{"id":2274,"date":"2015-05-06T17:12:52","date_gmt":"2015-05-06T17:12:52","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2274"},"modified":"2015-05-06T17:12:52","modified_gmt":"2015-05-06T17:12:52","slug":"le-pere-joseph-roux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2274","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Joseph ROUX"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; membre associ\u00e9<\/strong> <\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1035px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2273\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/ROUX_Joseph.jpg\" alt=\"ROUX Joseph\" width=\"113\" height=\"140\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 5 octobre 1920 au Creusot<br \/>dans le dioc\u00e8se d\u2019Autun, France<br \/>membre associ\u00e9 de la SMA<br \/>pr\u00eatre le 7 octobre 1948<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 30 juin 1992<\/td>\n<td>\n<p>\u00e9tudiant dans les maisons sma<br \/>1948-1965 ordonn\u00e9 pour le dioc\u00e8se d\u2019Autun<br \/>pour raisons de sant\u00e9<br \/>travaille dans son dioc\u00e8se jusqu&rsquo;en 1965<br \/>1965-1983 Fidei Donum en C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire<br \/>1983-1992 dans son dioc\u00e8se, soins<br \/>1992-mars Montferrier, retir\u00e9<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Montferrier-sur-Lez, France, le 30 juin 1992<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 71 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Joseph ROUX (1920 &#8211; 1992<\/p>\n<p>N\u00e9 le 5 octobre 1920 au Creusot, Joseph \u00e9tait fils unique. Son p\u00e8re, infirme, gagnait sa vie en se livrant \u00e0 toutes sortes de petits travaux. Sa m\u00e8re n&rsquo;avait pas, elle non plus, une tr\u00e8s bonne sant\u00e9. Joseph a \u00e9t\u00e9 attir\u00e9 tr\u00e8s jeune par la vocation sacerdotale et missionnaire. A 13 ans, il va au petit s\u00e9minaire de Chamali\u00e8res, puis il rejoint Rez\u00e9 et, enfin, Martign\u00e9-Ferchaud.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s deux ans de noviciat, c&rsquo;est la guerre, les chantiers de jeunesse et le S.T.O. Il y contracte la tuberculose. R\u00e9form\u00e9 et pensionn\u00e9, apr\u00e8s son r\u00e9tablissement, il continue ses \u00e9tudes au \u00ab\u00a0150\u00a0\u00bb, de 1944 \u00e0 1947. Mais la maladie revient et s&rsquo;installe. Il rejoint donc son dioc\u00e8se o\u00f9 il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre le 7 octobre 1948. Il y exerce son minist\u00e8re jusqu&rsquo;en 1965, puis il demande \u00e0 partir en mission, malgr\u00e9 ses paroissiens qui font tout pour le retenir.<\/p>\n<p>Nomm\u00e9 en C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire, il est affect\u00e9 au petit s\u00e9minaire de Man comme professeur d&rsquo;histoire et de g\u00e9ographie. Bien qu&rsquo;il soit un peu d\u00e9\u00e7u, car il n&rsquo;aime pas le professorat, il fait merveilleusement son travail. Heureusement pour lui, il est bient\u00f4t affect\u00e9 \u00e0 la paroisse de Man. Il y restera deux ans. Les chr\u00e9tiens ne sont pas encore nombreux. Son z\u00e8le est ardent. Il va dans les villages \u00e9loign\u00e9s et s&rsquo;int\u00e9resse \u00e0 tous ceux qu&rsquo;il rencontre. Il se r\u00e9v\u00e9lera aussi un tr\u00e8s bon constructeur, \u00e9difiant une magnifique chapelle \u00e0 Gouinpleu. Comme tout missionnaire, il n&rsquo;a pas beaucoup de moyens financiers. Il utilise sa pension et, surtout, les dons de ses anciennes paroisses de France qui le soutiendront jusqu&rsquo;\u00e0 la fin.<\/p>\n<p>En 1968, Man devient dioc\u00e8se. Avec le p\u00e8re Panis comme cur\u00e9, le p\u00e8re Roux est affect\u00e9 \u00e0 Biankouma, gros village comptant seulement quelques chr\u00e9tiens venus du sud. Il y travaille avec beaucoup d&rsquo;enthousiasme, jusqu&rsquo;au moment o\u00f9 il est envoy\u00e9 \u00e0 Toul\u00e9pleu. Dans ce poste, le p\u00e8re Chaize, son voisin, sera pour lui un fr\u00e8re. Le p\u00e8re Joseph commence par construire une petite habitation, puis une belle chapelle. Il parcourt les villages pa\u00efens, s&rsquo;int\u00e9resse aux gens, leur parle de l&rsquo;Evangile, les initie \u00e0 la pri\u00e8re. Il forme une communaut\u00e9 de femmes qui ne connaissent que quelques mots de pri\u00e8re, mais qui mettent beaucoup de conviction pour les r\u00e9citer. On les admire, tant leur foi est grande. En 1971, il doit rentrer en France pour une op\u00e9ration. Mais sit\u00f4t r\u00e9tabli, il rejoint, de nouveau, Toul\u00e9pleu o\u00f9 il reprend son travail et r\u00e9ussit \u00e0 cr\u00e9er une dizaine de communaut\u00e9s.<\/p>\n<p>En Corse o\u00f9 il est venu pour un temps de repos, il accepte de servir dans une paroisse pour un an et demi. Il se sent seul. C&rsquo;est alors qu&rsquo;il \u00e9crit au provincial des Missions Africaines pour lui exprimer son d\u00e9sir d&rsquo;entrer de nouveau dans la SMA pour partager de l&rsquo;int\u00e9rieur joies et peines de la famille. Apr\u00e8s entente avec l&rsquo;\u00e9v\u00eaque d&rsquo;Autun, les sup\u00e9rieurs donnent leur accord pour accepter Joseph comme membre associ\u00e9 , ce qui a l&rsquo;avantage de maintenir les liens avec le dioc\u00e8se d&rsquo;origine tout en apportant le soutien moral, spirituel et mat\u00e9riel d&rsquo;un Institut dont le r\u00f4le est de servir d\u2019interm\u00e9diaire entre l&rsquo;Eglise qui envoie et l&rsquo;Eglise qui re\u00e7oit. Revenu en C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire, il est affect\u00e9 \u00e0 Zagn\u00e9, puis \u00e0 Sipilou. L\u00e0 encore, il construit une habitation et une \u00e9glise, et il reprend le travail d&rsquo;\u00e9vang\u00e9lisation. Il laissera une centaine de baptis\u00e9s dans cette paroisse, quand il la quittera en 1983, \u00e0 moiti\u00e9 \u00e9puis\u00e9.<\/p>\n<p>De retour dans son dioc\u00e8se, il se met au service de ses confr\u00e8res, avant de prendre sa retraite en famille en 1986. En 1992, fatigu\u00e9, il rejoint Chamali\u00e8res. Mais suite \u00e0 une op\u00e9ration le 13 mars 1992, il d\u00e9cide de finir sa vie \u00e0 la maison de retraite de Montferrier. Mais les progr\u00e8s du mal sont tr\u00e8s rapides. Il s&rsquo;affaiblit rapidement et souffre beaucoup, malgr\u00e9 les calmants. Il s&rsquo;\u00e9teint le 30 juin.<\/p>\n<p>Nous retiendrons du p\u00e8re Joseph son bon caract\u00e8re, sa bont\u00e9, sa courtoisie, son amour fraternel pour ses fr\u00e8res pr\u00eatres. Il est aim\u00e9 de sa famille, aim\u00e9 de tout le monde. Voici quelques extraits d&rsquo;une lettre qu&rsquo;il a re\u00e7ue de sa famille : J\u2019ai de la peine \u00e0 vous voir tr\u00e8s malade, vous qui \u00eates si fort dans les difficult\u00e9s. Vous \u00eates un exemple pour moi. Je ne l&rsquo;oublierai pas. J\u2019ai appris, de vous, toutes les bonnes choses de la vie, celles que vous avez \u00e9crites et celles que vous m&rsquo;avez montr\u00e9es.<\/p>\n<p>Tout au long de sa vie, il a souffert sans trop le montrer, sans se plaindre. Quand il \u00e9tait en C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire, les routes n&rsquo;\u00e9taient pas goudronn\u00e9es. A la saison des pluies, c&rsquo;\u00e9tait la boue ; \u00e0 la saison s\u00e8che, la poussi\u00e8re et la \u00ab\u00a0t\u00f4le ondul\u00e9e\u00a0\u00bb. Il a pein\u00e9 pour porter le mat\u00e9riel de construction avec sa camionnette, et parfois des camions. Il n&rsquo;avait pas de cuisinier et faisait lui-m\u00eame de la bonne cuisine qu&rsquo;il aimait partager avec ses visiteurs. Il \u00e9tait g\u00e9n\u00e9reux pour les pauvres. Quelque temps avant qu&rsquo;il n&rsquo;arrive \u00e0 Montferrier, alors qu&rsquo;il se reposait \u00e0 Chamali\u00e8res, je lui avais \u00e9crit pour la Saint-Joseph. Il m&rsquo;avait r\u00e9pondu avec une petite carte seulement, mais une phrase m&rsquo;avait \u00e9tonn\u00e9 : Quand on quitte l&rsquo;obscurit\u00e9, on est content d&rsquo;entrer dans la lumi\u00e8re. (P\u00e8re Jacques Dalbin)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; membre associ\u00e9 n\u00e9 le 5 octobre 1920 au Creusotdans le dioc\u00e8se d\u2019Autun, Francemembre associ\u00e9 de la SMApr\u00eatre le 7 octobre 1948d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 30 juin&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2273,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2274","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2274","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2274"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2274\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2273"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2274"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2274"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2274"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}