{"id":2615,"date":"2015-07-22T17:05:35","date_gmt":"2015-07-22T17:05:35","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2615"},"modified":"2015-07-22T17:05:35","modified_gmt":"2015-07-22T17:05:35","slug":"le-pere-francois-xavier-bregaint","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2615","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Fran\u00e7ois-Xavier BR\u00c9GAINT"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1081px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2614\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/BREGAINT_Francois_Xavier.jpg\" alt=\"BREGAINT Francois Xavier\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 2 juillet 1917 \u00e0 La Landec<br \/>dans le dioc\u00e8se de Saint-Brieuc, France<br \/>membre de la SMA le 2 f\u00e9vrier 1941<br \/>pr\u00eatre le 6 janvier 1944<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 17 ao\u00fbt 1977<\/td>\n<td>\n<p>1944-1946 Chamali\u00e8res<br \/>1946-1948 Ave, Belgique<br \/>1948-1969 missionnaire au Dahomey<br \/>1969-1970 Paris, animation missionnaire<br \/>1970-1972 La Gavotte<br \/>1972-1975 missionnaire au Dahomey<br \/>1975-1977 Nice<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Nice, France, le 17 ao\u00fbt 1977,<br \/>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 60 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le P\u00e8re Fran\u00e7ois-Xavier BREGAINT (1917 &#8211; 1977)<\/p>\n<p>Fran\u00e7ois-Xavier Br\u00e9gaint est n\u00e9 le 2 juillet 1917 \u00e0 La Landec, commune des C\u00f4tes d\u2019Armor, situ\u00e9e \u00e0 11 kilom\u00e8tres \u00e0 l\u2019ouest de Dinan, dans une famille de petits agriculteurs. Il est l\u2019a\u00een\u00e9 de 4 gar\u00e7ons.<\/p>\n<p>C\u2019est le p\u00e8re Tranchant qui lui fait conna\u00eetre les Missions Africaines et, \u00e0 12 ans, il entre au petit s\u00e9minaire de Pont-Rousseau. Il continue ses \u00e9tudes \u00e0 Off\u00e9mont o\u00f9 il obtient son baccalaur\u00e9at. Puis, il rejoint le noviciat de Chanly, en Belgique, o\u00f9 il restera deux ans, de 1936 \u00e0 1938. D\u00e9j\u00e0, il manifeste sa personnalit\u00e9 : c\u2019est un homme enthousiaste qui a besoin d\u2019agir et qui exerce facilement son esprit critique, car il a horreur des d\u00e9tours, des sous-entendus, du double jeu. Manquant un peu de souplesse, il n\u2019est pas admis dans la SMA et part au service militaire en novembre 1938. On le retrouve \u00e0 Chartres, puis \u00e0 Marseille. Au milieu des jeunes recrues, il se veut \u00e9ducateur et missionnaire. Il est d\u00e9mobilis\u00e9 le 15 ao\u00fbt 1940 et entre au grand s\u00e9minaire de Lyon le 22 septembre 1940. Le 2 f\u00e9vrier 1941, il devient membre des Missions Africaines et il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre le 6 janvier 1944. Pendant le temps des \u00e9tudes, il manifeste ses dons litt\u00e9raires en \u00e9crivant de nombreux articles pour la revue \u00ab Fr\u00e8res d\u2019armes \u00bb.<\/p>\n<p>Il est d\u2019abord nomm\u00e9 professeur \u00e0 Pont-Rousseau en juillet 1944, mais le p\u00e8re Boucheix, provincial, change son affectation et le nomme professeur \u00e0 Chamali\u00e8res o\u00f9 il pr\u00e9pare aussi une licence de lettres. Le 10 ao\u00fbt 1946, il est nomm\u00e9 professeur au petit s\u00e9minaire Sainte-Th\u00e9r\u00e8se de Ave, en Belgique, o\u00f9 l\u2019on a besoin d\u2019un professeur dipl\u00f4m\u00e9. Chaque ann\u00e9e, il sollicite son d\u00e9part en Afrique et il apprend, le 16 octobre 1948, qu\u2019il est d\u00e9sign\u00e9 pour le vicariat apostolique de Ouidah, au Dahomey.<\/p>\n<p>Premi\u00e8re nomination : professeur de philosophie au grand s\u00e9minaire de Ouidah o\u00f9 il travaille sous la direction du p\u00e8re Castanchoa et avec le p\u00e8re Falcon. Durant cette p\u00e9riode, il s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la presse et \u00e9crit de nombreux articles dans le journal \u00ab La Croix au Dahomey \u00bb dont il devient rapidement le r\u00e9dacteur. On est \u00e9tonn\u00e9 par la vari\u00e9t\u00e9 des sujets abord\u00e9s, sp\u00e9cialement sur le plan social. On comprend son influence sur les jeunes qu\u2019il aide \u00e0 pr\u00e9parer leurs examens.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but de 1957, monseigneur Parisot le charge de fonder, \u00e0 Porto-Novo, un coll\u00e8ge de gar\u00e7ons d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Notre-Dame de Lourdes. Aid\u00e9 par le p\u00e8re Lalande, il commence dans des conditions difficiles. Le coll\u00e8ge se d\u00e9veloppe et, en 1969, il accueille 470 \u00e9l\u00e8ves de la sixi\u00e8me \u00e0 la premi\u00e8re. Les r\u00e9sultats aux examens sont tr\u00e8s bons et la renomm\u00e9e du coll\u00e8ge ne fait que cro\u00eetre. C\u2019est pour ce travail que le 25 juin 1965, \u00e0 l\u2019occasion du centenaire de l\u2019\u00e9cole Saint-Joseph de Porto-Novo, il devient Chevalier de l\u2019Ordre national du Dahomey. Mais la sant\u00e9 du p\u00e8re se d\u00e9grade fortement, si bien qu\u2019il doit rentrer en France en juin 1969 pour un long temps de repos.<\/p>\n<p>Il accepte de travailler \u00e0 l\u2019animation missionnaire en rejoignant une \u00e9quipe de DIAM bas\u00e9e \u00e0 Chevilly, dans la banlieue parisienne. Mais le travail tarde \u00e0 se mettre en route. Le p\u00e8re s\u2019occupe en rendant divers services paroissiaux \u00e0 Cr\u00e9teil, \u00e0 la paroisse saint-Pierre de l\u2019Ha\u00ff-les-Roses. Finalement, en 1970, on lui offre de devenir vicaire de la paroisse de la Gavotte, dans la banlieue de Marseille. Il accepte avec joie, pr\u00e9f\u00e9rant retrouver le soleil. Tout en se soignant, il participe \u00e0 la vie paroissiale de cette zone difficile, mais il a bien de la peine \u00e0 se mettre aux m\u00e9thodes pastorales fran\u00e7aises et ne r\u00eave que de repartir en Afrique.<\/p>\n<p>Le 19 juin 1972, le Conseil provincial lui confirme l\u2019accord de Monseigneur Mensah et du p\u00e8re Bellut, sup\u00e9rieur r\u00e9gional, pour le service du dioc\u00e8se de Porto-Novo. Il rejoint le p\u00e8re Sicard dans la paroisse d\u2019Adjarra, tout en rendant des services au petit s\u00e9minaire de Wando. Mais sa sant\u00e9 pose encore bien des probl\u00e8mes et il doit rentrer d\u00e9finitivement en France. Il quitte le B\u00e9nin le 4 mai 1975.<\/p>\n<p>Sachant qu\u2019il ne peut retourner en Afrique, il prend contact avec monseigneur Mouisset, \u00e9v\u00eaque de Nice, et, en septembre 1975, il est nomm\u00e9 vicaire de la paroisse Saint-Martin-Saint-Augustin de Nice dans la vieille ville, pr\u00e8s du port, un endroit tr\u00e8s sympathique. Il n\u2019y servira pas tr\u00e8s longtemps puisque, le 17 ao\u00fbt 1977, il meurt \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Cimiez de Nice. Il venait d\u2019avoir 60 ans : c\u2019\u00e9tait un homme remarquable par son allant, ses activit\u00e9s, son intelligence, ses talents, avant que la maladie ne l\u2019abatte.<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Lalande, son collaborateur \u00e0 Porto-Novo, pronon\u00e7a l\u2019hom\u00e9lie et r\u00e9suma ainsi sa vie : Le p\u00e8re Br\u00e9gaint fut essentiellement un enseignant et un \u00e9ducateur, riche en id\u00e9es, fin lettr\u00e9, sachant parler aux jeunes\u2026 La fondation d\u2019un nouveau coll\u00e8ge de Porto-Novo fut sa gloire. Si les papiers officiels parlent du coll\u00e8ge Notre-Dame de Lourdes, les \u00e9l\u00e8ves, leurs parents et les gens de la ville ne parlent que du coll\u00e8ge Br\u00e9gaint. S\u2019il fut un \u00e9ducateur, il ne fut pas un administrateur et cela devint pour lui la source de beaucoup de difficult\u00e9s qui ruin\u00e8rent sa sant\u00e9\u2026 Il disait souvent aux jeunes : je suis venu au Dahomey pour faire des chr\u00e9tiens. Mais on ne peut faire de solides chr\u00e9tiens qu\u2019avec des hommes qui ont su cultiver toutes leurs qualit\u00e9s humaines. Ce fut l\u00e0, sans doute, le sens de toute sa vie de pr\u00eatre et d\u2019\u00e9ducateur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon n\u00e9 le 2 juillet 1917 \u00e0 La Landecdans le dioc\u00e8se de Saint-Brieuc, Francemembre de la SMA le 2 f\u00e9vrier 1941pr\u00eatre le 6&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2614,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2615","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2615","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2615"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2615\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2614"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2615"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2615"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2615"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}