{"id":3071,"date":"2015-08-06T13:48:44","date_gmt":"2015-08-06T13:48:44","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3071"},"modified":"2015-08-06T13:48:44","modified_gmt":"2015-08-06T13:48:44","slug":"le-pere-frederic-menard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3071","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Fr\u00e9d\u00e9ric M\u00c9NARD"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1008px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3070\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/MENARD_Frederic.jpg\" alt=\"MENARD Frederic\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 28 juillet 1917 &agrave; Corseul<br \/>dans le dioc&egrave;se de Saint-Brieuc, France<br \/>membre de la SMA le 24 juillet 1938<br \/>pr&ecirc;tre le 11 f&eacute;vrier 1949<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 24 septembre 1988<\/td>\n<td>\n<p>1949 missionnaire en Egypte<br \/>1949-1952 Sainte-Foy, repos et directeur spirituel<br \/>1952-1954 Chanly, professeur<br \/>1954-1955 Chamali&egrave;res professeur<br \/>1955-1963 missionnaire en C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire, Bouak&eacute;<br \/>1963-1964 Pont-Rousseau, repos<br \/>1964-1968 Chanly, directeur spirituel<br \/>1968-1985 Plorec, C&ocirc;tes du Nord, recteur<br \/>1985-1986 Menton, aum&ocirc;nier et repos<br \/>1986-1988 Montferrier, retir&eacute;<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Montferrier, France, le 24 septembre 1988,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 71 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Fr&eacute;d&eacute;ric M&Eacute;NARD (1917 &#8211; 1988)<\/p>\n<p>Fr&eacute;d&eacute;ric M&eacute;nard est n&eacute; le 28 juillet 1917, &agrave; Corseul, au nord-ouest de Dinan, dans les C&ocirc;tes-d&rsquo;Armor. Il est l&rsquo;a&icirc;n&eacute; de trois fr&egrave;res et d&rsquo;une s&oelig;ur. Leurs parents, cultivateurs, ont travers&eacute; de nombreuses &eacute;preuves familiales. Touch&eacute; tr&egrave;s t&ocirc;t par l&rsquo;appel de Dieu, Fr&eacute;d&eacute;ric fait ses &eacute;tudes secondaires &agrave; Pont-Rousseau, pr&egrave;s de Nantes, puis &agrave; Off&eacute;mont, dans l&rsquo;Oise, de 1930 &agrave; 1936, et il obtient son bac. Admis au noviciat, &agrave; Chanly, en septembre 1936, il y fait sa philosophie et prononce son 1er serment d&rsquo;appartenance &agrave; la SMA, le 24 juillet 1938.<\/p>\n<p>En octobre de la m&ecirc;me ann&eacute;e, il commence son service militaire. Quand la guerre &eacute;clate, il est envoy&eacute; au front ; il est fait prisonnier le 24 mai 1940, pr&egrave;s de Dunkerque, et il va le rester jusqu&rsquo;en mai 1945. Ces cinq longues ann&eacute;es de captivit&eacute; le marquent profond&eacute;ment, au physique, au moral et au spirituel. De cette exp&eacute;rience de dures privations, il a gard&eacute; un style de vie pauvre, d&eacute;pouill&eacute;, m&ecirc;me asc&eacute;tique. Cette exp&eacute;rience de la souffrance et de la mis&egrave;re humaine va lui donner un c&oelig;ur proche des pauvres et des petits, toujours disponible &agrave; servir les autres.<\/p>\n<p>En octobre 1945, il commence sa th&eacute;ologie au grand s&eacute;minaire du \u00ab\u00a0150\u00a0\u00bb, &agrave; Lyon. Sa sant&eacute; est fragile, on lui d&eacute;couvre des s&eacute;quelles importantes d&rsquo;une tuberculose pulmonaire mal soign&eacute;e. Il doit se reposer quelques mois en famille, puis compl&eacute;ter ses &eacute;tudes de th&eacute;ologie en r&eacute;sidant au Rozay, pr&egrave;s de Lyon. Il est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre, le 11 f&eacute;vrier 1949.<\/p>\n<p>Pour m&eacute;nager sa sant&eacute;, le p&egrave;re Fr&eacute;d&eacute;ric M&eacute;nard est envoy&eacute; en &Eacute;gypte, o&ugrave; il d&eacute;barque le 6 novembre 1949, mais, onze mois plus tard, en novembre 1950, il revient malade en France. Apr&egrave;s un temps de repos en famille, il est nomm&eacute; directeur spirituel des aspirants fr&egrave;res &agrave; Sainte-Foy, pr&egrave;s de Lyon.<\/p>\n<p>En septembre 1952, le p&egrave;re M&eacute;nard est nomm&eacute; professeur de philosophie &agrave; Chanly, en remplacement du p&egrave;re Auguste Bonnet. Puis, en 1954, il vient enseigner &agrave; Chamali&egrave;res, la nouvelle demeure des &eacute;tudiants en philosophie. Professeur, le p&egrave;re M&eacute;nard n&rsquo;a pas pour autant renonc&eacute; &agrave; l&rsquo;Afrique. Malgr&eacute; des poumons d&eacute;ficients, il obtient le feu vert m&eacute;dical et part, le 15 juin 1955, pour la pr&eacute;fecture apostolique de Bouak&eacute;. Il est nomm&eacute; &agrave; Arrah ; charg&eacute; de l&rsquo;&eacute;cole de la mission, il y fait la classe, mais ce travail dans une &eacute;cole primaire ne correspond pas &agrave; sa formation intellectuelle de professeur de philosophie. A la fin de l&rsquo;ann&eacute;e scolaire, en juillet 1956, il est nomm&eacute; &agrave; la mission de Bouak&eacute;, charg&eacute; de la cat&eacute;ch&egrave;se. Suite &agrave; une fatigue g&eacute;n&eacute;rale, il est rapatri&eacute; sanitaire le 15 janvier 1961.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s un repos en famille et un p&egrave;lerinage &agrave; Lourdes, il obtient de revenir &agrave; Bouak&eacute;, en d&eacute;cembre 1961. Il est nomm&eacute; professeur au petit s&eacute;minaire, qui a ouvert l&rsquo;ann&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente. Mais, dix huit mois plus tard, il se sent de nouveau malade. Il descend &agrave; Dabou, d&eacute;but juillet 1963, et doit rentrer en France, le 9 ao&ucirc;t. La maladie a &eacute;t&eacute; plus forte que sa t&eacute;nacit&eacute;. Etant allergique &agrave; la chaleur, comme en Egypte, l&rsquo;Afrique lui est d&eacute;sormais ferm&eacute;e.<\/p>\n<p>Fin septembre 1963, le p&egrave;re M&eacute;nard vient &agrave; Pont-Rousseau pour se reposer et s&rsquo;occuper spirituellement des petits s&eacute;minaristes. En effet, selon ses propres paroles, la formation religieuse des jeunes lui plait beaucoup. C&rsquo;est pourquoi le p&egrave;re est nomm&eacute; &agrave; Chanly o&ugrave; il arrive en juin 1964. Pendant quatre ans, il assure l&rsquo;accompagnement des jeunes novices en ann&eacute;e spirituelle. Il r&eacute;ussit tr&egrave;s bien, m&ecirc;me s&rsquo;il a quelques difficult&eacute;s &agrave; entrer dans des structures de dialogue et de participation avec les jeunes. Un t&eacute;moin de cette p&eacute;riode dira : A Chanly, le p&egrave;re M&eacute;nard a accompli son travail avec une conscience professionnelle remarquable, donnant l&rsquo;exemple d&rsquo;une vie sacerdotale aust&egrave;re, v&eacute;cue dans une foi profonde qui impressionnera fortement les jeunes.<\/p>\n<p>En septembre 1968, le p&egrave;re M&eacute;nard est autoris&eacute; &agrave; prendre un peu de service paroissial dans le dioc&egrave;se de Saint-Brieuc. Il y devient recteur de Plorec-sur-Arguenon o&ugrave; il reste jusqu&rsquo;en juin 1985. Il sait qu&rsquo;il ne peut retourner en Afrique, mais il ne l&rsquo;oublie pas. Je pense aux missions, mais le rappel de grandes fatigues me rend sage : n&rsquo;essaie pas de sauter plus haut que tu ne peux ! Tant pis si je ne suis qu&rsquo;une vieille Panhard et non une Merc&eacute;d&egrave;s puissante et rapide, pourvu que je puisse faire encore un bout de chemin ! Ses paroissiens s&rsquo;occupent bien de lui et, chaque ann&eacute;e, il envoie &agrave; la province un peu d&rsquo;argent pour aider ses confr&egrave;res en difficult&eacute;s.<\/p>\n<p>Sans bruit, mais tout donn&eacute; &agrave; sa mission de pasteur, il anime la communaut&eacute; chr&eacute;tienne de Plorec, souvent frein&eacute; par la maladie, mais toujours soutenu par sa famille, proche de Plorec. Il n&rsquo;est nullement perturb&eacute; par les turbulences des ann&eacute;es post-conciliaires. Il trouve qu&rsquo;on se trouble et qu&rsquo;on s&rsquo;inqui&egrave;te vraiment pour pas grand chose. Il maintient le cap sur l&rsquo;essentiel : J&eacute;sus-Christ vivant et sauveur. Mais la fatigue s&rsquo;accentue. En 1982, il souffre d&rsquo;un vieux zona ingu&eacute;rissable qui l&rsquo;emp&ecirc;che de dormir, malgr&eacute; des somnif&egrave;res. M&ecirc;me la messe me fatigue, &eacute;crit-il en novembre 1984 ; mais, si je me retire, la paroisse restera sans pr&ecirc;tre, et sans pr&ecirc;tre, elle va peu &agrave; peu mourir ! Il va servir &agrave; Plorec pendant 16 ans.<\/p>\n<p>Ses sup&eacute;rieurs lui proposent alors l&rsquo;aum&ocirc;nerie des s&oelig;urs missionnaires du Sacr&eacute;-C&oelig;ur de Menton. Apr&egrave;s de longues h&eacute;sitations, il accepte et y arrive, fin mai 1985, mais il ne r&eacute;ussit pas &agrave; s&rsquo;y habituer. Toujours d&eacute;pressif, souffrant d&rsquo;insomnie, d&egrave;s septembre, il est oblig&eacute; de revenir &agrave; Corseul, dans la maison familiale o&ugrave; vit sa s&oelig;ur Genevi&egrave;ve. Ne pouvant plus rendre service, m&ecirc;me &agrave; la paroisse de Corseul, il demande &agrave; rejoindre Montferrier et s&rsquo;y rend en mars 1986.<\/p>\n<p>A Montferrier, il vit plut&ocirc;t renferm&eacute;. Il r&ecirc;ve de reprendre du service, mais il se sent de plus en plus fatigu&eacute;. Il d&eacute;cline rapidement et nous quitte le 24 septembre 1988, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 71 ans. A ceux qui l&rsquo;assistent dans ses derniers moments, il partage sa foi : Je vous donne rendez-vous dans le c&oelig;ur de J&eacute;sus et de Marie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Lyon n&eacute; le 28 juillet 1917 &agrave; Corseuldans le dioc&egrave;se de Saint-Brieuc, Francemembre de la SMA le 24 juillet 1938pr&ecirc;tre le 11 f&eacute;vrier&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3070,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3071","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3071","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3071"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3071\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3070"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3071"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3071"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3071"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}