{"id":2427,"date":"2015-05-23T07:57:41","date_gmt":"2015-05-23T07:57:41","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2427"},"modified":"2015-05-23T07:57:41","modified_gmt":"2015-05-23T07:57:41","slug":"le-frere-dominique-maugard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2427","title":{"rendered":"Le Fr\u00e8re Dominique MAUGARD"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1079px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2426\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/MAUGARD_Dominique.jpg\" alt=\"MAUGARD Dominique\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 6 d\u00e9cembre 1944 \u00e0 Beaune<br \/>dans le dioc\u00e8se de Dijon, France<br \/>membre de la SMA le 9 juin 1974<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 19 juillet 1994<\/td>\n<td>\n<p>1975-1977 Abidjan, C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire, procure<br \/>1978-1982 Bingerville (Abidjan), petit s\u00e9minaire<br \/>1982-1983 Treicheville (Abidjan) professeur<br \/>1983-1987 Bingerville, professeur<br \/>1987-1988 Badou, Togo, professeur au coll\u00e8ge<br \/>1988-1989 Lyon, ann\u00e9e sabbatique<br \/>1989-1992 Man, C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire&nbsp;<br \/>1992-1994 Katiola, petit s\u00e9minaire<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Paris, France, le 19 juillet 1994<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 49 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le fr\u00e8re Dominique MAUGARD (1944 &#8211; 1994)<\/p>\n<p>Dominique Maugard est n\u00e9 le 6 d\u00e9cembre 1944 \u00e0 Beaune, en C\u00f4te-d\u2019Or. Son p\u00e8re est comptable. Ses parents auront 5 enfants : 3 filles et 2 gar\u00e7ons ; Dominique est le second enfant. C\u2019est \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 13 ans qu\u2019il pense au sacerdoce. En 1955, il entre au coll\u00e8ge \u00e0 Nan-terre, et, en 1962, il ach\u00e8ve ses \u00e9tudes \u00e0 Conflans. De 1963 \u00e0 1965, il est au 1er cycle du s\u00e9mi-naire d\u2019Issy-les-Moulineaux. Il part alors en coop\u00e9ration \u00e0 la mission de Tom\u00e9gb\u00e9 au Togo, chez le p\u00e8re Raymond Cottez ; il passe sa seconde ann\u00e9e au petit s\u00e9minaire d\u2019Atakpam\u00e9.<\/p>\n<p>A son retour en France, il commence sa th\u00e9ologie \u00e0 Issy-les-Moulineaux. Apr\u00e8s deux ans d\u2019\u00e9tudes, de 1967 \u00e0 1969, il part, pour un an de stage \u00e0 Saint-Adrien de Courbevoie, en milieu ouvrier. A la fin de son stage, il quitte le s\u00e9minaire, devient surveillant au coll\u00e8ge des marianistes d\u2019Antony, tout en continuant des \u00e9tudes de g\u00e9ographie et de sociologie. En 1972, il arr\u00eate ses \u00e9tudes et donne des cours d\u2019instruction religieuse chez les marianistes. Au cours des grandes vacances, il retourne au Togo. C\u2019est alors que germe sa vocation missionnaire. Il fait la demande pour devenir fr\u00e8re aux Missions Africaines. En octobre 1972, il commence son ann\u00e9e spirituelle \u00e0 Chamali\u00e8res. L\u2019ann\u00e9e suivante, il est \u00e0 Chevilly-Larue avec les autres \u00e9tudiants sma, pour compl\u00e9ter sa formation, tout en \u00e9tant surveillant au coll\u00e8ge d\u2019Antony. C\u2019est l\u00e0, devant les jeunes du coll\u00e8ge, qu\u2019il devient membre de la SMA, le 9 juin 1974.<\/p>\n<p>Durant l\u2019ann\u00e9e 1974-1975, fr\u00e8re Dominique suit une formation de comptable \u00e0 Lyon, aupr\u00e8s du p\u00e8re R\u00e9gis Peillon. Il s\u2019y met assez facilement, si bien que, en mai 1975, il est nomm\u00e9 en C\u00f4te-d\u2019Ivoire. Il va travailler \u00e0 la procure d\u2019Abidjan pendant 3 ans. S\u2019il est fid\u00e8le \u00e0 la t\u00e2che qu\u2019on lui a confi\u00e9e, il reconna\u00eet qu\u2019il n\u2019a pas toujours bon caract\u00e8re, et qu\u2019il manque, parfois, de patience avec les confr\u00e8res. Par ailleurs, il souffre de n\u2019avoir aucun travail \u00e9ducatif et pastoral.<\/p>\n<p>En octobre 1978, il est nomm\u00e9 au petit s\u00e9minaire de Bingerville, comme professeur de g\u00e9ographie et de sciences. Il est heureux de ce nouvel engagement avec des jeunes qui ont entendu l\u2019appel \u00e0 servir l\u2019\u00c9glise. Il aime les jeunes qui lui sont confi\u00e9s, et il a une si vive conscience professionnelle qu\u2019il devient parfois dur \u00e0 l\u2019\u00e9gard de ceux qui, \u00e0 son avis, semblent prendre moins au s\u00e9rieux leur travail d\u2019\u00e9ducateur. G\u00e9n\u00e9reux, il monte de ses propres mains, et avec son argent personnel, un petit laboratoire de sciences physiques, ce qui lui vaut les f\u00e9licitations de l\u2019\u00c9ducation nationale de C\u00f4te-d\u2019Ivoire. Il lui manque, cependant, une vie de communaut\u00e9 fraternelle sma, et il en souffre beaucoup. Durant l\u2019ann\u00e9e scolaire 1982-1983, il est toujours professeur de sciences et de g\u00e9ographie, mais au coll\u00e8ge Saint-Jean-Bosco, tenu par les marianistes. En octobre 1983, il retrouve sa place au petit s\u00e9minaire de Bingerville.<br \/>A cette \u00e9poque apparaissent des probl\u00e8mes de sant\u00e9. Dominique devient hypertendu. Il lui faut prendre, chaque jour, des m\u00e9dicaments, afin de trouver un sommeil plus r\u00e9gulier. Lors d\u2019un cong\u00e9, en juillet 1985, il fait un bilan complet de sant\u00e9 \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de La Salp\u00e9tri\u00e8re, \u00e0 Paris, mais on ne lui trouve rien. Il repart donc \u00e0 Bingerville. Deux ann\u00e9es plus tard, d\u00e9\u00e7u du manque de fraternit\u00e9, il quitte Bingerville. Plus tard, il regardera cette d\u00e9mission comme un \u00e9chec dans sa vie.<\/p>\n<p>D\u00e9but octobre 1987, fr\u00e8re Dominique est mis au service du dioc\u00e8se d\u2019Atakpam\u00e9, pour le coll\u00e8ge de Tom\u00e9gb\u00e9. Mais, depuis 20 ans, que de changements, et qui ne vont pas dans le bon sens : coll\u00e8ge en ruines, \u00e9l\u00e8ves sans aucun livre\u2026 Il est nomm\u00e9 professeur de sciences physiques et d\u2019histoire, en classe de seconde. Le p\u00e8re Cottez, malade, a \u00e9t\u00e9 rapatri\u00e9 en France. Son successeur, aussi, est malade. D\u00e9moralis\u00e9, Dominique quitte le Togo.<\/p>\n<p>Durant l\u2019\u00e9t\u00e9 1988, il subit une op\u00e9ration aux jambes. Tout en se soignant, il commence, en octobre 1988, une ann\u00e9e sabbatique \u00e0 Lyon, en prenant des cours de formation cat\u00e9ch\u00e9tique dans le cadre de la facult\u00e9 catholique. Au \u00ab\u00a0150\u00a0\u00bb, il s\u2019initie \u00e9galement au traitement de textes, et rend service \u00e0 la procure en s\u2019occupant de mettre en ordre le fichier des bienfaiteurs. Lorsque l\u2019ann\u00e9e s\u2019ach\u00e8ve, il a toujours de la difficult\u00e9 \u00e0 marcher. Son m\u00e9decin ne veut plus l\u2019op\u00e9rer, car Dominique risquerait une amputation. Il lui conseille d\u2019accepter son mal et de vivre dans un pays chaud.<\/p>\n<p>En 1989, il part donc pour la C\u00f4te-d\u2019Ivoire. Souhaitant retrouver le monde des jeunes, il est affect\u00e9 \u00e0 la paroisse Sainte-Th\u00e9r\u00e8se de Man. Avec joie, il se met \u00e0 leur service, s\u2019occupant, en particulier, d\u2019un internat que la paroisse a ouvert pour les coll\u00e9giens sans tuteur, et il assure des cours de cat\u00e9ch\u00e8se. En 1991, lors de son cong\u00e9, il fait un nouveau bilan m\u00e9dical \u00e0 Paris ; bilan satisfaisant. On lui recommande des cures thermales \u00e0 Royat-Chamali\u00e8res pour am\u00e9liorer ses art\u00e8res.<\/p>\n<p>En 1992, il prend du service au petit s\u00e9minaire de Katiola qui l\u2019a sollicit\u00e9. Mais, de nouveau, la maladie vient lui cr\u00e9er des difficult\u00e9s. Il ne peut plus manger, et a de la peine \u00e0 boire, m\u00eame de l\u2019eau. Pourtant, il veut continuer ses cours. En janvier 1993, \u00e0 la derni\u00e8re extr\u00e9mit\u00e9, il accepte d\u2019\u00eatre descendu \u00e0 Abidjan. Trois semaines plus tard, le 10 f\u00e9vrier, il rentre en France. A Paris, les m\u00e9decins diagnostiquent un kyste au pancr\u00e9as. Apr\u00e8s son op\u00e9ration, il passe sa convalescence \u00e0 la procure de Paris. Au mois de mai, il retrouve le s\u00e9minaire de Katiola. Il a insist\u00e9 pour \u00eatre pr\u00e9sent avant le d\u00e9part des \u00e9l\u00e8ves en cong\u00e9, mais il a perdu pr\u00e8s de 20 kg.<\/p>\n<p>L\u2019ann\u00e9e scolaire 1993-1994 sera une ann\u00e9e difficile. Malgr\u00e9 la douleur incessante qu\u2019il ressent, il n\u2019accepte de rentrer en France que le 6 juin. On va, alors, d\u00e9couvrir 4 foyers canc\u00e9reux au cerveau. Avant m\u00eame l\u2019op\u00e9ration, une mort foudroyante l\u2019emporte le 19 juillet 1994, alors qu\u2019il r\u00e9side \u00e0 la rue Crillon. Il n\u2019a que 50 ans.<\/p>\n<p>Dominique n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9pargn\u00e9 par toutes sortes d\u2019\u00e9preuves. Il n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 compris par les siens : ceux qui l\u2019entouraient et qui vivaient avec lui\u2026 Renferm\u00e9 sur lui-m\u00eame, souvent triste, personne ne soup\u00e7onnait toute la souffrance qui l\u2019habitait. Il restait avec son myst\u00e8re, et il se cachait derri\u00e8re un humour un peu grin\u00e7ant\u2026 La maladie l\u2019a frapp\u00e9 durement. L\u00e0 encore, il restait tr\u00e8s digne, tr\u00e8s discret. Il ne parlait pas de sa souffrance, ou tr\u00e8s peu, car il \u00e9tait dur avec lui-m\u00eame\u2026 Par ailleurs, Dominique aimait les jeunes\u2026 C\u2019est ce t\u00e9moignage de service des jeunes que nous devons garder de lui, en particulier des jeunes s\u00e9minaristes, le clerg\u00e9 de demain. C\u2019est dans ce service qu\u2019il a vraiment v\u00e9cu sa vocation de missionnaire sma (P\u00e8re Pierre Roustan).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon n\u00e9 le 6 d\u00e9cembre 1944 \u00e0 Beaunedans le dioc\u00e8se de Dijon, Francemembre de la SMA le 9 juin 1974d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 19&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2426,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2427","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2427","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2427"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2427\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2426"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2427"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2427"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2427"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}