{"id":2442,"date":"2015-05-23T14:25:27","date_gmt":"2015-05-23T14:25:27","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2442"},"modified":"2015-05-23T14:25:27","modified_gmt":"2015-05-23T14:25:27","slug":"le-pere-ignace-goyhenetche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2442","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Ignace GOYHENETCHE"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1099px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2441\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/GOUHENETCHE_Ignace.jpg\" alt=\"GOUHENETCHE Ignace\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 9 f\u00e9vrier 1911 \u00e0 Irissary<br \/>dans le dioc\u00e8se de Bayonne, France<br \/>membre de la SMA le 30 juin 1934<br \/>pr\u00eatre le 6 janvier 1937<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 21 juillet 1970<\/td>\n<td>\n<p>1937-1939 Baudonne<br \/>1939-1941 mobilis\u00e9, puis prisonnier<br \/>1942-1947 missionnaire en C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire&nbsp;<br \/>1947-1950 Baudonne, recruteur<br \/>1950-1970 missionnaire en C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Bayonne, France, le 21 juillet 1970,<br \/>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 59 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Ignace GOYHENETCHE (1911 &#8211; 1970)<\/p>\n<p>Ignace, fr\u00e8re a\u00een\u00e9 de F\u00e9lix, tous deux missionnaires en C\u00f4te-d\u2019Ivoire, est n\u00e9 \u00e0 Irissarry, au pays basque, le 9 f\u00e9vrier 1911, dans une famille de six fr\u00e8res et s\u0153urs. Il suit le cursus scolaire au village, puis \u00e0 Hasparren et \u00e0 Ustaritz, jusqu\u2019en 1927. A cette date, il entre \u00e0 la maison des Missions Africaines d\u2019Off\u00e9mont pour trois ans, puis \u00e0 celle de Chanly, en Belgique. En 1933, apr\u00e8s le temps du service militaire, il int\u00e8gre le grand s\u00e9minaire des Missions Africaines, \u00e0 Lyon. Il y prononce son serment le 30 juin 1934, et y est ordonn\u00e9 pr\u00eatre le 6 janvier 1937.<\/p>\n<p>Cette m\u00eame ann\u00e9e, le p\u00e8re est affect\u00e9 \u00e0 Baudonne, puis l\u2019ann\u00e9e suivante, on lui confie la t\u00e2che de recruteur, fonction assez difficile, vu que 9 instituts et congr\u00e9gations r\u00e9alisent le m\u00eame travail. Il sort les dimanches et les jeudis, car il est aussi surveillant d\u2019\u00e9tudes. En 1939, il insiste pour un d\u00e9part en Afrique : il se sent peu utile et les vocations sont rares. Mais le destin sera peu favorable car, en 1939, la guerre \u00e9clate. Le p\u00e8re est mobilis\u00e9 et envoy\u00e9 au front, en Alsace. En juin 1940, il est fait prisonnier mais, en 1941, il s\u2019\u00e9vade, tout comme ses deux fr\u00e8res. Bon sang ne saurait mentir.<\/p>\n<p>En janvier 1942, nomm\u00e9 pour la C\u00f4te-d\u2019Ivoire, il d\u00e9barque \u00e0 Port-Bou\u00ebt et gagne Divo, pr\u00e8s de son compatriote, Jean Curutchet. Une ann\u00e9e apr\u00e8s, le voici \u00e0 Gagnoa, puis \u00e0 Soubr\u00e9 et Sassandra. En 1946, le p\u00e8re est affect\u00e9 \u00e0 Divo, une paroisse de 30 000 \u00e2mes et de 150 villages, seul pour les tourn\u00e9es, les \u00e9coles, les constructions, les plantations. Le 31 mars 1945, un cyclone d\u00e9truit la mission, fruit de huit ann\u00e9es d\u2019efforts. Le p\u00e8re est abattu, \u00e9branl\u00e9 : il pleure, mais il se reprend et d\u00e9cide de reb\u00e2tir, en appelant ses amis au secours.<\/p>\n<p>En 1947, il rentre en cong\u00e9. Le Conseil provincial le retient, de nouveau, en France, pour le recrutement \u00e0 Baudonne : c\u2019est une p\u00e9nitence pour lui. En 1949, d\u00e9\u00e7u par les obstacles mis par le dioc\u00e8se de Bayonne et par les m\u00e9thodes d\u2019\u00e9ducation de Baudonne o\u00f9 il se sent isol\u00e9, peu consult\u00e9 et \u00e9cout\u00e9, il insiste pour retourner en C\u00f4te-d\u2019Ivoire. Il renouvelle sa demande en 1950. Le 30 juin, lui parvient la lettre qu\u2019il attend : nous vous rendons au vicariat de Sassandra. Il embarque le 11 septembre et est nomm\u00e9 \u00e0 Issia.<\/p>\n<p>Le coutumier qu\u2019il tient narre en d\u00e9tails ses aventures. On lui donne une petite case, pr\u00e8s de l\u2019\u00e9cole de 100 \u00e9coliers, o\u00f9 il trouve le minimum de meubles : table, chaises, lit. Monseigneur Kirmann qui l\u2019a amen\u00e9, lui dit : Voil\u00e0 votre royaume : d\u00e9brouillez-vous !<\/p>\n<p>Ce royaume compte 120 villages, 45 000 \u00e2mes, 40 chr\u00e9tiens, une \u00e9cole. Aupr\u00e8s des commer\u00e7ants syriens, il trouve un minimum de mat\u00e9riel. A la Toussaint, sont pr\u00e9sents les \u00e9coliers, 20 chr\u00e9tiens. Il a pour cat\u00e9chiste : Laurent, pour cuisinier : Albert, pour boy : Sago. La nuit, il se r\u00e9veille \u00e0 cause des courses de rats, de la musique des moustiques. Rapidement, les vols se succ\u00e8dent : bicyclette, r\u00e9veil. Le p\u00e8re m\u00e8ne l\u2019enqu\u00eate avec Albert et les \u00e9coliers qui d\u00e9couvrent chez Sago ce qui avait disparu.<\/p>\n<p>Six chefs de canton lui demandent d\u2019ouvrir une grande \u00e9cole pour les B\u00e9t\u00e9s, l\u2019\u00e9cole publique accueillant surtout des Dioulas. Le p\u00e8re les exhorte \u00e0 cotiser 500 000 frs pour cette construction et leur distribue des cartouches pour les encourager. En visite \u00e0 Ouandia, il est re\u00e7u froidement par le chef de canton, connu pour tyrannique, arrogant, hostile \u00e0 la mission. La vie quotidienne est difficile mais, avec sa r\u00e9serve de cartouches qu\u2019il vend, il peut se ravitailler, se nourrir, payer ses moniteurs et ceux qui l\u2019aident.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re visite des villages qui l\u2019accueillent bien : partout on voudrait des \u00e9coles. Les cotisations sont un casse-t\u00eate et une source de palabres, car souvent d\u00e9tourn\u00e9es. Les d\u00e9buts sont donc difficiles, mais cela ne le d\u00e9courage pas. En plus des \u00e9coles, le p\u00e8re entreprend la construction de l\u2019\u00e9glise, des logements pour ma\u00eetres, de la maison des s\u0153urs (en 1960). Il a beaucoup de d\u00e9m\u00eal\u00e9s avec des administrateurs. Il se fait souvent escroquer, car il est g\u00e9n\u00e9reux et on abuse de lui.<\/p>\n<p>Son cong\u00e9 de 1968 sera le dernier. Ses activit\u00e9s multiples, son labeur usant l\u2019ont affaibli, diminu\u00e9. En cette ann\u00e9e, le p\u00e8re est hospitalis\u00e9 \u00e0 Bordeaux, atteint de la maladie de Kahler, maladie incurable. Pourtant, il veut repartir \u00e0 Issia, ce qu\u2019il fait en octobre 1968. En 1969, il re\u00e7oit un vicaire, le p\u00e8re Dario Falcone.<\/p>\n<p>Mais sa sant\u00e9 d\u00e9cline et il doit faire un s\u00e9jour \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de Treichville. Apr\u00e8s une convalescence \u00e0 Dabou, il revient \u00e0 Issia. Mais le mal poursuit son chemin et, en juin 1970, le contraint \u00e0 un rapatriement urgent. Il est admis \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de Bayonne, o\u00f9 il reprend espoir et aime \u00e0 plaisanter, malgr\u00e9 sa souffrance. Une religieuse dira au p\u00e8re Mouesca : En 40 ans de pr\u00e9sence dans cet h\u00f4pital, je n\u2019ai jamais vu un patient souffrir autant que lui. Le 21 juillet, Dieu rappelle \u00e0 lui son bon serviteur.<\/p>\n<p>Ses obs\u00e8ques sont c\u00e9l\u00e9br\u00e9es \u00e0 Irissarry, en pr\u00e9sence de monseigneur Vincent, \u00e9v\u00eaque de Bayonne, de 45 pr\u00eatres et des paroissiens. A Saint-Jean-de-Cocody, son fr\u00e8re F\u00e9lix c\u00e9l\u00e8bre un service pour Ignace. A Issia, monseigneur Rouanet, entour\u00e9 de 22 confr\u00e8res sma, assure la messe de Requiem pour ce missionnaire courageux, accueillant, plein d\u2019entrain et de t\u00e9nacit\u00e9 dans l\u2019effort et devant la souffrance.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon n\u00e9 le 9 f\u00e9vrier 1911 \u00e0 Irissarydans le dioc\u00e8se de Bayonne, Francemembre de la SMA le 30 juin 1934pr\u00eatre le 6 janvier&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2441,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2442","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2442","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2442"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2442\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2441"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2442"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2442"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2442"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}