{"id":3084,"date":"2015-08-07T06:55:43","date_gmt":"2015-08-07T06:55:43","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3084"},"modified":"2015-08-07T06:55:43","modified_gmt":"2015-08-07T06:55:43","slug":"le-pere-bernard-soule","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3084","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Bernard SOUL\u00c9"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1017px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3083\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/SOULE_Bernard.jpg\" alt=\"SOULE Bernard\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 23 septembre 1930 &agrave; Irissary<br \/>dans le dioc&egrave;se de Bayonne, France<br \/>membre de la SMA le 25 juillet 1951<br \/>pr&ecirc;tre le 7 d&eacute;cembre 1954<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 25 septembre 1970<\/td>\n<td>\n<p>1955-1968 missionnaire au Dahomey<br \/>Abomey, Sav&eacute;<br \/>1968-1970 malade en France<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Irissary, France, le 25 septembre 1970,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 40 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Bernard SOUL&Eacute; (1930-1970)<\/p>\n<p>Bernard Soul&eacute; est n&eacute; le 23 septembre 1930 &agrave; Irissarry, petit village basque qui a donn&eacute; quatre missionnaires &agrave; la SMA. Ses parents &eacute;l&egrave;vent neuf enfants, leur donnant une &eacute;ducation chr&eacute;tienne solide et le sens de l&rsquo;effort.<\/p>\n<p>En 1941, Bernard entre &agrave; Baudonne, puis rejoint Pont-Rousseau de 1945 &agrave; 1949. Son cur&eacute;, pour les vacances, fournit des renseignements &eacute;logieux de pi&eacute;t&eacute;, de relations, de bon esprit, de service. En 1949, &agrave; Pont-Rousseau, il fait une chute grave du haut du pr&eacute;au et qui laisse des s&eacute;quelles. Apr&egrave;s son noviciat &agrave; Chanly, il devient membre de la SMA le 25 juillet 1951, puis il int&egrave;gre le grand s&eacute;minaire au 150, &agrave; Lyon, o&ugrave; il est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre, le 7 d&eacute;cembre 1954<\/p>\n<p>Affect&eacute; &agrave; Baudonne en juin 1955, sa nomination change au cours des vacances et, le 26 octobre 1955, il s&rsquo;embarque pour le Dahomey.<\/p>\n<p>D&rsquo;abord vicaire &agrave; Saint-Michel de Cotonou, il est affect&eacute; &agrave; Abomey avec le p&egrave;re Demey&egrave;re. Il exerce un minist&egrave;re pastoral traditionnel avec z&egrave;le, mais avec un peu de rudesse, &eacute;tant exigeant pour lui-m&ecirc;me et pour les autres. Apr&egrave;s son cong&eacute; en 1960, il rejoint, de nouveau, le Dahomey mais, en 1961, le sup&eacute;rieur r&eacute;gional le trouve affaibli. Le p&egrave;re Demey&egrave;re prend bien soin de lui et n&rsquo;accepte pas qu&rsquo;on le lui retire. En 1966, il est affect&eacute; &agrave; Sav&eacute; avec le p&egrave;re Chipot, puis &agrave; la paroisse du Bon-Pasteur d&rsquo;Abomey, mais ne termine pas son s&eacute;jour, vu qu&rsquo;il rentrera malade en juin 1968.<\/p>\n<p>On sait peu de choses sur ce temps pass&eacute; au Dahomey, car le p&egrave;re Soul&eacute; &eacute;tait un homme d&rsquo;une grande discr&eacute;tion et qui &eacute;crivait peu. On sait seulement qu&rsquo;il ne se m&eacute;nageait pas, partant souvent dans les villages et y demeurant plusieurs jours. Monseigneur Agboka, son &eacute;v&ecirc;que, proposera de le reprendre, &agrave; condition que le p&egrave;re accepte un rythme de vie plus calme et plus en rapport avec sa sant&eacute;.<\/p>\n<p>Commencent alors pour lui, en France, deux ann&eacute;es p&eacute;nibles dues &agrave; une maladie difficile &agrave; identifier, mais causant maux de t&ecirc;te et tr&egrave;s forte tension. Le p&egrave;re Falcon, Provincial, lui propose un recyclage &agrave; l&rsquo;Arbresle, que le p&egrave;re accepterait avec plaisir, apr&egrave;s un repos en son village. Mais ses souffrances l&rsquo;emp&ecirc;chent d&rsquo;aller au recyclage : maux de t&ecirc;te continuels et violents, arthrose cervicale et lombaire. Cette arthrose serait-elle due &agrave; sa chute de 1949 ? Possible !<\/p>\n<p>&Agrave; Baudonne, le p&egrave;re Grenot constate une am&eacute;lioration et lui laisse esp&eacute;rer un retour au Dahomey, comme vicaire du p&egrave;re Ibarreta &agrave; Bohicon. On est en d&eacute;cembre 1968. Le p&egrave;re se sent bien et &eacute;crit, en f&eacute;vrier 1969, qu&rsquo;il veut repartir d&egrave;s que possible. Mais le 4 avril, sa s&oelig;ur religieuse, Marie-Gracieuse, annonce que son fr&egrave;re est hospitalis&eacute; &agrave; Pau, souffrant de plus en plus. Il lui est interdit de lire et d&rsquo;&eacute;crire. Examens, tests, analyses, radios sont multipli&eacute;s. Tout s&rsquo;av&egrave;re n&eacute;gatif. En juin, il ressent une am&eacute;lioration et se reprend &agrave; esp&eacute;rer un retour au Dahomey dont le souvenir ne le quitte pas.<br \/>Le 29 juillet, le p&egrave;re est op&eacute;r&eacute; &agrave; Toulouse. Puis, il est accueilli chez les p&egrave;res j&eacute;suites de Pau, durant un mois, avant de rejoindre sa famille, le 31 ao&ucirc;t 1969. La convalescence se passe bien &agrave; Baudonne et &agrave; Irissarry. En d&eacute;cembre 1969, appr&eacute;hension et espoir alternent. En avril 1970, il se dit en bonne forme et envisage de partir en Afrique en octobre ; c&rsquo;est chez lui une id&eacute;e fixe. Son s&eacute;jour chez les j&eacute;suites de Pau lui permet d&rsquo;appr&eacute;cier vraiment la vie fraternelle qui existe dans la SMA : S&rsquo;ils ont le monopole de l&rsquo;intelligence, nous, nous avons le charisme de la vie de famille.<\/p>\n<p>En ao&ucirc;t 1970, nouvelle alerte, alors qu&rsquo;il est dans sa famille. En septembre, on le ram&egrave;ne dans une clinique de Pau. Le 18, un p&egrave;re j&eacute;suite trouve son &eacute;tat alarmant. Une leuc&eacute;mie, s&rsquo;inqui&egrave;te sa s&oelig;ur. Le 23, un confr&egrave;re informe le p&egrave;re de son &eacute;tat et il re&ccedil;oit le sacrement des malades, acceptant avec s&eacute;r&eacute;nit&eacute; sa fin prochaine. Le 23 septembre 1970, il a eu 40 ans mais, le 25 septembre, c&rsquo;est sa naissance au ciel. Le jour m&ecirc;me de sa mort, il confiait &agrave; un ami : Si le Seigneur pense qu&rsquo;&agrave; 40 ans j&rsquo;ai assez travaill&eacute; pour lui, que sa volont&eacute; soit faite !<\/p>\n<p>Ses obs&egrave;ques sont c&eacute;l&eacute;br&eacute;es &agrave; Irissarry, en langue basque, sous la pr&eacute;sidence de l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que de Bayonne. Une foule nombreuse se rassemble. Le conseil municipal est l&agrave;, au grand complet, le fr&egrave;re de Bernard &eacute;tant maire de la commune.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re Grenot &eacute;voque, en son hom&eacute;lie, le cheminement admirable de sa vie missionnaire et du calvaire de ses derni&egrave;res ann&eacute;es. A partir de 1955, j&rsquo;eus &agrave; faire avec Bernard jusqu&rsquo;en 1966, soit pour les &eacute;coles, soit pour la L&eacute;gion de Marie, soit pour le journal La Croix au Dahomey. Avec Bernard, homme de Dieu, dont le visage &eacute;tait toujours &eacute;clair&eacute; par un bon sourire, un brin timide, mais toujours plein d&rsquo;entrain et de volont&eacute;, je n&rsquo;eus jamais de probl&egrave;me. Si une difficult&eacute; survenait, on le trouvait toujours conciliant, accueillant aux conseils donn&eacute;s et ob&eacute;issant avec reconnaissance. Sa s&oelig;ur, qui l&rsquo;a beaucoup accompagn&eacute; dans sa maladie, le d&eacute;signait comme un fr&egrave;re et un ami universel qui &eacute;tait aim&eacute; de tous. Nul ne l&rsquo;a connu sans l&rsquo;aimer. Il allait &agrave; Dieu avec sa foi, aux siens avec son c&oelig;ur, &agrave; tous avec son amabilit&eacute;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Lyon n&eacute; le 23 septembre 1930 &agrave; Irissarydans le dioc&egrave;se de Bayonne, Francemembre de la SMA le 25 juillet 1951pr&ecirc;tre le 7 d&eacute;cembre&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3083,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3084","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3084","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3084"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3084\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3083"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3084"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3084"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3084"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}