{"id":2532,"date":"2015-06-02T07:59:13","date_gmt":"2015-06-02T07:59:13","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2532"},"modified":"2015-06-02T07:59:13","modified_gmt":"2015-06-02T07:59:13","slug":"monseigneur-melchior-marie-joseph","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2532","title":{"rendered":"Monseigneur Melchior Marie Joseph"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines<\/strong> <\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1091px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2214\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/de_MARION_BRESILLAC_Melchior_Mgr.jpg\" alt=\"de MARION BRESILLAC Melchior Mgr\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>de MARION BR\u00c9SILLAC<br \/>n\u00e9 le 2 d\u00e9cembre 1813 \u00e0 Castelnaudary<br \/>dans le dioc\u00e8se de Carcassonne (France)<br \/>pr\u00eatre le 22 d\u00e9cembre 1838<br \/>\u00e9v\u00eaque le 4 octobre 1846<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 25 juin 1859<\/td>\n<td>\n<p>1838-1841 Castelnaudary, vicaire<br \/>1841-1842 Paris, formation chez les MEP<br \/>1842-1853 Pondich\u00e9ry, Salem, Coimbatore<br \/>1854-1856 Paris, chez les Capucins<br \/>1856-1859 fondation des Missions Africaines<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Freetown (Sierra Leone), le 25 juin 1859,<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 45 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Monseigneur Melchior de MARION BR\u00c9SILLAC (1813 &#8211; 1859)<\/p>\n<p>Melchior de Marion Br\u00e9sillac na\u00eet le 2 d\u00e9cembre 1813 \u00e0 Castelnaudary, dioc\u00e8se de Carcassonne, au sud de la France, dans une famille profond\u00e9ment chr\u00e9tienne. Comme beaucoup de membres de la noblesse, son p\u00e8re a perdu une grande partie de ses biens au d\u00e9but de la R\u00e9volution fran\u00e7aise ; il a d\u00fb s\u2019exiler en 1891 et, \u00e0 son retour, il lui faut trouver un emploi avant de songer \u00e0 fonder une famille.<\/p>\n<p>Il sera superintendant du Canal du Midi, vendu \u00e0 des actionnaires par d\u00e9cret imp\u00e9rial en 1810. Melchior est l\u2019a\u00een\u00e9 de 7 enfants dont trois d\u00e9c\u00e8dent bien jeunes : dans ses \u00e9crits, il ne parle que de deux s\u0153urs et d\u2019un fr\u00e8re. C\u2019est son p\u00e8re qui s\u2019occupe de son \u00e9ducation scolaire jusqu\u2019\u00e0 son entr\u00e9e au petit s\u00e9minaire en 1832, en classe de rh\u00e9torique. C\u2019est un sujet tr\u00e8s brillant qui commencera le grand s\u00e9minaire en \u00e9tant professeur au petit s\u00e9minaire qu\u2019il vient juste de quitter.<\/p>\n<p>Ordonn\u00e9 pr\u00eatre en 1938, il est d\u2019abord vicaire \u00e0 la paroisse Saint-Michel de sa ville natale. Il n\u2019y restera pas m\u00eame trois ans ; en effet, afin de suivre pleinement sa vocation, apr\u00e8s avoir longuement pri\u00e9 et m\u00fbrement r\u00e9fl\u00e9chi, il d\u00e9cide de se consacrer totalement \u00e0 mission \u00ab\u00a0ad gentes\u00a0\u00bb. Pour ce faire, il lui faut vaincre la r\u00e9sistance de son \u00e9v\u00eaque qui finit par lui donner son accord ; mais l\u2019opposition de son p\u00e8re est si forte qu\u2019il part pour le S\u00e9minaire des Missions \u00c9trang\u00e8res de Paris sans m\u00eame saluer sa famille. Il prend la diligence pour Toulouse, puis Paris, en confiant \u00e0 un ami pr\u00eatre une lettre pour chacun des membres de sa famille, \u00e0 charge pour lui de les remettre apr\u00e8s son d\u00e9part.<\/p>\n<p>Quelques jours apr\u00e8s son arriv\u00e9e \u00e0 Paris, il re\u00e7oit de son p\u00e8re les lignes suivantes : \u00ab\u00a0Va, mon bien cher fils, va o\u00f9 le ciel te convie ; je reconnais la voix qui t&rsquo;appelle. Qu&rsquo;il te prot\u00e8ge ; sois heureux ; je me soumets.\u00a0\u00bb Beau t\u00e9moignage de foi et d&rsquo;abandon, quand on sait qu&rsquo;\u00e0 cette \u00e9poque le d\u00e9part pour les missions \u00e9tait d\u00e9finitif et sans retour\u2026 Melchior va rester 9 mois \u00e0 Paris pour se former \u00e0 son futur minist\u00e8re. Il est alors nomm\u00e9 pour la Mission de l&rsquo;Inde, et il formule ainsi ses r\u00e9solutions avant de partir : \u00ab\u00a0Etre missionnaire du fond de mon c\u0153ur ; ne rien n\u00e9gliger pour faire avancer l&rsquo;\u0153uvre de Dieu ; saisir toutes les occasions de pr\u00eacher la sainte parole ; enfin, et c&rsquo;est l\u00e0 que j&rsquo;implore surtout votre b\u00e9n\u00e9diction, \u00f4 mon Dieu, employer tous les moyens, toutes mes forces, toute mon \u00e9tude \u00e0 contribuer \u00e0 la fondation d&rsquo;un clerg\u00e9 indig\u00e8ne.\u00a0\u00bb Il d\u00e9barque \u00e0 Pondich\u00e9ry le 24 juillet 1842.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s quelques mois au centre du vicariat pour apprendre le tamoul, il est d&rsquo;abord nomm\u00e9 \u00e0 Salem, puis devient sup\u00e9rieur du s\u00e9minaire coll\u00e8ge de Pondich\u00e9ry. Ses id\u00e9es et son insistance sur la n\u00e9cessit\u00e9 de former un clerg\u00e9 indig\u00e8ne font que Mgr Bonnand, son \u00e9v\u00eaque, le nomme \u00e0 ce poste o\u00f9, malgr\u00e9 les r\u00e9ticences qu&rsquo;il mettra \u00e0 l&rsquo;accepter, il donnera rapidement toute sa mesure. Il voudrait \u00e9galement que les vicariats (dioc\u00e8ses) soient de taille plus r\u00e9duite afin que, rapidement, on puisse en confier la direction \u00e0 des pr\u00eatres indiens. Il faut donc en cr\u00e9er de nouveaux, en divisant ceux qui existent d\u00e9j\u00e0. Tout naturellement, en 1845, lors de la premi\u00e8re division du vicariat de Pondich\u00e9ry en trois vicariat distincts, le jeune abb\u00e9 de Br\u00e9sillac, il n&rsquo;a que 32 ans et pas plus de trois ans de s\u00e9jour en Inde, est choisi pour \u00eatre \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;un d&rsquo;eux, celui de Coimbatore.<\/p>\n<p>Il est ordonn\u00e9 \u00e9v\u00eaque en 1846, \u00e0 33 ans. Sur place, il lui faut tout organiser, mais sa priorit\u00e9, ce sont les pr\u00eatres indiens. Il veut un clerg\u00e9 indig\u00e8ne, avec sa propre hi\u00e9rarchie, capable d\u2019assurer la responsabilit\u00e9 des missions o\u00f9 les Europ\u00e9ens ne seraient que des auxiliaires. A Carumattampatty, il va continuer l&rsquo;\u0153uvre \u00e0 peine \u00e9bauch\u00e9e par le p\u00e8re Jarrige, r\u00e9unir quelques enfants qui vivront au d\u00e9but dans des conditions bien difficiles, leur apprendre les bases de ce qu&rsquo;ils doivent savoir, \u00e0 commencer par le latin, les former \u00e0 une vie spirituelle profonde, leur faire d\u00e9passer les probl\u00e8mes des castes, les ouvrir \u00e0 la liturgie romaine. Comme il le disait dans ses r\u00e9solutions avant de quitter la France, il va y employer toutes ses forces et tous ses moyens. Quand il quitte l&rsquo;Inde en 1853, il laisse six grands s\u00e9minaristes, dont plusieurs tonsur\u00e9s : cinq d&rsquo;entre eux seront ordonn\u00e9s pr\u00eatres et tous pers\u00e9v\u00e9reront ; le dernier mourra apr\u00e8s 1910.<\/p>\n<p>La question des castes et, de fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, l\u2019adaptation aux usages de l\u2019Inde \u00e9taient cause de divergence entre missionnaires et m\u00eame entre les vicaires apostoliques. Mgr de Br\u00e9sillac aurait voulu davantage de clart\u00e9 dans les pratiques pastorales et une plus grande harmonisation entre les responsables. Plusieurs fois, il \u00e9crit \u00e0 Rome, car il voudrait qu&rsquo;on lui dise clairement la ligne qu&rsquo;il doit suivre. Simple pr\u00eatre, il pouvait se reposer sur son \u00e9v\u00eaque, mais \u00e9v\u00eaque, il doit orienter la conduite de ses missionnaires. Sa rectitude de conscience, jointe \u00e0 des probl\u00e8mes de personnes, l\u2019am\u00e8ne \u00e0 donner sa d\u00e9mission qui est accept\u00e9e \u00e0 Rome en mars 1855. Et pourtant, il aimait son poste, il aimait son r\u00f4le, son amour pour les Missions est toujours aussi fort, il reste missionnaire du fond de son c\u0153ur. \u00ab\u00a0Suis la voix qui t&rsquo;appelle\u00a0\u00bb lui disait son p\u00e8re. Il ignore encore que le d\u00e9chirement de sa d\u00e9mission va le conduire encore plus haut.<\/p>\n<p>Il se retire alors chez les P\u00e8res Capucins de Versailles et, l\u00e0, il prie et il attend que se manifeste le dessein de Dieu. Il refuse quatre ou cinq propositions qui lui sont faites, mais quand, par un armateur de Marseille, M. R\u00e9gis, il entend parler du Dahomey, il d\u00e9cide de se consacrer aux \u00ab\u00a0peuples les plus abandonn\u00e9s de l&rsquo;Afrique\u00a0\u00bb et, revenant \u00e0 Rome au d\u00e9but de 1856, il s&rsquo;offre pour le Dahomey. Le 15 janvier, il \u00e9crit \u00e0 M. Vian : \u00ab\u00a0La Sacr\u00e9 Congr\u00e9gation me verrait avec plaisir ouvrir une nouvelle mission ; mais elle ne veut pas que j&rsquo;aille seul ; elle m&rsquo;engage \u00e0 faire pour cela une Soci\u00e9t\u00e9 de missionnaires.\u00a0\u00bb Il va d\u00e9sormais mettre toutes ses forces au service de cette fondation.<\/p>\n<p>Il parcourt alors la France du nord au sud et d&rsquo;est en ouest, cherchant des collaborateurs, des finances, une maison pour commencer son \u0153uvre. A lire le journal qu&rsquo;il tient r\u00e9guli\u00e8rement, on ne peut compter le nombre de dioc\u00e8ses qu&rsquo;il a visit\u00e9s, le nombre de sermons qu&rsquo;il a donn\u00e9s, le nombre de personnes qu&rsquo;il a contact\u00e9es, le nombre de kilom\u00e8tres qu&rsquo;il a parcourus le plus souvent en diligence ou en train. Ses efforts sont bien vite couronn\u00e9s de succ\u00e8s, car la Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines voit officiellement le jour \u00e0 Lyon le 8 d\u00e9cembre 1856 et elle accepte le nouveau vicariat apostolique de Sierra Leone en 1858. C&rsquo;est l\u00e0 que vont partir deux pr\u00eatres et un fr\u00e8re en novembre de cette m\u00eame ann\u00e9e. Accompagn\u00e9 de deux autres missionnaires, Mgr de Br\u00e9sillac les rejoindra le 14 mai 1859, laissant en France le p\u00e8re Augustin Planque en lui disant dans une lettre du 1er janvier 1859 : \u00ab\u00a0Si la mer ou les \u00e9cueils voulaient que cette ann\u00e9e f\u00fbt la derni\u00e8re, vous seriez l\u00e0 pour que l&rsquo;\u0153uvre ne f\u00eet pas naufrage.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il avait raison, car il d\u00e9barque \u00e0 Freetown au moment o\u00f9 s\u00e9vit une grave \u00e9pid\u00e9mie de fi\u00e8vre jaune. Au d\u00e9but de juin 1859, ils sont six \u00e0 pied d&rsquo;\u0153uvre, pleins de foi et d&rsquo;enthousiasme, et tous sont jeunes, forts, ils connaissent les difficult\u00e9s qui les attendent, mais ils sont pr\u00eats \u00e0 les affronter\u2026 ils n&rsquo;en auront m\u00eame pas le temps. La fi\u00e8vre va rapidement diminuer leur nombre et les \u00e9liminer tout \u00e0 fait. Citons les noms de ces missionnaires obscurs, de ces pionniers qui n&rsquo;ont pas eu le temps de donner leur mesure : le 2 juin, le p\u00e8re Riocreux meurt \u00e0 27 ans, suivi trois jours plus tard par le p\u00e8re Bresson, 47 ans. Le 13 juin, c&rsquo;est le tour du fr\u00e8re Gratien de quitter cette terre \u00e0 29 ans. Mgr de Br\u00e9sillac, qui commence \u00e0 ressentir les sympt\u00f4mes de la maladie, profite d&rsquo;un navire fran\u00e7ais de passage pour faire rapatrier le fr\u00e8re Eug\u00e8ne. Ils ne sont d\u00e9sormais plus que deux, et deux malades : Mgr de Br\u00e9sillac meurt le 25 juin, il n&rsquo;a m\u00eame pas 46 ans et le p\u00e8re Reymond trois jours plus tard ; il avait 36 ans.<\/p>\n<p>Il ne reste plus \u00e0 Lyon que deux pr\u00eatres, quatre s\u00e9minaristes et deux fr\u00e8res la\u00efcs. Que vont-ils faire ? Il ne faut pas abandonner, il faut continuer. Le p\u00e8re Planque \u00e9tait l\u00e0 pour sauver ce qu&rsquo;il pouvait du naufrage. Pendant pr\u00e8s de cinquante ans, il va pr\u00e9sider aux destin\u00e9es de la Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines ; le sacrifice des premiers missionnaires ne sera pas vain. L&rsquo;\u00e9vang\u00e9lisation des pays de la C\u00f4te du Golfe de Guin\u00e9e, depuis l&rsquo;arriv\u00e9e des premiers p\u00e8res en 1861, c&rsquo;est une autre page de l&rsquo;histoire de la Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines de Lyon.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines de MARION BR\u00c9SILLACn\u00e9 le 2 d\u00e9cembre 1813 \u00e0 Castelnaudarydans le dioc\u00e8se de Carcassonne (France)pr\u00eatre le 22 d\u00e9cembre 1838\u00e9v\u00eaque le 4 octobre 1846d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 25 juin&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2214,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2532","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2532","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2532"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2532\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2214"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2532"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2532"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2532"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}