{"id":3088,"date":"2015-08-07T07:02:04","date_gmt":"2015-08-07T07:02:04","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3088"},"modified":"2015-08-07T07:02:04","modified_gmt":"2015-08-07T07:02:04","slug":"le-pere-gabriel-lelievre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3088","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Gabriel LELI\u00c8VRE"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 957px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3087\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/LELIEVRE_Gabriel.jpg\" alt=\"LELIEVRE Gabriel\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 14 f&eacute;vrier 1881 &agrave; Lavau-sur-Loire<br \/>dans le dioc&egrave;se de Nantes, France<br \/>membre de la SMA le 19 juin 1910<br \/>pr&ecirc;tre le 29 janvier 1913<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 26 septembre 1968<\/td>\n<td>\n<p>1911-1925 missionnaire au Nigeria<br \/>1926-1952 missionnaire au Togo<br \/>1952-1968 La Croix-Valmer, retir&eacute;<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; La Croix-Valmer, France, le 26 septembre 1968,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 87 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Gabriel LELIEVRE (1881 &#8211; 1968)<\/p>\n<p>Gabriel Leli&egrave;vre na&icirc;t le 14 f&eacute;vrier 1881 &agrave; Lavau-sur-Loire, en Loire-Atlantique, commune situ&eacute;e pr&egrave;s de Paimboeuf. Ses parents sont cultivateurs et Gabriel est le deuxi&egrave;me de leurs sept enfants. Il fait ses &eacute;tudes primaires &agrave; Savenay, chez les fr&egrave;res. Il passe une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es chez lui et fait son service militaire &agrave; Nantes.<\/p>\n<p>Vocation tardive, le 8 octobre 1903, il entre au s&eacute;minaire des Missions Africaines &agrave; Pont-Rousseau. De l&agrave;, il part au grand s&eacute;minaire de Lyon, le 14 septembre 1906. Il a 25 ans. Il devient membre des Missions Africaines le 19 juin 1910. L&rsquo;ann&eacute;e suivante, sur sa demande , il est envoy&eacute; au Nigeria occidental. Monseigneur Pellet &eacute;crit : s&rsquo;il est consid&eacute;r&eacute; comme esprit assez ind&eacute;pendant dans les questions th&eacute;ologiques, il est n&eacute;anmoins assez soumis de volont&eacute;. Intelligent, il pourra vous &ecirc;tre d&rsquo;une grande utilit&eacute;. Au Nigeria, il donne satisfaction puisqu&rsquo;il est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre, le 29 janvier 1913, au Dahomey, par monseigneur Steinmetz. Il est d&eacute;sign&eacute; comme professeur au petit s&eacute;minaire qui doit s&rsquo;ouvrir au Nigeria.<\/p>\n<p>Le 25 octobre 1913, il &eacute;crit dans le &ldquo;Petit Messager&rdquo; : Arriv&eacute; en Afrique depuis deux ans, j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; et je suis encore professeur. J&rsquo;enseigne le latin, la physique, la philosophie, la th&eacute;ologie, l&rsquo;Ecriture sainte, la liturgie, que sais-je encore ? Et tout cela, au fond de la brousse. Il nous faut un s&eacute;minaire. Le clerg&eacute; indig&egrave;ne, c&rsquo;est un &eacute;l&eacute;ment essentiel et n&eacute;cessaire, sans lequel il n&rsquo;y a pas moyen de convertir un peuple. En effet, tant qu&rsquo;un peuple n&rsquo;a pas son clerg&eacute;, il n&rsquo;est pas un peuple chr&eacute;tien.<\/p>\n<p>Lorsque la guerre &eacute;clate en 1914, le p&egrave;re n&rsquo;est pas inqui&eacute;t&eacute; mais, le 22 juin 1915, une lettre du vicaire apostolique du B&eacute;nin annonce que les p&egrave;res Leli&egrave;vre et Bourget sont rappel&eacute;s par l&rsquo;autorit&eacute; militaire ; mais pour peu de temps, semble-t-il, car, durant les ann&eacute;es 1915-1919, il est professeur et formateur de cat&eacute;chistes, dont l&rsquo;un deviendra pr&ecirc;tre.<\/p>\n<p>Durant son cong&eacute; de 1919-1920, il &eacute;crit un article, dans le &ldquo;Petit Messager&rdquo;, pour recommander &agrave; la charit&eacute; des lecteurs le s&eacute;minaire qu&rsquo;il doit fonder &agrave; son retour en Afrique. Le 1er d&eacute;cembre 1921, le p&egrave;re &eacute;crit encore : Je suis toujours en charge des quelques s&eacute;minaristes qui forment la p&eacute;pini&egrave;re du futur clerg&eacute; indig&egrave;ne de la Nigeria occidentale. Puis, il est nomm&eacute; directeur du s&eacute;minaire d&rsquo;Ivianopodi et le reste jusqu&rsquo;en 1924. Il est alors charg&eacute; de la paroisse d&rsquo;Ubiafa.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s la guerre, le Togo a &eacute;t&eacute; confi&eacute; aux Missions Africaines et la Soci&eacute;t&eacute; fait appel aux diff&eacute;rents vicariats des pays voisins pour y envoyer des p&egrave;res. Le p&egrave;re Leli&egrave;vre est du nombre de ceux que le vicariat de la Nigeria occidentale a d&eacute;sign&eacute;s pour le Togo.<\/p>\n<p>Le 24 novembre 1925, le p&egrave;re Leli&egrave;vre rentre donc en France pour s&rsquo;y reposer aupr&egrave;s de ses bons vieux parents, avant de rejoindre sa nouvelle affectation. Mais, fatigu&eacute;, il ne peut repartir, apr&egrave;s une seconde cure &agrave; Vichy, que le 30 octobre 1926.<br \/>Conduit par son &eacute;v&ecirc;que monseigneur Cessou, le p&egrave;re Leli&egrave;vre arrive en novembre 1926 au Togo. Il fonde la mission de Tchetchao mais, le p&egrave;re d&rsquo;Al&eacute;djo &eacute;tant d&eacute;c&eacute;d&eacute; apr&egrave;s seulement 3 mois de pr&eacute;sence, il rejoint Al&eacute;djo le 10 d&eacute;cembre 1927, pour le remplacer.<\/p>\n<p>Cette mission, fond&eacute;e en 1913 par les p&egrave;res allemands de la Soci&eacute;t&eacute; du Verbe Divin est &agrave; l&rsquo;abandon depuis 1917, les p&egrave;res ayant re&ccedil;u l&rsquo;ordre de quitter le Togo. Le p&egrave;re Leli&egrave;vre entreprend donc de reconstruire la mission, qu&rsquo;une tornade l&rsquo;obligera &agrave; reconstruire une deuxi&egrave;me fois. En plus de ces travaux, le p&egrave;re &eacute;tudie les origines, les m&oelig;urs et la langue &agrave; d&eacute;clinaisons des Kotokolis. Au d&eacute;but de son s&eacute;jour, les enfants, apeur&eacute;s, le fuient. Peu &agrave; peu, cependant, &eacute;crit-il dans l&rsquo;Echo de 1929, les gens se sont apprivois&eacute;s. Maintenant, ils viennent librement &agrave; la mission. En avril 1931 : Maintenant l&rsquo;&eacute;glise est pleine, le soir, pour le cat&eacute;chisme ; le dimanche, elle est bond&eacute;e. Il pense alors &agrave; construire une station secondaire &agrave; Bafilo, village plus important qu&rsquo;Al&eacute;djo, et situ&eacute; &agrave; 16 km plus au nord.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s son cong&eacute; de 1934, il retrouve sa communaut&eacute; d&rsquo;Al&eacute;djo, le 8 juin 1935. Il entreprend alors la construction d&rsquo;une chapelle &agrave; Bafilo. Il raconte alors, longuement, une c&eacute;r&eacute;monie de bapt&ecirc;mes &agrave; Al&eacute;djo et la b&eacute;n&eacute;diction de la chapelle de Bafilo par le p&egrave;re Chazal pro-vicaire du Togo et en pr&eacute;sence de quelques confr&egrave;res du nord et du sud.<\/p>\n<p>En 1937, le nord-Togo est &eacute;rig&eacute; en pr&eacute;fecture apostolique avec monseigneur Strebler comme pr&eacute;fet. Celui-ci, accompagn&eacute; du p&egrave;re Leli&egrave;vre, entreprend, sans tarder, une visite dans sa pr&eacute;fecture qu&rsquo;il parcourt jusqu&rsquo;&agrave; Dapango, dans le nord du pays. En mars 1938, monseigneur Strebler &eacute;crit, &agrave; l&rsquo;occasion du jubil&eacute; d&rsquo;argent du p&egrave;re Leli&egrave;vre : Il a travaill&eacute; 12 ans dans la pr&eacute;fecture et pr&eacute;par&eacute; le 1er cat&eacute;chisme en langue Tem. Il est membre de mon Conseil et, de lui, d&eacute;pend beaucoup le bon esprit. C&rsquo;est un bon pr&ecirc;tre qui prie et travaille bien.<\/p>\n<p>En 1946, il rentre en cong&eacute; et participe &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale. Il est donc estim&eacute; malgr&eacute; quelques critiques qu&rsquo;on a faites &agrave; son sujet. D&rsquo;ailleurs, le pr&eacute;fet apostolique &eacute;crit de lui : Il est ici notre plus ancien pr&ecirc;tre, un homme sage, un bon et calme conseiller.<\/p>\n<p>De retour au Togo, il reprend sa vie de missionnaire, mais avec plus de difficult&eacute;s. Il &eacute;crit en septembre 1950 : Je commence &agrave; prendre de l&rsquo;&acirc;ge. Je ne peux plus faire les tourn&eacute;es de la montagne. Les mont&eacute;es m&rsquo;essoufflent. Et les ann&eacute;es d&rsquo;Afrique se font de plus en plus lourdes sur ses vieilles &eacute;paules. En 1952, apr&egrave;s 41 ans de pr&eacute;sence en Afrique, il rentre d&eacute;finitivement en France, sans pouvoir assister au couronnement de son &oelig;uvre : l&rsquo;ordination du premier pr&ecirc;tre africain du nord-Togo.<\/p>\n<p>Il rejoint la maison de retraite de La Croix-Valmer en mai 1952. Pendant plusieurs ann&eacute;es, il assure un petit service paroissial, le dimanche. En 1954, il est d&eacute;cor&eacute; de la m&eacute;daille de bronze de la m&eacute;t&eacute;orologie nationale pour avoir aid&eacute;, pendant de nombreuses ann&eacute;es, par ses observations et ses renseignements, les services m&eacute;t&eacute;orologiques du Togo.<\/p>\n<p>En 1963, &agrave; l&rsquo;occasion de son jubil&eacute; d&rsquo;or, monseigneur Strebler lui consacre un article dans l&rsquo;Echo : Le p&egrave;re Leli&egrave;vre fait partie de la premi&egrave;re &eacute;quipe qui, en 1926, fonda l&rsquo;Eglise du nord-Togo. Il &eacute;vang&eacute;lisa Al&eacute;djo et les villages voisins. Il avait un dispensaire o&ugrave; il passait plusieurs heures par jour &agrave; soigner les plaies, soulager ceux qui souffraient. En plus de cela, rien ne lui &eacute;tait plus cher que la classe de cat&eacute;chisme. Habituellement seul dans sa mission, il menait la vie d&rsquo;un vrai moine : pri&egrave;re, minist&egrave;re, travail manuel. Puis il parle du savant en d&eacute;crivant le jubilaire comme un botaniste, un m&eacute;t&eacute;orologiste, et un ethnologue.<\/p>\n<p>Peu &agrave; peu, la sant&eacute; du p&egrave;re Leli&egrave;vre d&eacute;cline. La maladie, qu&rsquo;il supporte courageusement, le terrasse. Il d&eacute;c&egrave;de &agrave; La Croix-Valmer, le 26 septembre 1968.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Lyon n&eacute; le 14 f&eacute;vrier 1881 &agrave; Lavau-sur-Loiredans le dioc&egrave;se de Nantes, Francemembre de la SMA le 19 juin 1910pr&ecirc;tre le 29 janvier&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3087,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3088","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3088","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3088"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3088\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3087"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3088"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3088"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3088"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}