{"id":2886,"date":"2015-08-03T06:50:21","date_gmt":"2015-08-03T06:50:21","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2886"},"modified":"2015-08-03T06:50:21","modified_gmt":"2015-08-03T06:50:21","slug":"le-pere-jean-baptiste-duffes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2886","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Jean-Baptiste DUFF\u00c8S"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 952px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2885\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/DUFFES_Jean_Baptiste.jpg\" alt=\"DUFFES Jean Baptiste\" width=\"113\" height=\"133\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 27 mars 1924 \u00e0 Orgnac<br \/>dans le dioc\u00e8se de Viviers<br \/>membre de la SMA le 2 d\u00e9cembre 1944<br \/>pr\u00eatre le 17 f\u00e9vrier 1948<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 2 septembre 1912<\/td>\n<td>\n<p>1948-1953 Pont-Rousseau, professeur<br \/>1953-1960 Tangui\u00e9ta, vicaire, puis responsable<br \/>1960-1964 Parakou, vicaire d\u00e9l\u00e9gu\u00e9, charg\u00e9 de l&rsquo;enseignement<br \/>1964-1969 Natitingou, \u00e9v\u00each\u00e9, vicaire g\u00e9n\u00e9ral<br \/>1969-1975 Natitingou, cur\u00e9, vicaire g\u00e9n\u00e9ral<br \/>1976-1977 Tangui\u00e9ta, cur\u00e9<br \/>1977-1981 Paris Crillon, sup\u00e9rieur et procureur<br \/>1981-1984 Montferrier, responsable<br \/>1984-1991 Lyon, 150, biblioth\u00e9caire<br \/>1991-2012 Montferrier, r\u00e9sident<br \/>biblioth\u00e9caire jusqu&rsquo;en 2000<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de Montpellier le 2 septembre 2012,<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 88 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Jean-Baptiste DUFF\u00c8S(1924 &#8211; 2012 )<\/p>\n<p>Il est n\u00e9 \u00e0 Orgnac, petite commune, tout au sud de l&rsquo;Ard\u00e8che en 1923, dans une famille nombreuse : ils sont 9 enfants, 5 gar\u00e7ons et 4 filles. Ses grands-parents et ses parents connaissaient les Missions Africaines depuis 1921, date \u00e0 laquelle ils avaient accueilli pour la premi\u00e8re fois le p\u00e8re Bonhomme, premier membre de la Soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 avoir mis les pieds en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire. Le p\u00e8re avait une s\u0153ur institutrice \u00e0 Orgnac, et il venait la visiter \u00e0 chacun de ses cong\u00e9s. A cette occasion, tout le village venait \u00e9couter ses nombreux et passionnants r\u00e9cits le soir, \u00e0 la veill\u00e9e. Lorsqu&rsquo;il a 9 ans, \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole primaire, c&rsquo;est le p\u00e8re Pichon, missionnaire au Dahomey, qui vient, avec sa lanterne magique, montrer des vues du pays. Il est le premier \u00e0 lever le doigt quand le p\u00e8re demande qui voudrait le suivre plus tard. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;en 1934 il se retrouve en classe de 6e \u00e0 Chamali\u00e8res. Sa maman ne craint pas de demander au sup\u00e9rieur d&rsquo;\u00eatre \u00ab\u00a0tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8re pour un \u00e9tourdi, mais qui ne garde pas rancune apr\u00e8s les remontrances.\u00a0\u00bb (1934) Il raconte lui-m\u00eame un souvenir qui remonte \u00e0 cette \u00e9poque : \u00ab\u00a0Charg\u00e9 de lire la pri\u00e8re, le soir, \u00e0 la chapelle, je bafouillais, avec ma tendance \u00e0 avaler les mots et \u00e0 b\u00e9gayer. Je fus pris \u00e0 partie d\u00e8s la sortie : Dis-moi correctement &lsquo;Son Sacr\u00e9-C\u0153ur&rsquo;. Contract\u00e9, je butais davantage qu&rsquo;\u00e0 la chapelle, et la dizaine de claques re\u00e7ues \u00e0 chaque reprise du mot m&rsquo;ont provoqu\u00e9 un blocage psychologique qui me faisait appr\u00e9hender la pri\u00e8re apr\u00e8s le salut du Saint-Sacrement. Il me fallut attendre, une fois professeur \u00e0 Nantes, la rencontre d&rsquo;un vieux fr\u00e8re \u00e9ducateur de sourds-muets pour m&rsquo;apprendre \u00e0 respirer normalement, ce qui facilita dr\u00f4lement une prononciation tranquille et distincte.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Pour le second cycle, il va \u00e0 Pont-Rousseau et obtient le baccalaur\u00e9at de philo en 1942. Il est bien not\u00e9 : \u00ab\u00a0\u00a0\u00bbaptitudes pour le travail intellectuel, b\u00e9gaiement, caract\u00e8re s\u00e9rieux, \u00e9nergique, loyal, d\u00e9vou\u00e9.\u00a0\u00bb (09\/07\/41) Il fait ensuite le noviciat en partie au Rozay, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Lyon, et en partie \u00e0 Martign\u00e9-Ferchaud, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Rennes. Appartenant \u00e0 la classe 44 qui n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 appel\u00e9e sous les drapeaux, il peut, d\u00e8s son premier serment en 1944 commencer le grand s\u00e9minaire \u00e0 Lyon. Avant la rentr\u00e9e, il fait ce qu&rsquo;il a appel\u00e9 plus tard une folie de jeunesse : \u00ab\u00a0J&rsquo;ai accept\u00e9 d&rsquo;accompagner un confr\u00e8re, ancien prisonnier et r\u00e9chapp\u00e9 de Dunkerque qui avait fait le v\u0153u d&rsquo;aller de Paris \u00e0 Lourdes \u00e0 pied.\u00a0\u00bb (c&rsquo;\u00e9tait le p\u00e8re Clarisse) Il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre en f\u00e9vrier 1948, et sa premi\u00e8re nomination l&rsquo;envoie \u00e0 Pont-Rousseau comme professeur de 1\u00e8re, en remplacement du p\u00e8re S\u00e9gurola. Il va y rester 5 ans.<\/p>\n<p>En 1953, il accueille avec joie sa nomination pour Tangui\u00e9ta comme vicaire du p\u00e8re Chazal. Mais, arriv\u00e9 \u00e0 Cotonou, alors qu&rsquo;il a d\u00e9j\u00e0 son billet de train pour monter dans le nord, il est retenu \u00e0 Ouidah pour plusieurs mois, l&rsquo;un des professeurs devant prolonger son repos en France. Il rel\u00e8ve le c\u00f4t\u00e9 positif de ce contretemps en soulignant qu&rsquo;il a eu le plaisir d&rsquo;avoir comme \u00e9l\u00e8ve le futur Mgr de Souza. Quand il arrive \u00e0 Tangui\u00e9ta, la mission \u00e9tant encore en construction, il loge dans une salle de classe, sans plafond, sous la t\u00f4le, avec plus de 40\u00b0 \u00e0 l&rsquo;ombre. Il prend en main les deux \u00e9coles, multiplie dans les villages les s\u00e9ances bibliques et passe beaucoup de temps \u00e0 \u00e9tudier le berba. Alerte en 1957 : au mois de mai, il est nomm\u00e9 \u00e0 Pont-Rousseau, au moins pour une ann\u00e9e, le temps que certains confr\u00e8res terminent leur licence. Pour sa plus grande joie, cette nomination est annul\u00e9e le mois suivant. Durant ce cong\u00e9 de 1957, il qu\u00eate pour se payer une 2 CV et \u00ab\u00a0durant les temps libres, j&rsquo;essaie de mettre au propre mes notes sur les langues, mais, en dehors du milieu, il faut du courage pour s&rsquo;y replonger.\u00a0\u00bb (19\/07\/57)<\/p>\n<p>En 1960, il est nomm\u00e9 vicaire d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 Parakou et responsable en m\u00eame temps de l&rsquo;enseignement sur la pr\u00e9fecture. En 1963, Rome cherche un candidat pour \u00eatre \u00e9v\u00eaque \u00e0 Natitingou. Le Conseil provincial pr\u00e9sente, comme \u00e0 chaque fois, une terna, c&rsquo;est-\u00e0-dire trois confr\u00e8res, selon un ordre de pr\u00e9f\u00e9rence. Jean-Baptiste est le premier (dignissimus) sur la liste envoy\u00e9e \u00e0 Rome, en pr\u00e9cisant : \u00ab\u00a0Il s&rsquo;int\u00e9resse beaucoup au recrutement du clerg\u00e9 local et fera tout pour la formation des futurs pr\u00eatres africains. S&rsquo;est adonn\u00e9 au minist\u00e8re direct tout en se consacrant surtout ces derni\u00e8res ann\u00e9es au recrutement et \u00e0 la formation des ma\u00eetres d&rsquo;\u00e9coles. [\u2026] A toujours fait preuve d&rsquo;une doctrine s\u00fbre et toujours soumise aux directives donn\u00e9es. [\u2026] A notre humble avis, c&rsquo;est certainement le candidat le plus qualifi\u00e9 pour prendre la direction du nouveau dioc\u00e8se.\u00a0\u00bb (05\/07\/63) Un autre que lui sera choisi, ce qui lui permettra de dire plus tard avec humour : \u00ab\u00a0J&rsquo;ai failli \u00eatre \u00e9v\u00eaque, j&rsquo;ai r\u00e9ussi \u00e0 l&rsquo;\u00e9crit, mais j&rsquo;ai \u00e9chou\u00e9 \u00e0 l&rsquo;oral.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>A la cr\u00e9ation du dioc\u00e8se de Natitingou, en 1964, il quitte Parakou, \u00ab\u00a0avec promesse d&rsquo;aller \u00e0 Parakou quand Mgr van den Bronk aura besoin de mes services,\u00a0\u00bb pour suivre Mgr Redois dans son nouveau dioc\u00e8se. Il doit rentrer, fin 1964, pour raisons de sant\u00e9 et se repose quelques mois en France. Mgr Redois le choisit comme vicaire g\u00e9n\u00e9ral de son nouveau dioc\u00e8se : il va occuper cette charge pendant 11 ans, et les six derni\u00e8res ann\u00e9es, de 1969 \u00e0 1975, il sera cur\u00e9 \u00e0 la cath\u00e9drale. \u00ab\u00a0Les d\u00e9buts \u00e0 Natitingou, avec Mgr Redois, furent discrets \u00e0 la mission o\u00f9 nous accueillit le sourire contagieux du p\u00e8re Mathieu. Mgr Redois voulait un \u00e9v\u00each\u00e9 plus \u00e9loign\u00e9 de la mission, afin de respecter la libert\u00e9 de tous les confr\u00e8res. Apr\u00e8s plusieurs projets et dessins, il m&rsquo;envoie \u00e0 Kandi faire \u00e9tudier les plans de l&rsquo;\u00e9v\u00each\u00e9 par un ami, officier du g\u00e9nie. [\u2026] Je sillonnais aussi beaucoup les routes de l&rsquo;Atacora pour aider les ma\u00eetres que je prenais en charge, et en longues sessions, durant les vacances, pour les former et pr\u00e9parer les meilleurs au CAM, afin d&rsquo;am\u00e9liorer leur salaire. [\u2026] Il me faut aussi diriger les constructions, \u00e9coles, dispensaires, maison des s\u0153urs\u00a0\u00bb. (ses souvenirs)<\/p>\n<p>A cause de ses connaissances en m\u00e9canique, Mgr Redois lui demande aussi de monter un garage : il ach\u00e8te du mat\u00e9riel, embauche un jeune m\u00e9canicien, construit un garage et une vaste salle de pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es : \u00ab\u00a0Toutes les voitures des p\u00e8res et des s\u0153urs afflu\u00e8rent, sans compter celles de l&rsquo;Administration, quand nous avions le temps. [\u2026] Chaque mois, je descendais passer une semaine \u00e0 Cotonou pour alimenter le stock de pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es et la procure que j&rsquo;avais mont\u00e9e dans un hangar de l&rsquo;\u00e9v\u00each\u00e9 pour fournir aux p\u00e8res alimentation, quincaillerie, ciment, fer \u00e0 b\u00e9ton, t\u00f4les, bois de charpente, etc. Parfois, surprise d\u00e9sagr\u00e9able de rencontrer de nuit, \u00e0 un des 11 passages \u00e0 niveau non gard\u00e9s, un autorail en retard et sans phare, que j&#8217;embrassais : avant de l&rsquo;auto d\u00e9chir\u00e9, mais aucune blessure : Wenglo bo\u2026 Mahu l\u00e8\u2026 s&rsquo;\u00e9cri\u00e8rent les passagers qui cherchaient les morts. C&rsquo;\u00e9tait le 15 septembre 1965. Le p\u00e8re qui m&rsquo;accompagnait (c&rsquo;\u00e9tait le p\u00e8re Chenevier) \u00e9tait assis \u00e0 dire son br\u00e9viaire \u00e0 la lueur de la veilleuse, tandis que j&rsquo;\u00e9tais all\u00e9 cherch\u00e9 du secours en pleine nuit.\u00a0\u00bb (ses souvenirs)<\/p>\n<p>Il rentre en France en d\u00e9cembre 1974 et fait le stage de l&rsquo;Arbresle qui d\u00e9bute en janvier 1975. D\u00e9j\u00e0 avant son retour en France, le Conseil lui avait signal\u00e9 qu&rsquo;il aurait besoin de lui dans les ann\u00e9es qui viennent. \u00ab\u00a0Monseigneur d\u00e9sire que vous retourniez en Afrique pour un temps, et nous n&rsquo;y voyons aucun inconv\u00e9nient. Mais, je dois vous avertir d\u00e8s maintenant que le Conseil provincial pense vous proposer par la suite un poste \u00e0 votre mesure au service de la Province en Europe. Monseigneur a donn\u00e9 son accord \u00e0 ce projet.\u00a0\u00bb (21\/09\/74) Quand il repart au Dahomey, il retrouve la mission de Tangui\u00e9ta qu&rsquo;il avait connue \u00e0 ses d\u00e9buts et il appr\u00e9cie les am\u00e9liorations faites depuis qu&rsquo;il en est parti. Il sait maintenant qu&rsquo;il va \u00eatre nomm\u00e9 \u00e0 la procure de la rue Crillon \u00e0 Paris \u00e0 la rentr\u00e9e 1977. Mais ce qu&rsquo;il ignore, c&rsquo;est que le sup\u00e9rieur de l&rsquo;\u00e9poque, le p\u00e8re Cuq, va d\u00e9c\u00e9der au mois d&rsquo;avril, et qu&rsquo;\u00e0 son arriv\u00e9e \u00e0 la rue Crillon en septembre, en plus du poste de procureur, il sera aussi le nouveau sup\u00e9rieur. Nomm\u00e9 pour trois ans, il n&rsquo;a qu&rsquo;une h\u00e2te, c&rsquo;est de retrouver l&rsquo;Afrique : \u00ab\u00a0Je tiens \u00e0 vous pr\u00e9ciser qu&rsquo;aucune attache ne me retient \u00e0 Paris ou en France et qu&rsquo;une nomination pour l&rsquo;Afrique en 1980 serait plus que bienvenue.\u00a0\u00bb (04\/07\/79) En r\u00e9ponse, le Conseil lui promet de lui donner la route en 83. De fait, il est reconduit comme sup\u00e9rieur de la rue Crillon le 16 juin 1980 et la nomination ajoute : \u00ab\u00a0Nous esp\u00e9rons bien que l&rsquo;\u00e9ch\u00e9ance de ton mandat n&rsquo;ira pas au-del\u00e0 de 83.\u00a0\u00bb (16\/06\/80)<\/p>\n<p>Les circonstances vont en d\u00e9cider autrement. Pendant les vacances de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1980, il a un grave accident de voiture en Italie o\u00f9 il se trouve avec des amis. Il s&rsquo;en tire avec de nombreuses fractures et sa r\u00e9\u00e9ducation est longue et difficile : \u00ab\u00a0Le bras revient lentement, mais ne supporte pas longtemps le stylo. De plus en plus j&rsquo;abandonne une des deux cannes ; \u00e9videmment, c&rsquo;est long, et il faut bien les moments de pri\u00e8res pour retrouver force et courage.\u00a0\u00bb (08\/01\/81). Il a des s\u00e9quelles (douleurs \u00e0 la hanche, etc.), mais le docteur lui dit : \u00ab\u00a0il est bien difficile de faire mieux comme r\u00e9paration.\u00a0\u00bb (07\/07\/81) Alors, au lieu de retourner en Afrique, il est nomm\u00e9 sup\u00e9rieur de la maison de retraite de Montferrier ouverte depuis deux ans. Dans ses lettres, on voit qu&rsquo;il a pris tr\u00e8s \u00e0 c\u0153ur la sant\u00e9 de ses confr\u00e8res et donne volontiers des nouvelles de chacun. Un autre accident &#8211; il tombe dans la cage de l&rsquo;ascenseur, en 1981, d&rsquo;une hauteur de 7 m\u00e8tres &#8211; lui occasionne bien des probl\u00e8mes. Il n&rsquo;est alors plus question de repartir en Afrique. Il \u00e9crit, philosophe : \u00ab\u00a0Inutile de songer \u00e0 encombrer un confr\u00e8re en mission. Mais le moral reste au beau fixe. Quand on se plaint de boiter l\u00e9g\u00e8rement, en faisant la grimace, \u00e0 chaque changement de temps, je ne peux que r\u00e9pondre : \u00ab\u00a0Bien content de voir se prolonger le sursis\u2026 c&rsquo;e\u00fbt pu \u00eatre pire.&rsquo; Mais pas question d&rsquo;aller en Afrique, m\u00eame si des amis me proposent le voyage. Ce serait le cafard pour des mois au retour.\u00a0\u00bb (ses souvenirs)<\/p>\n<p>Il n&rsquo;est plus sup\u00e9rieur de Montferrier \u00e0 partir du 1er janvier 84, mais il reste un peu \u00e0 la maison pour mettre au courant le p\u00e8re Louis-Marie Moreau qui le remplace comme sup\u00e9rieur. Il est ensuite nomm\u00e9 au 150 pour \u00ab\u00a0travailler \u00e0 classer et entretenir la biblioth\u00e8que du 150 en collaboration et sous la responsabilit\u00e9 du p\u00e8re Jean Guitteny, actuellement au grand s\u00e9minaire de Bangui ; [\u2026] assurer la responsabilit\u00e9 de la diapoth\u00e8que du 150 ; [\u2026] \u00eatre analyseur sma pour le CEDIM (Centre de documentation missionnaire).\u00a0\u00bb (26\/12\/83) En 1990, sa nomination est reconduite pour une dur\u00e9e de quatre ans. \u00ab\u00a0La biblioth\u00e8que comme la diapoth\u00e8que ne vous laisseront pas au ch\u00f4mage, sans compter les activit\u00e9s d\u00e9ploy\u00e9es en dehors de la maison. Merci pour les services que vous rendez \u00e0 la maison et \u00e0 la Province.\u00a0\u00bb (14\/03\/90) Apr\u00e8s 7 ans \u00e0 Lyon, il retrouve Montferrier. \u00ab\u00a0Le Conseil provincial vous nomme, \u00e0 partir du 1er mai 1991, et pour une p\u00e9riode de quatre ans renouvelable, \u00e0 la maison de Montferrier, pour y tenir le r\u00f4le de vice-sup\u00e9rieur, charg\u00e9 avec le sup\u00e9rieur de l&rsquo;animation de la communaut\u00e9. [\u2026] Remplacer le sup\u00e9rieur lorsque c&rsquo;est n\u00e9cessaire, \u00eatre \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute des besoins, des confidences ou encore des dol\u00e9ances des confr\u00e8res, donner une \u00e2me \u00e0 la maison, maintenir un esprit fraternel.\u00a0\u00bb (12\/03\/91) Il est aussi responsable de la biblioth\u00e8que. jusqu&rsquo;en 2000.<\/p>\n<p>Depuis une bonne dizaine d&rsquo;ann\u00e9es, il avait des probl\u00e8mes d&rsquo;audition. Cela l&rsquo;isolait en partie, sauf quand il \u00e9tait seul avec une personne, mais il acceptait cette situation. Alors il se r\u00e9fugiait dans la conversation avec celui que l&rsquo;on entend dans le silence : \u00ab\u00a0La foi, disait-il, c\u2019est faire de J\u00e9sus un vivant qui demeure en nous. Quand on a compris cela, on prend du temps pour la pri\u00e8re.\u00a0\u00bb Lui-m\u00eame passait une heure le matin \u00e0 la chapelle et, quelquefois, une heure le soir. \u00ab\u00a0Je prie pour tout ce que je porte en moi et pour mes fr\u00e8res missionnaires et cela me garde du d\u00e9couragement. Je m\u2019\u00e9merveille toujours quand je rencontre \u00e0 la chapelle d\u2019autres confr\u00e8res.\u00a0\u00bb Il aimait bien lire aussi, mais il ne pouvait plus \u00e9couter la musique, et cela lui manquait. Quand on allait le voir, il prenait plaisir \u00e0 \u00e9voquer le pass\u00e9 ; de bons souvenirs, il en avait gard\u00e9s, et il savait les raconter. Quand sa sant\u00e9 a commenc\u00e9 \u00e0 d\u00e9cliner s\u00e9rieusement, il est rest\u00e9 tr\u00e8s serein face \u00e0 sa situation. Il avait demand\u00e9 depuis quelques ann\u00e9es qu&rsquo;on ne lui cache rien de son \u00e9tat de sant\u00e9 pour qu&rsquo;il puisse bien se pr\u00e9parer \u00e0 vivre ce grand moment du dernier passage. Mangeant tr\u00e8s peu, et avec beaucoup de difficult\u00e9s, il \u00e9tait devenu l&rsquo;ombre de lui-m\u00eame. Il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 apr\u00e8s quelques jours d&rsquo;hospitalisation, dans la paix, sereinement, comme il le d\u00e9sirait.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon n\u00e9 le 27 mars 1924 \u00e0 Orgnacdans le dioc\u00e8se de Viviersmembre de la SMA le 2 d\u00e9cembre 1944pr\u00eatre le 17 f\u00e9vrier&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2885,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2886","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2886","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2886"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2886\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2885"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2886"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2886"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2886"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}