{"id":3060,"date":"2015-08-06T08:09:16","date_gmt":"2015-08-06T08:09:16","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3060"},"modified":"2015-08-06T08:09:16","modified_gmt":"2015-08-06T08:09:16","slug":"le-pere-raymond-evain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3060","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Raymond \u00c9VAIN"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 967px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>n&eacute; le 12 mai 1924 &agrave; Saint-Dolay<br \/>dans le dioc&egrave;se de Vannes, France<br \/>membre de la SMA le 5 juillet 1947<br \/>pr&ecirc;tre le 6 juillet 1950<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 16 septembre 1968<\/td>\n<td>\n<p>1950-1968 missionnaire en C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Gagnoa, C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire, le 16 septembre 1968,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 44 ans<\/p>\n<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Raymond EVAIN (1924 &#8211; 1968)<\/p>\n<p>Le p&egrave;re Raymond Evain est n&eacute; le 12 mai 1924 dans le Morbihan, &agrave; Saint-Dolay, pr&egrave;s de la Roche-Bernard. Il y a &eacute;t&eacute; baptis&eacute;. Il avait 4 ou 5 ans quand ses parents ont pris une ferme &agrave; Missillac (commune voisine, en Loire-Atlantique), exactement &agrave; La Herviais, puis &agrave; Pourhan. C&rsquo;est donc &agrave; Missillac que Raymond a fait son &eacute;cole primaire, ainsi que sa communion et sa confirmation.<\/p>\n<p>C&rsquo;est dans l&rsquo;&eacute;cole chr&eacute;tienne de Missillac que le p&egrave;re Gandon r&eacute;alise, en 1935, un beau coup de filet en faveur des Missions Africaines.. Deux jeunes se d&eacute;cident pour les Missions Africaines : Jean Gougeon et Jean S&eacute;bilo, en 1935. Un an plus tard, ce sera le tour des deux jumeaux Jean et Joseph Evain. Raymond Evain, cousin du p&egrave;re Jean S&eacute;bilo, fera partie de la troisi&egrave;me vague, avec 3 autres compagnons qui n&rsquo;ont pas pers&eacute;v&eacute;r&eacute;. Tous sont du m&ecirc;me &acirc;ge : ils sont n&eacute;s en 1924. Raymond entre donc au petit s&eacute;minaire de Pont-Rousseau, le 25 septembre 1937. A la troisi&egrave;me rentr&eacute;e scolaire, les familles se rassemblent et font une arriv&eacute;e sensationnelle aux Naudi&egrave;res : ils ont lou&eacute; un car pour accompagner leurs jeunes enfants jusqu&rsquo;au petit s&eacute;minaire.<\/p>\n<p>Les &eacute;tudes se passent bien jusqu&rsquo;&agrave; la d&eacute;claration de la guerre en 1939. Il faut rapidement abandonner les Naudi&egrave;res pour la rue du Ballet, puis chercher refuge dans la campagne &agrave; Saint-Sauveur-de-Landemont, dans le Maine-et-Loire. Le d&eacute;barquement des Am&eacute;ricains en 1944 provoque encore des perturbations. Raymond est retenu dans la &laquo; poche &raquo; de Saint-Nazaire. Toujours d&eacute;vou&eacute; &agrave; sa famille et &agrave; ses amis, il d&eacute;cide de rester avec eux &agrave; Pourhan. Il s&rsquo;occupera dans les travaux de la ferme et en faisant la classe aux &eacute;coliers. La guerre finie, il rejoint le noviciat de Chanly, en Belgique, et prononce son serment le 5 juillet 1947. Il entre, ensuite, au grand s&eacute;minaire de Lyon.<\/p>\n<p>Arrive alors le temps de l&rsquo;ordination. Parmi les cinq jeunes enfants cit&eacute;s plus haut, Jean S&eacute;bilo avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; ordonn&eacute; pr&ecirc;tre le 11 f&eacute;vrier 1949. Mais il en reste encore quatre : Jean Gougeon, Jean, Joseph et Raymond Evain, tous du m&ecirc;me &acirc;ge et de la m&ecirc;me paroisse : Missillac. Un projet, r&eacute;volutionnaire pour l&rsquo;&eacute;poque, prend corps : Et si on les ordonnait dans leur &eacute;glise paroissiale ? Chez les Montfortains de Pontch&acirc;teau, on d&eacute;couvre, en cong&eacute;, monseigneur Le Gouaze, archev&ecirc;que de Port-au-Prince en Ha&iuml;ti. Le jeudi 6 juillet 1950, Raymond fut donc ordonn&eacute; pr&ecirc;tre avec ses 3 compagnons dans sa paroisse. Ce fut une tr&egrave;s belle f&ecirc;te missionnaire. Le lendemain, il c&eacute;l&eacute;brera sa premi&egrave;re messe &agrave; la chapelle de la Briandais, au milieu des campagnards, ses fr&egrave;res. Le dimanche suivant, ils c&eacute;l&eacute;breront en- semble, dans l&rsquo;&eacute;glise paroissiale de Missillac.<\/p>\n<p>Quelques jours avant son ordination, le 27 juin, Raymond a d&eacute;j&agrave; re&ccedil;u sa nomination pour l&rsquo;Afrique. Une lettre du p&egrave;re No&euml;l Boucheix, provincial, le d&eacute;signe pour le vicariat apostolique de Sassandra, sous la direction de monseigneur Kirmann. Il embarque &agrave; Marseille le 11 septembre 1950. Il devient vicaire du p&egrave;re Bordes, &agrave; Sassandra. Ce dernier l&rsquo;appr&eacute;cie beaucoup et le gardera avec lui pendant 17 ans. Raymond sera un fid&egrave;le collaborateur et tous deux vivront dans une belle convivialit&eacute;.<\/p>\n<p>Avec l&rsquo;&acirc;ge, le p&egrave;re Bordes a beaucoup ralenti son activit&eacute; pastorale. Raymond s&rsquo;en accommode tr&egrave;s bien. Avec sa petite taille et son corps fr&ecirc;le, il multiplie les initiatives. Le sup&eacute;rieur du grand s&eacute;minaire avait eu raison de noter dans son dossier : peut r&eacute;ussir partout. Gr&acirc;ce &agrave; son entrain, Raymond rallie les gens et anime de multiples &oelig;uvres dans la ville de Sassandra, ainsi que dans les villages o&ugrave; il se rend, chaque semaine, du dimanche soir au mercredi apr&egrave;s-midi. Dans une de ses lettres, il &eacute;num&egrave;re les activit&eacute;s qui s&rsquo;encha&icirc;nent : cat&eacute;chismes, classes de chants, c&oelig;urs vaillants, scouts, L&eacute;gion de Marie, visite des malades. A certains jours, je n&rsquo;ai pas de r&eacute;pit de 10 heures &agrave; 21 heures 30. Le p&egrave;re Jean Corbineau, qui a travaill&eacute; avec lui de 1965 &agrave; 1967, &eacute;crit : Raymond Evain m&rsquo;a toujours &eacute;pat&eacute; par sa vivacit&eacute;, sa capacit&eacute; de travail, son entrain dans tout ce qu&rsquo;il a entrepris, aussi bien le travail en ville avec les chorales et les nombreuses visites &agrave; tous, que l&rsquo;&eacute;norme temps qu&rsquo;il a consacr&eacute; aux coll&eacute;giens et aux fonctionnaires et aux enfants du primaire.<\/p>\n<p>Tous les 4 ans, Raymond revient vers Missillac. Ses amis l&rsquo;appr&eacute;cient. Il peut leur demander beaucoup. A la fin de ses cong&eacute;s, il aime rejoindre la C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire en bateau. Il &eacute;crit lui-m&ecirc;me : Cela me fait 10 jours de grand repos avant le grand travail. A Abidjan, de bons amis l&rsquo;attendent, qui embarquent les colis ramen&eacute;s de France pour la mission de Sassandra.<\/p>\n<p>En septembre 1967, &agrave; son retour de cong&eacute;, il est nomm&eacute; &agrave; Yocobou&eacute;, une paroisse de brousse. C&rsquo;est la s&eacute;paration d&rsquo;avec le p&egrave;re Bordes. Il n&rsquo;y fera pas une ann&eacute;e compl&egrave;te. Fatigu&eacute;, il est conduit &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital de Gagnoa le 9 septembre 1968 ; il y meurt le 16 septembre victime, peut-&ecirc;tre, d&rsquo;une fi&egrave;vre typho&iuml;de. En peu de temps, il s&rsquo;&eacute;tait attir&eacute; la sympathie de tous, sans distinction de religion. On en eut la preuve &eacute;mouvante lors de ses fun&eacute;railles qui se d&eacute;roul&egrave;rent au milieu d&rsquo;un grand concours de peuple. Les harristes et les protestants y prirent une grande part. Ils particip&egrave;rent &agrave; la pr&eacute;paration de la tombe et leur pr&eacute;sence fut tr&egrave;s remarqu&eacute;e &agrave; la veill&eacute;e de pri&egrave;re qui eut lieu toute la nuit pr&eacute;c&eacute;dant l&rsquo;enterrement. Pour lui rendre hommage, les villageois demand&egrave;rent que son cercueil passe, une derni&egrave;re fois, dans les rues du village. Ami de tous, il le fut particuli&egrave;rement des jeunes &agrave; qui il consacra beaucoup de ses forces et de son temps.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Lyon n&eacute; le 12 mai 1924 &agrave; Saint-Dolaydans le dioc&egrave;se de Vannes, Francemembre de la SMA le 5 juillet 1947pr&ecirc;tre le 6 juillet&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3060","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3060","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3060"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3060\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3060"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3060"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3060"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}