{"id":2449,"date":"2015-05-23T14:39:47","date_gmt":"2015-05-23T14:39:47","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2449"},"modified":"2015-05-23T14:39:47","modified_gmt":"2015-05-23T14:39:47","slug":"le-pere-rene-bothua","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2449","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Ren\u00e9 BOTHUA"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1080px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2448\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/BOTHUA_Rene.jpg\" alt=\"BOTHUA Rene\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 15 janvier 1906 \u00e0 Camors<br \/>dans le dioc\u00e8se de Vannes, France<br \/>membre de la SMA le 27 juillet 1927<br \/>pr\u00eatre le 3 janvier 1932<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 22 juillet 1966<\/td>\n<td>\n<p>1932-1966 missionnaire au Dahomey<br \/>Porto-Novo, Abomey<br \/>1953-1966 sup\u00e9rieur r\u00e9gional au Dahomey<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Camors, France, le 22 juillet 1966,<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 60 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Ren\u00e9 BOTHUA (1906 &#8211; 1966)<\/p>\n<p>Ren\u00e9 Bothua est n\u00e9 le 15 janvier 1906 \u00e0 Camors, dans le Morbihan. Ses parents sont des cultivateurs de condition modeste, des chr\u00e9tiens pratiquants. Ils ont six enfants. Ren\u00e9 est le quatri\u00e8me et il est encore enfant lorsque son p\u00e8re meurt. Il fait ses \u00e9tudes primaires \u00e0 Camors, puis, \u00e0 13 ans, le 1er octobre 1919, il entre au s\u00e9minaire des Missions Africaines \u00e0 Pont-Rousseau et rejoint Saint-Priest en 1922. Il fait sa philosophie et son noviciat \u00e0 Chanly, en Belgique, de 1925 \u00e0 1927. Il est alors admis comme membre des Missions Africaines le 27 juillet 1927.<\/p>\n<p>De novembre 1927 \u00e0 novembre 1928, il fait son service militaire. En novembre 1928, il entre au grand s\u00e9minaire, \u00e0 Lyon. Il est diacre le 27 octobre 1931, et est ordonn\u00e9 pr\u00eatre le 3 janvier 1932.<\/p>\n<p>Nomm\u00e9 pour le Dahomey, il s\u2019embarque le 27 septembre 1932. Il est affect\u00e9 \u00e0 la paroisse Notre-Dame de Porto-Novo o\u00f9 son premier travail est l\u2019\u00e9tude de la langue gun. Le soir, \u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit, il visite les paroissiens chez eux. Il parcourt la vall\u00e9e du fleuve Ou\u00e9m\u00e9 \u00e0 v\u00e9lo pour ouvrir des cat\u00e9chum\u00e9nats dans les villages et y construire des chapelles qui deviendront plus tard des \u00e9glises, des paroisses, comme Dangbo, Adjohoun, Azowliss\u00e8, Afam\u00e8.<\/p>\n<p>A son retour de cong\u00e9, en janvier 1938, il est nomm\u00e9 provisoirement cur\u00e9 d\u2019Abomey. Mais, d\u00e8s 1939, il rejoint Porto-Novo. Le 8 septembre 1940, la paroisse Sainte-Anne est cr\u00e9\u00e9e et c\u2019est le p\u00e8re Bothua qui en est charg\u00e9. Les f\u00e9ticheurs ne voient pas d\u2019un bon \u0153il l\u2019arriv\u00e9e d\u2019un pr\u00eatre dans leur fief d\u2019Atak\u00e8. D\u2019autre part, il lui faut trouver des terrains pour la paroisse, pour les s\u0153urs, pour les \u00e9coles, trouver aussi des mat\u00e9riaux de construction et de l\u2019argent pour les payer. En ce temps de guerre, les difficult\u00e9s s\u2019additionnent, rien n\u2019est facile.<\/p>\n<p>Mais le P\u00e8re Bothua est courageux ; il a le don de l\u2019organisation et se montre sage administrateur, si bien qu\u2019il vient \u00e0 bout des difficult\u00e9s. En 1942, l\u2019\u00e9glise et le presbyt\u00e8re sont construits ; en 1944, c\u2019est l\u2019\u00e9cole de six classes ; puis les s\u0153urs Notre-Dame des Ap\u00f4tres arrivent, ouvrant une \u00e9cole de filles et une maternelle. Le p\u00e8re est bon, jovial et accueillant, il sait aussi \u00eatre tr\u00e8s ferme, mais toujours d\u00e9vou\u00e9. Ses paroissiens aiment leur p\u00e8re et il le leur rend bien.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est qu\u2019en 1945 qu\u2019il peut, de nouveau, repartir en cong\u00e9 apr\u00e8s 8 ann\u00e9es de s\u00e9jour. En 1950, il ajoute 8 stations secondaires \u00e0 sa paroisse, dont la fameuse cit\u00e9 lacustre des Agu\u00e9gu\u00e9 o\u00f9 il se d\u00e9voue tant, dans des conditions souvent difficiles. Il le fait si bien qu\u2019on l\u2019appelle : Le p\u00e8re des Agu\u00e9gu\u00e9s. Les cat\u00e9chum\u00e9nats \u00e0 la paroisse et dans les stations secondaires progressent ainsi que les mouvements d\u2019action catholique pour les jeunes. En 1950, un jeune homme de la paroisse est ordonn\u00e9 pr\u00eatre, l\u2019abb\u00e9 Antoine Dossou. Le P\u00e8re Bothua a su faire de sa paroisse une grande famille bien unie.<\/p>\n<p>En 1953, il succ\u00e8de au p\u00e8re Cousteix, dont il \u00e9tait l\u2019adjoint, comme visiteur r\u00e9gional. A la fin de cette ann\u00e9e, il quitte donc Sainte-Anne de Porto-Novo et vient r\u00e9sider \u00e0 Cotonou, pour se donner enti\u00e8rement \u00e0 sa nouvelle t\u00e2che. A cette \u00e9poque, le travail du visiteur r\u00e9gional est d\u00e9licat : il s\u2019agit d\u2019assurer la transition dans le transfert des responsabilit\u00e9s qui s\u2019op\u00e8re alors dans l\u2019Eglise, de favoriser la conciliation n\u00e9cessaire, mais parfois difficile, entre les responsables des Missions Africaines qui portent le souci de l\u2019Eglise missionnaire et les \u00e9v\u00eaques qui en ont le soin quotidien et malais\u00e9 dans la r\u00e9alit\u00e9 tourment\u00e9e de l\u2019Afrique. Le P\u00e8re Bothua a \u00e9t\u00e9 soutenu et encourag\u00e9 dans ce travail par l\u2019amiti\u00e9 sinc\u00e8re de ses confr\u00e8res. Sa bont\u00e9 naturelle, son optimisme et son humour constants l\u2019ont aussi aid\u00e9 \u00e0 assurer cette t\u00e2che pendant 13 ans, de 1953 \u00e0 1966.<\/p>\n<p>En 1956, monseigneur Parisot lui demande d\u2019accepter provisoirement la charge de la paroisse de Notre-Dame de Porto-Novo et d\u2019\u00eatre aussi son d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 pour le dioc\u00e8se de Porto-Novo qui n\u2019a pas encore d\u2019\u00e9v\u00eaque, cela en plus de sa responsabilit\u00e9 de visiteur r\u00e9gional. Le 8 janvier 1957, il c\u00e9l\u00e8bre ses noces d\u2019argent qui suscitent \u00e0 Porto-Novo une grande unanimit\u00e9 de sympathie et de reconnaissance. Les r\u00e9jouissances se prolongent \u00e0 Cotonou, avec la pr\u00e9sence de monseigneur Parisot et de nombreux confr\u00e8res sma. De tr\u00e8s nombreuses marques de sympathie, d\u2019attachement et d\u2019affection arrivent de tous c\u00f4t\u00e9s au jubilaire. Cette m\u00eame ann\u00e9e, le conseil g\u00e9n\u00e9ral des Missions Africaines lui manifeste sa confiance en l\u2019envoyant au Congo belge pour une visite d\u2019inspection aupr\u00e8s des confr\u00e8res sma qui y travaillent, et lui demande un rapport sur les activit\u00e9s et l\u2019esprit des missionnaires.<\/p>\n<p>En 1958, il participe \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 Rome. La m\u00eame ann\u00e9e, il fait construire la maison r\u00e9gionale des Missions Africaines dans le quartier d\u2019Akpakpa \u00e0 Cotonou. Il y r\u00e9side d\u00e9sormais et tous les confr\u00e8res ont plaisir \u00e0 y descendre et s\u2019y sentent \u00e0 l\u2019aise, car la grande joie du p\u00e8re Bothua, c\u2019est de faire plaisir en accueillant ses confr\u00e8res avec bonne humeur et g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. L\u2019ambiance de sa maison \u00e9tait toujours fraternelle, cordiale, joyeuse.<\/p>\n<p>En 1959, avec monseigneur Gantin, il repr\u00e9sente le Dahomey chr\u00e9tien \u00e0 Freetown, au Sierra-Leone, pour la comm\u00e9moration du centenaire de la mort de monseigneur de Marion Br\u00e9sillac, fondateur des Missions Africaines, et de ses compagnons. En 1963, il est d\u00e9cor\u00e9 de l\u2019ordre national du Dahomey par le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, monsieur Maga, \u00e0 l\u2019occasion des f\u00eates de l\u2019ind\u00e9pendance.<\/p>\n<p>En 1966, il se sent tr\u00e8s fatigu\u00e9 et d\u00e9cide d\u2019aller se reposer en France. Il est surcharg\u00e9 de travail : Il quitte Cotonou, le 28 avril, totalement vid\u00e9 de ses forces. Jamais on ne l\u2019avait vu si bas, si accabl\u00e9, si vite port\u00e9 \u00e0 s\u2019asseoir, alors qu\u2019on le connaissait infatigable. Le 12 juillet, il est hospitalis\u00e9 \u00e0 Vannes, \u00e0 la demande de son cur\u00e9. C\u2019est le 22 juillet 1966 que tout s\u2019ach\u00e8ve : le p\u00e8re Bothua nous quitte.<\/p>\n<p>Ses obs\u00e8ques furent c\u00e9l\u00e9br\u00e9es le 25 juillet, veille de la f\u00eate de Sainte-Anne, \u00e0 Camors, en pr\u00e9sence du p\u00e8re provincial et d\u2019une trentaine de confr\u00e8res sma, dont 15 du Dahomey.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de Lyon n\u00e9 le 15 janvier 1906 \u00e0 Camorsdans le dioc\u00e8se de Vannes, Francemembre de la SMA le 27 juillet 1927pr\u00eatre le 3&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2448,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2449","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2449","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2449"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2449\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2448"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2449"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2449"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2449"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}