{"id":3055,"date":"2015-08-06T07:56:04","date_gmt":"2015-08-06T07:56:04","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3055"},"modified":"2015-08-06T07:56:04","modified_gmt":"2015-08-06T07:56:04","slug":"le-pere-nicolas-weber","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3055","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Nicolas WEBER"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Strasbourg<\/strong> <\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 984px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3054\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/WEBER_Nicolas.jpg\" alt=\"WEBER Nicolas\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 8 octobre 1910 &agrave; Krautergersheim<br \/>dans le dioc&egrave;se de Strasbourg, France<br \/>membre de la SMA le 27 juillet 1930<br \/>pr&ecirc;tre le 7 juillet 1935<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 23 septembre 1990<\/td>\n<td>\n<p>1935-1940 missionnaire en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, Korhogo<br \/>1941 Dieuze, vicaire<br \/>1941-1946 Vergaville, desservant<br \/>1946-1965 missionnaire en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, Korhogo, Katiola<br \/>1965-1984 Tieffenbach, administrateur<br \/>1984-1990 Saint-Pierre<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Obernai, France, le 23 septembre 1990,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 79 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Nicolas WEBER (1910 &#8211; 1990)<\/p>\n<p>Nicolas Weber est n&eacute; &agrave; Krautergersheim, au dioc&egrave;se de Strasbourg, le 8 octobre 1910. D&egrave;s l&rsquo;&acirc;ge de 11 ans, le 28 septembre 1921, il vient &agrave; l&rsquo;&eacute;cole apostolique de Saint-Pierre. Il y commence les &eacute;tudes secondaires, qu&rsquo;il poursuit &agrave; Bischwiller et qu&rsquo;il ach&egrave;ve, en 1927-1928, &agrave; l&rsquo;&eacute;cole apostolique de Haguenau.<\/p>\n<p>&Agrave; l&rsquo;automne de 1928, il entre au s&eacute;minaire de Chanly pour le noviciat, qui prend fin le 27 juillet 1930 par le serment s.m.a. De 1930 &agrave; 1935, il est &agrave; Lyon pour le temps de grand s&eacute;minaire, sauf une ann&eacute;e en 1931-1932, pendant laquelle il accomplit son service militaire au 26e R.I. &agrave; Nancy. Il est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre &agrave; Lyon par Mgr Cessou, le 7 juillet 1935.<\/p>\n<p>Nomm&eacute; pour la Pr&eacute;fecture Apostolique de Korhogo, il prend part &agrave; la c&eacute;r&eacute;monie du d&eacute;part des missionnaires, le 29 septembre 1935 &agrave; Haguenau et il s&rsquo;embarque ensuite &agrave; Marseille. Arriv&eacute; en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, il est affect&eacute; &agrave; la mission de Katiola. Quelques semaines plus tard, il donne ses premi&egrave;res impressions : il est content, le voyage a &eacute;t&eacute; bon, il aime bien la vie de la mission, le P&egrave;re Haeussler l&rsquo;a d&eacute;j&agrave; emmen&eacute; en brousse, il supporte bien le climat de l&rsquo;Afrique. Bref, &eacute;crit-il, Je me plais tr&egrave;s bien &agrave; Katiola. Et effectivement, au dire des confr&egrave;res, il t&eacute;moigne de beaucoup de gaiet&eacute; et d&rsquo;entrain. C&rsquo;&eacute;tait un heureux commencement. Au bout de deux ans, il sera choisi pour une nouvelle fondation missionnaire.<\/p>\n<p>Mgr Diss, le Pr&eacute;fet Apostolique, r&eacute;sidait depuis 1934 &agrave; Katiola, la mission la plus belle assur&eacute;ment de la Pr&eacute;fecture, la plus florissante. La localit&eacute; est situ&eacute;e sur la grande art&egrave;re qui traverse du sud au nord la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire. Or pour une distance de 195 km, de Katiola &agrave; Ferk&eacute;ss&eacute;dougou, sur cette route le long de laquelle se r&eacute;partissaient de nombreux villages, il ne se trouvait aucune station missionnaire interm&eacute;diaire. Mgr Diss d&eacute;cida la fondation d&rsquo;une mission. Les confr&egrave;res, dit-il, choisirent, parmi tous les sites possibles, le village de Niakaramandougou. Deux jeunes P&egrave;res furent d&eacute;sign&eacute;s pour entreprendre cette fondation, le P&egrave;re Nicolas Weber et le P&egrave;re Albert R&oelig;sch.<\/p>\n<p>Niakaramandougou est &agrave; 70 km de Katiola. C&rsquo;&eacute;tait une station secondaire de la mission de Katiola. En 1937, on y comptait 34 catholiques et 36 cat&eacute;chum&egrave;nes. Une petite chapelle y avait &eacute;t&eacute; construite deux ou trois ans auparavant. Le P&egrave;re Weber monta &agrave; Niakaramandougou un soir au coucher du soleil. Quelques chr&eacute;tiens &eacute;taient l&agrave; pour le recevoir. C&rsquo;&eacute;tait le 1er juillet 1937, date &eacute;mouvante qui marquait le commencement d&rsquo;une nouvelle chr&eacute;tient&eacute;, avec la pr&eacute;sence permanente des missionnaires de la Bonne Nouvelle. Le P&egrave;re R&oelig;sch rejoignit son confr&egrave;re le 20 octobre suivant.<\/p>\n<p>Les d&eacute;buts furent plac&eacute;s sous le signe d&rsquo;une grande pauvret&eacute;. Les P&egrave;res &eacute;taient log&eacute;s pauvrement et petitement dans deux cases. On pr&eacute;parait les repas devant la case, sur trois pierres. Pas de table ni de chaises. Le P&egrave;re Weber, &agrave; vrai dire, se souciait peu du mobilier, mais il avait voulu tout de m&ecirc;me un peu de beaut&eacute; pour la liturgie et le service du Seigneur. C&rsquo;est pourquoi il avait demand&eacute; au Provincial quelques objets de culte, un petit calice et un petit ciboire, des chandeliers et, ajoutait-il, si vous aviez un missel pas trop vieux&#8230;, j&rsquo;en ai trouv&eacute; un, mais qui date de 1889.<\/p>\n<p>Les deux fondateurs ne perdirent ni courage, ni confiance. On se mit &agrave; des travaux pour une habitation plus solide. Des chr&eacute;tiens pr&eacute;paraient poutres et planches, d&rsquo;autres amenaient du sable. Et, en 1938, une nouvelle habitation s&rsquo;&eacute;levait sur le terrain de la mission. C&rsquo;&eacute;tait encore une simple case, construite en mat&eacute;riaux du pays, terre et paille, mais de forme triangulaire et un peu plus grande que celles du village.<\/p>\n<p>Les jeunes missionnaires organis&egrave;rent imm&eacute;diatement leur mission au point de vue spirituel et ils se donnaient &agrave; leur t&acirc;che avec ardeur. Pour commencer ils visit&egrave;rent surtout les villages pour instaurer efficacement le cat&eacute;chisme et r&eacute;unir quelques chr&eacute;tiens. Le P&egrave;re Weber avouait que tout n&rsquo;est pas rose quand on commence une station. Mais il ajoutait : Je me plais toujours ici, malgr&eacute; la pauvret&eacute;. Et sa sant&eacute; restait bonne, comme celle du P&egrave;re R&oelig;sch aussi. Et le moral &eacute;galement restait bon. Autant que le permettaient les faibles moyens de l&rsquo;&eacute;poque, on t&acirc;chait de divers c&ocirc;t&eacute;s d&rsquo;aider la nouvelle mission. Ainsi le P&egrave;re Fix et le P&egrave;re Vonwil, momentan&eacute;ment en cong&eacute; en Europe, circulaient dans les paroisses avec un film missionnaire, afin d&rsquo;int&eacute;resser les gens aux missions et de recueillir quelque argent pour Niakaramandougou. La mission elle-m&ecirc;me donnait de bonnes esp&eacute;rances. Si l&rsquo;on se r&eacute;f&egrave;re aux statistiques de 1940, il y avait, outre la station principale, 10 stations secondaires, avec 106 catholiques et 137 cat&eacute;chum&egrave;nes.<\/p>\n<p>Mais la guerre &eacute;tait intervenue en Europe. Le P&egrave;re Weber fut mobilis&eacute; en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire en janvier 1940 et, en avril il vint en France avec les troupes. Il tomba malade et fut hospitalis&eacute; pendant 15 jours &agrave; Marseille. &Agrave; la suite de quoi, il re&ccedil;ut un mois de cong&eacute;, avec la consigne de se pr&eacute;senter, le 1er juin, au d&eacute;p&ocirc;t colonial de Toul et de reprendre son service &agrave; l&rsquo;arm&eacute;e.<\/p>\n<p>La d&eacute;faite fran&ccedil;aise en juin 1940 et les &eacute;v&eacute;nements qui suivirent, en dispos&egrave;rent autrement. L&rsquo;Alsace fut annex&eacute;e de fait par les Allemands, et il devint tr&egrave;s p&eacute;rilleux de quitter le pays. Il fallait donc envisager un nouveau mode de vie. Le P&egrave;re Weber resta quelque temps d&rsquo;abord &agrave; Krautergersheim. Puis, l&rsquo;attente se prolongeant de fa&ccedil;on impr&eacute;visible, il songea &agrave; se mettre &agrave; la disposition de l&rsquo;&eacute;v&ecirc;ch&eacute; de Metz. Le d&eacute;partement de la Moselle, qui formait le territoire du dioc&egrave;se de Metz, avait &eacute;t&eacute; &eacute;galement annex&eacute;, plusieurs pr&ecirc;tres des paroisses avaient &eacute;t&eacute; expuls&eacute;s, en m&ecirc;me temps d&rsquo;ailleurs que beaucoup de leurs paroissiens. L&rsquo;Ordinariat de Metz accueillait donc volontiers l&rsquo;aide ext&eacute;rieure. C&rsquo;est ainsi que le P&egrave;re Weber fut vicaire &agrave; Dieuze d&rsquo;ao&ucirc;t &agrave; novembre 1941 et cur&eacute; de Vergaville de novembre 1941 &agrave; juin 1945. Il revint ensuite dans sa famille, attendant avec impatience la possibilit&eacute; de retourner en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire.<\/p>\n<p>Durant cette longue absence du P&egrave;re Weber, la mission de Niakaramandougou allait continuer de vivre malgr&eacute; les joies et les &eacute;preuves. Au d&eacute;but de 1940 donc, premi&egrave;re &eacute;preuve, les deux P&egrave;res Weber et R&oelig;sch sont mobilis&eacute;s et doivent quitter la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire pour se rendre en France. Quelque temps plus tard, mourut le cat&eacute;chiste de la mission, Albert Ndri. Ce cat&eacute;chiste &eacute;tait un saint. Le P&egrave;re Weber en parlant de lui, Quel esprit de foi, disait-il, quelle ob&eacute;issance, quel z&egrave;le ! Quand, mobilis&eacute;, j&rsquo;ai d&ucirc; quitter la mission naissante, il s&rsquo;est accroch&eacute; d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment au camion qui m&rsquo;emportait. En septembre 1940, le P&egrave;re Mockers fut d&eacute;tach&eacute; de Boni&eacute;r&eacute;dougou pour prendre en charge Niakaramandougou. Deux mois plus tard, un matin, il constata que la porte d&rsquo;entr&eacute;e de la chapelle avait &eacute;t&eacute; forc&eacute;e et le tabernacle fractur&eacute;. On construisit une nouvelle chapelle, plus vaste, au d&eacute;but de 1941, et le P&egrave;re ouvrit une petite &eacute;cole dans l&rsquo;ancienne chapelle devenue libre. Mais en juin, la maladie le contraignit &agrave; rentrer en France.<\/p>\n<p>Pour le remplacer, fut nomm&eacute;, en mars 1942, le P&egrave;re Jean-Paul Vogel, qui &eacute;tait arriv&eacute; en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire au d&eacute;but de 1940. Il &eacute;tait jeune et plein de z&egrave;le. Mais le 10 ao&ucirc;t 1942, il tomba malade d&rsquo;une bilieuse h&eacute;maturique et il mourut deux jours plus tard. La mission &eacute;tait de nouveau orpheline. En f&eacute;vrier 1943, le P&egrave;re Alphonse Gu&eacute;rin vint prendre la rel&egrave;ve. Il resta deux ans, apr&egrave;s lesquels il re&ccedil;ut une nouvelle affectation. Et quittant, il t&eacute;moigna sa joie que, en d&eacute;pit des difficult&eacute;s nombreuses, la mission n&rsquo;avait cess&eacute; de prosp&eacute;rer. Depuis 1940, &eacute;crivait-il au mois d&rsquo;ao&ucirc;t 1945, le nombre des chr&eacute;tiens a doubl&eacute;, 250 bapt&ecirc;mes ont &eacute;t&eacute; faits, 350 cat&eacute;chum&egrave;nes sont r&eacute;guli&egrave;rement inscrits. Le nombre des m&eacute;nages chr&eacute;tiens est pass&eacute; de 5 &agrave; 30. C&rsquo;est l&rsquo;avenir. L&rsquo;ann&eacute;e 1944 a vu construire une belle &eacute;cole qui compte aujourd&rsquo;hui 60 &eacute;l&egrave;ves. Dans la brousse, trois petites &eacute;coles viennent aussi de s&rsquo;ouvrir groupant une quarantaine d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves. &Eacute;videmment, il reste encore beaucoup &agrave; faire. Ainsi, sur trente villages que compte le territoire de la mission et qui s&rsquo;&eacute;chelonnent sur une longueur de 70 km, 15 n&rsquo;ont encore jamais vu le P&egrave;re. Il &eacute;tait donc urgent que vienne un successeur au P&egrave;re Gu&eacute;rin, afin que ne soit pas d&eacute;laiss&eacute;e la mission, sans missionnaire encore une fois.<\/p>\n<p>La guerre finie, le P&egrave;re R&oelig;sch put regagner la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, en janvier 1946. Il partagea ses services tour &agrave; tour entre la mission de Katiola et celle de Niakaramandougou, voyageant de l&rsquo;une &agrave; l&rsquo;autre. Le P&egrave;re Weber se trouvait encore retenu en Alsace, rencontrant des difficult&eacute;s &agrave; se faire accorder un ordre de d&eacute;part vers l&rsquo;Afrique. Les d&eacute;marches &agrave; faire &eacute;taient assez compliqu&eacute;es et longues. Enfin il put repartir le 3 avril 1946. Il retourna &agrave; Niakaramandougou, o&ugrave; pendant des ann&eacute;es, il allait continuer l&rsquo;&eacute;vang&eacute;lisation &agrave; travers joies et peines et dans des alternances de bonne sant&eacute; et d&rsquo;extr&ecirc;me fatigue.<\/p>\n<p>&Agrave; partir de 1948 et jusqu&rsquo;en 1961, il fut second&eacute; par le P&egrave;re Philippe Nuss. Le travail des deux P&egrave;res, effectu&eacute; dans une entente excellente, fut grandement profitable au d&eacute;veloppement de la chr&eacute;tient&eacute; de Niakaramandougou. Le P&egrave;re Kuenemann, le jour des obs&egrave;ques du P&egrave;re Weber, le notait avec juste raison : On peut dire que ces deux ap&ocirc;tres ont fait lever une belle moisson de communaut&eacute;s vivantes dans ce secteur.<\/p>\n<p>Quelques faits m&eacute;morables vinrent marquer leur vie quotidienne, avec des cons&eacute;quences vari&eacute;es, heureuses ou d&eacute;solantes. Ainsi, &agrave; No&euml;l 1949, peu de temps avant la messe de minuit, leur maison d&rsquo;habitation devint la proie des flammes. L&rsquo;incendie ne dura que 10 minutes. Apr&egrave;s quoi, les P&egrave;res d&eacute;cid&egrave;rent de f&ecirc;ter quand m&ecirc;me la solennit&eacute; de No&euml;l et de c&eacute;l&eacute;brer la messe de minuit, comme si rien ne s&rsquo;&eacute;tait pass&eacute;. Cette tranquille d&eacute;termination impressionna beaucoup la population. On avait pu, gr&acirc;ce au courage des gens du village, sauver une bonne partie des quelques meubles. Mais ce qui restait de la maison &eacute;tait devenu inhabitable. Les P&egrave;res occup&egrave;rent deux petites cases rondes, en attendant d&rsquo;avoir de nouveau un logement plus spacieux. La reconstruction se trouva retard&eacute;e, &agrave; cause du manque de ciment. Enfin, en avril 1951, le P&egrave;re Fix vint commencer les travaux. Il &eacute;tait grand temps, &eacute;crivait-il, de faire cette maison, pour remplacer les cases rondes devenues minables, toutes rong&eacute;es par les termites. Le nouveau b&acirc;timent fut inaugur&eacute; en d&eacute;cembre 1951.<\/p>\n<p>L&rsquo;ann&eacute;e suivante, en d&eacute;cembre 1952, une nouvelle &eacute;preuve, la maladie survint. Le P&egrave;re Weber fut hospitalis&eacute; &agrave; Dakar. On craignait pour les poumons. Ce fut une triste p&eacute;riode pour le missionnaire. J&rsquo;esp&egrave;re, &eacute;crivait-il, que la mission de Niakaramandougou en profitera en gr&acirc;ces. J&rsquo;offre ces mis&egrave;res au Bon Dieu dans cette intention. Tout se passa bien finalement et le P&egrave;re put regagner sa ch&egrave;re mission.<\/p>\n<p>Divers &eacute;v&eacute;nements se produisirent quelques ann&eacute;es plus tard, qui furent l&rsquo;occasion de grandes joies, bien que le P&egrave;re Weber ait d&ucirc; les pr&eacute;parer au prix d&rsquo;intenses fatigues et avec des p&eacute;riodes de fortes fi&egrave;vres. Dans les tout derniers jours de l&rsquo;ann&eacute;e 1955, des religieuses, Petites Servantes du Sacr&eacute;-C&oelig;ur, vinrent r&eacute;sider &agrave; Niakaramandougou. Une maison spacieuse avait &eacute;t&eacute; construite pour elles. Une belle f&ecirc;te locale fut organis&eacute;e pour l&rsquo;arriv&eacute;e des S&oelig;urs, qui furent enchant&eacute;es de l&rsquo;accueil enthousiaste de la population.<\/p>\n<p>Quelques mois plus tard, ce fut l&rsquo;inauguration d&rsquo;une &eacute;glise &agrave; Niakaramandougou. Depuis longtemps, il &eacute;tait question de construire une &eacute;glise et, d&egrave;s 1952, on avait envisag&eacute; s&eacute;rieusement de faire avancer le chantier, car la chapelle de la station mena&ccedil;ait de s&rsquo;&eacute;crouler. L&rsquo;&oelig;uvre &eacute;tait r&eacute;alis&eacute;e en 1956. Le 19 mars, Mgr l&rsquo;Archev&ecirc;que d&rsquo;Abidjan vint b&eacute;nir solennellement le nouveau sanctuaire, qui fut plac&eacute; sous le patronage de Saint Joseph. C&rsquo;&eacute;tait une vaste &eacute;glise, de 38 m de long sur 14 m de large. Et quelques mois plus tard, il y eut encore une joyeuse f&ecirc;te pour la b&eacute;n&eacute;diction des choses de l&rsquo;&eacute;glise. Elles sont belles, disait le P&egrave;re Weber, et s&rsquo;harmonisent bien.<\/p>\n<p>La mission de Niakaramandougou &eacute;tait donc bien &eacute;quip&eacute;e. Le nombre de chr&eacute;tiens augmentait aussi. En 1957, 15 stations secondaires d&eacute;pendaient de la station principale, avec chacune sa chapelle. On comptait 905 catholiques et 753 cat&eacute;chum&egrave;nes. Un point cependant tourmentait le P&egrave;re Weber : il ne pouvait suffire &agrave; la t&acirc;che. Il l&rsquo;avouait un jour en 1957, alors que son infatigable confr&egrave;re, le P&egrave;re Nuss, &eacute;tait en cong&eacute; en Europe : Je suis donc seul, disait-il, il y a un peu trop de travail pour un seul P&egrave;re dans cette mission.<\/p>\n<p>Il poursuivit son action missionnaire jusqu&rsquo;en 1965. Il y avait alors 16 stations secondaires et la chr&eacute;tient&eacute; comprenait 2 630 catholiques et 1 590 cat&eacute;chum&egrave;nes.<\/p>\n<p>Le P&egrave;re rentra en France le 25 juin 1965. Tr&egrave;s affaibli, il ne voulut cependant pas cesser toute activit&eacute; pastorale. D&egrave;s le mois de novembre 1965, il devint cur&eacute; de Tieffenbach, avec les annexes de Frohmuhl et de Weisslingen, dans le dioc&egrave;se de Strasbourg. Il conserva cette charge jusqu&rsquo;en 1984. Puis, dans sa 74e ann&eacute;e, le 6 f&eacute;vrier 1984, il entra &agrave; la maison de retraite de Saint-Pierre. Il mourut six ans plus tard, &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital d&rsquo;Obernai, le 23 septembre 1990. Ses fun&eacute;railles furent c&eacute;l&eacute;br&eacute;es le 27 septembre dans l&rsquo;&eacute;glise de son bapt&ecirc;me, &agrave; Krautergersheim. L&rsquo;Eucharistie fut pr&eacute;sid&eacute;e par le P&egrave;re Lucien Derr, Provincial. Le P&egrave;re Henri Kuenemann, successeur du P&egrave;re Weber &agrave; Niakaramandougou, pronon&ccedil;a l&rsquo;hom&eacute;lie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Strasbourg n&eacute; le 8 octobre 1910 &agrave; Krautergersheimdans le dioc&egrave;se de Strasbourg, Francemembre de la SMA le 27 juillet 1930pr&ecirc;tre le 7 juillet&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3054,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3055","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3055","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3055"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3055\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3054"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3055"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3055"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3055"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}