{"id":2211,"date":"2015-05-06T07:18:48","date_gmt":"2015-05-06T07:18:48","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2211"},"modified":"2015-05-06T07:18:48","modified_gmt":"2015-05-06T07:18:48","slug":"le-pere-raymond-cottez","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2211","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Raymond COTTEZ"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1036px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2210\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/COTTEZ_Raymond.jpg\" alt=\"COTTEZ Raymond\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 20 novembre 1900 \u00e0 Besain<br \/>dans le dioc\u00e8se de Saint-Claude, France<br \/>membre de la SMA le 29 octobre 1927<br \/>pr\u00eatre le 27 novembre 1927<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 24 juin 1983<\/td>\n<td>\n<p>1928 Lom\u00e9, Togo<br \/>1928-1931 Kpalim\u00e9 (Lom\u00e9), Togo<br \/>1931-1932 Ad\u00e9ta, No\u00e9p\u00e9, Agou (Lom\u00e9), Togo,<br \/>1932-1933 Ts\u00e9vi\u00e9 (Lome), Togo<br \/>1933-1936 Agadji (Atakpam\u00e9), Togo<br \/>1936-1983 Temegb\u00e9, Togo<br \/>1983 Paris<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Paris, France, le 24 juin 1983<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 83 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Raymond COTTEZ (1900 &#8211; 1983)<\/p>\n<p>Raymond Cottez est n\u00e9 le 24 novembre 1900 \u00e0 Besain, petit village des contreforts du Jura, dans le dioc\u00e8se de Saint-Claude. Sa famille est profond\u00e9ment chr\u00e9tienne. Il fr\u00e9quente l\u2019\u00e9cole primaire de Besain, puis poursuit ses \u00e9tudes secondaires au petit s\u00e9minaire de Vaux-sur-Poligny. Il entre au grand s\u00e9minaire de Montciel \u00e0 Lons-le-Saunier pour \u00e9tudier la philosophie.<\/p>\n<p>De 1920 \u00e0 1922, il accomplit son service militaire dans les chasseurs alpins en Sil\u00e9sie, \u00e0 la fronti\u00e8re polonaise. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il apprend la langue allemande, ce qui lui rendra plus tard de grands services. Il retourne ensuite au grand s\u00e9minaire dioc\u00e9sain pour \u00e9tudier la th\u00e9ologie, alors que m\u00fbrit en lui le d\u00e9sir de devenir missionnaire dans la SMA.<\/p>\n<p>En septembre 1925, il \u00e9crit au p\u00e8re provincial : S\u2019il m\u2019est permis de r\u00e9pondre \u00e0 ma vocation, j\u2019\u00e9tudierai dans votre soci\u00e9t\u00e9 pour y consacrer ma vie \u00e0 l\u2019\u00e9vang\u00e9lisation des noirs de l\u2019Afrique. Avec l\u2019aide de son cur\u00e9, Raymond adresse une demande \u00e0 son \u00e9v\u00eaque, monseigneur Maillet, qui la rejette. Raymond ach\u00e8ve sa 4\u00e8me ann\u00e9e de th\u00e9ologie quand son \u00e9v\u00eaque meurt. Son successeur, monseigneur Faure, un ami de la SMA, non seulement donne l\u2019autorisation, mais l\u2019encourage \u00e0 se rendre au 150, \u00e0 Lyon, pour y faire une ann\u00e9e de probation d\u00e8s le 1er octobre 1926. Il termine ses \u00e9tudes th\u00e9ologiques entrecoup\u00e9es de stages de m\u00e9decine. Raymond devient membre de la SMA le 29 octobre 1927, et il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre un mois plus tard, le 27 novembre.<\/p>\n<p>Affect\u00e9 au Togo, il embarque \u00e0 Marseille et arrive \u00e0 Lom\u00e9 le 10 mars 1928. L\u00e0, il est charg\u00e9 de s\u2019occuper des \u00e9coles. A cause de nombreux d\u00e9parts de confr\u00e8res en Europe pour des raisons de sant\u00e9, le p\u00e8re Cottez doit faire des remplacements, successivement \u00e0 la cath\u00e9drale de Lom\u00e9 et \u00e0 Kpalim\u00e9 de 1928 \u00e0 1931. Puis c\u2019est \u00e0 Ad\u00e9ta, \u00e0 No\u00e9p\u00e9 et \u00e0 Agou, au cours des ann\u00e9es 1931 et 1932. Ensuite c\u2019est \u00e0 Ts\u00e9vi\u00e9 et \u00e0 Agadji de 1932 \u00e0 1936. En tout, sept postes en huit ans, mais il en profite pour apprendre la langue de la r\u00e9gion et s\u2019initier aux coutumes et \u00e0 la pastorale missionnaire.<\/p>\n<p>En 1936, monseigneur Jean-Marie Cessou le nomme pour ouvrir la station de Tomegb\u00e9. Il va y rester 47 ans, avec plusieurs vicaires dont le p\u00e8re Robert Simon qui, pendant 25 ans, sera son fid\u00e8le compagnon. Il travaille avec lui, sans l\u2019ombre d\u2019une m\u00e9sentente.<\/p>\n<p>Tomegb\u00e9 se situe \u00e0 100 km au nord de Kpalim\u00e9. C\u2019est la r\u00e9gion de l\u2019Akposso-Ouest, comprenant la vall\u00e9e fertile du Limit\u00e9 et une r\u00e9gion montagneuse (altitude 900 m), difficile d\u2019acc\u00e8s. La route s\u2019arr\u00eatait \u00e0 50 km et, pour construire, il fallait porter \u00e0 t\u00eate d\u2019homme tout le mat\u00e9riel. Il n\u2019y avait ni maison, ni \u00e9glise, ni \u00e9cole, tout \u00e9tait \u00e0 faire. Aid\u00e9 du p\u00e8re Robert Simon et de quelques chr\u00e9tiens, le p\u00e8re Cottez transforme la r\u00e9gion : 20 ans plus tard, il y avait 5 000 baptis\u00e9s.<\/p>\n<p>En m\u00eame temps que leur maison, les p\u00e8res Cottez et Simon construisent une \u00e9glise provisoire en terre de barre. Tout pr\u00e8s de la mission passe un torrent, le p\u00e8re Cottez tr\u00e8s ing\u00e9nieux a su le capter pour installer une petite turbine et avoir de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 peu de frais.<\/p>\n<p>Dans la r\u00e9gion, il n\u2019y avait rien et il fallait vivre des produits du pays. En 1933, le p\u00e8re rentre en cong\u00e9, affaibli et malade. Il prolonge son repos en famille en rendant des services dans sa paroisse. Un an plus tard, ayant bien r\u00e9cup\u00e9r\u00e9, il revient au Togo en octobre 1934. A chaque cong\u00e9, il en sera plus ou moins ainsi.<\/p>\n<p>En 1937, le p\u00e8re ouvre une \u00e9cole \u00e0 Tomegb\u00e9, une \u00e9cole qui deviendra c\u00e9l\u00e8bre par ses succ\u00e8s aux examens officiels. Pour avoir des ressources et initier les gar\u00e7ons, il ouvre une plantation de caf\u00e9 et de cacao qu\u2019il dirige lui-m\u00eame, sans se d\u00e9courager.<\/p>\n<p>En 1942, trois s\u0153urs du Sacr\u00e9-C\u0153ur de Menton viennent pour s\u2019occuper du dispensaire qu\u2019il vient de construire ; lui-m\u00eame soignait les malades autant qu\u2019il le pouvait. Il demande aussi aux s\u0153urs d\u2019initier les jeunes filles \u00e0 la couture, aux soins du m\u00e9nage et \u00e0 l\u2019art de soigner les malades. En 1946, il construira une maternit\u00e9, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du dispensaire.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re Cottez est bient\u00f4t compl\u00e8tement \u00e9puis\u00e9 parce que surmen\u00e9 et sous-aliment\u00e9. En 1944, il veut rentrer en France ; il doit s\u2019arr\u00eater \u00e0 Rabat chez les Franciscains. En septembre, il est \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de Fez comme aum\u00f4nier des religieuses Franciscaines de Marie. Bien soign\u00e9, il peut regagner la France, en mai 1945, sur un avion militaire am\u00e9ricain. Il ach\u00e8ve de se reposer en famille, avant de retrouver sa mission de Tomegb\u00e9.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re Cottez faisait toutes ses tourn\u00e9es \u00e0 moto. De constitution faible (il ne pesait que 50 kg), il avait une grande endurance. En 1940, la route arrivait \u00e0 Badou. Quelques ann\u00e9es apr\u00e8s, elle atteindra Tomegb\u00e9. Il ach\u00e8te alors une vieille Peugeot 201. Elle lui a servi jusqu\u2019en 1952 pour les tourn\u00e9es pastorales, pour faire le ravitaillement et le transport des malades. Puis il se procure une vielle Malford qu\u2019il r\u00e9pare et dont il se sert pour transporter tous les mat\u00e9riaux de la grande \u00e9glise qu\u2019il construisait avec charpente m\u00e9tallique.<\/p>\n<p>En 1952, le p\u00e8re Cottez rentre en France. Il peut revoir sa maman qui meurt quelques jours avant son retour au Togo, fin janvier 1953. En cette m\u00eame ann\u00e9e, \u00e0 l\u2019occasion du 14 juillet, le gouvernement fran\u00e7ais le fait Chevalier de la L\u00e9gion d\u2019Honneur pour le travail accompli en faveur du d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Mais les plus beaux succ\u00e8s du p\u00e8re Cottez sont d\u2019un autre ordre. Il a envoy\u00e9 12 s\u00e9minaristes au s\u00e9minaire Saint-Gall \u00e0 Ouidah et un au s\u00e9minaire Saint-Urbain \u00e0 Rome. L\u2019un d\u2019eux deviendra \u00e9v\u00eaque d\u2019Atakpam\u00e9, monseigneur Philippe Kpodzro, aujourd\u2019hui archev\u00eaque de Lom\u00e9. Par ailleurs, deux jeunes filles de la r\u00e9gion deviennent religieuses. Tous les instituteurs de ses \u00e9coles seront originaires de la r\u00e9gion, des instituteurs qu\u2019il a form\u00e9s lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>En 1960, il ouvre un coll\u00e8ge catholique avec le p\u00e8re Materne Hussher. En 1966, il est d\u00e9cor\u00e9 de l\u2019Etoile Noire du B\u00e9nin et promu Officier de l\u2019Ordre du Mono, pour le r\u00e9compenser d\u2019avoir contribu\u00e9 \u00e0 la formation de nombreuses \u00e9lites : des m\u00e9decins, des infirmiers, des sages-femmes, des magistrats et administrateurs, des professeurs et instituteurs, et m\u00eame un ambassadeur \u00e0 l\u2019O.N.U.<br \/>Le 27 septembre 1977, le p\u00e8re Cottez f\u00eate ses 50 ans de sacerdoce. Il reste toujours \u00e0 Tomegb\u00e9 comme pr\u00eatre habitu\u00e9, alors que, depuis deux ans, son vicaire, l\u2019abb\u00e9 Jean-Baptiste B\u00e9diaku est devenu le cur\u00e9 de la paroisse.<\/p>\n<p>Tous les cinq ans, le p\u00e8re Cottez part en cong\u00e9 au pays natal pour refaire ses forces. Ses sup\u00e9rieurs l\u2019invitent \u00e0 quitter le Togo pour entrer \u00e0 la maison de retraite de Montferrier. Quoique affaibli et un peu d\u00e9pass\u00e9, il veut poursuivre son travail missionnaire jusqu\u2019au moment o\u00f9 ses forces l\u2019abandonnent.<\/p>\n<p>Avant le f\u00eate de P\u00e2ques 1983, il peut assurer, une derni\u00e8re fois, les confessions pascales dans les diff\u00e9rents villages de Tomegb\u00e9 et de Badou. Mais, le 13 avril, le p\u00e8re fait une chute dans la fosse du garage de la mission et se fracture le haut du bras. Hospitalis\u00e9 \u00e0 Lom\u00e9, il y reste un mois. Il est rapatri\u00e9 sanitaire et est op\u00e9r\u00e9 \u00e0 Paris dans les services de l\u2019h\u00f4pital Saint- Joseph. Peu apr\u00e8s, il est frapp\u00e9 d\u2019h\u00e9mipl\u00e9gie ; conduit \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de Tenou, il meurt le 24 juin.<\/p>\n<p>Le jour m\u00eame, il est transport\u00e9 dans son village natal o\u00f9 il est accueilli par son grand fr\u00e8re Maurice, ses neveux et ni\u00e8ces et toute la population.<\/p>\n<p>D\u00e8s qu\u2019elles apprennent la mort du p\u00e8re, les autorit\u00e9s civiles et religieuses du Togo demandent avec insistance que son corps soit rapatri\u00e9. La famille accepte. L\u2019enterrement grandiose eut lieu alors \u00e0 Tomegb\u00e9, le 16 juillet, en pr\u00e9sence d\u2019une foule immense.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re Raymond Cottez, surnomm\u00e9 Fadaga n\u2019a jamais eu d\u2019autre ambition que d\u2019\u00eatre pr\u00eatre et missionnaire selon le c\u0153ur de Dieu. D\u2019une grande fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 sa vie spirituelle, il n\u2019a jamais eu d\u2019autre souci que de faire conna\u00eetre et aimer le Christ qui l\u2019avait saisi. Ses qualit\u00e9s humaines et spirituelles, sacerdotales et apostoliques, il les a pleinement mises au service de la mission. Fadaga repose maintenant dans l\u2019\u00e9glise de Tomegb\u00e9, au milieu de ce peuple qu\u2019il a tant aim\u00e9 et servi pendant 55 ans, et qui le lui a bien rendu.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon n\u00e9 le 20 novembre 1900 \u00e0 Besaindans le dioc\u00e8se de Saint-Claude, Francemembre de la SMA le 29 octobre 1927pr\u00eatre le 27&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2210,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2211","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2211","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2211"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2211\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2210"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2211"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2211"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2211"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}