{"id":2489,"date":"2015-05-25T14:35:09","date_gmt":"2015-05-25T14:35:09","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2489"},"modified":"2015-05-25T14:35:09","modified_gmt":"2015-05-25T14:35:09","slug":"le-pere-rene-lemasson","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2489","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Ren\u00e9 LEMASSON"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1073px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2488\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/LEMASSON_Rene.jpg\" alt=\"LEMASSON Rene\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 24 mars 1924 \u00e0 Ch\u00e2teaubriant<br \/>dans le dioc\u00e8se de Nantes (France)<br \/>membre de la SMA le 5 janvier 1946<br \/>pr\u00eatre le 9 f\u00e9vrier 1950<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 25 juillet 2007<\/td>\n<td>\n<p>1951-1955 Martign\u00e9-Ferchaud, professeur<br \/>1955-1962 Parakou, vicaire<br \/>1962-1969 Bemb\u00e9r\u00e9k\u00e9 (Parakou), responsable<br \/>1969-1981 Kandi, responsable<br \/>1981-1982 Lyon, recyclage<br \/>1982-1985 Nikki (Parakou), responsable<br \/>1985-1986 Rez\u00e9, convalescence<br \/>1986-1990 Baudonne, procure<br \/>1990-1996 Tangui\u00e9ta (Natitingou), vicaire<br \/>1996-1998 Mat\u00e9ri (Natitingou), vicaire<br \/>1998-2007 Montferrier, retir\u00e9<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Montferrier-sur-Lez (34) le 25 juillet 2007<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 83 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>P\u00e8re Ren\u00e9 LEMASSON &#8211; (1924 2007)<\/p>\n<p>Ren\u00e9 Lemasson est n\u00e9 \u00e0 Chateaubriant le 24 mars 1924, en Loire-Atlantique et dans le dioc\u00e8se de Nantes. Son p\u00e8re est instituteur dans l\u2019enseignement libre, et la famille sera nombreuse puisque Ren\u00e9 aura 6 fr\u00e8res et 10 s\u0153urs. A 12 ans, il entre au petit s\u00e9minaire des Missions Africaines de Pont-Rousseau, dans la r\u00e9gion nantaise, pour ses \u00e9tudes secondaires. Il y obtiendra ses deux parties de baccalaur\u00e9at. Puis il rejoint la maison de Martign\u00e9-Ferchaud pour ses \u00e9tudes de philosophie et son noviciat. En 1945, il est admis au grand s\u00e9minaire de Lyon. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il prononce son premier serment missionnaire le 5 janvier 1946. A la fin de ses \u00e9tudes, il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre le 9 f\u00e9vrier 1950.<\/p>\n<p>Au cours de son grand s\u00e9minaire, des probl\u00e8mes de sant\u00e9 l\u2019obligent \u00e0 rejoindre, pour quelques mois, le sanatorium de Bas-Thorenc dans les Alpes, puis celui de Baignes dans les Charentes. Apr\u00e8s son ordination, il doit continuer de se soigner. Ne pouvant rejoindre l\u2019Afrique, il est nomm\u00e9 \u00e0 la maison de formation de Martign\u00e9-Ferchaud o\u00f9 il va demeurer 4 ans. Son mal ayant disparu, il obtient de son docteur le feu vert pour l\u2019Afrique et il est nomm\u00e9 le 15 juin 1955 \u00e0 la Pr\u00e9fecture apostolique de Parakou au Dahomey. On pense avec raison que le climat sec du Borgou lui conviendra mieux que celui de la C\u00f4te.<\/p>\n<p>D\u2019abord vicaire \u00e0 Parakou, il devient, en 1962, responsable de la Mission de Bemb\u00e9r\u00e9k\u00e9. Puis, il est nomm\u00e9 \u00e0 Kandi o\u00f9 il va rester 12 ans, jusqu\u2019en 1981. La mission est difficile. A Kandi, en particulier, les distances \u00e0 parcourir sont grandes. Le p\u00e8re Lemasson s\u2019occupe de Malanville \u00e0 la fronti\u00e8re du Niger et de Segbana \u00e0 la fronti\u00e8re du Nig\u00e9ria et les routes ne sont gu\u00e8re carrossables. Mais, surtout, l\u2019\u00e9vang\u00e9lisation ne fait que commencer. Il y a tout \u00e0 faire, et d\u2019abord \u00e0 se faire admettre dans ce monde bariba tr\u00e8s organis\u00e9 et qui ne s\u2019ouvre que lentement \u00e0 l\u2019Evangile. Il faut durer sans r\u00e9sultat apparent, s\u2019enraciner dans une terre qui semble tr\u00e8s aride. Les gens s\u2019int\u00e9ressent \u00e0 la Mission, mais ne demandent pas le bapt\u00eame. Les communaut\u00e9s naissent donc difficilement. C\u2019est le temps des semailles et de la premi\u00e8re \u00e9vang\u00e9lisation qui demande une longue patience. Ren\u00e9 va vivre cette situation missionnaire sans tension particuli\u00e8re. Il visite les villages avec une grande r\u00e9gularit\u00e9, d\u00e9veloppe l\u2019\u00e9cole comme tous les missionnaires de cette \u00e9poque, se soucie de la formation humaine et chr\u00e9tienne de ses premiers collaborateurs. Le temps n\u2019est pas encore venu, pour les gens qu\u2019il rencontre, de suivre le chemin de J\u00e9sus.<br \/>Une circulaire de cette \u00e9poque d\u00e9crit tr\u00e8s bien, et dans le d\u00e9tail, le travail dans cette r\u00e9gion : L\u2019\u00e9quipe missionnaire de Kandi-centre est compos\u00e9e, moi compris, du p\u00e8re Troconiz, du fr\u00e8re Jean, des s\u0153urs Cyprienne, Ursule, Stanislas et d\u2019une dizaine de cat\u00e9chistes, dont quatre sont au centre de Gogonou. Le minist\u00e8re aupr\u00e8s des chr\u00e9tiens de la ville est sensiblement le m\u00eame que celui d\u2019une paroisse d\u2019Europe. Mais c\u2019est \u00e0 l\u2019\u00e9vang\u00e9lisation aupr\u00e8s des non-chr\u00e9tiens que nous consacrons la plus grande part de nos efforts. A tour de r\u00f4le, et chacun selon ses possibilit\u00e9s, nous visitons les gens chez eux pour essayer d\u2019\u00e9tablir un courant de compr\u00e9hension mutuelle qui doit permettre, peu \u00e0 peu, les discussions, les r\u00e9unions et, enfin, la constitution de groupes de cat\u00e9chum\u00e8nes pour les faire prier et conna\u00eetre le Christ. Cela demande beaucoup de patience et de recommencement, sans qu\u2019il soit possible de dire quand ils seront pr\u00eats \u00e0 recevoir les sacrements. Nous pr\u00e9parons actuellement quelques vieillards au bapt\u00eame parmi ceux qui ont \u00e9t\u00e9 fid\u00e8les, pendant quelques ann\u00e9es, aux r\u00e9unions de pri\u00e8re. C\u2019est le soir, quelquefois tr\u00e8s tard, quand les gens sont revenus des champs, qu\u2019il nous est possible de les rencontrer. Les religieuses sont souvent les seules \u00e0 avoir une influence aupr\u00e8s des femmes. Tout cela commence par les services rendus : des soins aux malades, ou leur transport en ville en cas d\u2019urgence. Il y a aussi la scolarisation, les r\u00e9alisations dans le domaine rural, le creusement des puits, les internats de filles et de gar\u00e7ons\u2026<\/p>\n<p>A partir de 1976, \u00e0 ces difficult\u00e9s dans le travail d\u2019\u00e9vang\u00e9lisation, viendront s\u2019ajouter les difficult\u00e9s n\u00e9es des vexations du r\u00e9gime marxiste qui vient de s\u2019installer au B\u00e9nin. Il n\u2019est pas facile de travailler quand on est suspect\u00e9, quand on assimile le missionnaire au mercenaire et qu\u2019il faut faire attention \u00e0 tout ce qu\u2019on dit sous peine d\u2019\u00eatre d\u00e9nonc\u00e9 et expuls\u00e9. L\u00e0 encore, il faut une longue patience.<\/p>\n<p>En 1981, Ren\u00e9 rentre en France pour une ann\u00e9e sabbatique qu\u2019il passera au 150. A la fin de son s\u00e9jour, il \u00e9crit au Conseil provincial : D\u00e9sign\u00e9 pour vivre au 150 ces quelques mois de repos, j\u2019ai voulu partager la vie de la communaut\u00e9 au maximum : partage du travail par une pr\u00e9sence \u00e0 la procure, partage de la pri\u00e8re et des diff\u00e9rents services avec plusieurs remplacements \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. J\u2019ai d\u00e9couvert la vie d\u2019une communaut\u00e9 importante de France avec ses valeurs, ses contraintes, ses lourdeurs. Qu\u2019il y a loin du discours sur la communaut\u00e9 \u00e0 la mani\u00e8re dont elle est v\u00e9cue ! Car plusieurs n\u2019ont ni oubli\u00e9, ni pardonn\u00e9 des faits anciens douloureux. Mais l\u2019esprit fraternel est capable de tout transformer, finissant par adoucir tous les contacts.<\/p>\n<p>En 1982, il retrouve le dioc\u00e8se de Parakou et rejoint la mission de Nikki, en traversant le Sahara avec d\u2019autres confr\u00e8res. Des probl\u00e8mes de sant\u00e9 vont l\u2019obliger \u00e0 rentrer en 1985 pour une grave op\u00e9ration du c\u0153ur. Il va demeurer en France jusqu\u2019en 1990 dans les communaut\u00e9s de Rez\u00e9 et de Baudonne. En 1990, se sentant beaucoup mieux, il demande \u00e0 rejoindre encore une fois le B\u00e9nin. Il est nomm\u00e9 au dioc\u00e8se de Natitingou et il s\u2019occupera particuli\u00e8rement de l\u2019aum\u00f4nerie de l\u2019h\u00f4pital de Tangui\u00e9ta. En 1996, \u00e0 l\u2019invitation de monseigneur Nestor Assogba, il devient vicaire du p\u00e8re Michel Auffray \u00e0 Mat\u00e9ri. Il va vivre dans cette paroisse rurale ses deux derni\u00e8res ann\u00e9es au B\u00e9nin.<\/p>\n<p>En effet, pour des raisons de sant\u00e9, il demande \u00e0 rentrer d\u00e9finitivement en France en 1997. Pourtant, il retournera quelques mois \u00e0 Mat\u00e9ri, apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de p\u00e8re Auffray, pour essayer de rendre un dernier service et accompagner les deux jeunes pr\u00eatres b\u00e9ninois qui ont pris en charge la paroisse, mais il devra revenir tr\u00e8s vite, d\u00e8s septembre 1998. A son retour, il demande \u00e0 rejoindre la maison de retraite de Montferrier. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il nous a quitt\u00e9s, discr\u00e8tement, au matin du 25 juillet 2007. Le p\u00e8re Lemasson aura \u00e9t\u00e9 toute sa vie un homme discret, effac\u00e9, ne cherchant jamais \u00e0 se mettre en valeur. Il aura v\u00e9cu comme un serviteur, un serviteur de la mission et un serviteur de ses fr\u00e8res.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de Lyon n\u00e9 le 24 mars 1924 \u00e0 Ch\u00e2teaubriantdans le dioc\u00e8se de Nantes (France)membre de la SMA le 5 janvier 1946pr\u00eatre le 9&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2488,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2489","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2489","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2489"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2489\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2488"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2489"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2489"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2489"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}