il y retournera plus tard pour une greffe de la joue. Sa maladie fut le grand tournant de sa vie. Persuad\u00e9 que le mal allait bient\u00f4t l\u2019emporter, il se donne \u00e0 fond \u00e0 l\u2019apostolat missionnaire. Avec sa moto qu\u2019il a ramen\u00e9e de France, il profite de tous ses temps libres pour parcourir la brousse, couchant dans les villages, s\u2019int\u00e9ressant \u00e0 la vie des gens. Lui qui paraissait un petit p\u00e8re tranquille, il se montre t\u00e9m\u00e9raire \u00e0 l\u2019exc\u00e8s, r\u00e9alisant, \u00e0 moto et en pirogue, des performances extraordinaires. Nomm\u00e9 \u00e0 Bouafl\u00e9 en 1955, il va partager son temps entre la direction de l\u2019\u00e9cole et le travail en brousse, et vivre un temps de grand bonheur. Il se donne \u00e0 fond, car il sait que ses jours en Afrique sont d\u00e9sormais compt\u00e9s. Au cours d\u2019un cong\u00e9, il rencontrera des s\u0153urs de Saint-Gildard, soeurs du dioc\u00e8se de Nevers. Il saura les int\u00e9resser au travail missionnaire et pr\u00e9parera l\u2019implantation de leur premi\u00e8re communaut\u00e9 en C\u00f4te d\u2019Ivoire.<\/p>\n<p>En 1958, monseigneur Rouanet, son \u00e9v\u00eaque, et le p\u00e8re Peyvel, visiteur r\u00e9gional, lui demandent de rentrer en France pour recevoir des soins. Il obtient un sursis de quelques mois, le temps d\u2019attendre le retour de cong\u00e9 du p\u00e8re Sav\u00e9an \u00e0 Bouafl\u00e9. Il rejoint alors la procure de Paris. Pendant des mois, il se fera soigner, esp\u00e9rant toujours pouvoir retourner, bient\u00f4t, en Afrique. Chaque visite d\u2019un confr\u00e8re venant de C\u00f4te d\u2019Ivoire est pour lui l\u2019occasion de retrouver courage. Mais le mal avance et l\u2019aum\u00f4nier de l\u2019institut Curie lui annoncera un jour qu\u2019il lui faut se pr\u00e9parer \u00e0 faire le grand passage. La nouvelle est rude. Il va l\u2019accepter avec une grande s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, disant simplement \u00e0 un ami de passage, le p\u00e8re Guillo : Toi, tu as de la veine, tu vas retourner en Afrique. Durant les mois qui suivent, il fera l\u2019admiration de tous ceux qui lui rendront visite. Lui qui est r\u00e9duit \u00e0 l\u2019inactivit\u00e9, il devient un homme de pri\u00e8re : c\u2019est sa mani\u00e8re de continuer \u00e0 \u00eatre missionnaire. Certains jours, il avait des heures de d\u00e9couragement. Mais, quand il recevait une lettre de C\u00f4te d\u2019Ivoire, c\u2019\u00e9tait du bonheur pour longtemps. Le p\u00e8re Marcel Ranchin, qui \u00e9tait de son cours, signale qu\u2019il gardera toujours un moral du tonnerre. M\u00eame bien malade, il continuait de conduire sa 2CV, et elle lui permit de prendre du temps pour rencontrer ses confr\u00e8res et partager avec eux.<\/p>\n<p>Il meurt \u00e0 Paris 20 juin 1963. Le cur\u00e9 de Marche, dans la Ni\u00e8vre, dira le jour de ses obs\u00e8ques : Les personnes qui eurent, au cours de ton \u00e9preuve, l\u2019avantage de te voir et de t\u2019entendre ont pu d\u00e9couvrir les richesses de ta vie int\u00e9rieure. Dans ces visites, c\u2019est toi qui donnais le plus. Nul mieux que toi, sur ton lit d\u2019h\u00f4pital, ne m\u2019a appris les secrets de la joie chr\u00e9tienne. Tu auras \u00e9t\u00e9 l\u2019ap\u00f4tre de la paix, dans l\u2019amour et la libert\u00e9 de l\u2019Evangile<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de Lyon n\u00e9 le 6 f\u00e9vrier 1924 \u00e0 Parisdans le dioc\u00e8se de Paris (France)membre de la SMA le 10 f\u00e9vrier 1949pr\u00eatre le 30&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2162,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2163","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2163","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2163"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2163\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2162"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2163"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2163"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2163"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}