{"id":2685,"date":"2015-07-27T08:31:53","date_gmt":"2015-07-27T08:31:53","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2685"},"modified":"2015-07-27T08:31:53","modified_gmt":"2015-07-27T08:31:53","slug":"le-pere-prosper-malo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2685","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Prosper MALO"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<p><strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1005px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2684\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/MALO_Prosper.jpg\" alt=\"MALO Prosper\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 7 mars 1908 \u00e0 Vay<br \/>dans le dioc\u00e8se de Nantes, France<br \/>membre de la SMA le 28 juillet 1929<br \/>pr\u00eatre le 8 janvier 1933<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 23 ao\u00fbt 1977<\/td>\n<td>\n<p>1933-1934 Baudonne<br \/>1934-1945 Ave, Belgique<br \/>1945-1946 Baudonne<br \/>1946-1959 missionnaire en C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire<br \/>1959-1965 Baudonne<br \/>1965-1966 Pont-Rousseau<br \/>1966-1969 missionnaire en C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire<br \/>1969-1971 La Croix-Valmer<br \/>1971-1974 minist\u00e8re \u00e0 Varades, Pont-Rousseau et Vay (44)<br \/>1974-1977 La Croix-Valmer<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 La Croix-Valmer, France, le 23 ao\u00fbt 1977,<br \/>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 69 ans<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><\/strong><br \/>Le p\u00e8re Prosper MALO (1908 &#8211; 1977)<\/p>\n<p>Le 7 mars 1908, Prosper Malo na\u00eet \u00e0 Vay, \u00e0 40 km au nord de Nantes, dans une famille de cultivateurs, profond\u00e9ment chr\u00e9tienne. Il est, en effet, le neveu du p\u00e8re Antonin Gautier, membre des Missions Africaines. Son fr\u00e8re a\u00een\u00e9, Jean-Baptiste, entrera aux Missions \u00c9trang\u00e8res de Paris et mourra prisonnier du Viet-Minh, au Laos. Un autre fr\u00e8re, plus \u00e2g\u00e9 \u00e9galement, Raymond, choisit, comme lui, d\u2019entrer aux Missions Africaines et mourra dans le nord du B\u00e9nin, \u00e0 Tangui\u00e9ta. Prosper a encore 2 fr\u00e8res et 3 s\u0153urs dont une religieuse clo\u00eetr\u00e9e.<\/p>\n<p>Il fr\u00e9quente l\u2019\u00e9cole primaire de Vay, puis entre au s\u00e9minaire de Pont-Rousseau qu\u2019il quitte, 4 ans plus tard, pour poursuivre ses \u00e9tudes, pendant 1 an, \u00e0 Saint-Priest et, pendant 2 ans, \u00e0 Off\u00e9mont. En octobre 1927, il rejoint le noviciat de Chanly. En 1928, il est appel\u00e9 \u00e0 faire son service militaire \u00e0 Nantes, caserne Cambronne, o\u00f9 il reste jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il soit d\u00e9mobilis\u00e9 en 1929. De faible constitution, il passe tout ce temps au bureau de la Compagnie, puis comme secr\u00e9taire d\u2019Etat-Major, ce qui lui permettra d\u2019aller d\u00e9guster des chocolats, en \u00e9coutant le pi\u00e9tinement sourd de la compagnie partant \u00e0 l\u2019exercice. (Fr\u00e8res d\u2019armes).<\/p>\n<p>Il devient membre des Missions Africaines le 28 juillet 1929, et entre au grand s\u00e9minaire de Lyon le 1er octobre suivant. On a remarqu\u00e9 qu\u2019il \u00e9crivait avec facilit\u00e9, aussi est-il choisi pour r\u00e9diger la chronique locale de \u201cFr\u00e8res d\u2019Armes\u201d, dans laquelle il rapporte et les causeries des missionnaires de passage comme celle de monseigneur Parisot le 7 novembre 1930, et les diff\u00e9rents \u00e9v\u00e8nements du s\u00e9minaire, parfois sur un ton assez badin.<\/p>\n<p>Il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre le m\u00eame jour que son fr\u00e8re Raymond, le 8 janvier 1933, et bombard\u00e9 professeur durant de longues ann\u00e9es, \u00e0 Baudonne d\u2019abord, de 1933 \u00e0 1934, puis de 1934 \u00e0 1946, \u00e0 Ave, en Belgique, o\u00f9 il rejoint son fr\u00e8re Raymond qui le quittera en 1936 pour partir au Dahomey. Prosper conna\u00eet des moments difficiles, surtout pendant la guerre avec l\u2019occupation allemande, si bien qu\u2019en juin 1944, il envoie une lettre s\u00e9v\u00e8re au p\u00e8re provincial : La maison de Ave a toujours \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme quelque chose d\u2019un peu \u00e9tranger \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9. Le personnel envoy\u00e9 est choisi parmi ceux qu\u2019on ne peut utiliser autre part. Ces raisons et d\u2019autres m\u2019ont donn\u00e9 un tel d\u00e9go\u00fbt de ce changement continuel d\u2019occupations auxquelles j\u2019ai d\u00fb me soumettre que je suis \u00e0 bout. Il envisage m\u00eame de rentrer dans son dioc\u00e8se ! Le 24 juillet 1944, on le nomme pourtant directeur et pr\u00e9fet des \u00e9tudes pour une ann\u00e9e encore, le temps d\u2019initier le p\u00e8re Duquesne \u00e0 cette fonction. Le p\u00e8re Prosper accepte, mais le 2 ao\u00fbt 1945, apr\u00e8s avoir contract\u00e9 une pleur\u00e9sie, il \u00e9crit au p\u00e8re provincial : Dans le cas o\u00f9 vous jugeriez plus prudent que je reste encore un an en Europe, je d\u00e9sirerais changer de climat. Il pense \u00e0 Baudonne qu\u2019il conna\u00eet d\u00e9j\u00e0. Le Conseil provincial acc\u00e8de \u00e0 sa demande. L\u2019ann\u00e9e suivante, il est mis \u00e0 la disposition de monseigneur Boivin, \u00e9v\u00eaque d\u2019Abidjan.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re Prosper embarque le 8 novembre 1946. Il est affect\u00e9 au petit s\u00e9minaire de Bingerville o\u00f9 il reste jusqu\u2019en juillet 1949. Il est alors nomm\u00e9 sup\u00e9rieur de la mission de M\u2019Bahiakro. Il r\u00e9ussit tr\u00e8s bien aupr\u00e8s de ses nouveaux paroissiens. Pr\u00eatre z\u00e9l\u00e9 et plein de d\u00e9vouement, mais il n\u2019a pas une tr\u00e8s forte sant\u00e9, \u00e9crit son \u00e9v\u00eaque en 1950. Apr\u00e8s un cong\u00e9 en France, en 1952, il est nomm\u00e9 \u00e0 Ouell\u00e9 d\u2019o\u00f9, le 26 f\u00e9vrier 1956, il \u00e9crit \u00e0 une famille amie de Vay : Il y a plus d\u2019un mois, je suis tomb\u00e9 \u00e9puis\u00e9 et an\u00e9mi\u00e9 dans le sillon de Ouell\u00e9 comme un bon soldat. On m\u2019a descendu \u00e0 Abidjan et renflou\u00e9. Je reviens \u00e0 ma Mission.<\/p>\n<p>Le 8 septembre 1956, le \u201cPetit Messager\u201d cite le p\u00e8re Malo : Les conversions ne manquent pas. Il y a 4 ans, il y avait 700 baptis\u00e9s diss\u00e9min\u00e9s dans les villages. Aujourd\u2019hui, mes chr\u00e9tiens sont d\u00e9j\u00e0 2000 et 4000 cat\u00e9chum\u00e8nes attendent qu\u2019on puisse s\u2019occuper d\u2019eux.<\/p>\n<p>Mais sa sant\u00e9 a souffert de ces ann\u00e9es de brousse et il rentre, le 12 juin 1959, sans espoir de retour. On le nomme professeur \u00e0 Baudonne, mais enseigner lui est devenu p\u00e9nible et c\u2019est pourquoi, en 1965, il est affect\u00e9 \u00e0 la Procure de Pont-Rousseau. Il jouit alors d\u2019une meilleure sant\u00e9 et, de nouveau, se \u00ab languit \u00bb de l\u2019Afrique.<\/p>\n<p>Le 13 mai 1966, le Conseil provincial acc\u00e8de \u00e0 sa demande et le met \u00e0 la disposition de monseigneur Etrillard, \u00e9v\u00eaque de Gagnoa, qui lui confie la paroisse de Grand-Lahou. D\u00e8s le 20 ao\u00fbt 1966, monseigneur remarque chez le p\u00e8re Malo une sant\u00e9 qu\u2019on ne peut pas dire florissante. Le p\u00e8re Falcon, en 1969, lui demande de revenir en France pour des examens.<\/p>\n<p>Il rentre en avril 1969. Le 12 juillet, le Conseil du dioc\u00e8se de Gagnoa estime que le p\u00e8re n\u2019a plus une sant\u00e9 suffisante pour continuer un travail utile en Afrique. Le p\u00e8re Prosper d\u00e9clare alors qu\u2019une ann\u00e9e de repos \u00e0 La Croix-Valmer lui ferait du bien. En octobre 1969, il rejoint donc La Croix-Valmer o\u00f9 il reste jusqu\u2019en 1971. Sa sant\u00e9 s\u2019\u00e9tant am\u00e9lior\u00e9e, le p\u00e8re Malo fait des d\u00e9marches aupr\u00e8s du vicaire g\u00e9n\u00e9ral de Nantes pour obtenir un poste de pr\u00eatre auxiliaire dans le dioc\u00e8se. Il est nomm\u00e9 \u00e0 Varades. Le 3 janvier 1972, il \u00e9crit: Peu \u00e0 peu, je m\u2019initie \u00e0 ce nouveau genre de minist\u00e8re dioc\u00e9sain. Pas de difficult\u00e9 pour la pr\u00e9dication ; ma sant\u00e9 s\u2019est am\u00e9lior\u00e9e. En mars, le p\u00e8re Grenot constate qu\u2019il est bien accept\u00e9 dans la paroisse.<\/p>\n<p>En octobre 1972, le docteur de Varades l\u2019invite \u00e0 se rendre au CHU pour un examen pulmonaire. Contraint au repos, le p\u00e8re se rend \u00e0 Pont-Rousseau, puis \u00e0 Vay o\u00f9, avec sa s\u0153ur et son fr\u00e8re Raymond, il poss\u00e8de une petite maison. Il rend aussi service \u00e0 la paroisse. Il pense rejoindre, un jour, la maison de repos de La Croix-Valmer, mais veut auparavant r\u00e9gler des affaires de famille. Ce n\u2019est donc que le 4 septembre 1974 qu\u2019il arrive \u00e0 La Croix-Valmer.<\/p>\n<p>Atteint d\u2019un cancer \u00e0 la gorge qui l\u2019oblige \u00e0 recevoir des perfusions, tous les 8 jours, \u00e0 la clinique de Saint-Tropez, il meurt le 23 ao\u00fbt 1977. Les obs\u00e8ques ont lieu le 25 ao\u00fbt et il est inhum\u00e9 dans le caveau de la propri\u00e9t\u00e9 de La Croix-Valmer. Le p\u00e8re Boiron prononce l\u2019hom\u00e9lie fun\u00e8bre : Vous avez appris \u00e0 conna\u00eetre quel pince-sans-rire et quel homme plein d\u2019humour \u00e9tait le p\u00e8re Malo, mais il y avait un autre p\u00e8re Malo qui, derri\u00e8re son caract\u00e8re jovial et bon vivant, cachait un homme rude, dur pour lui-m\u00eame, tr\u00e8s ind\u00e9pendant mais, en m\u00eame temps, tr\u00e8s bon et tr\u00e8s d\u00e9licat pour rendre service. Avant son dernier soupir, il eut un magnifique sourire comme s\u2019il voyait d\u00e9j\u00e0 l\u2019au-del\u00e0. Epuis\u00e9 comme une lampe sans huile, il s\u2019\u00e9teignit entre mes mains, tout doucement.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon n\u00e9 le 7 mars 1908 \u00e0 Vaydans le dioc\u00e8se de Nantes, Francemembre de la SMA le 28 juillet 1929pr\u00eatre le 8 janvier&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2684,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2685","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2685","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2685"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2685\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2684"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2685"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2685"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2685"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}