{"id":3105,"date":"2015-08-07T07:32:52","date_gmt":"2015-08-07T07:32:52","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3105"},"modified":"2015-08-07T07:32:52","modified_gmt":"2015-08-07T07:32:52","slug":"le-pere-maxime-gaume","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3105","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Maxime GAUME"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1027px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3104\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/GAUME_Maxime.jpg\" alt=\"GAUME Maxime\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 3 septembre 1911 &agrave; Le Belieu<br \/>dans le dioc&egrave;se de Besan&ccedil;on, France<br \/>membre de la SMA le 30 juin 1934<br \/>pr&ecirc;tre le 6 janvier 1937<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 28 septembre 1995<\/td>\n<td>\n<p>1937-1939 Lyon, &eacute;tudiant, professeur<br \/>1939-1940 mobilis&eacute;<br \/>1940-1941 Lyon, professeur d&rsquo;Ecriture Sainte<br \/>1941-1943 Ouidah, professeur<br \/>1943-1945 mobilis&eacute;, puis aum&ocirc;nier de la deuxi&egrave;me DB<br \/>1946-1950 missionnaire au Dahomey, Abomey puis Cov&eacute;<br \/>1950-1961 Lyon, professeur<br \/>1960-1969 Dahomey, Porto-Novo, aum&ocirc;nier des &eacute;tudiants<br \/>1969-1977 aum&ocirc;nier et minist&egrave;re en paroisse en France<br \/>1977-1983 Lyon, biblioth&eacute;caire<br \/>1983-1994 aum&ocirc;nier de &laquo; Ma Demeure &raquo;, Lyon<br \/>1994-1995 Montferrier, retir&eacute;<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Montferrier, le 28 septembre 1995,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 84 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Maxime GAUME (1911 &#8211; 1995)<\/p>\n<p>Maxime Gaume est n&eacute; le 3 septembre 1911 &agrave; Le Belieu, dans le Doubs et le dioc&egrave;se de Besan&ccedil;on, au lieu dit &laquo; Sous R&eacute;aumont &raquo;. Le village, de tradition chr&eacute;tienne et missionnaire, est le lieu de naissance de saint Etienne-Th&eacute;odore Cu&eacute;not. L&rsquo;&eacute;pop&eacute;e de cet &eacute;v&ecirc;que des Missions &Eacute;trang&egrave;res de Paris, martyris&eacute; au Vietnam en 1861, dont la statue tr&ocirc;ne sur la place de l&rsquo;&eacute;glise, fascinait le jeune Maxime.<\/p>\n<p>Il fait ses &eacute;tudes primaires &agrave; l&rsquo;&eacute;cole publique de son village natal, puis commence ses &eacute;tudes secondaires aux Gras et &agrave; Pontarlier et les termine, en 1930, au petit s&eacute;minaire dioc&eacute;sain de Notre-Dame de Consolation.<\/p>\n<p>Maxime Gaume demande alors &agrave; entrer aux Missions Africaines et fait son noviciat &agrave; Chanly, de 1930 &agrave; 1932. Apr&egrave;s son service militaire au 18&egrave;me G&eacute;nie &agrave; Nancy, il h&eacute;site un moment sur sa vocation missionnaire, mais entre finalement au grand s&eacute;minaire, &agrave; Lyon. On n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs que de bons renseignements sur lui et il continuera &agrave; donner enti&egrave;re satisfaction pendant toute la dur&eacute;e de ses &eacute;tudes : intelligent, pieux, r&eacute;gulier, s&eacute;rieux, bon caract&egrave;re. Il prononce son serment le 30 juin 1934 et est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre &agrave; Lyon le 6 janvier 1937.<\/p>\n<p>Il voudrait partir en Afrique, mais on l&rsquo;envoie aux facult&eacute;s catholiques de Lyon pour y continuer ses &eacute;tudes. Il obtient une licence en th&eacute;ologie, entreprend des &eacute;tudes en histoire de l&rsquo;&Eacute;glise et en patristique, tout en donnant des cours au grand s&eacute;minaire, au \u00ab\u00a0150\u00a0\u00bb. Mobilis&eacute; en 1939, il retrouve sa libert&eacute; en 1940 et est nomm&eacute; professeur d&rsquo;&Eacute;criture Sainte au grand s&eacute;minaire des Missions Africaines, &agrave; Lyon.<\/p>\n<p>En juin 1941, il re&ccedil;oit enfin son affectation pour le Dahomey. Il est nomm&eacute; professeur au grand s&eacute;minaire de Ouidah. Il y enseignera jusqu&rsquo;en 1943 seulement, car il est mobilis&eacute; et lanc&eacute; dans une aventure qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas pr&eacute;vue et qui liera son sort avec celui de la 2&egrave;me DB. Apr&egrave;s &ecirc;tre pass&eacute; &agrave; Dakar et &agrave; Fort-Lamy, il est d&eacute;sign&eacute; pour devenir l&rsquo;aum&ocirc;nier de cette division. Le p&egrave;re Bernard Curutchet le rappellera dans son hom&eacute;lie, le jour de ses fun&eacute;railles, &agrave; Montferrier : On ne peut parler du p&egrave;re Gaume sans &eacute;voquer la 2&egrave;me DB. Il en parlait souvent et aimait, passionn&eacute;ment, tout ce que repr&eacute;sentait cette unit&eacute;. Il a &eacute;crit &agrave; ce sujet : Nous avons d&eacute;barqu&eacute; en face de Sainte-M&egrave;re-&Eacute;glise en septembre 1944, puis nous avons combattu et lib&eacute;r&eacute; Alen&ccedil;on et nous avons p&eacute;n&eacute;tr&eacute;, les premiers, &agrave; Paris. L&rsquo;accueil des parisiens fut du d&eacute;lire. A Paris pr&eacute;cis&eacute;ment, il fut rep&eacute;r&eacute; par un correspondant de guerre am&eacute;ricain. Le p&egrave;re Gaume n&rsquo;est pas cit&eacute;, mais la description ne fait pas de doute : Des fusiliers marins donnent l&rsquo;assaut pour p&eacute;n&eacute;trer dans la Chambre des d&eacute;put&eacute;s ; certains se font tuer et je vis un pr&ecirc;tre barbu, en casque d&rsquo;acier, se pr&eacute;cipiter dans la rue pour donner les derniers sacrements &agrave; l&rsquo;un d&rsquo;eux. Chaque ann&eacute;e, tant qu&rsquo;il le put, il participait aux manifestations de la 2&egrave;me DB.<\/p>\n<p>Le 7 mai 1945, en Allemagne, bien malgr&eacute; lui, il assiste &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution de douze jeunes de la L&eacute;gion des volontaires fran&ccedil;ais. Condamn&eacute;s par un conseil de guerre d&rsquo;officiers fran&ccedil;ais, 24 heures avant l&rsquo;armistice, ils seront fusill&eacute;s pour trahison. Emport&eacute;s par la tourmente de la guerre, ils s&rsquo;&eacute;taient mis au service de l&rsquo;arm&eacute;e allemande. En tant qu&rsquo;aum&ocirc;nier, il avait re&ccedil;u l&rsquo;ordre de les assister. Ce fut pour lui une lourde &eacute;preuve. Apr&egrave;s la guerre, il rendit visite &agrave; plusieurs familles de ces jeunes.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s la guerre, il esp&egrave;re bien retourner sans tarder au Dahomey, mais sa d&eacute;mobilisation se fait attendre, et ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1946 qu&rsquo;on le retrouvera vicaire &agrave; Abomey. Il n&rsquo;y reste que deux ans car, en 1948, il est nomm&eacute; responsable de la mission de Cov&eacute; o&ugrave;, une nouvelle fois, son s&eacute;jour n&rsquo;exc&eacute;dera pas deux ans. En 1950, en effet, le Conseil provincial lui &eacute;crit : Nous vous demandons d&rsquo;apporter vos bagages, car nous avons song&eacute; &agrave; vous pour remplacer, au grand s&eacute;minaire de Lyon, le P&egrave;re Arial, professeur de morale et actuellement fatigu&eacute;. Il assurera, en m&ecirc;me temps, le service d&rsquo;aum&ocirc;nier des cheminots de la ville.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1961 qu&rsquo;il peut retrouver le Dahomey &agrave; Porto-Novo o&ugrave; il est aum&ocirc;nier des &eacute;tudiants et des coll&eacute;giens, sp&eacute;cialement ceux du grand coll&egrave;ge B&eacute;hanzin. Il r&eacute;side sur le territoire de la paroisse Saint-Fran&ccedil;ois-Xavier, et s&rsquo;occupe aussi de la formation des cat&eacute;chistes et des dirigeants de l&rsquo;Action Catholique.<\/p>\n<p>Il revient d&eacute;finitivement en France en 1969 et, jusqu&rsquo;en 1994, selon son &eacute;tat de sant&eacute;, il exercera plusieurs minist&egrave;res. Dans le Doubs, il sera aum&ocirc;nier de religieuses aux Fontenelles et travaillera en paroisse &agrave; Villers-le-Lac ; &agrave; Lyon, il sera biblioth&eacute;caire au 150, aum&ocirc;nier de la maison de sant&eacute; \u00ab\u00a0Ma Demeure\u00a0\u00bb, confesseur &agrave; la paroisse Saint-Bonaventure &hellip;<\/p>\n<p>En 1987, il f&ecirc;te le 50&egrave;me anniversaire de son ordination sacerdotale. A cette occasion, le p&egrave;re Jean-Marie Guillaume, vicaire g&eacute;n&eacute;ral de la SMA, lui adresse ce compliment : Pour beaucoup de confr&egrave;res, votre &eacute;poque glorieuse fut, de 1950 &agrave; 1961, votre carri&egrave;re de professeur de morale et d&rsquo;histoire de l&rsquo;Eglise, deux mati&egrave;res difficiles &agrave; faire passer et qui vous ont rendu populaire &agrave; cause de votre bonne humeur, des histoires et des astuces qui &eacute;maillaient vos cours. Votre force dans le combat et votre ent&ecirc;tement, vous les avez d&eacute;montr&eacute;s aussi &agrave; la suite de l&rsquo;accident de voiture qui vous a laiss&eacute; handicap&eacute;. Vous avez lutt&eacute; pour repartir, comme vous l&rsquo;avez fait durant toute votre vie.<\/p>\n<p>En 1994, le P&egrave;re Gaume rejoint la maison de retraite de Montferrier-sur-Lez. Il y d&eacute;c&egrave;de quelques mois plus tard, le 28 septembre 1995, &agrave; 84 ans. Dans l&rsquo;hom&eacute;lie des fun&eacute;railles, le p&egrave;re Curutchet parlera de lui comme d&rsquo; un homme de fid&eacute;lit&eacute; et de conviction. Ces deux qualit&eacute;s et le souci du travail bien fait l&rsquo;accompagn&egrave;rent dans son activit&eacute; missionnaire tr&egrave;s vari&eacute;e. Tous ceux qui l&rsquo;ont un jour rencontr&eacute; ont &eacute;t&eacute; impressionn&eacute;s par cet homme au verbe intarissable, &agrave; la barbe fournie, toujours coiff&eacute; de son b&eacute;ret orn&eacute; de la croix et rev&ecirc;tu de sa soutane qu&rsquo;il n&rsquo;abandonna jamais, autant de signes ext&eacute;rieurs de son engagement total et sans retour au service de l&rsquo;Eglise et de la mission.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Lyon n&eacute; le 3 septembre 1911 &agrave; Le Belieudans le dioc&egrave;se de Besan&ccedil;on, Francemembre de la SMA le 30 juin 1934pr&ecirc;tre le 6&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3104,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3105","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3105","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3105"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3105\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3104"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3105"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3105"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3105"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}