{"id":2687,"date":"2015-07-27T08:35:09","date_gmt":"2015-07-27T08:35:09","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2687"},"modified":"2015-07-27T08:35:09","modified_gmt":"2015-07-27T08:35:09","slug":"le-pere-louis-delbaere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2687","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Louis DELBAERE"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1068px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2686\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/DELBAERE_Louis.jpg\" alt=\"DELBAERE Louis\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 23 avril 1897 \u00e0 Quesnoy-sur-Deule<br \/>dans le dioc\u00e8se de Lille, France<br \/>membre de la SMA le 8 juillet 1922<br \/>pr\u00eatre le 30 juin 1923<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 23 ao\u00fbt 1984<\/td>\n<td>\n<p>1923-1934 missionnaire au Togo<br \/>1934-1935 Off\u00e9mont, professeur<br \/>1935-1973 missionnaire au B\u00e9nin<br \/>professeur au grand s\u00e9minaire de Ouidah<br \/>sup\u00e9rieur au grand s\u00e9minaire de Ouidah<br \/>vicaire g\u00e9n\u00e9ral de Mgr Parisot<br \/>cur\u00e9 d\u2019Allada (Cotonou)<br \/>1973-1980 La Croix-Valmer,retir\u00e9<br \/>1980-1984 Montferrier, retir\u00e9<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Montferrier-sur-Lez, France, le 23 ao\u00fbt 1984<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 87 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Louis DELBAERE (1897 &#8211; 1984)<\/p>\n<p>Louis Delbaere est n\u00e9 le 23 avril 1897 \u00e0 Quesnoy-sur-Deule au dioc\u00e8se de Lille. Son nom de famille est d\u2019origine espagnole. Ses parents sont cultivateurs. C\u2019est une famille nombreuse. Sa maman Pauline mit au monde 13 enfants, et son p\u00e8re Charles eut, d\u2019un second mariage, 8 enfants. Louis fait ses \u00e9tudes primaires \u00e0 Quesnoy, puis ses \u00e9tudes secondaires au petit s\u00e9minaire dioc\u00e9sain.<\/p>\n<p>En 1917, il entre au grand s\u00e9minaire de Lille pour sa philosophie. En 1919, il vient aux Missions Africaines, \u00e0 Lyon, pour sa th\u00e9ologie. Il devient membre de la SMA le 8 juillet 1922 et est ordonn\u00e9 pr\u00eatre le 30 juin 1923.<\/p>\n<p>D\u2019abord affect\u00e9 au Togo, ses sup\u00e9rieurs sont un peu inquiets \u00e0 cause de sa petite sant\u00e9, mais il s\u2019y acclimate bien et se met aussit\u00f4t \u00e0 l\u2019\u00e9tude de la langue locale. En 1924, monseigneur Jean-Marie Cessou le nomme directeur d\u2019\u00e9cole \u00e0 Lom\u00e9. L\u2019ann\u00e9e suivante, il lui confie la responsabilit\u00e9 de l\u2019\u00e9cole des cat\u00e9chistes \u00e0 Togoville. De cette \u00e9cole sortiront de nombreux cat\u00e9chistes, mais aussi quelques s\u00e9minaristes.<\/p>\n<p>En 1928, il revient en cong\u00e9. En octobre, le p\u00e8re provincial lui demande un service en attendant de repartir en mission : \u00eatre professeur \u00e0 Chamali\u00e8res pour la nouvelle ann\u00e9e scolaire. S\u2019\u00e9tant acquitt\u00e9 de son service, il rejoint le Togo en ao\u00fbt 1929, o\u00f9 il est nomm\u00e9 quasi-cur\u00e9 de Togoville, tout en s\u2019occupant de l\u2019\u00e9cole des cat\u00e9chistes qui a un effectif de 25 \u00e9l\u00e8ves. Sur le plan mat\u00e9riel, le p\u00e8re Delbaere est d\u00e9brouillard et a de beaux projets, mais il est trop souvent absent le soir et la discipline de l\u2019\u00e9cole s\u2019en ressent.<\/p>\n<p>En 1933, souffrant d\u2019ent\u00e9rite chronique et pr\u00e9sentant des signes d\u2019an\u00e9mie, il rentre en cong\u00e9 pour se soigner. En juillet 1934, le p\u00e8re Edouard Laqueyrie le nomme au petit s\u00e9minaire d\u2019Off\u00e9mont pour la nouvelle ann\u00e9e scolaire. Il va y enseigner les math\u00e9matiques et les sciences. Il est \u00e0 cette \u00e9poque le seul d\u00e9tenteur du bac math-\u00e9lem dans la province. Le p\u00e8re Plumelet en parle ainsi : V\u00eatu d\u2019une blouse grise orn\u00e9e de blanc de craie, l\u2019\u0153il vif et un peu froid, l\u2019homme impressionnait. Mais c\u2019\u00e9tait un excellent professeur. En 1934, les 6 candidats de la maison furent tous re\u00e7us au bac gr\u00e2ce \u00e0 ses cours de rattrapage, alors que nous \u00e9tions presque nuls quelques mois auparavant.<\/p>\n<p>L\u2019ann\u00e9e suivante, il demande \u00e0 retourner, de nouveau, en Afrique. On lui propose de repartir au Dahomey. Il s\u2019embarque le 22 octobre et va y rester pr\u00e8s de 40 ans. Pendant 20 ans, il sera \u00e0 plusieurs reprises sup\u00e9rieur du grand s\u00e9minaire de Ouidah et vicaire g\u00e9n\u00e9ral de monseigneur Louis Parisot. Pendant toutes ces ann\u00e9es, l\u2019homme de c\u0153ur que fut monseigneur Parisot et l\u2019homme de t\u00eate que fut le p\u00e8re Delbaere form\u00e8rent un remarquable tandem. Le vicariat apostolique de Ouidah \u00e9tait en de bonnes mains.<br \/>Au s\u00e9minaire de Ouidah, le p\u00e8re Delbaere est \u00e0 la fois sup\u00e9rieur, professeur de droit canon, et pasteur dans les stations entourant le s\u00e9minaire, sp\u00e9cialement celle de Segbohou\u00e9. Il est aussi un constructeur, et on lui doit une partie des b\u00e2timents de ce qui deviendra, un jour, le petit s\u00e9minaire. Il tient sa maison d\u2019une main ferme. Le p\u00e8re Domas \u00e9crit : Il a marqu\u00e9 des g\u00e9n\u00e9rations de pr\u00eatres dahom\u00e9ens, leur inculquant les valeurs qui devaient animer un pr\u00eatre de cette \u00e9poque. A Saint-Gall, la vie \u00e9tait plut\u00f4t frugale et spartiate, car le p\u00e8re Delbaere voulait que l\u2019entretien des s\u00e9minaristes ne d\u00e9passe pas les sommes allou\u00e9es par Rome. Mais, les anciens ne lui en tenaient pas rigueur et, lors de leurs rencontres, ils aimaient se raconter quelques bonnes histoires de Saint-Gall, leurs petites r\u00e9voltes int\u00e9rieures et leur habilet\u00e9 \u00e0 contourner certaines exigences du sup\u00e9rieur. Pour eux, le p\u00e8re Delbaere avait d\u2019abord \u00e9t\u00e9 un homme juste et bon.<\/p>\n<p>En 1952, il rentre en cong\u00e9 assez fatigu\u00e9. Il se soigne \u00e0 Royat et se repose \u00e0 Chamali\u00e8res. Revenu au Dahomey, c\u2019est le temps de laisser la place aux pr\u00eatres autochtones qu\u2019il avait aid\u00e9 \u00e0 former. En 1953, le s\u00e9minaire Saint-Gall est \u00e9rig\u00e9 en grand s\u00e9minaire r\u00e9gional, regroupant les s\u00e9minaristes du Dahomey, du Togo et de la C\u00f4te d\u2019Ivoire. Le p\u00e8re Delbaere doit laisser la place au nouveau recteur, le p\u00e8re Chopard. Le jour du d\u00e9part, en ao\u00fbt 1953, quand il remet les cl\u00e9s \u00e0 ceux qui lui succ\u00e8dent, la rencontre est aussi br\u00e8ve que l\u2019\u00e9motion est grande.<\/p>\n<p>L\u2019ancien sup\u00e9rieur du grand s\u00e9minaire et l\u2019ancien vicaire g\u00e9n\u00e9ral devient alors simple cur\u00e9 de paroisse, d\u2019abord \u00e0 Ouidah puis \u00e0 Allada.. Il sera plus tard vicaire puis pr\u00eatre habitu\u00e9, mais monseigneur Gantin le prend parmi les membres de son conseil.<\/p>\n<p>En 1966, le p\u00e8re Delbaere est \u00e0 Abomey-Calavi. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il re\u00e7oit, le 13 janvier 1967, sa promotion au grade d\u2019officier dans l\u2019Ordre National du Dahomey, en remerciement des \u00e9minents services rendus \u00e0 la nation dahom\u00e9enne. En 1969, il est \u00e0 Grand-Popo avec le p\u00e8re Georges Y\u00e8che et le fr\u00e8re Jacques Ricard.<\/p>\n<p>Son grand d\u00e9sir \u00e9tait de rester sur le terrain jusqu\u2019au bout mais, en 1973, il doit rentrer en France. Il f\u00eate en famille ses 50 ans de sacerdoce. Apr\u00e8s un temps de repos en famille, il accepte, difficilement, de quitter son nord natal pour la maison de retraite de La Croix-Valmer et le soleil du midi. Il retrouve de vieux amis : les p\u00e8res Gu\u00e9rin, Huchet, Bertho. L\u2019adaptation sera pourtant longue et difficile. Trois ans plus tard, il rejoint la maison de Montferrier ce qui l\u2019oblige \u00e0 s\u2019habituer \u00e0 un nouveau cadre de vie.<\/p>\n<p>Les derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie sont un long chemin de croix. Il a du mal \u00e0 s\u2019habituer \u00e0 une vie sans activit\u00e9 apostolique. Il aurait voulu revenir au dioc\u00e8se de Lokossa avec monseigneur Sastre mais, \u00e0 cause des \u00e9v\u00e9nements politiques du pays, ce n\u2019est plus possible. Il va alors se refermer sur lui-m\u00eame et ses souvenirs. Son mal-\u00eatre s\u2019exprime en particulier dans une critique qui devient presque syst\u00e9matique. Il a du mal, en particulier, \u00e0 s\u2019habituer \u00e0 la r\u00e9forme liturgique de Vatican II. Il se contente donc de prier son br\u00e9viaire, et de r\u00e9citer son chapelet.<\/p>\n<p>En juillet 1983, le p\u00e8re Domas vient le saluer avant de s\u2019en aller au B\u00e9nin. A sa grande surprise, le p\u00e8re Delbaere l\u2019accueille avec joie : Asseyez vous, mon p\u00e8re ! Je dois vous dire qu\u2019on est tr\u00e8s bien dans cette maison. On y est tr\u00e8s bien soign\u00e9. Puis, apr\u00e8s un silence, pardon, mon p\u00e8re ; au revoir et bon courage. En quelques mots pleins d\u2019\u00e9motion, le p\u00e8re Delbaere manifestait ce qu\u2019il avait toujours \u00e9t\u00e9 : un homme sensible, cachant sa souffrance, un homme bon et juste, comme disaient ses anciens \u00e9l\u00e8ves.<\/p>\n<p>Il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Montferrier le 23 ao\u00fbt 1984 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 87 ans et repose au cimeti\u00e8re des Missions Africaines.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon n\u00e9 le 23 avril 1897 \u00e0 Quesnoy-sur-Deuledans le dioc\u00e8se de Lille, Francemembre de la SMA le 8 juillet 1922pr\u00eatre le 30&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2686,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2687","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2687","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2687"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2687\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2686"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2687"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2687"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2687"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}