{"id":2540,"date":"2015-06-18T14:41:53","date_gmt":"2015-06-18T14:41:53","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2540"},"modified":"2015-06-18T14:41:53","modified_gmt":"2015-06-18T14:41:53","slug":"le-pere-bruno-hausherr","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2540","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Bruno HAUSHERR"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Strasbourg<\/strong> <\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1052px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2539\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/HAUSHERR_Bruno.jpg\" alt=\"HAUSHERR Bruno\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 14 octobre 1912 \u00e0 Eguisheim<br \/>dans le dioc\u00e8se de Strasbourg, France<br \/>membre de la SMA le 30 juillet 1931<br \/>pr\u00eatre le 5 juilleet 1936<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 1er ao\u00fbt 1974<\/td>\n<td>\n<p>1936-1937 Ni\u00f1ino, Pologne<br \/>1937-1939 Haguenau, professeur<br \/>1939-1940 Mobilis\u00e9<br \/>1940-1945 Walbourg puis Marange-Silvange<br \/>d\u00e9port\u00e9, \u00e9vasion, cach\u00e9 en For\u00eat Noire<br \/>1945-1958 Saint-Pierre, \u00e9conome<br \/>1958-1974 Haguenau, \u00e9conome<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Strasbourg, France, le 1er ao\u00fbt 1974,<br \/>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 62 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Bruno HAUSHERR (1912 &#8211; 1974)<\/p>\n<p>Bruno Hausherr est n\u00e9 le 14 octobre 1912 \u00e0 Eguisheim, dans une famille de vignerons. \u00c0 l\u2019\u00e2ge de 11 ans, le 1er octobre 1923, il entre \u00e0 l\u2019\u00e9cole apostolique de Saint-Pierre. De 1923 \u00e0 1926, il y commence ses \u00e9tudes secondaires, les poursuit \u00e0 Bischwiller en 1926-1927 et les ach\u00e8ve \u00e0 Haguenau en 1927-1929. Suivent deux ann\u00e9es de noviciat et d\u2019\u00e9tude de la philosophie scolastique \u00e0 Chanly, et le serment s.m.a. qu\u2019il prononce le 30 juillet 1931. Apr\u00e8s les ann\u00e9es de th\u00e9ologie au s\u00e9minaire de Lyon en 1931-1936, interrompues par une ann\u00e9e de service militaire au 35e R.I. \u00e0 Belfort, en 1933-1934, il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre \u00e0 Lyon par Mgr Hauger le 5 juillet 1936.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re destination du P\u00e8re Hausherr est pour l\u2019\u0153uvre de Pologne, \u00e0 l\u2019\u00e9cole apostolique de Ninino. Il y passe l\u2019ann\u00e9e scolaire 1936-1937. En automne 1937, il est appel\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cole apostolique de Haguenau et, pendant deux ans, il y est titulaire d\u2019une classe de 6e. Il est en m\u00eame temps vicaire de dimanche \u00e0 la paroisse de Walbourg.<\/p>\n<p>En 1939 commenc\u00e8rent pour le P\u00e8re une s\u00e9rie d\u2019ann\u00e9es de p\u00e9nibles \u00e9preuves. Notons tout de suite qu\u2019il les supporta avec courage, dans un esprit de surnaturelle confiance dans le Seigneur. Il faut dire au surplus que ce fut toujours chez lui un trait dominant : de quelque fa\u00e7on il trouvait bon ce qui lui arrivait et il ne manquait pas de proclamer que la vie est belle, m\u00eame lorsqu\u2019elle nous met dans des situations \u00e9pineuses. Sans se faire des id\u00e9es noires, il offrait ses peines et ses tribulations pour les causes qui lui tenaient \u00e0 c\u0153ur, en premier lieu pour la diffusion de l\u2019\u00c9vangile de J\u00e9sus parmi les peuples de l\u2019Afrique, au service desquels il voulait consacrer sa vie.<\/p>\n<p>Il y eut d\u2019abord la mobilisation en septembre 1939. Le P\u00e8re Hausherr fut affect\u00e9 d\u2019abord \u00e0 Sch\u0153nenbourg, puis \u00e0 Bremmelbach comme chef de poste dans la casemate sud, au 22e R.I.F.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l\u2019armistice et la d\u00e9mobilisation, la situation est bien chang\u00e9e en Alsace. Le pays, annex\u00e9 de fait au Reich allemand, subit les contraintes d\u2019un r\u00e9gime totalitaire. Pour ce qui concerne notre Soci\u00e9t\u00e9, il n\u2019est plus question \u00e9videmment de tenir des \u00e9coles. Le P\u00e8re Hausherr est alors au service du dioc\u00e8se de Strasbourg comme vicaire \u00e0 Walbourg, de juillet 1940 \u00e0 fin octobre 1942. Mais d\u00e8s 1941, il est poursuivi par la Gestapo, emprisonn\u00e9 m\u00eame pendant deux mois en \u00e9t\u00e9 1942. Au mois de novembre 1942, il devient administrateur de la paroisse de Marange-Silvange au dioc\u00e8se de Metz. La Lorraine, comme l\u2019Alsace, est soumise au pouvoir des autorit\u00e9s allemandes. Plus que d\u2019autres contr\u00e9es sans doute, elle doit souffrir les mesures arbitraires, en particulier les expulsions. Des villages entiers sont vid\u00e9s de leurs habitants, qui sont transf\u00e9r\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la France. Le P\u00e8re Hausherr est victime de cette mesure. Mais c\u2019est en Boh\u00eame que, d\u00e8s le 20 janvier 1943, il est d\u00e9port\u00e9. Ainsi que plusieurs de ses paroissiens de Marange-Silvange, il se trouve dans un camp de travail de Saaz, au pays des Sud\u00e8tes.<\/p>\n<p>Au mois d\u2019avril 1943, il r\u00e9ussit \u00e0 s\u2019\u00e9vader, revient en Alsace et reprend des services occasionnels dans des paroisses. Il pr\u00eache \u00e0 l\u2019occasion de la f\u00eate patronale saint Arbogast \u00e0 Saint-Pierre le 25 juillet. Le lendemain il se rend \u00e0 Sasbachwalden dans la For\u00eat-Noire pour remplacer le cur\u00e9 de la paroisse, qui prend trois semaines de vacances. Mais sa tranquillit\u00e9 dure peu de temps. Vers la fin du mois d\u2019ao\u00fbt, il est poursuivi par mandat d\u2019arr\u00eat de la Gestapo. L\u2019alerte est s\u00e9rieuse. Il trouve refuge dans une maison de la For\u00eat-Noire. Il devait y rester cach\u00e9 jusque fin avril 1945. Ce furent des mois d\u2019angoisses perp\u00e9tuelles. Le P\u00e8re risquait d\u2019\u00eatre d\u00e9couvert et sa vie \u00e9tait en jeu. Les personnes qui l\u2019h\u00e9bergeaient savaient \u00e9galement que c\u2019\u00e9tait au p\u00e9ril de leur vie. Cette famille allemande, antinazie et fonci\u00e8rement catholique, avait dit : Pour un pr\u00eatre catholique fran\u00e7ais, nous faisons volontiers le sacrifice de notre vie. G\u00e9n\u00e9reuse et courageuse, elle accepta le risque. Enfin le 5 mai 1945, le P\u00e8re put annoncer sa d\u00e9livrance : Vous ne pouvez vous imaginer le bonheur et la joie ! La 1re Arm\u00e9e Fran\u00e7aise \u00e9tait arriv\u00e9e depuis 15 jours dans les montagnes o\u00f9 il se tenait cach\u00e9.<\/p>\n<p>Bien que fatigu\u00e9 et gardant des traces de sa longue clandestinit\u00e9, le P\u00e8re Hausherr put reprendre une activit\u00e9 dans nos maisons. Il fut nomm\u00e9 \u00e9conome, et il exer\u00e7a cette fonction jusqu\u2019\u00e0 sa mort, \u00e0 Saint-Pierre de 1945 \u00e0 1958, et \u00e0 Haguenau de 1958 \u00e0 1974.<\/p>\n<p>Comme on peut le penser, l\u2019\u00e9conomat d\u2019une maison est une charge \u00e0 la fois importante et difficile. \u00c0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 le P\u00e8re la prit en main, en 1945, notre Directoire d\u00e9taillait avec minutie les obligations de l\u2019\u00e9conome. Nous pouvions lire : L\u2019\u00e9conome est charg\u00e9 des recettes et des d\u00e9penses de la maison&#8230; Il mettra dans l\u2019exercice de ses fonctions un grand esprit d\u2019ordre et d\u2019\u00e9conomie&#8230; Il aura soin que chacun ait le n\u00e9cessaire, tout en restant dans les limites prescrites par la pauvret\u00e9 apostolique, que les membres de la Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines sont si strictement tenus de pratiquer&#8230; L\u2019\u00e9conome veillera avec soin \u00e0 ce que rien ne manque aux h\u00f4tes et aux confr\u00e8res de passage&#8230; Il sera plein de bont\u00e9 et d\u2019attention pour les malades&#8230;. Le P\u00e8re Hausherr r\u00e9pondit consciencieusement \u00e0 ces exigences de sa charge. Ce ne fut pas sans difficult\u00e9s.<\/p>\n<p>Aux embarras que l\u2019on imagine, ajoutons que, anciennement, les conditions \u00e9conomiques g\u00e9n\u00e9rales n\u2019\u00e9taient pas ce qu\u2019elles sont devenues par la suite. \u00c0 cette \u00e9poque la pauvret\u00e9 \u00e9tait plus grande et plus r\u00e9pandue, et c\u2019\u00e9tait un r\u00e9el souci de fournir le pain de chaque jour aux \u00e9l\u00e8ves et aux confr\u00e8res de nos \u00e9coles apostoliques. Il y fallait d\u00e9penser beaucoup de z\u00e8le et d\u2019ardeur. Signalons un humble exemple, la qu\u00eate des pommes de terre. Chaque ann\u00e9e, en automne, aussi bien \u00e0 Saint-Pierre qu\u2019\u00e0 Haguenau, pendant plusieurs jours, on passait de maison en maison pour qu\u00e9mander une part de la r\u00e9colte. On circulait \u00e0 travers plusieurs villages, dont la liste \u00e9tait d\u00e9sign\u00e9e par une autorisation de l\u2019\u00c9v\u00each\u00e9 chaque ann\u00e9e, car nous n\u2019\u00e9tions pas seuls, il fallait partager \u00e9quitablement entre diverses congr\u00e9gations. Le P\u00e8re Hausherr prit part bien des fois \u00e0 ces journ\u00e9es de qu\u00eates harassantes. Par ce travail et de bien d\u2019autres fa\u00e7ons, tout au long des ann\u00e9es, il se d\u00e9pensait pour que chacun ait le n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Bruno Hausherr remplit pendant presque 30 ans ce service d\u2019\u00e9conome. En m\u00eame temps, pendant plus de 15 ans, il exer\u00e7a les fonctions de vicaire de dimanche \u00e0 Pfaffenhoffen. Au mois de janvier 1974, il tomba malade, une maladie que rien ne put gu\u00e9rir. Il eut beaucoup \u00e0 souffrir, mais jamais la moindre plainte ne lui \u00e9chappa. Hospitalis\u00e9 \u00e0 Strasbourg, il mourut le 1er ao\u00fbt 1974, dans sa 62e ann\u00e9e. Quelques jours avant sa mort, il avait confi\u00e9 \u00e0 un confr\u00e8re : Je donne ma vie pour les Missions.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Strasbourg n\u00e9 le 14 octobre 1912 \u00e0 Eguisheimdans le dioc\u00e8se de Strasbourg, Francemembre de la SMA le 30 juillet 1931pr\u00eatre le 5 juilleet&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2539,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2540","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2540","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2540"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2540\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2539"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2540"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2540"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2540"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}