{"id":2415,"date":"2015-05-23T07:38:53","date_gmt":"2015-05-23T07:38:53","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2415"},"modified":"2015-05-23T07:38:53","modified_gmt":"2015-05-23T07:38:53","slug":"le-pere-jean-marie-favier-jr","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2415","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Jean-Marie FAVIER jr"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1080px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2414\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/FAVIER_Jean_Marie_jr.jpg\" alt=\"FAVIER Jean Marie jr\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 22 avril 1926 \u00e0 Pont-Salomon<br \/>dans le dioc\u00e8se du Puy, France<br \/>membre de la SMA le 27 octobre 1947<br \/>pr\u00eatre le 11 f\u00e9vrier 1952<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 18 juillet 1963<\/td>\n<td>\n<p>1952-1961 missionnaire au Dahomey<br \/>1961-1962 Pont-Rousseau, professeur<br \/>1962-1963 missionnaire au Dahomey<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Cotonou, Dahomey, le 18 juillet 1963,<br \/>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 37 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Jean-Marie FAVIER (1926 &#8211; 1963)<\/p>\n<p>J\u2019ai d\u00e9j\u00e0 quelques id\u00e9es sur la Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines et sur tout le bien qu\u2019elle a fait. J\u2019ai aussi le bonheur de conna\u00eetre quelques-uns de ces vaillants missionnaires dont j\u2019esp\u00e8re, si Dieu le veut, aller continuer l\u2019\u0153uvre aux missions. J\u2019ai \u00e9galement la joie d\u2019avoir un cousin dans la Soci\u00e9t\u00e9, le p\u00e8re Jean-Marie Favier (Jean-Marie Favier 1906-1981).<\/p>\n<p>J\u2019esp\u00e8re \u00eatre un de vos \u00e9l\u00e8ves en octobre 1945.<br \/>J\u2019ai pass\u00e9 tout mon petit s\u00e9minaire \u00e0 Yssingeaux, dans cette maison qui a fourni tant de missionnaires \u00e0 la France et au monde. L\u2019an dernier, j\u2019ai obtenu ma premi\u00e8re partie de baccalaur\u00e9at et, cette ann\u00e9e, j\u2019ai suivi la philosophie.<br \/>C\u2019est dans cette maison que j\u2019ai entendu l\u2019appel de l\u2019Afrique. A l\u2019appel de Dieu, mes bons parents, simples ouvriers aux ressources tr\u00e8s modestes, n\u2019ont pas essay\u00e9, le moins du monde, de me d\u00e9tourner de ma vocation. <br \/>C\u2019est en ces termes que le jeune Jean-Marie, \u00e2g\u00e9 de 19 ans, demandait de rentrer aux Missions Africaines.<\/p>\n<p>Originaire des montagnes de la Haute-Loire, il est n\u00e9 \u00e0 Pont-Salomon, le 22 avril 1926. Jean-Marie suit toutes ses \u00e9tudes secondaires au petit s\u00e9minaire, \u00e0 Yssingeaux. C\u2019est de l\u00e0 qu\u2019il demande son admission aux Missions Africaines, de l\u00e0 aussi qu\u2019il \u00e9crit encore, le 24 mai 1945 : Je pense qu\u2019il me sera possible d\u2019\u00eatre admis, car ce serait une tr\u00e8s grosse peine de ne pouvoir entrer aux Missions Africaines. Je sens vraiment en moi l\u2019appel de Dieu. Et le 10 juin suivant : Je pourrai rejoindre un ancien camarade et d\u2019autres condisciples que je ne connais pas sans doute, mais que j\u2019aime d\u00e9j\u00e0, car ils seront des compagnons de labeur pour J\u00e9sus-Christ . En attendant de partir moi-m\u00eame \u00e0 la t\u00e2che, je prierai, tous les jours, pour la prosp\u00e9rit\u00e9 des Missions Africaines et pour que le ma\u00eetre de la moisson suscite de nombreuses vocations.<\/p>\n<p>En mai 1945, le sup\u00e9rieur d\u2019Yssingeaux le pr\u00e9sente comme un jeune homme en tous points excellent. Pieux, pos\u00e9, sans bruit, il travaille consciencieusement. Durant les ann\u00e9es de petit s\u00e9minaire, sa sant\u00e9 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 excellente.<br \/>La r\u00e9ponse du Conseil provincial est favorable. Cette lettre me remplit de joie, r\u00e9pond-il, le 10 juillet 1945.<\/p>\n<p>Muni de ses deux baccalaur\u00e9ats, il entre au noviciat \u00e0 Chanly, o\u00f9 il accomplit deux ann\u00e9es. Les matin\u00e9es sont consacr\u00e9es \u00e0 la formation spirituelle et quelques petits travaux manuels, les apr\u00e8s-midi \u00e0 l\u2019\u00e9tude de la philosophie. Il a bien profit\u00e9 de son noviciat, disent ses notes. Il le quittera avec peine. On est tr\u00e8s satisfait de lui et on signale une certaine timidit\u00e9, vite r\u00e9prim\u00e9e, si on le met \u00e0 l\u2019aise.<\/p>\n<p>Puis, c\u2019est l\u2019ann\u00e9e du service militaire (novembre 1948 \u00e0 novembre 1949). L\u00e0, c\u2019est moins dr\u00f4le : Notre instruction, \u00e9crit-il d\u2019Auch, est pouss\u00e9e \u00e0 un rythme acc\u00e9l\u00e9r\u00e9, si bien que le soir on est \u00ab\u00a0pomp\u00e9\u00a0\u00bb\u2026Il existe, dans notre peloton, un esprit de camaraderie que je ne croyais pas retrouver \u00e0 la caserne, et c\u2019est heureux. Apr\u00e8s un stage \u00e0 Saint-Maixent, il devient \u00e9l\u00e8ve officier de r\u00e9serve. \u00e0 l\u2019\u00e9cole de cavalerie de Saumur. Ici, nous sommes consid\u00e9r\u00e9s comme des \u00eatres intelligents, et non plus comme des num\u00e9ros. Il participe \u00e0 des man\u0153uvres de chars aux environs de la ville. Et pourtant, \u00e9crit-il, tout ce travail n\u2019est pas du bon travail, car son but c\u2019est la guerre. Pauvre humanit\u00e9 ! si elle se tournait vers le Christ ! Aussi, soyez certains que j\u2019y mets moins d\u2019entrain que pour la th\u00e9ologie. Et le voici aspirant au 8\u00e8me dragons de Poitiers, Commandant bien souvent \u00e0 des hommes et sous-officiers qui ont bien plus de service que moi, j\u2019essaie de faire tout le bien que je peux, pour montrer que le chef n\u2019est pas un tyran, mais l\u2019ami qui conseille.<\/p>\n<p>Son service militaire ach\u00e9v\u00e9, il entre au 150, \u00e0 Lyon, pour les \u00e9tudes de th\u00e9ologie. C\u2019est un excellent s\u00e9minariste au temp\u00e9rament calme qui le fait para\u00eetre, parfois, un peu s\u00e9v\u00e8re. Il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre le 11 f\u00e9vrier 1952.<\/p>\n<p>Le 1er ao\u00fbt suivant, il est mis \u00e0 la disposition de monseigneur Parisot, vicaire apostolique \u00e0 Ouidah, au Dahomey. Il embarque le 13 septembre sur le \u00ab Hoggar \u00bb. Il est nomm\u00e9 professeur de seconde au coll\u00e8ge Aupiais \u00e0 Cotonou. Il y reste jusqu\u2019en juin 1961.<\/p>\n<p>Il re\u00e7oit alors une lettre qui ne l\u2019emballe pas du tout : Le Conseil provincial a d\u00e9cid\u00e9 de vous retenir en France apr\u00e8s votre cong\u00e9 ; Pont-Rousseau gagnera ce que perd le coll\u00e8ge Aupiais. De nouveau, le voil\u00e0 professeur de seconde, mais en France, malgr\u00e9 ses arguments pour repartir. Le moral tombe au plus bas : Me voil\u00e0 donc rendu dans la prison qu\u2019on m\u2019a assign\u00e9e. J\u2019ai ob\u00e9i, mais je demande \u00e0 sortir de l\u00e0 le plus t\u00f4t possible (27 septembre 1961). Il menace m\u00eame de quitter la Soci\u00e9t\u00e9, si l\u2019Afrique lui demeure ferm\u00e9e. Heureusement, en juin 1962, le Conseil lui redonne le feu vert pour Cotonou. Il repart le 30 septembre et devient vicaire \u00e0 Saint-Michel, o\u00f9 il s\u2019applique principalement \u00e0 la cat\u00e9ch\u00e8se, au milieu de nombreuses activit\u00e9s qu\u2019il doit assumer dans cette grande paroisse tr\u00e8s vivante.<\/p>\n<p>Mais arrive le grand rendez-vous qui surprend tout le monde. La maladie est courte : elle va durer du 7 au 18 juillet 1963. Le p\u00e8re est soign\u00e9 \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de Cotonou ; une h\u00e9patite infectieuse le conduit \u00e0 deux doigts de la mort. Un mieux se produit et on le croit sauv\u00e9. Le 14 juillet, il semble reprendre go\u00fbt \u00e0 la vie, mais l\u2019ur\u00e9e augmente dans le sang \u00e0 un tel point que tout espoir est perdu. Lucide jusqu\u2019au bout, il s\u2019en va pr\u00e8s du Seigneur, le 18 juillet 1963.<\/p>\n<p>Monseigneur Gantin, archev\u00eaque de Cotonou, entour\u00e9 de monseigneur Boucheix et de monseigneur Malbois, d\u00e9clare lors des fun\u00e9railles : Nous avons souhait\u00e9, le Seigneur a d\u00e9cid\u00e9. Le p\u00e8re s\u2019est offert \u00e0 l\u2019Afrique. Comme professeur, il venait d\u00e9j\u00e0 rendre service \u00e0 la paroisse mais, depuis son retour de France, en neuf mois, il se fit vraiment l\u2019un de Saint- Michel. Il \u00e9tait un Africain parmi les Africains ; il les aimait avec respect et d\u00e9licatesse\u2026 On gardera le souvenir de ce visage ouvert et bon, de ce confr\u00e8re amical et enjou\u00e9, accessible \u00e0 tous, de ce conseiller s\u00fbr et pr\u00e9cis, de cet ami simple et cordial pour les enfants, de ce pr\u00eatre qui fit une mort pieuse et \u00e9difiante, tandis que l\u2019Eglise honorait saint Camille, patron des agonisants. Jusqu\u2019au bout, il a pri\u00e9 avec simplicit\u00e9, en fils abandonn\u00e9.<\/p>\n<p>Avant de quitter d\u00e9finitivement son vieux papa en septembre 1962, le p\u00e8re Favier avait \u00e9crit \u00e0 son \u00e9v\u00eaque sa joie d\u2019\u00eatre nomm\u00e9 \u00e0 Saint-Michel : Je fais confiance \u00e0 la providence selon la volont\u00e9 de Dieu. Il avait 37 ans !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon n\u00e9 le 22 avril 1926 \u00e0 Pont-Salomondans le dioc\u00e8se du Puy, Francemembre de la SMA le 27 octobre 1947pr\u00eatre le 11 f\u00e9vrier&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2414,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2415","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2415","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2415"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2415\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2414"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2415"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2415"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2415"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}