{"id":2288,"date":"2015-05-21T07:48:15","date_gmt":"2015-05-21T07:48:15","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2288"},"modified":"2015-05-21T07:48:15","modified_gmt":"2015-05-21T07:48:15","slug":"le-pere-andre-chassaignon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2288","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Andr\u00e9 CHASSAIGNON"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1053px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2287\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/CHASSAIGNON_Andre.jpg\" alt=\"CHASSAIGNON Andre\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 12 septembre 1901 \u00e0 Lyon (Rh\u00f4ne)<br \/>dans le dioc\u00e8se de Lyon, France<br \/>membre de la SMA le 29 octobre 1927<br \/>pr\u00eatre le 24 mars 1928<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 5 juillet 1972<\/td>\n<td>\n<p>1928-1929 professeur \u00e0 Saint-Priest<br \/>1929-1967 missionnaire en C\u00f4te d\u2019Ivoire<br \/>Abidjan, Bongouanou<br \/>1967-1969 \u00e9conome \u00e0 Chaponost<br \/>1969-1972 procureur \u00e0 La Croix-Valmer<\/p>\n<p>chevalier de la l\u00e9gion d\u2019honneur<br \/>officier de l\u2019Ordre national de C\u00f4te d\u2019Ivoire<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Meyreuil, France, le 5 juillet 1972,<br \/>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 71 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Andr\u00e9 CHASSAIGNON (1901 &#8211; 1972)<\/p>\n<p>Andr\u00e9 Chassaignon na\u00eet \u00e0 Lyon le 12 septembre 1901. Il fait ses \u00e9tudes primaires \u00e0 Tassin-La-Demi-Lune, ses \u00e9tudes secondaires \u00e0 l\u2019\u00e9cole Saint-Fran\u00e7ois de Sales \u00e0 Lyon, puis au petit s\u00e9minaire Saint-Thomas \u00e0 Oullins, o\u00f9 il obtient son brevet \u00e9l\u00e9mentaire. Il entre au grand s\u00e9minaire de Lyon, \u00e0 Francheville, en 1924 et il y reste deux ans.<\/p>\n<p>Le 1er octobre 1926, il entre au grand s\u00e9minaire des Missions Africaines \u00e0 Lyon et y poursuit ses \u00e9tudes. Le sup\u00e9rieur du s\u00e9minaire de Francheville le pr\u00e9sente ainsi aux Missions Africaines : S\u00e9minariste ordinaire, conduite sans gros reproches ; sa demande pour \u00eatre missionnaire prouve que le fond est bien meilleur que les apparences : nous l\u2019aurions volontiers gard\u00e9. Il devient membre des Missions Africaines le 29 octobre 1927, et re\u00e7oit la pr\u00eatrise le 24 mars 1928. Ici, on l\u2019appr\u00e9cie pour son esprit enjou\u00e9, plein d\u2019humour, de gentillesse et de gaiet\u00e9, et pour son temp\u00e9rament g\u00e9n\u00e9reux et d\u00e9vou\u00e9. Jeune pr\u00eatre, il est nomm\u00e9 professeur au s\u00e9minaire de Saint-Priest pour l\u2019ann\u00e9e scolaire 1928-1929.<\/p>\n<p>En 1929, il est nomm\u00e9 pour la C\u00f4te-d\u2019Ivoire. Il y arrive le 2 d\u00e9cembre. Attach\u00e9 au district d\u2019Abengourou (une mission r\u00e9cente, fond\u00e9e en 1928) avec le p\u00e8re Kirmann, il s\u2019occupe surtout de la direction de l\u2019\u00e9cole et de la visite des villages peu \u00e9loign\u00e9s, autour d\u2019Abengourou.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re rentre en cong\u00e9 en 1935, puis retourne \u00e0 Abengourou. En avril 1940, il est responsable d\u2019Abengourou, mais n\u2019a qu\u2019un d\u00e9sir : fonder une nouvelle mission \u00e0 Bongouanou. Il pr\u00e9pare le terrain par de nombreuses visites, s\u2019y faisant ainsi de solides amiti\u00e9s. Le 27 octobre 1941, Mgr Boivin d\u00e9cide la fondation de la mission de Bongouanou avec le p\u00e8re Chassaignon comme premier sup\u00e9rieur et l\u2019Abb\u00e9 Ren\u00e9 Kouassi (premier pr\u00eatre ivoirien et le seul, \u00e0 cette \u00e9poque) comme vicaire.<\/p>\n<p>Le 15 mars1942, avec son vicaire, ils arrivent \u00e0 Bongouanou et s\u2019installent dans une case de fortune situ\u00e9e en plein village, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019ancienne chapelle. Les gens du village pr\u00eatent quelques tables et chaises, tandis que les p\u00e8res apportent deux lits de fer et des caisses : voil\u00e0 le mobilier. Les rats et les termites font des d\u00e9g\u00e2ts ; les trous de la toiture obligent parfois \u00e0 changer les lits de place, la nuit, quand il pleut. Le p\u00e8re Chassaignon s\u2019occupe des travaux de construction de la nouvelle mission. Il rencontre beaucoup de difficult\u00e9s pour trouver des ma\u00e7ons, des menuisiers, du ciment et autres mat\u00e9riaux : c\u2019est encore la guerre en Europe. Les travaux sont interrompus \u00e0 plusieurs reprises.<\/p>\n<p>Le 2 f\u00e9vrier 1943, le p\u00e8re Chassaignon est subitement pris d\u2019une syncope provoqu\u00e9e par une h\u00e9morragie intestinale : il est hospitalis\u00e9 en h\u00e2te \u00e0 Abidjan. Il revient \u00e0 Bongouanou le 30 mars et retrouve toujours les m\u00eames difficult\u00e9s dans les travaux de construction. Il r\u00e9ussit cependant \u00e0 couvrir la maison en papo (branches de palmier tuil\u00e9es les unes sur les autres) avant la fin de l\u2019ann\u00e9e 1943. Le 2 ao\u00fbt 1943, monseigneur Kirmann b\u00e9nit la chapelle et le presbyt\u00e8re pas tout \u00e0 fait achev\u00e9, en pr\u00e9sence de monseigneur Boivin. Le 12 ao\u00fbt, les p\u00e8res viennent habiter la nouvelle maison avant les finitions. Le 6 novembre, le p\u00e8re Chassaignon est pris d\u2019une violente h\u00e9moptysie ; il est \u00e0 nouveau hospitalis\u00e9. En mai, puis en juin 1944, ces crises se renouvellent.<\/p>\n<p>En 1946, le p\u00e8re Chassaignon perd son vicaire et reste seul \u00e0 Bongouanou : il trouve cela dur. Le 22 mai 1946, le p\u00e8re Prouvost, visiteur apostolique, arrive \u00e0 Bongouanou accompagn\u00e9 de monseigneur Boivin. Il y reste deux jours. Les chr\u00e9tiens lui font un accueil triomphal : lui-m\u00eame dit ne pas avoir encore rencontr\u00e9 un pareil enthousiasme.<\/p>\n<p>A son retour de cong\u00e9 en janvier 1948, le p\u00e8re Badoc devient son compagnon \u00e0 Bongouanou. Durant son voyage, il a \u00e9t\u00e9 accompagn\u00e9 de l\u2019abb\u00e9 Cartier, cur\u00e9 de la paroisse Notre-Dame de la Paix \u00e0 V\u00e9nissieux qui va patronner, avec sa communaut\u00e9, la future mission de Ouell\u00e9. Au mois de mai 1948, monseigneur Boivin vient pour une tourn\u00e9e de confirmation ; il n\u2019y en a plus eu depuis cinq ans et de nombreux chr\u00e9tiens attendaient cela avec impatience.<\/p>\n<p>La fin de cette ann\u00e9e 1948 est assombrie par l\u2019agitation politique. En 1948, une fusillade \u00e0 Dimbokro a fait une quinzaine de morts. A l\u2019occasion d\u2019une tourn\u00e9e de propagande du R.D.A., pendant cinq jours, ce n\u2019est que bagarres continuelles \u00e0 Bongouanou, \u00e0 Broukro, \u00e0 Assafoufou\u00e9 et \u00e0 Arrah. Le p\u00e8re Chassaignon est lui-m\u00eame menac\u00e9.<\/p>\n<p>En juillet 1949, le p\u00e8re est hospitalis\u00e9 pendant huit jours \u00e0 Abidjan. Il en revient avec le p\u00e8re Alainmat qui doit lui succ\u00e9der \u00e0 Bongouanou. Le 7 ao\u00fbt, il fait ses adieux \u00e0 ses paroissiens pour aller \u00e0 Ouell\u00e9 fonder la nouvelle mission, o\u00f9 il n\u2019y a encore ni \u00e9glise, ni maison. En 1951, il est nomm\u00e9 cur\u00e9 de Bouak\u00e9. En 1955, il est sup\u00e9rieur de la mission de Toumodi o\u00f9 il reste plusieurs ann\u00e9es. En 1962, le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique le d\u00e9core de la croix de l\u2019Ordre national de C\u00f4te-d\u2019Ivoire. En 1963, il est fait chevalier de L\u00e9gion d\u2019honneur. Apr\u00e8s Toumodi, il devient sup\u00e9rieur de la mission de Yamoussoukro. L\u00e0, les autorit\u00e9s du pays lui demandent de ne plus s\u2019occuper de la prison de Yamoussoukro. Il en est tr\u00e8s affect\u00e9. En avril 1967, fatigu\u00e9, il rentre en France pour ne plus revenir, apr\u00e8s 38 ans de travail en C\u00f4te- d\u2019Ivoire. Partout o\u00f9 il est pass\u00e9, il a laiss\u00e9 la meilleure impression, gr\u00e2ce \u00e0 son d\u00e9vouement sans borne et \u00e0 sa charit\u00e9.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s son cong\u00e9, il est nomm\u00e9 \u00e9conome au s\u00e9minaire de Chaponost puis, en septembre 1969, procureur \u00e0 la maison de retraite sma de La Croix-Valmer. En 1971, il a de graves ennuis de sant\u00e9. Son sup\u00e9rieur craint qu\u2019il ne couve quelque chose de grave.<\/p>\n<p>Le mercredi 5 juillet 1972, d\u00e8s 5 heures du matin, le P\u00e8re part avec sa 2CV pour prendre son cong\u00e9 en famille \u00e0 Tassin, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Lyon. A 7h, c\u2019est l\u2019accident \u00e0 Meyreuil, pr\u00e8s d\u2019Aix-en- Provence. Dans un virage, sa voiture se d\u00e9porte et va se jeter contre un camion qui vient en face. Il est tu\u00e9 sur le coup. Les obs\u00e8ques ont lieu le samedi matin, 8 juillet, en pr\u00e9sence d\u2019une grande assistance de parents, d\u2019amis, dont beaucoup de pr\u00eatres missionnaires et dioc\u00e9sains. L\u2019inhumation a lieu \u00e0 Tassin.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re Chassaignon a tenu une grande place dans l\u2019\u00e9vang\u00e9lisation de la C\u00f4te- d\u2019Ivoire. Je lui rend un vibrant hommage pour le magnifique travail qu\u2019il a accompli dans le dioc\u00e8se de Bouak\u00e9 et qui a marqu\u00e9 profond\u00e9ment les fid\u00e8les qui ont appr\u00e9ci\u00e9 son z\u00e8le et son d\u00e9vouement, la cordialit\u00e9 de son accueil et son optimisme. Avec humour, il savait dissiper les tensions et semer la joie autour de lui (Mgr Duirat, \u00e9v\u00eaque de Bouak\u00e9).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon n\u00e9 le 12 septembre 1901 \u00e0 Lyon (Rh\u00f4ne)dans le dioc\u00e8se de Lyon, Francemembre de la SMA le 29 octobre 1927pr\u00eatre le 24&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2287,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2288","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2288","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2288"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2288\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2287"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2288"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2288"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2288"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}