{"id":2716,"date":"2015-07-27T16:17:13","date_gmt":"2015-07-27T16:17:13","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2716"},"modified":"2015-07-27T16:17:13","modified_gmt":"2015-07-27T16:17:13","slug":"le-pere-jules-meyer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2716","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Jules MEYER"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de Strasbourg<\/strong> <\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1062px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2715\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/MEYER_Jules.jpg\" alt=\"MEYER Jules\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 12 avril 1910 \u00e0 Saint-Pierre-Bois<br \/>dans le dioc\u00e8se de Strasbourg, France<br \/>membre de la SMA le 28 juillet 1929<br \/>pr\u00eatre le 30 avril 1933<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 28 ao\u00fbt 1973<\/td>\n<td>\n<p>1933-1973 missionnaire en C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire<br \/>Katiola, Tanda, Assu\u00e9fry<br \/>pro pr\u00e9fet en 1937<br \/>visiteur en 1941<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Strasbourg, France, le 28 ao\u00fbt 1973,&nbsp;<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 63 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Jules MEYER (1910 &#8211; 1973)<\/p>\n<p>Jules Meyer est n\u00e9 le 12 avril 1910, \u00e0 Saint-Pierre-Bois, petit village du Val de Vill\u00e9, en Alsace. Il commen\u00e7a ses \u00e9tudes \u00e0 Andlau en octobre 1920 et les poursuivit \u00e0 Saint-Pierre et \u00e0 Bischwiller jusqu\u2019en 1927. Il entra ensuite au noviciat \u00e0 Chanly et, apr\u00e8s quatre ann\u00e9es, fit le serment le 28 juillet 1929. Suite \u00e0 quatre ann\u00e9es de th\u00e9ologie \u00e0 Lyon, il fut ordonn\u00e9 pr\u00eatre par Mgr Hauger le 30 avril 1933.<\/p>\n<p>Le 3 octobre de la m\u00eame ann\u00e9e, il s\u2019embarqua \u00e0 Marseille pour la C\u00f4te d\u2019Ivoire. \u00c0 son arriv\u00e9e, il fut affect\u00e9 \u00e0 la mission de Kouto, station le plus au nord et aussi une des plus difficiles, o\u00f9 l\u2019accueillirent les P\u00e8res Vion et Vonwyl. Il aima beaucoup cette mission et il parlait plus tard avec \u00e9motion de sa ch\u00e8re brousse de Kouto. Il dut la quitter, le c\u0153ur gros, en 1936, pour reprendre la direction du Petit S\u00e9minaire de Katiola, charge qu\u2019il exer\u00e7a jusqu\u2019en mai 1938.<\/p>\n<p>En 1939, au retour d\u2019un cong\u00e9 en France, il fut affect\u00e9 \u00e0 la mission de Tanda, ou, plus exactement, il re\u00e7ut le mandat de fonder et de diriger une nouvelle station dans la r\u00e9gion orientale du district de Tanda. En effet, le district de Tanda, mission fond\u00e9e en 1935, \u00e9tait trop \u00e9tendu pour un seul centre missionnaire. Il devait donc \u00eatre partag\u00e9 et il le fut entre quatre missionnaires : tandis que le P\u00e8re Jacoby gardait le soin de la station principale et des villages environnants, le P\u00e8re Pfister fut charg\u00e9 du nord, le P\u00e8re Grieneisen du sud et le P\u00e8re Meyer de l\u2019est.<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Meyer se mit donc \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans la r\u00e9gion qui lui \u00e9tait assign\u00e9e. Comme localit\u00e9 o\u00f9 \u00e9tablir la nouvelle mission, il h\u00e9sita d\u2019abord entre Assu\u00e9fry et Transua. Finalement il se d\u00e9cida pour Transua et ce village devint le centre de son activit\u00e9 missionnaire jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ann\u00e9e de sa mort en 1973.<\/p>\n<p>Transua, \u00e0 45 km de Tanda, \u00e0 10 km de la fronti\u00e8re du Ghana, est situ\u00e9 \u00e0 environ 400 km d\u2019Abidjan, sur la route des caravanes, premi\u00e8re route reliant les villes de la C\u00f4te \u00e0 Bondoukou et au-del\u00e0 vers le nord. La population appartient \u00e0 la race Abron. Transua et ses environs ne furent pas \u00e9vang\u00e9lis\u00e9s avant 1936. Les P\u00e8res de Tanda se rendirent dans la r\u00e9gion \u00e0 partir de 1936 et purent inscrire quelques cat\u00e9chum\u00e8nes. \u00c0 Transua m\u00eame s\u00e9journaient quelques chr\u00e9tiens venus du Ghana voisin : ils se r\u00e9unissaient le soir pour une pri\u00e8re commune et ils invitaient \u00e0 leur r\u00e9union les jeunes gens du village, chantaient avec eux des cantiques et leur donnaient quelques \u00e9l\u00e9ments de cat\u00e9chisme. Parmi ces chr\u00e9tiens ghan\u00e9ens, il y avait un jeune homme, nomm\u00e9 \u00c9douard, que les cat\u00e9chum\u00e8nes choisirent comme cat\u00e9chiste. Ce jeune ap\u00f4tre construisit une petite chapelle \u00e0 Transua et \u00e0 Assu\u00e9fry, village \u00e0 20 km, et se mit \u00e0 donner une bonne instruction religieuse aux cat\u00e9chum\u00e8nes. Ceux-ci se d\u00e9cid\u00e8rent \u00e0 commencer \u00e0 Transua la construction d\u2019une chapelle plus grande et plus convenable.<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Meyer, venant de Tanda, fit sa premi\u00e8re visite \u00e0 Transua le 1er mars 1939. Un mois plus tard, il vint d\u00e9finitivement \u00e0 Transua. Il y avait, en tout, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du petit groupe de chr\u00e9tiens ghan\u00e9ens, une vingtaine de cat\u00e9chum\u00e8nes. Les d\u00e9buts furent extr\u00eamement durs et le P\u00e8re devait ressentir les premiers mois de son s\u00e9jour comme les plus p\u00e9nibles de toute sa vie de missionnaire. Sans ressources, dans une contr\u00e9e inconnue, tout restait \u00e0 faire. Le P\u00e8re logeait dans une vieille paillote d\u00e9labr\u00e9e. Il eut beaucoup de peines et de difficult\u00e9s \u00e0 se faire accepter par les habitants.<\/p>\n<p>En effet, la population le consid\u00e9rait visiblement comme un h\u00f4te d\u00e9plaisant qui \u00e9tait venu troubler la paix du village et d\u00e9tourner les jeunes gens des croyances ancestrales. Antipathie et aversion se lisaient sur les visages. Aussi les f\u00e9ticheurs et les notables d\u00e9cid\u00e8rent-ils de lutter contre celui qui \u00e9tait pour eux un intrus. \u00c0 son arriv\u00e9e, aucun notable n\u2019\u00e9tait venu lui souhaiter la bienvenue, ce manque de politesse \u00e9tant chez les Abrons une des plus grandes offenses que l\u2019on puisse faire \u00e0 un \u00e9tranger. Lorsqu\u2019il parcourait le village, jeunes et vieux prenaient soin de l\u2019\u00e9viter. Un enfant qui s\u2019enhardissait \u00e0 venir chez lui \u00e9tait assur\u00e9 de se faire frapper en retour. Au d\u00e9but du mois de juin, le p\u00e8re eut le grand chagrin de voir mourir son seul soutien et collaborateur, son cher cat\u00e9chiste \u00c9douard. Il restait donc seul.<\/p>\n<p>Cependant il ne se d\u00e9couragea pas. Il acheva, au mois d\u2019ao\u00fbt, la construction de la petite chapelle sur la colline de Transua et il y pla\u00e7a une statue de la sainte Vierge, confiant \u00e0 Notre-Dame le pays des Abrons. Il commen\u00e7a aussi la construction d\u2019une petite maison d\u2019habitation. Il se mit \u00e0 apprendre la langue des Abrons. Il continua d\u2019instruire son petit groupe de cat\u00e9chum\u00e8nes, parcourant en m\u00eame temps les villages environnants pour y faire conna\u00eetre l\u2019\u00c9vangile. Par de bonnes paroles, par des s\u00e9ances de projection, par le soin des malades (il avait suivi pendant son cong\u00e9 de 1938 un cours d\u2019initiation m\u00e9dicale \u00e0 Lille), il t\u00e2chait de se concilier la population et de gagner sa confiance.<\/p>\n<p>Mais tout cela n\u2019avait apparemment que peu de succ\u00e8s, jusqu\u2019\u00e0 ce que, un jour, il obtint par ses soins la gu\u00e9rison d\u2019une femme que les sorciers et les f\u00e9ticheurs n\u2019avaient pu d\u00e9livrer de sa maladie. \u00c0 partir de ce jour, les malades afflu\u00e8rent \u00e0 sa r\u00e9sidence. Le vieux chef du village qui, depuis des mois, vivait malade dans une plantation \u00e0 5 km de Transua, revenu au village, vint trouver le P\u00e8re et lui dit : Tu es maintenant ici depuis quelques mois, tu sais que j\u2019\u00e9tais malade, mon rempla\u00e7ant a n\u00e9glig\u00e9 de t\u2019adresser le salut de bienvenue, comme cela est la coutume chez les Abrons. Je sais que par l\u00e0 nous t\u2019avons profond\u00e9ment offens\u00e9 et je viens aujourd\u2019hui avec les anciens du village pour r\u00e9parer ce tort. J\u2019ai appris que demain tu c\u00e9l\u00e8bres une grande f\u00eate. Pour te prouver que d\u00e9sormais nous voulons \u00eatre tes amis, nous viendrons tous assister \u00e0 ta f\u00eate, avant que nous commencions notre propre f\u00eate, la f\u00eate des ignames, que nous c\u00e9l\u00e9brons aussi demain. Ce chef et les anciens tinrent parole : le lendemain, qui \u00e9tait le 1er novembre, le P\u00e8re c\u00e9l\u00e9bra la f\u00eate de tous les Saints dans une chapelle remplie des pa\u00efens de Transua.<\/p>\n<p>D\u00e9sormais le P\u00e8re fut plus \u00e0 l\u2019aise dans la nouvelle mission. Dans les villages environnants \u00e9galement le nombre des cat\u00e9chum\u00e8nes allait en progressant et de petites chapelles se construisaient. En 1940, la mission de Transua, \u00e9rig\u00e9e alors en mission ind\u00e9pendante, comptait 37 chr\u00e9tiens et 119 cat\u00e9chum\u00e8nes.<\/p>\n<p>Pendant la guerre, les P\u00e8res Jacoby, Pfister et Grieneisen furent quelque temps mobilis\u00e9s. Le P\u00e8re Meyer, qui n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9, \u00e9tant aveugle de l\u2019\u0153il droit, se trouva seul dans le district, voyageant d\u2019une mission \u00e0 l\u2019autre. Mais ensuite tout entra dans l\u2019ordre et la mission de Transua continua \u00e0 se d\u00e9velopper. En 1953, la chapelle de terre et paille \u00e9tant devenue trop petite, le P\u00e8re commen\u00e7a \u00e0 construire une \u00e9glise, \u00e0 l\u2019est du fleuve Como\u00e9, la premi\u00e8re \u00e0 \u00eatre construite en pierre et ciment. Autre date importante : en 1959, les S\u0153urs de Portieux vinrent s\u2019installer \u00e0 Transua pour tenir une \u00e9cole et le dispensaire officiel. Faisant le point en 1963, le P\u00e8re Alphonse Gu\u00e9rin, missionnaire au village voisin d\u2019Assu\u00e9fry, constate que la mission de Transua compte 900 chr\u00e9tiens et plus de 2 000 cat\u00e9chum\u00e8nes r\u00e9partis en 40 villages dont 30 ont une chapelle. En outre huit \u00e9coles distribuent l\u2019enseignement \u00e0 600 \u00e9l\u00e8ves environ. Le nombre des cat\u00e9chistes pour instruire les cat\u00e9chum\u00e8nes est encore insuffisant, cependant une dizaine de villages ont un cat\u00e9chiste \u00e0 demeure et il y a trois cat\u00e9chistes itin\u00e9rants. En somme, concluait le P\u00e8re Gu\u00e9rin, Transua est une mission en plein d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Ainsi les sacrifices et les peines, les travaux et les fatigues avaient donn\u00e9 des r\u00e9sultats tangibles. Le P\u00e8re Meyer s\u2019en r\u00e9jouissait, sans chercher \u00e0 s\u2019en pr\u00e9valoir. Homme de pri\u00e8re, pr\u00eatre \u00e0 l\u2019esprit surnaturel, c\u2019est du Seigneur et de sa gr\u00e2ce qu\u2019il avait attendu l\u2019accueil de la Bonne Nouvelle chez les Abrons et il ne souhaitait pas de louanges, vivant au contraire en toute simplicit\u00e9, douceur et humilit\u00e9. \u00c0 Transua, il \u00e9tait devenu parmi les villageois comme l\u2019un d\u2019eux. Durant la journ\u00e9e, il recevait ceux qui venaient lui demander un conseil, ceux qui avaient besoin d\u2019un secours, ceux qui allaient le voir pour le seul plaisir de parler un peu avec lui. Le soir, il descendait au village et faisait ses visites chez les gens. Comme il ma\u00eetrisait bien la langue du pays, il n\u2019\u00e9tait chez personne un \u00e9tranger. Il aimait ses Abrons et il \u00e9tait aim\u00e9 d\u2019eux. La communaut\u00e9 chr\u00e9tienne de Transua \u00e9tait fervente et l\u2019on \u00e9tait impressionn\u00e9 par la nombreuse assistance qui, m\u00eame en semaine, se pressait \u00e0 l\u2019\u00e9glise pour la sainte messe, avec un recueillement bien \u00e9difiant.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9gard de ses confr\u00e8res \u00e9galement, le P\u00e8re \u00e9tait rayonnant de charit\u00e9, toujours dispos\u00e9 \u00e0 rendre service, cherchant \u00e0 faire plaisir. Cela lui \u00e9tait une joie de recevoir des confr\u00e8res et volontiers on allait \u00e0 Transua pour y rester un ou deux jours. En 1948, la confiance des confr\u00e8res et des sup\u00e9rieurs avait fait nommer le P\u00e8re Meyer, sup\u00e9rieur r\u00e9gional des missionnaires de la Haute C\u00f4te d\u2019Ivoire, et il exer\u00e7a cette charge avec diligence et d\u00e9vouement pendant 14 ans.<\/p>\n<p>En 1973, le mauvais \u00e9tat de sa sant\u00e9 le trahit. Depuis longtemps, il sentait d\u00e9p\u00e9rir ses forces. Il maigrissait, il \u00e9tait tr\u00e8s affaibli. Les examens et les recherches des m\u00e9decins ne d\u00e9couvraient pas la racine du mal qui le minait. On craignait le pire. Malgr\u00e9 les avis de ses confr\u00e8res, qui le pressaient de rentrer en Europe, il ne voulait pas quitter sa mission. \u00c0 vrai dire, il aurait voulu mourir l\u00e0-bas et rester d\u00e9finitivement parmi les siens. Finalement pourtant, il c\u00e9da et, le 24 mai 1973, il rentra en France. Apr\u00e8s un s\u00e9jour en clinique \u00e0 Strasbourg, il se rendit dans sa famille au Val de Vill\u00e9, puis \u00e0 Saint-Pierre. Le 24 ao\u00fbt, il dut \u00eatre hospitalis\u00e9 \u00e0 l\u2019h\u00f4pital civil de Strasbourg. Pour peu de temps. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il mourut, quatre jours plus tard, le 28 ao\u00fbt. Ses obs\u00e8ques furent c\u00e9l\u00e9br\u00e9es le 30 ao\u00fbt \u00e0 Saint-Pierre. La messe conc\u00e9l\u00e9br\u00e9e fut pr\u00e9sid\u00e9e par le P\u00e8re Alphonse Gu\u00e9rin. Le P\u00e8re Hubert Grieneisen pronon\u00e7a l\u2019hom\u00e9lie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de Strasbourg n\u00e9 le 12 avril 1910 \u00e0 Saint-Pierre-Boisdans le dioc\u00e8se de Strasbourg, Francemembre de la SMA le 28 juillet 1929pr\u00eatre le 30&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2715,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2716","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2716","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2716"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2716\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2715"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2716"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2716"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2716"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}