{"id":3059,"date":"2015-08-06T08:05:20","date_gmt":"2015-08-06T08:05:20","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3059"},"modified":"2015-08-06T08:05:20","modified_gmt":"2015-08-06T08:05:20","slug":"le-pere-petrus-reynard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3059","title":{"rendered":"Le P\u00e8re P\u00e9trus REYNARD"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1011px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3058\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/REYNARD_Petrus.jpg\" alt=\"REYNARD Petrus\" width=\"113\" height=\"136\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 16 septembre 1929 &agrave; Chazelles-sur-Lyon<br \/>dans le dioc&egrave;se de Saint-Etienne<br \/>membre de la SMA le 27 juillet 1952<br \/>pr&ecirc;tre le 20 novembre 1955<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 23 septembre 2012<\/td>\n<td>\n<p>1956-1957 Pont-Rousseau, professeur<br \/>1957 Toumodi (Yamoussoukro)<br \/>1958-1961 Pont-Rousseau, recruteur<br \/>1961-1962 Porto-Novo, professeur au petit s&eacute;minaire<br \/>1963-1970 Chaponost, professeur puis &eacute;conome<br \/>1971-1972 Ouell&eacute; (Bouak&eacute;, vicaire<br \/>1972-1980 M&rsquo;Bahiakro (Bouak&eacute;) cur&eacute;<br \/>1980-1986 M&rsquo;Batto (Yamoussoukro) vicaire<br \/>1986-1987 Pont-Rousseau &eacute;conome<br \/>1987-1990 B&eacute;oumi (Bouak&eacute;) cur&eacute;<br \/>1990-1992 Ti&eacute;m&eacute;l&eacute;kro (Yamoussoukro) cur&eacute;<br \/>1992-1993 Chaponost<br \/>1993-2008 Chavanay (Saint-Etienne) cur&eacute;<br \/>2008-2012 Montferrier, retir&eacute;<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Montferrier le 23 septembre 2012,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 83 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re P&eacute;trus REYNARD (1929 &#8211; 2012)<\/p>\n<p>Il est n&eacute; &agrave; Chazelles-sur-Lyon (Loire), autrefois capitale de la chapellerie, dans le dioc&egrave;se de Saint-Etienne. Bien s&ucirc;r, son papa &eacute;tait chapelier. Ils &eacute;taient trois fr&egrave;res, mais deux d&rsquo;entre eux sont d&eacute;c&eacute;d&eacute;s &agrave; 9 et 13 ans. Il fr&eacute;quente l&rsquo;&eacute;cole libre de Chazelles, avant de rentrer au petit s&eacute;minaire de Chamali&egrave;res, puis de Pont-Rousseau de 1943 &agrave; 1949. Fatigu&eacute; pendant l&rsquo;ann&eacute;e scolaire 1948-1949, ses sup&eacute;rieurs pr&eacute;f&egrave;rent qu&rsquo;il fasse son service militaire (1949-1950) avant le noviciat. Il en fait la plus grande partie en Allemagne, &agrave; Baden. Il faut noter ici l&rsquo;excellence du rapport de son aum&ocirc;nier militaire : \u00ab\u00a0Pierre Reynard, par sa tenue, sa conduite, sa pi&eacute;t&eacute;, son z&egrave;le, son ob&eacute;issance a &eacute;t&eacute; un s&eacute;minariste mod&egrave;le qui a produit ici la meilleure impression. [&hellip;] Les &eacute;loges que lui ont adress&eacute;s son Excellence Monseigneur l&rsquo;Aum&ocirc;nier Inspecteur et le cercle catholique des officiers et des sous-officiers de Baden en sont la meilleure preuve\u00a0\u00bb (03\/02\/51).<\/p>\n<p>Apr&egrave;s deux ann&eacute;es &agrave; Chanly, noviciat et philo, il rentre au grand s&eacute;minaire de Lyon, au 150 cours Gambetta. Ayant 26 ans au d&eacute;but de sa quatri&egrave;me ann&eacute;e de th&eacute;ologie, et sachant que Rome accordait la permission d&rsquo;&ecirc;tre ordonn&eacute; &agrave; la fin de la 3e ann&eacute;e, &agrave; condition d&rsquo;avoir 26 ans, il va trouver son sup&eacute;rieur &agrave; la rentr&eacute;e d&rsquo;octobre. Ce dernier lui r&eacute;pond : \u00ab\u00a0Trouve un &eacute;v&ecirc;que\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Je suis all&eacute; voir un compatriote que le pape venait de nommer &eacute;v&ecirc;que auxiliaire de Lyon, Mgr Dupuis ; Le Seigneur fait bien les choses.\u00a0\u00bb Il est ordonn&eacute; le 20 novembre 1955. Dans son hom&eacute;lie, le jour de son jubil&eacute; d&rsquo;or, il dira : \u00ab\u00a0Cette date est providentielle pour moi, car le lendemain, j&rsquo;ai c&eacute;l&eacute;br&eacute; ma premi&egrave;re messe en la f&ecirc;te de la Pr&eacute;sentation de la Vierge Marie au temple. Ses parents, Anne et Joachim, ont offert &agrave; Dieu leur unique enfant. Mes parents ont donn&eacute; la vie &agrave; trois gar&ccedil;ons. Deux sont morts et ils ont donn&eacute; au Seigneur le dernier comme pr&ecirc;tre et missionnaire\u00a0\u00bb (20\/11\/05).<\/p>\n<p>Nomm&eacute; professeur &agrave; Pont-Rousseau, il n&rsquo;y reste m&ecirc;me pas une ann&eacute;e enti&egrave;re, car d&eacute;j&agrave; on pense &agrave; lui pour &ecirc;tre recruteur. D&egrave;s le mois d&rsquo;avril 1957, il est mis &agrave; la disposition de Mgr Duirat, le vicaire apostolique de Bouak&eacute;, pour \u00ab\u00a0apprendre\u00a0\u00bb l&rsquo;Afrique en quelques mois (un vrai d&eacute;fi !), car d&egrave;s janvier 1958, il doit commencer son travail de recruteur. Il se documente et prend des diapositives, mais il avoue : \u00ab\u00a0Ma connaissance des Africains est superficielle, car il faut des ann&eacute;es pour les comprendre, mais je crois avoir saisi la trame de la vie missionnaire. A mon id&eacute;e, c&rsquo;est l&rsquo;essentiel. [&hellip;] Pour parler aux gar&ccedil;ons de France, j&rsquo;insisterai sur les difficult&eacute;s, car elles sont le pain quotidien et la source de joies profondes, afin de ne pas entretenir en eux le simple go&ucirc;t de l&rsquo;aventure, mais les amener &agrave; plus de g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;\u00a0\u00bb (de Korhogo, 18\/10\/57).<\/p>\n<p>Le voil&agrave; maintenant recruteur dans l&rsquo;ouest de la France. Pour alimenter sa caisse de recruteur, il obtient de la Province la permission de monter une exposition &agrave; la foire de Poitiers (17\/02\/61). Il &eacute;crit : \u00ab\u00a0J&rsquo;ai sillonn&eacute; le pays nantais et ses abords pendant 4 ans, parlant de la vie missionnaire aux enfants des &eacute;coles, aux jeunes des coll&egrave;ges, pr&ecirc;chant dans les paroisses, pr&eacute;sentant le montage diapos et r&eacute;pondant aux questions des gens. C&rsquo;est l&agrave; que j&rsquo;ai connu le go&ucirc;t des hu&icirc;tres et du beurre sal&eacute;.\u00a0\u00bb Il est aussi aum&ocirc;nier d&rsquo;une troupe scoute. Un cur&eacute; qu&rsquo;il &eacute;tait venu seconder pour les offices de la semaine sainte, &agrave; la fin de la messe, le jour de P&acirc;ques, remercia chaleureusement le p&egrave;re \u00ab\u00a0Peynard\u00a0\u00bb de son concours. Les assistants ont bien souri.<\/p>\n<p>En d&eacute;cembre 1961, en l&rsquo;envoyant au vicariat de Porto Novo, le Conseil note : \u00ab\u00a0R&eacute;ussit tr&egrave;s bien dans l&rsquo;apostolat aupr&egrave;s des enfants. A mettre de pr&eacute;f&eacute;rence dans le minist&egrave;re. [&hellip;] Charmant confr&egrave;re aux relations tr&egrave;s cordiales\u00a0\u00bb (06\/61). Il est charg&eacute;, avec le p&egrave;re Paul Perrin, d&rsquo;ouvrir un petit s&eacute;minaire. Mais, en 1963, sa maman &eacute;tant bien malade il obtient du provincial l&rsquo;autorisation de rentrer : elle d&eacute;c&egrave;de peu apr&egrave;s. Il reste &agrave; Chaponost &agrave; cause de son papa qui est seul d&eacute;sormais et de faible sant&eacute;, et le Conseil provincial le nomme l&agrave; \u00ab\u00a0pour la t&acirc;che que le sup&eacute;rieur voudra bien lui confier\u00a0\u00bb (15\/06\/63). Il sera professeur, puis &eacute;conome, puis procureur. En juin 1964, il est m&ecirc;me nomm&eacute; directeur de la maison en remplacement du p&egrave;re Roger St&eacute;phan. En 1966, il pourrait repartir en Afrique, mais comme son papa n&rsquo;a plus que lui, il demande &agrave; rester pas trop loin de lui et d&eacute;j&agrave; il se propose pour prendre une petite paroisse dans la r&eacute;gion Rh&ocirc;ne \/ Loire. Il se fait un peu tirer l&rsquo;oreille pour accepter le poste d&rsquo;&eacute;conome en remplacement du p&egrave;re Thomas nomm&eacute; &agrave; Saint-Briac en 1966, mais il ne semble pas &agrave; l&rsquo;aise &agrave; Chaponost. Il &eacute;crit plusieurs fois au Conseil provincial pour se plaindre de l&rsquo;ambiance de la maison. Il demande alors &agrave; &ecirc;tre relev&eacute; de l&rsquo;&eacute;conomat pour ne garder que les foires, avec l&rsquo;entretien du jardin et de la propri&eacute;t&eacute;.<\/p>\n<p>En 1968, une lettre du p&egrave;re Falcon, provincial, lui annonce que la maison de Chaponost devient centre de rayonnement sma, foyer d&rsquo;accueil de jeunes et maison de repos, annexe de la Croix-Valmer si n&eacute;cessaire ; de plus, les deux procures de Chaponost et de Lyon sont maintenant jumel&eacute;es, et il en devient le responsable : \u00ab\u00a0Le Conseil provincial vous confie la direction de la procure ; il vous faudra unifier les deux fichiers et intensifier la participation aux foires\u00a0\u00bb (02\/08\/68). En janvier 1969, il est nomm&eacute; vice-sup&eacute;rieur de la maison. L&rsquo;ann&eacute;e suivante, remplac&eacute; par le p&egrave;re Fortin &agrave; l&rsquo;&eacute;conomat et &agrave; la procure, le Conseil provincial le met alors &agrave; la disposition du r&eacute;gional de C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire pour le vicariat de Bouak&eacute;, avec autorisation de faire, avant de partir, le stage d&rsquo;automne de l&rsquo;Arbresle.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s une ann&eacute;e &agrave; Ouell&eacute;, il est nomm&eacute; responsable &agrave; M&rsquo;Bahiakro o&ugrave; il va rester 8 ans. Pour toutes les d&eacute;penses de la paroisse, il arrive &agrave; boucler le budget de l&rsquo;ann&eacute;e avec l&rsquo;aide de ses bienfaiteurs, et il y met aussi du sien. Les cat&eacute;chismes, les visites, les r&eacute;unions, les rencontres, les constructions pour la mission ne l&#8217;emp&ecirc;chent pas de mettre la main &agrave; la p&acirc;te en travaillant pour des particuliers : \u00ab\u00a0Le Seigneur m&rsquo;a donn&eacute; deux mains et je les utilise pour faire vivre la mission. Aujourd&rsquo;hui, j&rsquo;ai mont&eacute; un plafond dans une maison et demain j&rsquo;y ferai l&rsquo;installation &eacute;lectrique. [&hellip;] Mes &lsquo;clients&rsquo; sont de petites gens et leur nombre augmente. [&hellip;] Malheureusement, par manque d&rsquo;argent, je ne peux me constituer un petit stock de mat&eacute;riel et je dois acheter au prix fort chez les marchands de la ville. Il me faudrait un pr&ecirc;t de 250.000 francs pour avoir une r&eacute;serve de mat&eacute;riel &eacute;lectrique, de fer &agrave; b&eacute;ton, de portes et de fen&ecirc;tres, afin de satisfaire imm&eacute;diatement la demande. [&hellip;] Si vous pouvez m&rsquo;aider, j&rsquo;en serais heureux, si vous ne pouvez pas, je ferai de mon mieux sans acrimonie\u00a0\u00bb (11\/05\/75). Avant de quitter M&rsquo;Bahiakro pour M&rsquo;Batto, il a la grande joie d&rsquo;accueillir son papa, dont le d&eacute;c&egrave;s deux ans plus tard le touchera profond&eacute;ment : il &eacute;tait tr&egrave;s proche de son papa, surtout depuis le d&eacute;part de la maman 18 ans plus t&ocirc;t.<\/p>\n<p>En 1980, &agrave; son retour de cong&eacute;, il est nomm&eacute; &agrave; M&rsquo;Batto et y trouve comme cur&eacute; le p&egrave;re G&eacute;rard Landais avec qui il fera une excellente &eacute;quipe. Plus tard, lorsque Petrus sera cur&eacute; de Chavanay, le p&egrave;re Landais et sa famille viendront volontiers lui rendre r&eacute;guli&egrave;rement visite, preuve des tr&egrave;s bons rapports qu&rsquo;ils ont entretenus quand ils travaillaient ensemble en Afrique. Avec le temps, il a quelques probl&egrave;mes de relation avec son &eacute;v&ecirc;que et, en 1985, il envisage de demander un changement de dioc&egrave;se : il choisirait volontiers le dioc&egrave;se de Daloa o&ugrave; il a des amis et o&ugrave; il pourrait utiliser le baoul&eacute; qu&rsquo;il conna&icirc;t. Le Conseil en d&eacute;cide autrement et lui demande alors de prendre son cong&eacute; et de rejoindre la maison de Rez&eacute; o&ugrave; il pourra travailler &agrave; l&rsquo;&eacute;conomat. Il prend alors une ann&eacute;e de repos, mais bien vite l&rsquo;Afrique l&rsquo;appelle. D&egrave;s le mois de mars 1987, Mgr Yao a fait savoir au Conseil provincial qu&rsquo;il attendait le retour de P&eacute;trus au dioc&egrave;se de Bouak&eacute;. Ce dernier &eacute;crit alors : \u00ab\u00a0Ta lettre me rassure quant aux sentiments de Mgr Vital, et s&rsquo;il souhaite que je revienne dans son dioc&egrave;se, eh bien moi aussi je demande &agrave; retourner chez lui. Tu peux lui dire que le pass&eacute;, c&rsquo;est le pass&eacute; et que je suis pr&ecirc;t &agrave; servir encore de nombreuses ann&eacute;es le pays baoul&eacute;\u00a0\u00bb (19\/03\/87).<\/p>\n<p>A B&eacute;oumi, il prend la place de G&eacute;rard Boullery nomm&eacute; &agrave; Yamoussoukro. \u00ab\u00a0Cette ann&eacute;e, je vais donc me retrouver seul et je vais m&rsquo;organiser en cons&eacute;quence sans aucun probl&egrave;me. Quand on sort de M&rsquo;Batto o&ugrave; c&rsquo;&eacute;tait l&rsquo;usine, on est rod&eacute;. [&hellip;] Je formule le v&oelig;u que Louis Roland vienne me rejoindre. [&hellip;] Tous deux, nous formerions une bonne &eacute;quipe, car nous sommes de la m&ecirc;me g&eacute;n&eacute;ration\u00a0\u00bb (29\/10\/87). Plus tard, il pr&eacute;cise son travail : \u00ab\u00a0Je visite mes 11 communaut&eacute;s une fois par mois ; [&hellip;] j&rsquo;ai des rencontres avec des professeurs sur des sujets qui me demandent de lire beaucoup. Je fais ma cuisine, un peu de bricolage, et le soir je trouve mon lit avec plaisir. Pas besoin de t&eacute;l&eacute;vision pour m&rsquo;endormir.[&hellip;] Il y a une chose que je viens d&rsquo;apprendre, c&rsquo;est que l&rsquo;effort intellectuel peut provoquer une hernie\u00a0\u00bb (20\/06\/88). Il se fait voler 10.000 francs chez lui, mais les voleurs n&rsquo;ont pas ouvert le coffre. \u00ab\u00a0D&egrave;s demain, j&rsquo;aurai une porte en fer &agrave; mon bureau et au magasin des fournitures scolaires\u00a0\u00bb (21\/09\/88). C&rsquo;est aussi &agrave; B&eacute;oumi qu&rsquo;il commence &agrave; avoir des probl&egrave;mes de sant&eacute; : des crampes dans les jambes et les orteils, la nuit, qui l&rsquo;obligent parfois &agrave; se lever pour att&eacute;nuer la douleur : \u00ab\u00a0Cela pourrait provenir d&rsquo;une mauvaise circulation du sang. Pourtant je me sens en forme, et je n&rsquo;ai pas de malaise (16\/03\/90).<\/p>\n<p>Au bout de trois ans, il est nomm&eacute; &agrave; Ti&eacute;m&eacute;l&eacute;kro o&ugrave; il doit achever l&rsquo;am&eacute;nagement de la nouvelle mission. \u00ab\u00a0J&rsquo;ai fait 160 m&egrave;tres de cl&ocirc;ture sur un sol mar&eacute;cageux, [&hellip;] j&rsquo;ai achet&eacute; tout le mat&eacute;riel de cuisine, car il n&rsquo;y avait plus rien. Je n&rsquo;avais pas un drap, pas une serviette. Bureau, chambre, cuisine &eacute;taient vides. [&hellip;] J&rsquo;ai fait moi-m&ecirc;me les &eacute;tag&egrave;res en dehors de mon service dans les villages\u00a0\u00bb (17\/02\/92). Le Conseil provincial lui &eacute;crit qu&rsquo;il a besoin de lui pour Chaponost pour octobre 1992, alors que P&eacute;trus aurait voulu rester &agrave; Ti&eacute;m&eacute;l&eacute;kro au moins jusqu&rsquo;en 1993. Il accepte : \u00ab\u00a0Ma d&eacute;cision est prise. Je rentre d&eacute;finitivement. Je continuerai mon apostolat missionnaire en accueillant les groupes &agrave; Chaponost, en r&eacute;pondant aux bienfaiteurs, et en &eacute;tant un h&ocirc;te agr&eacute;able pour les confr&egrave;res de passage. Mais avant tout, je serai un confr&egrave;re et un collaborateur pour le p&egrave;re Lagoutte que je connais un peu\u00a0\u00bb (03\/05\/92). Il est nomm&eacute; pour trois ans renouvelables. Comme il l&rsquo;avait &eacute;crit, il manifeste une tr&egrave;s grande disponibilit&eacute; pour aider &agrave; l&rsquo;&eacute;conomat, aider &agrave; la procure, aider &agrave; l&rsquo;animation missionnaire. Mais, vite, il s&rsquo;ennuie : \u00ab\u00a0C&rsquo;est le local qui int&eacute;resse les groupes, pas les p&egrave;res. [&hellip;] Notre r&ocirc;le consiste &agrave; ouvrir et fermer les portes. [&hellip;] J&rsquo;envisage de prendre une cure ou de repartir en Afrique. Je ne veux pas devenir neurasth&eacute;nique\u00a0\u00bb (27\/12\/92). Il ne veut pas tra&icirc;ner le reste de ma vie dans un bureau. Avec l&rsquo;accord de ses sup&eacute;rieurs, il va chercher une paroisse dans son dioc&egrave;se.<\/p>\n<p>Depuis qu&rsquo;il n&rsquo;a plus son papa, il a bien une chambre &agrave; la cure de Chazelles avec tous ses propres meubles &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur. Le cur&eacute; est tr&egrave;s bon pour lui et aide beaucoup les trois p&egrave;res sma de Chazelles, les p&egrave;res Gonon, Reynard et V&eacute;ricel (honoraires de messes et la qu&ecirc;te d&rsquo;un dimanche pendant les cong&eacute;s), mais &agrave; 64 ans, il peut encore prendre la charge d&rsquo;une paroisse dans son dioc&egrave;se de Saint-Etienne. En septembre 1993, il est nomm&eacute; &agrave; Chavanay, au bord du Rh&ocirc;ne, une paroisse qui regroupe trois clochers. Il y est tr&egrave;s heureux et va y rester 15 ans. Il pourra m&ecirc;me apporter &agrave; la cure ses meubles de famille. Il &eacute;tait l&agrave; comme chez lui. Il disait que ses paroissiens de Chavanay &eacute;taient sa nouvelle famille et ils le lui rendaient bien. Ils faisaient tout pour le garder, car, &agrave; cause du manque de pr&ecirc;tres, ils savaient bien que, le jour o&ugrave; il partirait, il ne serait pas remplac&eacute;. Avec le temps, il connaissait tout son monde. Les familles, il les a toutes vues les unes apr&egrave;s les autres : si ce n&rsquo;&eacute;tait pas pour un bapt&ecirc;me, c&rsquo;&eacute;tait &agrave; l&rsquo;occasion d&rsquo;un enterrement.<\/p>\n<p>Une alerte de sant&eacute; en d&eacute;cembre 2001 : il perd connaissance au cours de la messe. Les pompiers interviennent, un docteur le conduit &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital o&ugrave; il reste deux semaines en examens divers. Il dit qu&rsquo;il n&rsquo;a pas de trace d&#8217;embolie pulmonaire, mais les sympt&ocirc;mes de la maladie de Parkinson, qui &eacute;taient d&eacute;j&agrave; assez manifestes chez lui, vont d&eacute;sormais aller en s&rsquo;accentuant. Dans la c&eacute;l&eacute;bration de la messe, il aura parfois bien du mal &agrave; saisir le calice pour la communion. En 2005, quand il c&eacute;l&egrave;bre son jubil&eacute; d&rsquo;or dans cette paroisse, en remerciant tous ceux qui ont particip&eacute; &agrave; la pr&eacute;paration de la f&ecirc;te, les trois municipalit&eacute;s, ceux qui lui ont &eacute;crit, il dit &agrave; la fin de son mot de remerciement : \u00ab\u00a0A tous, je dis que je suis un pr&ecirc;tre heureux qui souhaite servir encore quelques ann&eacute;es en paroisse, et aupr&egrave;s de mes amis aveugles et malvoyants venus nombreux me t&eacute;moigner leur amiti&eacute;.\u00a0\u00bb Ce jour-l&agrave;, il re&ccedil;oit la m&eacute;daille de la ville de Chavanay des mains du maire, M. Edouard Roche.<\/p>\n<p>Il accepte d&rsquo;aller &agrave; Montferrier en 2008. Calme, discret, effac&eacute;, il va mener une retraite tranquille jusqu&rsquo;&agrave; ces derniers mois o&ugrave;, se sentant de plus en plus fatigu&eacute;, il consulta le m&eacute;decin qui le dirigea sur l&rsquo;h&ocirc;pital. L&agrave;, on d&eacute;cela deux tumeurs, mais il &eacute;tait d&eacute;j&agrave; trop tard pour une intervention chirurgicale. Il s&rsquo;agissait seulement d&rsquo;att&eacute;nuer ses souffrances. Pour son enterrement &agrave; Montferrier, une cinquantaine de personnes, parents et amis, venues de Chazelles ou de Chavanay avaient fait le d&eacute;placement, t&eacute;moignant ainsi de leur attachement pour leur cousin ou leur ami, ou pour manifester leur reconnaissance &agrave; leur dernier cur&eacute;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon n&eacute; le 16 septembre 1929 &agrave; Chazelles-sur-Lyondans le dioc&egrave;se de Saint-Etiennemembre de la SMA le 27 juillet 1952pr&ecirc;tre le 20 novembre&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3058,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3059","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3059","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3059"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3059\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3058"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3059"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3059"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3059"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}