{"id":3022,"date":"2015-08-05T17:29:08","date_gmt":"2015-08-05T17:29:08","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3022"},"modified":"2015-08-05T17:29:08","modified_gmt":"2015-08-05T17:29:08","slug":"le-pere-francis-verger","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3022","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Francis VERGER"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 939px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3021\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/VERGER_Francis.jpg\" alt=\"VERGER Francis\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 12 octobre 1923 &agrave; Montoir de Bretagne<br \/>dans le dioc&egrave;se de Nantes, France<br \/>membre de la SMA le 30 octobre 1948<br \/>pr&ecirc;tre le 7 f&eacute;vrier 1950<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 20 septembre 1979<\/td>\n<td>\n<p>1950-1967 missionnaire au Dahomey, Cotonou<br \/>1967-1969 recyclage &agrave; Lille et &agrave; Grenoble<br \/>1969-1979 missionnaire en C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire<br \/>Bouak&eacute;, Dimbokro<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Nantes, France, le 20 septembre 1979,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 56 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Francis VERGER (1923 &#8211; 1979)<\/p>\n<p>Francis Verger na&icirc;t le 12 octobre 1923, &agrave; Montoir-de-Bretagne, en Loire Atlantique. Ses parents, Francis Verger et Ang&egrave;le Deniaud, sont fonctionnaires coloniaux, et donc souvent absents de France. Francis dira que c&rsquo;est &agrave; Djibouti, en voyant le genre de vie des missionnaires, qu&rsquo;il a eu, pour la premi&egrave;re fois, l&rsquo;id&eacute;e de devenir lui-m&ecirc;me l&rsquo;un d&rsquo;eux. Il entre au petit s&eacute;minaire de Gu&eacute;rande en Loire Atlantique, puis au moyen s&eacute;minaire des Cou&euml;ts et de l&rsquo;abbaye de Chantenay, pr&egrave;s de Nantes. Il poursuit ses &eacute;tudes au grand s&eacute;minaire de Nantes en 1943 et 1944, puis accomplit son service militaire en 1945 et 1946.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est que le 21 avril 1947 qu&rsquo;il demande &agrave; entrer aux Missions Africaines. Il fait son noviciat au \u00ab\u00a0150\u00a0\u00bb, &agrave; Lyon, et prononce son serment le 30 octobre 1948. C&rsquo;est l&agrave; aussi qu&rsquo;il termine ses &eacute;tudes th&eacute;ologiques et qu&rsquo;il devient pr&ecirc;tre le 9 f&eacute;vrier 1950. Je voudrais &ecirc;tre pr&ecirc;tre uniquement parce que J&eacute;sus m&rsquo;appelle &agrave; d&eacute;penser mes forces pour continuer son &oelig;uvre.<\/p>\n<p>D&egrave;s septembre 1950, il est affect&eacute; au Dahomey o&ugrave; il restera jusqu&rsquo;en 1967. Il est d&rsquo;abord vicaire &agrave; Saint-Michel de Cotonou, puis &eacute;conome au petit s&eacute;minaire de Ouidah, cur&eacute; de Dassa-Zoum&eacute; en 1954, et enfin cur&eacute;-fondateur de la paroisse Sainte-C&eacute;cile de Cotonou.<\/p>\n<p>Le P&egrave;re accomplira un &eacute;norme travail d&rsquo;&eacute;vang&eacute;lisation dans la r&eacute;gion de Cotonou. Il b&acirc;tira la grande &eacute;glise de Sainte-C&eacute;cile dont il &eacute;tait si fier. Il a organis&eacute;, de toutes pi&egrave;ces, une nouvelle paroisse : construction de l&rsquo;&eacute;glise, des &eacute;coles, du presbyt&egrave;re. Il a &eacute;galement lanc&eacute; des coop&eacute;ratives de p&ecirc;che qui ont aid&eacute; sensiblement une population tr&egrave;s pauvre. Il s&rsquo;est d&eacute;pens&eacute;, sans compter, dans le minist&egrave;re : cat&eacute;chismes d&rsquo;adultes, mouvements d&rsquo;action catholique, animation de la communaut&eacute; paroissiale, apostolat aupr&egrave;s des enfants et, tout cela, sans vicaire.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pourquoi, &agrave; la veille de son d&eacute;part du Dahomey, les chefs et les notables &eacute;crivent &agrave; monseigneur Gantin, archev&ecirc;que de Cotonou : Le p&egrave;re Verger est l&rsquo;homme providentiel envoy&eacute; pour &eacute;vang&eacute;liser les Toffins. C&rsquo;est l&rsquo;homme qui conna&icirc;t, mieux que nous, nos fr&egrave;res Dahom&eacute;ens, tous nos probl&egrave;mes. C&rsquo;est l&rsquo;homme qui sait que, pour atteindre l&rsquo;&acirc;me, il faut d&rsquo;abord s&rsquo;int&eacute;resser au corps. Le fait que, tout derni&egrave;rement, plus de 5000 Toffins en d&eacute;tresse aient parcouru une grande distance sur le lac pour demander sa protection, n&rsquo;est-il pas assez significatif pour pr&eacute;senter l&rsquo;homme dont nous parlons ?<\/p>\n<p>Et l&rsquo;archev&ecirc;que de Cotonou &eacute;crit au p&egrave;re : Le s&eacute;jour que vous venez de passer au Dahomey a &eacute;t&eacute; un s&eacute;jour de travail inlassable. Unanimement, tout le monde vous en rend hommage. Plus que tout, votre &eacute;v&ecirc;que, dont l&rsquo;amiti&eacute; et l&rsquo;estime sont grandes, voudrait vous exprimer sa sinc&egrave;re et profonde gratitude.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re Verger revient donc en France en 1967 avec une sant&eacute; bien &eacute;branl&eacute;e. Il a besoin de s&rsquo;arr&ecirc;ter pour se refaire, et c&rsquo;est pourquoi on lui demande de suivre &agrave; Lille, pendant un an, des cours sur l&rsquo;action catholique et l&rsquo;action sociale. Il en sera tr&egrave;s heureux et il &eacute;crira : Cette ann&eacute;e m&rsquo;a fait beaucoup de bien &agrave; tout point de vue ; maintenant, je ne pense qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;Afrique. Le Conseil provincial pr&eacute;f&egrave;re attendre encore un an, malgr&eacute; les lettres que continue &agrave; lui envoyer le p&egrave;re Verger : Je ne puis me faire en France. Mon seul d&eacute;sir est de retourner en Afrique, dans n&rsquo;importe quelle mission. Apr&egrave;s quelques mois pass&eacute;s &agrave; Marseille pour aider le p&egrave;re Gros, procureur, on lui demande de faire une ann&eacute;e de stage dans la paroisse de l&rsquo;abb&eacute; Allibe &agrave; Grenoble. Ils en seront heureux tous les deux . L&rsquo;abb&eacute; Allibe &eacute;crit : Ce qui le marque le plus, ce sont ses contacts fr&eacute;quents avec un groupe de foyers militants qui veulent se pr&eacute;parer &agrave; diriger un Centre de Pr&eacute;paration au Mariage (CPM). Il veut &eacute;galement construire une petite chapelle ; il fait aussi le cat&eacute;chisme, et anime une chorale.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s cette ann&eacute;e de recyclage en paroisse, il est enfin nomm&eacute; pour la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire o&ugrave; il rejoint le dioc&egrave;se de Bouak&eacute;. Apr&egrave;s quelques essais dans les missions de Botro et de Yamoussoukro, le p&egrave;re Verger peut enfin donner le meilleur de lui-m&ecirc;me &agrave; Dimbokro o&ugrave; il arrive en 1970. Dans cette paroisse de 130 000 habitants, il retrouve ses secteurs d&rsquo;activit&eacute; pour lesquels il avait un charisme : les jeunes et les constructions. Les jeunes ! Il s&rsquo;occupe, en effet, des C&oelig;urs Vaillants et, pendant de nombreuses ann&eacute;es, des j&eacute;cistes. Il lance le mouvement des jeunes ouvriers : la J.O.C. dans le milieu de l&rsquo;UTEXI. (l&rsquo;union du coton). Il a accept&eacute; &eacute;galement d&rsquo;assurer la cat&eacute;ch&egrave;se dans quatre villages et d&rsquo;aller souvent &agrave; Yamoussoukro pour y animer des r&eacute;collections au lyc&eacute;e des &eacute;tudiants. Quant aux constructions, il a la joie de construire, toujours en l&rsquo;honneur de Sainte-C&eacute;cile, une chapelle dans un quartier de la ville. Il est &eacute;galement heureux de rencontrer &agrave; Dimbokro des Dahom&eacute;ens avec qui il a de nombreux contacts. Les p&egrave;res de son entourage soulignent qu&rsquo;il est un bon confr&egrave;re en communaut&eacute; et qu&rsquo;il est tr&egrave;s serviable.<\/p>\n<p>En 1974, on signale qu&rsquo;il se fatigue assez vite. Il tiendra jusqu&rsquo;au 12 septembre 1979, lorsque la maladie le force &agrave; revenir en France. Il part, mais en &eacute;crivant ces quelques mots &agrave; monseigneur Vital Yao : Je tiens &agrave; vous remercier de cette grande faveur que vous me faites d&rsquo;aller me faire remettre &agrave; neuf et j&rsquo;esp&egrave;re bien que d&rsquo;ici peu de temps, je reviendrai reprendre mon poste &agrave; votre service.<\/p>\n<p>Toujours cette peur de ne plus revoir l&rsquo;Afrique ! Le p&egrave;re Francis Verger n&rsquo;avait plus qu&rsquo;une semaine &agrave; vivre ! Il d&eacute;c&egrave;de le 20 septembre 1979 au matin, &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital de Nantes, une demi-heure apr&egrave;s avoir re&ccedil;u l&rsquo;Eucharistie.<\/p>\n<p>Les chr&eacute;tiens et, plus particuli&egrave;rement, tous ses amis Toffins de la paroisse Sainte-C&eacute;cile qu&rsquo;il avait fond&eacute;e 20 ans auparavant, sont dans la tristesse. Ils organisent, pour lui, des fun&eacute;railles traditionnelles. Quelques ann&eacute;es plus tard, son nom sera donn&eacute; au foyer qui accueille tous les groupes paroissiaux pour leurs r&eacute;unions.<\/p>\n<p>Tous ceux qui ont connu Francis ne sont pas pr&ecirc;ts d&rsquo;oublier son caract&egrave;re enjou&eacute; et blagueur, sa gaiet&eacute; et sa bonne humeur communicative. Tout au long de ces 29 ann&eacute;es au service de la Mission, on peut dire qu&rsquo;il s&rsquo;est surtout laiss&eacute; guider par l&rsquo;amour des autres. C&rsquo;est l&agrave; ce qui donnait sens &agrave; sa vie. Il &eacute;tait toujours pr&ecirc;t &agrave; aider sans mesure. C&rsquo;est l&rsquo;amour des autres qui le poussait &agrave; &ecirc;tre toujours sur la br&egrave;che, sans calculer ses peines et ses fatigues et c&rsquo;est ce qui nous attirait vers lui. (Raymond Domas)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Lyon n&eacute; le 12 octobre 1923 &agrave; Montoir de Bretagnedans le dioc&egrave;se de Nantes, Francemembre de la SMA le 30 octobre 1948pr&ecirc;tre le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3021,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3022","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3022","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3022"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3022\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3021"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3022"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3022"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3022"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}