{"id":2474,"date":"2015-05-24T15:50:52","date_gmt":"2015-05-24T15:50:52","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2474"},"modified":"2015-05-24T15:50:52","modified_gmt":"2015-05-24T15:50:52","slug":"le-pere-ange-boulo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2474","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Ange BOULO"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1081px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2473\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/BOULO_Ange.jpg\" alt=\"BOULO Ange\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 27 juin 1915 \u00e0 B\u00e9ganne<br \/>dans le dioc\u00e8se de Vannes, France<br \/>membre de la SMA le 24 juillet 1935<br \/>pr\u00eatre le 6 janvier 1939<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 24 juillet 1987<\/td>\n<td>\n<p>1939-1947 Pont-Rousseau, professeur<br \/>1947-1949 Ouidah, Dahomey, grand s\u00e9minaire<br \/>1949-1958 Pont-Rousseau, professeur<br \/>1958-1959 Chamali\u00e8res, professeur<br \/>1959-1968 dioc\u00e8se de Cotonou, B\u00e9nin, professeur, cur\u00e9 et aum\u00f4nier<br \/>1968-1978 Natitingou, aum\u00f4nier<br \/>1979-1982 Tangui\u00e9ta, aum\u00f4nier<br \/>1982-1984 Natitingou, \u00e9v\u00each\u00e9<br \/>1985-1985 Salin-de-Giraud, France, en paroisse<br \/>1985-1987 Menton, France, aum\u00f4nier des s\u0153urs<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Lyon, France, le 24 juillet 1987,<br \/>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 72 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Ange BOULO (1915 &#8211; 1987)<\/p>\n<p>Ange Boulo est n\u00e9 \u00e0 B\u00e9ganne, dans le dioc\u00e8se de Vannes, le 27 juin 1915. Son p\u00e8re est cultivateur et sa m\u00e8re m\u00e9nag\u00e8re. Toute la famille est de sant\u00e9 fragile. Le papa mourra d\u2019une affection pulmonaire et 3 enfants d\u00e9c\u00e8deront en bas \u00e2ge. Ange aura toujours des probl\u00e8mes de sant\u00e9 ainsi que son jeune fr\u00e8re.<\/p>\n<p>Ange fr\u00e9quente l\u2019\u00e9cole primaire de son village, avant de rejoindre Pont-Rousseau puis Off\u00e9mont pour ses \u00e9tudes secondaires de 1927 \u00e0 1933. C\u2019est un gar\u00e7on nerveux et \u00e9motif, mais de caract\u00e8re doux et bon. Il est franc, ouvert, serviable et s\u2019entend avec tout le monde. Admis au noviciat de Chanly, il devient membre de la SMA le 24 juillet 1935, puis rejoint le 150 pour sa th\u00e9ologie. Il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre \u00e0 Lyon, le 6 janvier 1939, par monseigneur Ernest Hauger, vicaire apostolique de la Gold Coast.<\/p>\n<p>A cause de sa mauvaise sant\u00e9, le p\u00e8re Boulo n\u2019est pas envoy\u00e9 en Afrique. Il est nomm\u00e9 \u00e0 Pont-Rousseau comme professeur et accompagnateur spirituel. Homme de pri\u00e8re et de foi profonde, il exerce une grande influence sur les jeunes. Il les comprend et sait leur parler. Il est proche d\u2019eux, tout en \u00e9tant exigeant quand il le faut. Il sait les initier \u00e0 une spiritualit\u00e9 forte et leur inculquer un esprit vraiment missionnaire. Durant les vacances, il court sur les routes \u00e0 bicyclette pour rencontrer les s\u00e9minaristes et organiser avec eux des camps liturgiques.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s 6 ans de travail \u00e0 Pont-Rousseau, le p\u00e8re Boulo n\u2019a plus d\u2019accroc de sant\u00e9. Il demande alors la faveur de partir en Afrique, mais il doit attendre encore 2 ans. En septembre 1947, il est affect\u00e9 au Dahomey. Monseigneur Parisot le nomme professeur au grand s\u00e9minaire Saint-Gall \u00e0 Ouidah o\u00f9 son rayonnement a \u00e9t\u00e9 aussi tr\u00e8s profond.<\/p>\n<p>Mais \u00e0 Pont-Rousseau, on regrette son d\u00e9part. L\u2019un de ses amis, l\u2019abb\u00e9 Grimaud, cur\u00e9 d\u2019une paroisse \u00e0 Nantes, \u00e9crivait au provincial : Je constate le vide laiss\u00e9 par le p\u00e8re Boulo. C\u2019est un conducteur d\u2019\u00e2mes, unique. Je crois qu\u2019il ne faut pas priver une maison de l\u2019importance des Naudi\u00e8res d\u2019un tel appoint. Deux ans plus tard, le p\u00e8re Boulo est de nouveau nomm\u00e9 \u00e0 Pont-Rousseau pour reprendre son travail aupr\u00e8s des futurs candidats sma. Il va y rester 9 ans.<br \/> En juillet 1958, il rejoint le s\u00e9minaire de philosophie \u00e0 Chamali\u00e8res comme directeur spirituel. Il n\u2019oublie pas l\u2019Afrique. Aussi, un an plus tard, il est autoris\u00e9 \u00e0 retourner au Dahomey. Accueilli au dioc\u00e8se de Cotonou, il est nomm\u00e9 professeur au petit s\u00e9minaire de Ouidah, puis cur\u00e9 de la paroisse Saint-Michel de Cotonou, assurant aussi l\u2019aum\u00f4nerie de plusieurs mouvements.<\/p>\n<p>En octobre 1968, le p\u00e8re Boulo est affect\u00e9 \u00e0 Natitingou. Il loge \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00each\u00e9 aupr\u00e8s de monseigneur Redois. L\u00e0, il exerce son minist\u00e8re d\u2019aum\u00f4nier de la L\u00e9gion de Marie et des Equipes enseignantes. Il s\u2019occupe de l\u2019\u0153uvre des vocations et pr\u00eache de nombreuses retraites pour approfondir la foi des chr\u00e9tiens, leur apprendre \u00e0 m\u00e9diter la parole de Dieu et \u00e0 prier. Avec l\u2019aide de bienfaiteurs, il construit un petit centre de retraite \u00e0 Karhoum, au pied des montagnes des Tan\u00e9kas. Il peut y accueillir une trentaine de retraitants.<\/p>\n<p>En 1974, il rentre en France pour un cong\u00e9 de plusieurs mois. Il s\u2019inscrit \u00e0 un p\u00e8lerinage en Terre Sainte pour c\u00e9l\u00e9brer No\u00ebl \u00e0 Bethl\u00e9em mais, au dernier moment, il doit y renoncer \u00e0 cause d\u2019une crise aigu\u00eb \u00e0 la jambe droite. On d\u00e9couvre alors qu\u2019il a la maladie de Paget (d\u00e9calcification osseuse). Il vient \u00e0 Rez\u00e9 pour se faire traiter et se reposer pendant plusieurs mois. Bien soign\u00e9, il rejoint Natitingou en juin 1975 pour reprendre la pr\u00e9dication des retraites et son travail d\u2019animation spirituelle aupr\u00e8s des s\u00e9minaristes.<\/p>\n<p>Au retour d\u2019un nouveau cong\u00e9 en 1976, monseigneur Redois le nomme \u00e0 la paroisse de Tangui\u00e9ta, sp\u00e9cialement pour \u00eatre l\u2019aum\u00f4nier des Fr\u00e8res de Saint-Jean-de-Dieu qui ont un h\u00f4pital dans cette paroisse, et \u00eatre le ma\u00eetre de leurs jeunes novices africains.<\/p>\n<p>Tous les deux ans, il rentre en cong\u00e9. Le programme est le m\u00eame : il va \u00e0 Lourdes voir son rhumatologue, y suivre un traitement de choc pour se soigner et prendre du repos. A la mi-septembre 1982, il retourne au Dahomey, mais pour demeurer \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00each\u00e9 de Natitingou. Malgr\u00e9 sa petite sant\u00e9, il ne m\u00e9nage ni ses forces ni son temps, pour pr\u00eacher des retraites et r\u00e9collections aux pr\u00eatres, aux religieuses et aux la\u00efcs. Dans sa priorit\u00e9 donn\u00e9e au spirituel, il est ouvert \u00e0 tout ce qui peut aider les chr\u00e9tiens \u00e0 rencontrer le Seigneur et voit dans le Renouveau charismatique un des moyens pour remettre sur le chemin de la foi.<\/p>\n<p>A cette p\u00e9riode de sa vie, la souffrance ne l\u2019\u00e9pargne pas. Il souffre dans son corps avec cette douloureuse maladie de Paget qui lui ronge les os. Il souffre aussi dans son c\u0153ur lorsque des s\u00e9minaristes en grand nombre quittent la route vers le sacerdoce. Nous sommes tous interpell\u00e9s par l\u2019Esprit-Saint, \u00e9crit-il, devant cet abandon g\u00e9n\u00e9ral, mais nous continuerons notre effort dans un esprit de pauvret\u00e9. Il veut servir jusqu\u2019au bout.<\/p>\n<p>En 1984, quand monseigneur Redois laisse sa place \u00e0 monseigneur Okioh, le p\u00e8re Boulo quitte, lui aussi, Natitingou. Avec monseigneur Redois, il rejoint alors la paroisse de Salin-de-Giraud en Camargue, paroisse que leur confie l\u2019archev\u00eaque d\u2019Aix et Arles. Ils vont vivre ensemble un an, avant que le p\u00e8re Boulo ne devienne aum\u00f4nier des s\u0153urs missionnaires de Menton. Il y arrive le 26 novembre 1985. Il va y passer les deux derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie dans la paix et la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9.<\/p>\n<p>En 1987, le p\u00e8re ressent quelques essoufflements. Un \u00e9lectrocardiogramme r\u00e9v\u00e8le les sympt\u00f4mes d\u2019une angine de poitrine. Il va alors commencer \u00e0 mesurer ses efforts. Ayant trouv\u00e9 un confr\u00e8re pour le remplacer, il part en vacances au volant de sa voiture, le 22 juillet. Il s\u2019arr\u00eate \u00e0 Chaponost avant de rejoindre le 150. Le 23 juillet au matin, se sentant fatigu\u00e9, il demande \u00e0 voir un m\u00e9decin. Celui-ci le fait hospitaliser aussit\u00f4t. Malgr\u00e9 les efforts de l\u2019\u00e9quipe d\u2019urgence, il nous quitte le 24 juillet \u00e0 18 heures. Il nous laisse l\u2019exemple d\u2019une vie toute donn\u00e9e \u00e0 Dieu et \u00e0 ceux qui lui sont confi\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon n\u00e9 le 27 juin 1915 \u00e0 B\u00e9gannedans le dioc\u00e8se de Vannes, Francemembre de la SMA le 24 juillet 1935pr\u00eatre le 6 janvier&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2473,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2474","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2474","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2474"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2474\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2473"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2474"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2474"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2474"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}