{"id":2856,"date":"2015-07-30T12:55:46","date_gmt":"2015-07-30T12:55:46","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2856"},"modified":"2015-07-30T12:55:46","modified_gmt":"2015-07-30T12:55:46","slug":"le-pere-georges-knaebel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2856","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Georges KNAEBEL"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Strasbourg<\/strong> <\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1022px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2855\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/KNAEBEL_Georges.jpg\" alt=\"KNAEBEL Georges\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 7 juin 1916 \u00e0 Salmbach<br \/>dans le dioc\u00e8se de Strasbourg, France<br \/>membre de la SMA le 24 juillet 1936<br \/>pr\u00eatre le 6 janvier 1943<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 15 ao\u00fbt 1966<\/td>\n<td>\n<p>1943-1944 Chamali\u00e8res<br \/>1944-1957 missionnaire au Togo, Tomegb\u00e9 pouis Togoville<br \/>1957-1958 Haguenau, \u00e9conome<br \/>1958-1966 missionnaire au Togo, Ani\u00e9 puis Pagala<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Strasbourg, France, le 15 ao\u00fbt 1966,<br \/>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 50 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Georges KNAEBEL (1916 &#8211; 1966)<\/p>\n<p>Georges Knaebel est n\u00e9 \u00e0 Salmbach, au dioc\u00e8se de Strasbourg, le 7 juin 1916. Il \u00e9tait l\u2019avant-dernier d\u2019une famille de 11 enfants. Il entra \u00e0 l\u2019\u00e9cole apostolique de Haguenau le 16 septembre 1928 et c\u2019est l\u00e0 qu\u2019il effectua le cours de ses \u00e9tudes classiques jusqu\u2019en 1934. Ensuite, apr\u00e8s deux ans de noviciat \u00e0 Chanly, il fit le serment s.m.a. le 24 juillet 1936. Suivit une ann\u00e9e d\u2019\u00e9tudes th\u00e9ologiques au grand s\u00e9minaire de Saint-Pierre. En octobre 1937, il commen\u00e7a son service militaire, lequel, en raison de la situation internationale et de la guerre de 1939, se prolongea jusqu\u2019en 1940. Il fut surtout en service au 37e R.I.F. \u00e0 Langensoultzbach, dans la ligne Maginot, et quelque temps aussi \u00e0 Lembach. En automne 1940, il put reprendre l\u2019\u00e9tude de la th\u00e9ologie au grand s\u00e9minaire de Lyon. Il fut ordonn\u00e9 pr\u00eatre \u00e0 Lyon, le 6 janvier 1943.<\/p>\n<p>Le temps de s\u00e9minaire achev\u00e9, le P\u00e8re Georges Knaebel fut nomm\u00e9 professeur \u00e0 l\u2019\u00e9cole apostolique de Chamali\u00e8res. C\u2019est au mois d\u2019ao\u00fbt 1943 qu\u2019il re\u00e7ut cette nomination. Il se trouvait \u00e0 Saint-Sulpice-les-Feuilles aux environs de Limoges, car il n\u2019\u00e9tait pas question, en ce temps de guerre et d\u2019annexion allemande de l\u2019Alsace, de venir passer des vacances au pays natal. Le P\u00e8re fut heureux d\u2019apprendre qu\u2019il allait pouvoir commencer un travail dans la Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines, puisque d\u2019autre part il n\u2019\u00e9tait pas non plus tr\u00e8s facile \u00e0 cette \u00e9poque de se rendre dans les pays de mission en Afrique.<\/p>\n<p>La situation n\u2019avait pas chang\u00e9 sur ce point en 1944 et, pour une deuxi\u00e8me ann\u00e9e, le P\u00e8re pensait reprendre son poste \u00e0 Chamali\u00e8res, \u00e0 l\u2019automne. Mais d\u00e8s le mois d\u2019ao\u00fbt, il fut convoqu\u00e9 comme aum\u00f4nier militaire, et cette affectation lui fut maintenue jusqu\u2019au cours du printemps de 1945. Finalement, la guerre termin\u00e9e et lui-m\u00eame lib\u00e9r\u00e9 de toute obligation militaire, il revint en Alsace et bient\u00f4t, au mois de juillet 1945, il re\u00e7ut une nomination pour le Vicariat Apostolique de Lom\u00e9. Il se r\u00e9jouit beaucoup \u00e0 cette nouvelle, mais il dut patienter encore assez longtemps, par suite des difficult\u00e9s d\u2019obtenir une place sur un bateau. C\u2019est seulement apr\u00e8s de multiples d\u00e9marches qu\u2019il re\u00e7ut enfin une autorisation d\u2019embarquer et il quitta la France \u00e0 Marseille pour Lom\u00e9 le 2 juin 1946, \u00e0 bord du paquebot Providence.<\/p>\n<p>Arriv\u00e9 au Togo, il passa d\u2019abord trois semaines chez son fr\u00e8re, le P\u00e8re Jacques Knaebel, qui \u00e9tait sup\u00e9rieur de la mission d\u2019Atakpam\u00e9. Puis il rejoint Tomegb\u00e9, o\u00f9 il \u00e9tait nomm\u00e9 vicaire. D\u00e8s la fin du mois d\u2019ao\u00fbt, il donnait ses premi\u00e8res impressions : il se pla\u00eet bien \u00e0 Tomegb\u00e9, la beaut\u00e9 spectaculaire du pays l\u2019enchante, le climat est bon, mais la pauvret\u00e9 r\u00e8gne dans la population et \u00e0 la mission. En somme, dit-il, Tomegb\u00e9 est une belle mission, o\u00f9 l\u2019on vit \u00e0 plein la belle aventure missionnaire. Beaucoup de choses y manquent, mais jamais la joie. Quelques mois plus tard, il notait que la c\u00e9l\u00e9bration paroissiale de son premier No\u00ebl en mission l\u2019avait rempli d\u2019un grand enthousiasme. No\u00ebl a \u00e9t\u00e9 joyeux et heureux, \u00e9crit-il, je n\u2019ai de ma vie v\u00e9cu un No\u00ebl aussi intense, avec tout son charme, toute sa simplicit\u00e9&#8230; Je voyais une jeune chr\u00e9tient\u00e9, la grande famille paroissiale de Tomegb\u00e9 et d\u2019Akroa, qui voulait signifier de toutes ses forces sa donation totale et joyeuse \u00e0 son Dieu-Enfant. En cette f\u00eate, c\u2019est la belle r\u00e9alisation du chant ang\u00e9lique : Gloire \u00e0 Dieu au plus haut des cieux et paix aux hommes de bonne volont\u00e9.<\/p>\n<p>Le village de Tomegb\u00e9 est situ\u00e9 \u00e0 l\u2019ouest des monts de l\u2019Akposso, dans une large vall\u00e9e, le Litim\u00e9, o\u00f9 se trouve \u00e9galement la mission de Badou, qui fut d\u2019abord une station secondaire de Tomegb\u00e9. Ce territoire, pendant longtemps, avait \u00e9t\u00e9 plut\u00f4t isol\u00e9 des autres r\u00e9gions du Togo. Pour y parvenir, il fallait franchir le massif de l\u2019Akposso qui borde la p\u00e9n\u00e9plaine du Litim\u00e9. Depuis 1939 seulement, une route a reli\u00e9 Tomegb\u00e9 \u00e0 Atakpam\u00e9 par Babou. Le trajet \u00e0 travers les montagnes a pu d\u00e8s lors se faire par voiture en quelques heures, au lieu de trois jours \u00e0 pied auparavant pour effectuer ce voyage. Le Litim\u00e9 \u00e9tait une r\u00e9gion de plantations de cacao et de caf\u00e9. De par sa situation dans ce pays, Tomegb\u00e9 \u00e9tait un centre tr\u00e8s pittoresque. Le P\u00e8re Georges admire les montagnes, avec ses for\u00eats, ses cascades. Au retour d\u2019une tourn\u00e9e, \u00e9crit-il, nous gardons un religieux silence, apr\u00e8s tout ce que nous avons vu. Nos pens\u00e9es vont \u00e0 Dieu, le cr\u00e9ateur de ces merveilles. Dans son beau temple nous avons vu ses traces, qui n\u2019ont pas encore \u00e9t\u00e9 d\u00e9vast\u00e9es par la main des hommes.<\/p>\n<p>La mission de Tomegb\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 ouverte en fin 1936 par le P\u00e8re Cottez et le P\u00e8re Robert Simon. Peu \u00e0 peu, plusieurs stations secondaires l\u2019entour\u00e8rent. En 1947 l\u2019ensemble de la mission comptait plus de 3 000 chr\u00e9tiens. Le P\u00e8re Georges Knaebel fut vicaire \u00e0 Tomegb\u00e9 jusqu\u2019en 1951, sauf pendant une ann\u00e9e, de septembre 1947 \u00e0 septembre 1948, ann\u00e9e pendant laquelle il fut vicaire \u00e0 la cath\u00e9drale de Lom\u00e9 et, par int\u00e9rim, charg\u00e9 de la direction des \u00e9coles, en remplacement du P\u00e8re Riegert, qui \u00e9tait en cong\u00e9 en Europe. Le P\u00e8re Georges rentra lui-m\u00eame en cong\u00e9 en 1951. Il arriva en Alsace au mois de juin 1951.<\/p>\n<p>De retour au Togo au mois de f\u00e9vrier 1952, il commen\u00e7a une p\u00e9riode o\u00f9 il devait remplacer, successivement dans diff\u00e9rentes missions, les P\u00e8res qui rentraient provisoirement en Europe pour un cong\u00e9. Il servit ainsi \u00e0 Togoville, \u00e0 Assahun, \u00e0 Ani\u00e9 o\u00f9, en 1953, il rempla\u00e7a pour la premi\u00e8re fois son fr\u00e8re Jacques en cong\u00e9, puis, de 1954 \u00e0 1957, \u00e0 An\u00e9cho, o\u00f9 il travailla d\u2019abord avec le P\u00e8re Th\u00e9odore Fritsch et ensuite avec le P\u00e8re Rimle. La station d\u2019An\u00e9cho \u00e9tait entour\u00e9e de 20 stations secondaires, elle devait s\u2019occuper de plusieurs \u00e9coles, dont quelques-unes, comme \u00e0 Tokpli, \u00e0 Tabligbo, \u00e9taient nouvellement fond\u00e9es. Pour visiter les vingt villages, surveiller les \u00e9coles, diriger de nouvelles constructions, jusqu\u2019\u00e0 une distance de 80 km de la station principale, il fallait passer bien du temps \u00e0 voyager. Et la difficult\u00e9 n\u2019\u00e9tait pas petite, car la mission n\u2019avait pas de voiture.<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Georges resta \u00e0 An\u00e9cho jusqu\u2019en 1957. Au mois de mars de cette ann\u00e9e, il revint se reposer dans son village de Salmbach. Cette fois il dut prolonger son s\u00e9jour en France, car, \u00e0 sa grande surprise, les sup\u00e9rieurs lui demand\u00e8rent d\u2019assurer la charge d\u2019\u00e9conome \u00e0 notre \u00e9cole apostolique de Haguenau, ce qu\u2019il fit, avec une g\u00e9n\u00e9reuse acception, pour l\u2019ann\u00e9e scolaire 1957-1958. Puis il retourna au Togo, vers lequel il s\u2019embarque le 30 octobre 1958.<\/p>\n<p>Ce troisi\u00e8me s\u00e9jour au Togo allait \u00eatre le plus remarquable dans la vie missionnaire du P\u00e8re Georges Knaebel. Il fut d\u2019abord \u00e0 Ani\u00e9 avec son fr\u00e8re Jacques, qu\u2019il rempla\u00e7a pour la deuxi\u00e8me fois durant un cong\u00e9 de celui-ci d\u2019avril \u00e0 d\u00e9cembre 1959. Mais il avait \u00e9galement pour consigne de pr\u00e9parer un nouveau district missionnaire \u00e0 Pagala, dont il prendrait l\u2019enti\u00e8re responsabilit\u00e9 au retour de son fr\u00e8re.<\/p>\n<p>Le district d\u2019Ani\u00e9, dont d\u00e9pendait alors Pagala, avait \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 en 1948 par division du district d\u2019Atakpam\u00e9. Le P\u00e8re Jacques Knaebel en fut le premier sup\u00e9rieur. Son travail missionnaire fut tr\u00e8s fructueux. Mgr Strebler note que, en 1959, le P\u00e8re Jacques a syst\u00e9matiquement occup\u00e9 tous les villages les plus importants de tout le secteur de l\u2019Est-Mono et ceux de la route intercoloniale et de la ligne de chemin de fer, et qu\u2019il y avait 45 stations secondaires avec plus de 6 000 Chr\u00e9tiens. Ce district d\u2019Ani\u00e9 \u00e9tait tr\u00e8s \u00e9tendu. Aussi on d\u00e9cida de le diviser. Toute la partie nord, de la fronti\u00e8re du Ghana \u00e0 celle du Dahomey, formerait un nouveau district, avec Pagala-Gare comme station principale. Il fut officiellement fond\u00e9 le 1er janvier 1960. La nouvelle mission avait \u00e0 sa charge 20 villages avec 2 436 chr\u00e9tiens. Mais une grande partie du nouveau district restait encore \u00e0 peu pr\u00e8s inexplor\u00e9 par les missionnaires. C\u2019\u00e9tait le territoire de l\u2019Adele, \u00e0 l\u2019ouest de la rivi\u00e8re Ani\u00e9. Ce territoire, le P\u00e8re Georges allait en \u00eatre le premier \u00e9vang\u00e9lisateur, en m\u00eame temps qu\u2019il s\u2019occupait des autres r\u00e9gions de son vaste secteur.<\/p>\n<p>Lorsque le P\u00e8re Georges Knaebel fut charg\u00e9 de pr\u00e9parer le district de Pagala, le territoire de l\u2019Adele qui y \u00e9tait inclus, \u00e9tait encore bien myst\u00e9rieux. Le fleuve Ani\u00e9, souvent infranchissable en saison de pluies, le d\u00e9fendait pendant les cinq mois de cette p\u00e9riode des pluies, de toute incursion \u00e9trang\u00e8re. C\u2019\u00e9tait un pays montagneux, sans routes, couvert de for\u00eats denses peupl\u00e9es d\u2019oiseaux, d\u2019antilopes, de singes et de beaucoup d\u2019autres b\u00eates. Les villages, situ\u00e9s sur les hauteurs, dominaient les vall\u00e9es. La population avait sa langue propre et elle avait v\u00e9cu jusque-l\u00e0 \u00e0 l\u2019\u00e9cart de la modernit\u00e9. Le P\u00e8re Georges commen\u00e7a par en prendre une premi\u00e8re connaissance en parcourant pendant quelques jours \u00e0 pied ce pays d\u2019Adele. Partant de Pagala-Gare, il arrivait apr\u00e8s deux heures de marche au village de Pagala, qui est en quelque sorte la porte de l\u2019Adele. \u00c0 partir de l\u00e0, par monts et par vaux, il visita plusieurs villages. Ainsi : Lalamila, o\u00f9 fut c\u00e9l\u00e9br\u00e9e par lui pour la premi\u00e8re fois une sainte messe dans l\u2019Adele &#8211; Nkingb\u00e9, Y\u00e9gu\u00e9, Dikp\u00e9l\u00e9ou-Ossingu\u00e9 le plus grand village qu\u2019il traversa -, Katchank\u00e9, qu\u2019il appelle le plus beau village de l\u2019Adele &#8211; Mpoti, retour \u00e0 Pagala-Village et de l\u00e0 retour \u00e0 Pagala-Gare, ce dernier trajet cette fois en 2 CV.<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Georges se mit avec ardeur au travail dans tout son grand district. Tr\u00e8s z\u00e9l\u00e9, aim\u00e9 des Chr\u00e9tiens, il se rendait tr\u00e8s souvent dans les stations secondaires. Dans l\u2019Adele, il fonda les premi\u00e8res \u00e9coles. D\u00e8s le mois de janvier 1960, il avait entrepris la construction de la maison d\u2019habitation de la nouvelle station principale. Il s\u2019effor\u00e7a d\u2019\u00e9tablir, partout o\u00f9 ce fut possible, les b\u00e2timents indispensables. \u00c0 Pagala-Gare, il construisit une belle \u00e9glise, d\u00e9di\u00e9e \u00e0 saint Joseph Ouvrier. Les travaux pour cette \u00e9glise d\u00e9but\u00e8rent le 28 septembre 1964. Une petite statue de saint Joseph \u00e9tait plac\u00e9e sur le chantier et, chaque matin, avant de commencer le travail, les ouvriers venaient prier le saint protecteur du futur \u00e9difice.<\/p>\n<p>En septembre 1964, fut cr\u00e9\u00e9 le nouveau dioc\u00e8se d\u2019Atakpam\u00e9, d\u00e9tach\u00e9 de Lom\u00e9. Le secteur de Pagala appartenait au nouveau dioc\u00e8se. Ce fut cependant encore Mgr l\u2019Archev\u00eaque de Lom\u00e9, Mgr Dosseh, qui vint visiter le territoire de l\u2019Adele en 1965. C\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois qu\u2019un \u00e9v\u00eaque venait dans ce secteur de la mission de Pagala. Il \u00e9tait venu pour conf\u00e9rer le sacrement de confirmation \u00e0 318 nouveaux baptis\u00e9s. Il visita plusieurs villages, de Pagala-Gare, Pagala-Village \u00e0 Katchenb\u00e9. Partout on lui adressait des demandes instantes : Aidez-nous, Monseigneur, il nous faut des \u00e9coles, des cat\u00e9chistes, des ma\u00eetres, des missionnaires.<\/p>\n<p>L\u2019activit\u00e9 missionnaire du P\u00e8re Georges Knaebel fut bien amoindrie, et finalement totalement arr\u00eat\u00e9e, par un accident qui arriva le 13 octobre 1965. Ce jour-l\u00e0, sur la grand-route du nord, \u00e0 14 km de Blitta, pr\u00e8s de D\u00e9fal\u00e9, le P\u00e8re rentrait de la station d\u2019Assoumakodji, o\u00f9 il avait \u00e9t\u00e9 en tourn\u00e9e. Sa voiture, une 3 CV, heurta un teck. Les c\u00f4tes bris\u00e9es, une fracture \u00e0 la jambe droite, le P\u00e8re dut \u00eatre transport\u00e9 par avion de Sokod\u00e9 \u00e0 Lom\u00e9, o\u00f9 il re\u00e7ut les soins appropri\u00e9s. Il revint ensuite dans sa mission. Mais il ne se sentait pas gu\u00e9ri. Finalement il se vit contraint de rentrer en France. Il y arriva le 2 juin 1966. D\u00e8s le 7 juin, une radiographie au Centre de Traumatologie, Bd Clemenceau, \u00e0 Strasbourg r\u00e9v\u00e9la une fracture du bassin et une forte luxation du col du f\u00e9mur, pour lesquelles une intervention fut n\u00e9cessaire. L\u2019hospitalisation fut longue, mais tout se passait bien et le P\u00e8re devait quitter le Centre le 16 ao\u00fbt. Il \u00e9tait heureux et se sentait tout \u00e0 fait en forme. D\u00e9j\u00e0 il pensait \u00e0 son prochain d\u00e9part pour l\u2019Afrique, qu\u2019il voulait revoir avant l\u2019hiver. Mais le 15 ao\u00fbt 1966, avant le lever du jour, il mourut, emport\u00e9 par une embolie foudroyante.<\/p>\n<p>Ses obs\u00e8ques furent c\u00e9l\u00e9br\u00e9es dans sa paroisse natale, \u00e0 Salmbach. Elles furent pr\u00e9sid\u00e9es par Mgr Strebler, entour\u00e9 de nombreux confr\u00e8res s.m.a. Le P\u00e8re Antoine Jung, Provincial, pronon\u00e7a l\u2019hom\u00e9lie \u00e0 la messe conc\u00e9l\u00e9br\u00e9e.<\/p>\n<p>Avant de quitter notre confr\u00e8re, retenons ce t\u00e9moignage de Mgr Atakpah, \u00e9v\u00eaque d\u2019Atakpam\u00e9. &#8230; Sur ses cinquante ans d\u2019existence, le P\u00e8re Georges Knaebel en aura d\u00e9pens\u00e9 vingt chez nous, au Togo, o\u00f9 il a men\u00e9 le bon combat, o\u00f9 il a gard\u00e9 et, plus encore, r\u00e9pandu, communiqu\u00e9 la foi \u00e0 tant d\u2019\u00e2mes et au prix de tant de sacrifices&#8230; De cette vie sacerdotale nous recueillons encore l\u2019exemple pr\u00e9cieux du filial abandon au bon plaisir de Dieu. Chez le P\u00e8re Knaebel cette qualit\u00e9 a la solidit\u00e9 du granit. L\u2019\u00e9preuve non seulement ne r\u00e9ussit pas \u00e0 l\u2019entamer, mais elle la fait briller d\u2019un plus pur \u00e9clat&#8230;<\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, Mgr Strebler \u00e9crivait : J\u2019ai toujours admir\u00e9 dans le P\u00e8re Georges Knaebel son ardeur au travail, son d\u00e9vouement au devoir quel qu\u2019il f\u00fbt, et la joie que rayonnait tout son \u00eatre. Il \u00e9tait missionnaire de toute son \u00e2me, il aimait le saint minist\u00e8re et ne reculait devant aucune fatigue.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Strasbourg n\u00e9 le 7 juin 1916 \u00e0 Salmbachdans le dioc\u00e8se de Strasbourg, Francemembre de la SMA le 24 juillet 1936pr\u00eatre le 6 janvier&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2855,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2856","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2856","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2856"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2856\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2855"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2856"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2856"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2856"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}