{"id":2957,"date":"2015-08-04T14:49:10","date_gmt":"2015-08-04T14:49:10","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=2957"},"modified":"2015-08-04T14:49:10","modified_gmt":"2015-08-04T14:49:10","slug":"le-pere-eugene-woelffel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=2957","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Eug\u00e8ne WOELFFEL"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &#8211; Province de Strasbourg<\/strong> <\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1043px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2956\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/WOELFFEL_Eugene.jpg\" alt=\"WOELFFEL Eugene\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 2 mai 1910 &agrave; St&uuml;tzheim<br \/>dans le dioc&egrave;se de Strasbourg, France<br \/>membre de la SMA le 28 juillet 1929<br \/>pr&ecirc;tre le 6 janvier 1934<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 12 septembre 1992<\/td>\n<td>\n<p>1934-1952 Togo &agrave; Lom&eacute;, Atakpam&eacute; et Ts&eacute;vi&eacute;<br \/>1952-1958 sanatorium de l&rsquo;Altenberg, malade et cure<br \/>1958-1959 Le Zinswald (Metz), repos<br \/>1959-1992 Andlau (Strasbourg), aum&ocirc;nier de la maison<br \/>Sainte-Richarde<br \/>1992 Saint-Pierre, retir&eacute;<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; S&eacute;lestat, France, le 12 septembre 1992<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 82 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Eug&egrave;ne W&OElig;LFFEL (1910 &#8211; 1992)<\/p>\n<p>Eug&egrave;ne W&oelig;lffel est n&eacute; le 2 mai 1910 &agrave; St&uuml;tzheim, au dioc&egrave;se de Strasbourg. D&egrave;s l&rsquo;&acirc;ge de 10 ans, il entra &agrave; l&rsquo;&eacute;cole apostolique des Missions Africaines &agrave; Andlau et, l&rsquo;ann&eacute;e suivante, &agrave; celle de Saint-Pierre. &Agrave; cette &eacute;poque, ses parents habitaient &agrave; Blienschwiller. Ils s&rsquo;&eacute;tablirent ensuite &agrave; Molsheim et cette charmante cit&eacute; alsacienne fut d&eacute;sormais la patrie de son c&oelig;ur. &Agrave; la rentr&eacute;e scolaire de 1923, il continua &agrave; l&rsquo;&eacute;cole de Bischwiller ses &eacute;tudes classiques. Celles-ci termin&eacute;es, il fit son noviciat &agrave; Chanly et ses &eacute;tudes th&eacute;ologiques au S&eacute;minaire de Lyon. Il fut ordonn&eacute; pr&ecirc;tre &agrave; Lyon par Mgr Hauger, le 6 janvier 1934. Il avait prononc&eacute; le serment s.m.a. &agrave; Chanly le 28 juillet 1929.<\/p>\n<p>Le P&egrave;re avait un fr&egrave;re, Jean-Pierre, qui &eacute;tait &eacute;galement entr&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;cole apostolique des Missions Africaines et qui avait commenc&eacute; son noviciat &agrave; Saint-Pierre durant la guerre, en avril 1941. Mais, mobilis&eacute; de force dans l&rsquo;arm&eacute;e allemande et engag&eacute; dans de rudes combats, il mourut &agrave; Vienne, le 8 mai 1944, des suites de maladie contract&eacute;e durant ces combats.<\/p>\n<p>Le P&egrave;re W&oelig;lffel, son temps de S&eacute;minaire achev&eacute;, en 1934, fut nomm&eacute; pour la Mission du Togo. Ils &eacute;taient 9 cette ann&eacute;e-l&agrave; (dont 8 pour le Togo) qui allaient s&rsquo;embarquer pour l&rsquo;Afrique le 2 octobre. En septembre, une c&eacute;r&eacute;monie du d&eacute;part fut organis&eacute;e &agrave; la Chapelle de Haguenau en l&rsquo;honneur des jeunes messagers de l&rsquo;&Eacute;vangile. De nombreux habitants de la ville et des environs &eacute;taient venus pour manifester leur sympathie aux Missions. Dans le sermon de circonstance, M. Lotter, Chapelain &agrave; Marienthal, fit ressortir en termes &eacute;loquents la grandeur du sacrifice des missionnaires, qui quittent leur pays et leur famille. Puis, pendant le chant de Partez, h&eacute;rauts de la Bonne Nouvelle, c&rsquo;&eacute;tait l&rsquo;adieu &agrave; chaque Missionnaire et la pri&egrave;re de tous les assistants pour recommander leur voyage &agrave; la protection de Notre-Dame, &Eacute;toile de la mer.<\/p>\n<p>Par une lettre du P&egrave;re W&oelig;lffel, envoy&eacute;e de Lom&eacute; &agrave; sa famille, nous savons que les missionnaires du Togo d&eacute;barqu&egrave;rent &agrave; Lom&eacute; le 18 octobre, apr&egrave;s une heureuse travers&eacute;e, et qu&rsquo;ils furent re&ccedil;us en triomphe &agrave; leur arriv&eacute;e. Je n&rsquo;ai jamais vu en Alsace, &eacute;crit le P&egrave;re, une telle imp&eacute;tueuse jubilation.<\/p>\n<p>Provisoirement le P&egrave;re W&oelig;lffel reste &agrave; la mission de Lom&eacute;, parce que la mission de Lom&eacute;-Amoutiv&eacute; &agrave; laquelle il sera affect&eacute;, n&rsquo;est pas encore am&eacute;nag&eacute;e : il n&rsquo;y a que les quatre murs. En attendant, il se familiarise avec son nouveau milieu. Le lendemain de notre arriv&eacute;e, &eacute;crit-il, notre &Eacute;v&ecirc;que, Mgr Cessou, nous a fait visiter la ville. Il est avec nous comme un p&egrave;re. Nous nous sentons ici d&eacute;j&agrave; tout &agrave; fait comme chez nous. Le dimanche 21 octobre, j&rsquo;ai adress&eacute; un sermon aux enfants &agrave; la messe de 8 heures&#8230; L&rsquo;apr&egrave;s-midi, nous avons administr&eacute; nos premiers bapt&ecirc;mes d&rsquo;enfants. Le soir de ce dimanche, dans la cour de la mission, a eu lieu la r&eacute;ception officielle des jeunes P&egrave;res, avec musique instrumentale, chants de la chorale de l&rsquo;&eacute;glise, et une foule immense&#8230; Et maintenant, je prends ma premi&egrave;re le&ccedil;on de langue &eacute;w&eacute; avec un excellent cat&eacute;chiste.<\/p>\n<p>En janvier 1935, le P&egrave;re devient vicaire &agrave; la nouvelle paroisse Saint-Augustin d&rsquo;Amoutiv&eacute;. Jusqu&rsquo;&agrave; ce jour, la population catholique de Lom&eacute; avait form&eacute; une seule paroisse, celle de la cath&eacute;drale, avec 11 &agrave; 12 000 fid&egrave;les. Le quartier d&rsquo;Amoutiv&eacute; constitue maintenant une nouvelle paroisse, avec environ 4 000 fid&egrave;les. Le P&egrave;re Hickenbick est le sup&eacute;rieur de cette mission. Il a fort &agrave; faire avec l&rsquo;am&eacute;nagement d&rsquo;une grande &eacute;glise nouvellement b&acirc;tie et qui n&rsquo;est pas encore achev&eacute;e ni bien &eacute;quip&eacute;e. &Agrave; ce propos, il note que le P&egrave;re W&oelig;lffel, le grand vicaire de la paroisse, donne libre cours &agrave; ses talents de peintre pour d&eacute;corer les murs un peu aust&egrave;res de l&rsquo;imposant &eacute;difice de l&rsquo;&eacute;glise. Sous tous rapports d&rsquo;ailleurs, le vicaire travaille assid&ucirc;ment avec le P&egrave;re Hickenbick &agrave; l&rsquo;&eacute;vang&eacute;lisation. Les d&eacute;buts furent plut&ocirc;t durs. Il &eacute;tait difficile de faire p&eacute;n&eacute;trer profond&eacute;ment la vie chr&eacute;tienne dans la nouvelle paroisse. Cependant assez vite, on remarqua que la population se montrait plus r&eacute;ceptive. Et puis, les gens aiment les P&egrave;res. &Agrave; une &eacute;poque, le vicaire &eacute;tait tomb&eacute; malade : beaucoup de gens lui rendirent visite, quelques-uns m&ecirc;me pleur&egrave;rent en disant : P&egrave;re, il ne faut pas encore que tu meures.<\/p>\n<p>Le P&egrave;re W&oelig;lffel fut ensuite nomm&eacute; pour la mission d&rsquo;Atakpam&eacute;. Il est vicaire en 1937, avec le P&egrave;re Knaebel comme sup&eacute;rieur. Il devient lui-m&ecirc;me sup&eacute;rieur en 1939, lorsque le P&egrave;re Knaebel rentre en cong&eacute; en France. Et l&agrave; encore se succ&egrave;dent selon les jours, les joies et les peines des serviteurs de l&rsquo;&eacute;vangile. Le 7 ao&ucirc;t 1937, les P&egrave;res c&eacute;l&eacute;br&egrave;rent un office solennel pour le 50e anniversaire de la mort du premier missionnaire d&rsquo;Atakpam&eacute;, le P&egrave;re Moran. Ils rappel&egrave;rent les circonstances de la venue du missionnaire en 1887 et de sa mort. Le P&egrave;re W&oelig;lffel, qui d&eacute;crit cette c&eacute;l&eacute;bration jubilaire pour les lecteurs du Missions Gl&ouml;cklein, signale aussi que r&eacute;cemment, &agrave; l&rsquo;&eacute;glise d&eacute;labr&eacute;e de la mission, un pan de mur s&rsquo;est &eacute;croul&eacute;, laissant un grand espace vide. &Agrave; l&rsquo;intention des &eacute;ventuels bienfaiteurs, un dessin pr&eacute;cis repr&eacute;sente le triste &eacute;tat de la pauvre &eacute;glise d&rsquo;Atakpam&eacute;.<\/p>\n<p>Au d&eacute;but de la guerre, le 3 septembre 1939, les P&egrave;res furent mobilis&eacute;s. Le P&egrave;re W&oelig;lffel dut rejoindre Ouidah et il fut affect&eacute; &agrave; Boudj&eacute;kali. Heureusement, en ex&eacute;cution des instructions de M. Mandel, Ministre des Colonies, les P&egrave;res furent d&eacute;mobilis&eacute;s par mise en affectation sp&eacute;ciale d&egrave;s le 1er octobre. Certains purent regagner le Togo le jour m&ecirc;me, les autres arriv&egrave;rent le 1er novembre. Et Mgr Cessou &eacute;crivait de Lom&eacute; : La r&eacute;ception qui leur a &eacute;t&eacute; faite ici par la population a &eacute;t&eacute; des plus enthousiastes.<\/p>\n<p>En juin 1941, le P&egrave;re W&oelig;lffel rentre en France pour un cong&eacute;. Il s&eacute;journe &agrave; Lyon, &agrave; la Croix-Valmer, &agrave; Marseille, &agrave; Paris. En ce temps de guerre, l&rsquo;Alsace, annex&eacute;e par les Allemands, est difficile d&rsquo;acc&egrave;s. Le P&egrave;re obtient cependant de pouvoir s&eacute;journer &agrave; Molsheim du 3 au 30 mai 1942. En octobre, il va rejoindre le P&egrave;re Jacques Knaebel &agrave; Atakpam&eacute;.<\/p>\n<p>En 1946, nous le trouvons &agrave; Amoutiv&eacute;, avec le P&egrave;re Joseph Meyer. Il est quasi-cur&eacute; de l&rsquo;importante paroisse o&ugrave; il avait commenc&eacute; sa vie de missionnaire. Cette ann&eacute;e-l&agrave; le P&egrave;re Hickenbick est en cong&eacute; ; il reviendra &agrave; la fin de 1946 et reprendra &agrave; son retour la direction d&rsquo;Amoutiv&eacute;. Le P&egrave;re W&oelig;lffel devient alors sup&eacute;rieur de la mission de Ts&eacute;vi&eacute;, en l&rsquo;absence du P&egrave;re Bardol, qui est en cong&eacute;. Il reste &agrave; Ts&eacute;vi&eacute; comme vicaire du P&egrave;re Bardol, lorsque celui-ci revient au Togo, en novembre 1947. Pendant ces ann&eacute;es, le P&egrave;re Furst est &eacute;galement &agrave; Ts&eacute;vi&eacute;, charg&eacute; de reprendre et de terminer la construction de l&rsquo;&eacute;glise.<\/p>\n<p>C&rsquo;est le 29 mars 1948, le lundi de P&acirc;ques, qu&rsquo;eut lieu &agrave; Ts&eacute;vi&eacute; la b&eacute;n&eacute;diction de la nouvelle &eacute;glise, par Mgr Strebler. Ce fut un grand &eacute;v&eacute;nement, qui compta parmi les plus heureux de l&rsquo;ann&eacute;e 1948 au Togo. Il y avait 12 ans que le P&egrave;re Bardol et ses chr&eacute;tiens avaient pos&eacute; la premi&egrave;re pierre de cette &eacute;glise : la guerre et le manque de ressources avaient longtemps interrompu les travaux. L&rsquo;inauguration fut une f&ecirc;te grandiose qui attira une foule de fid&egrave;les, une foule encore jamais vue si nombreuse dans cette contr&eacute;e. &Agrave; ce sujet, Mgr Strebler &eacute;crit : On ne pouvait pas se rassasier d&rsquo;admirer la beaut&eacute; de l&rsquo;&eacute;difice et ses magnifiques peintures dues au pinceau du P&egrave;re W&oelig;lffel. Du c&oelig;ur de tous, une pri&egrave;re montait au ciel pour demander &agrave; Dieu de b&eacute;nir les pr&ecirc;tres qui, par leur z&egrave;le inlassable et leur travail endurant, ont men&eacute; &agrave; bien ce bel ouvrage : le P&egrave;re Bardol&#8230; le P&egrave;re Joseph Furst&#8230; et le P&egrave;re W&oelig;lffel, l&rsquo;artiste qui donna une &acirc;me &agrave; l&rsquo;immense &eacute;difice en le d&eacute;corant dignement. La mission de Ts&eacute;vi&eacute; pouvait se r&eacute;jouir en effet de poss&eacute;der la plus belle &eacute;glise de tout le Togo.<\/p>\n<p>Quelque temps apr&egrave;s cette f&ecirc;te &agrave; Ts&eacute;vi&eacute;, le 30 avril 1948, le P&egrave;re W&oelig;lffel vint en cong&eacute; en Alsace. Durant ce cong&eacute;, il re&ccedil;ut une lettre de Mgr Strebler lui demandant de collaborer &agrave; une Exposition qui aurait lieu &agrave; Rome. Le P&egrave;re se rendit &agrave; Rome. J&rsquo;&eacute;tais heureux, &eacute;crit-il, de pouvoir r&eacute;citer le Pater et l&rsquo;Ave en langue &eacute;w&eacute; devant la Confession de Saint-Pierre. Le P&egrave;re Laugel, conseiller du Sup&eacute;rieur G&eacute;n&eacute;ral, le pr&eacute;senta &agrave; Mgr Constantini, Secr&eacute;taire de la S.C. de la Propagande. Le P&egrave;re W&oelig;lffel lui offrit quelques tableaux de sa composition et il en re&ccedil;ut de grandes f&eacute;licitations. Ces quelques tableaux ont figur&eacute; &agrave; l&rsquo;Exposition d&rsquo;Art Sacr&eacute; Missionnaire &agrave; Rome en 1950. Quoi qu&rsquo;il en soit, ils ont &eacute;t&eacute; utilis&eacute;s, comme nous l&rsquo;apprend le P&egrave;re Hardy, au moins une fois pour illustrer un livret de pri&egrave;res distribu&eacute; &agrave; la basilique Saint Pierre &agrave; la messe conc&eacute;l&eacute;br&eacute;e par le Saint P&egrave;re. Le 1er juin 1975, &agrave; l&rsquo;occasion du p&egrave;lerinage de l&rsquo;Afrique Occidentale francophone pendant l&rsquo;Ann&eacute;e Sainte. L&rsquo;un de ces tableaux figura encore parmi des peintures et des sculptures expos&eacute;es &agrave; l&rsquo;occasion du 80e anniversaire du Saint P&egrave;re, en 1977. Mais il semble qu&rsquo;on attribuait &agrave; ce tableau une origine sud-africaine. Ajoutons que les Postes Vaticanes (Anno Mariano, 1987-1988) ont &eacute;mis un timbre repr&eacute;sentant en style africain une Annonciation : cette vignette reproduit un tableau compos&eacute; &eacute;galement par le P&egrave;re W&oelig;lffel.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s cela, le P&egrave;re W&oelig;lffel retourna au Togo, le 8 avril 1949. Il prit la direction de la mission d&rsquo;Atakpam&eacute; &agrave; la place du P&egrave;re Knaebel qui avait &eacute;t&eacute; charg&eacute; du district d&rsquo;Ani&eacute;. Il aimait beaucoup la mission. Mais il ne put y faire un tr&egrave;s long s&eacute;jour. En 1952 il tomba malade. La maladie qui le frappait et qui avait attaqu&eacute; les poumons, &eacute;tait grave. Un rapatriement s&rsquo;imposait d&rsquo;urgence. Le 7 avril 1952, le P&egrave;re &eacute;tait admis au Sanatorium de l&rsquo;Altenberg dans le Haut-Rhin. Il y eut espoir d&rsquo;am&eacute;lioration, au point m&ecirc;me que, d&egrave;s f&eacute;vrier 1953, il pouvait ajouter aux exigences du traitement m&eacute;dical un certain service d&rsquo;aum&ocirc;nier de l&rsquo;&eacute;tablissement. En 1958, il quitta le sanatorium. Mais l&rsquo;Afrique lui restait d&eacute;finitivement ferm&eacute;e. Apr&egrave;s quelques mois pass&eacute;s au Zinswald, il prit, &agrave; Andlau, au mois de septembre 1959, la charge d&rsquo;aum&ocirc;nier de la maison Sainte-Richarde des S&oelig;urs de la Charit&eacute; de Strasbourg.<\/p>\n<p>Il se donna en toute ferveur &agrave; l&rsquo;animation spirituelle de cette maison. Il restait aussi en relation avec ses confr&egrave;res des Missions Africaines, en particulier avec la maison de Saint-Pierre toute proche. En 1965, nous le voyons professeur &agrave; Saint-Pierre : chaque jeudi matin il venait au Grand S&eacute;minaire et faisait b&eacute;n&eacute;ficier les s&eacute;minaristes de ses talents d&rsquo;artiste, et ses cours &eacute;taient suivis avec le plus vif int&eacute;r&ecirc;t. Il collaborait au Ralliement par des articles et des illustrations. En 1966, il pr&eacute;senta dans la Revue la reproduction d&rsquo;une Vierge &agrave; l&rsquo;Enfant, esquisse de la statue qui devait &ecirc;tre ex&eacute;cut&eacute;e pour la nouvelle Chapelle du S&eacute;minaire par un sculpteur colmarien.<\/p>\n<p>D&eacute;j&agrave; bien auparavant, la Province avait d&eacute;cid&eacute; une s&eacute;rie de cartes postales en couleurs reproduisant des tableaux du P&egrave;re W&oelig;lffel : Sc&egrave;nes et Types de l&rsquo;Afrique Noire. &Agrave; Andlau aussi, il l&eacute;gua un souvenir durable. On peut voir dans ce village une petite Chapelle incluse dans l&rsquo;&eacute;glise abbatiale et d&eacute;di&eacute;e aux Morts des deux guerres. Deux fresques ornent cette Chapelle ; elles repr&eacute;sentent diverses sc&egrave;nes de la vie de sainte Richarde, l&rsquo;imp&eacute;ratrice qui fonda au ixe si&egrave;cle l&rsquo;abbaye d&rsquo;Andlau. L&rsquo;auteur de ces fresques est le P&egrave;re W&oelig;lffel qui, en 1965, a trait&eacute; son sujet avec habilet&eacute; dans le style du Hortus deliciarum.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s quelques ann&eacute;es, parvenu aux portes de la vieillesse, le P&egrave;re abandonna la peinture. Mais il garda toujours un c&oelig;ur &eacute;pris d&rsquo;id&eacute;al. On le voyait, un b&acirc;ton &agrave; la main, parcourir lentement les prairies et les bois de la vall&eacute;e d&rsquo;Andlau, toujours &eacute;merveill&eacute; des beaut&eacute;s de la nature. Dans les longues heures de solitude de son aum&ocirc;nerie, il vivait dans l&rsquo;intimit&eacute; du Seigneur et il aimait en partager le fruit avec les malades et les personnes &acirc;g&eacute;es dans la silencieuse et paisible Chapelle de la maison Sainte-Richarde. Envers tous, il &eacute;tait bienveillant. Avec douceur, parfois teint&eacute;e d&rsquo;un brin d&rsquo;humour, il cherchait &agrave; pr&eacute;server, chez ceux de son entourage, un esprit de paix, de calme, de confiance en Dieu.<\/p>\n<p>Parvenu &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 82 ans, une chute malencontreuse qui eut pour cons&eacute;quence une fracture du col du f&eacute;mur, le conduisit &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital. Il fut soign&eacute; &agrave; la Clinique de la Toussaint &agrave; Strasbourg. Mais le traitement termin&eacute;, son &eacute;tat ne lui permettait plus de retourner &agrave; Andlau. Il fut re&ccedil;u, le 28 avril 1992, &agrave; la maison de retraite de Saint-Pierre, dont il ne quitta plus gu&egrave;re l&rsquo;infirmerie avant d&rsquo;&ecirc;tre transf&eacute;r&eacute; &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital de S&eacute;lestat. L&rsquo;heure &eacute;tait venue d&rsquo;aller vers son Seigneur. Il mourut &agrave; S&eacute;lestat le 12 septembre 1992.<\/p>\n<p>Ses obs&egrave;ques furent c&eacute;l&eacute;br&eacute;es aux Missions Africaines &agrave; Saint-Pierre, le 16 septembre. Elles furent pr&eacute;sid&eacute;es par le P&egrave;re Claude R&eacute;mond, vice-provincial, entour&eacute; de nombreux confr&egrave;res conc&eacute;l&eacute;brants. Le P&egrave;re Georges Erhard, qui avait &eacute;t&eacute; son successeur &agrave; Atakpam&eacute;, pronon&ccedil;a l&rsquo;hom&eacute;lie &agrave; la messe.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &#8211; Province de Strasbourg n&eacute; le 2 mai 1910 &agrave; St&uuml;tzheimdans le dioc&egrave;se de Strasbourg, Francemembre de la SMA le 28 juillet 1929pr&ecirc;tre le 6&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2956,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2957","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2957","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2957"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2957\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2956"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2957"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2957"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2957"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}