{"id":3109,"date":"2015-08-07T07:38:54","date_gmt":"2015-08-07T07:38:54","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3109"},"modified":"2015-08-07T07:38:54","modified_gmt":"2015-08-07T07:38:54","slug":"le-pere-noel-baudin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3109","title":{"rendered":"Le P\u00e8re No\u00ebl BAUDIN"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1013px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3108\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/BAUDIN_Noel.jpg\" alt=\"BAUDIN Noel\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 19d&eacute;cembre 1844 &agrave; Guize<br \/>dans le dioc&egrave;se de Nevers, France<br \/>membre de la SMA le 15 novembre 1866<br \/>pr&ecirc;tre le 8 d&eacute;cembre 1868<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 29 septembre 1887<\/td>\n<td>\n<p>1868-1883 missionnaire &agrave; la C&ocirc;te du B&eacute;nin<br \/>1883-1885 en France, repos, travaux de langue<br \/>1885-1887 C&ocirc;te du B&eacute;nin<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Lyon, France, le 29 septembre 1887,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 43 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re No&euml;l BAUDIN (18441887)<\/p>\n<p>A Lyon, le 29 septembre 1887, retour &agrave; Dieu du p&egrave;re No&euml;l Baudin, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 43 ans.<\/p>\n<p>No&euml;l Baudin naquit &agrave; Guize, dans la Ni&egrave;vre, dans le dioc&egrave;se de Nevers, en 1844. Il fit ses &eacute;tudes secondaires &agrave; Nevers et chez le cur&eacute; de Blisme. En 1864, il entrait aux Missions Africaines; il fit le serment en 1866 et fut ordonn&eacute; pr&ecirc;tre en 1868. En d&eacute;cembre de la m&ecirc;me ann&eacute;e, il partait pour le vicariat du Dahomey et travailla &agrave; Ouidah.<\/p>\n<p>En octobre 1871, &agrave; la suite de diverses intrigues men&eacute;es par les Portugais et de la mort myst&eacute;rieuse d&rsquo;un enfant, \u00ab\u00a0boy\u00a0\u00bb de la mission, les p&egrave;res Thillier et Baudin, ainsi que le fr&egrave;re Jean-Marie, sont emprisonn&eacute;s par les autorit&eacute;s de Ouidah. Le p&egrave;re Thillier tr&egrave;s malade est vite rel&acirc;ch&eacute;, mais le p&egrave;re Baudin et le fr&egrave;re passeront 20 jours dans une mauvaise case, ouverte &agrave; tous les vents, sans souliers, ni soutane, ni chapeau. Lib&eacute;r&eacute;s de prison, il devront rester de longs mois sans pouvoir sortir de Ouidah et du royaume d&rsquo;Abomey.<\/p>\n<p>Revenu en cong&eacute; en 1873, &agrave; peine remis, le p&egrave;re Baudin rejoint la C&ocirc;te du B&eacute;nin. Il est attach&eacute; &agrave; Porto-Novo, o&ugrave; il peut pr&ecirc;cher sans interpr&egrave;te. Il est charg&eacute; de fonder, avec le p&egrave;re Poirier, la station de Tocpo. Le p&egrave;re Baudin part d&rsquo;abord seul pour reconna&icirc;tre l&#8217;emplacement le plus convenable. Pour tout bagage, il emporte une couverture. Revenu &agrave; Porto-Novo, il construit une maison de bois qu&rsquo;il transporte ensuite sur un radeau jusqu&rsquo;&agrave; Tocpo. Nomm&eacute; &agrave; Lagos, m&eacute;decin, il soigne les malades; travailleur intellectuel, il fait de nombreuses traductions en nago; architecte, il &eacute;tablit les plans de la future cath&eacute;drale. Il r&eacute;dige aussi le \u00ab\u00a0status animarum\u00a0\u00bb. Partout il pr&ecirc;che la n&eacute;cessit&eacute; de la langue indig&egrave;ne, met en honneur le nago, l&rsquo;enseigne &agrave; plusieurs confr&egrave;res. Gr&acirc;ce &agrave; ses efforts et aussi &agrave; ses ruses, on commence au B&eacute;nin et au Dahomey &agrave; comprendre la n&eacute;cessit&eacute; de conna&icirc;tre les langues locales.<\/p>\n<p>De mai 1883 &agrave; novembre 1885, le p&egrave;re Baudin est en France. Il compose en nago cat&eacute;chisme, grammaire et dictionnaire; il publie son livre sur le f&eacute;tichisme, livre remarquable par les connaissances dont l&rsquo;auteur fait preuve sur les coutumes du pays. Il pr&eacute;pare aussi une exp&eacute;dition aux monts Kong.<\/p>\n<p>En novembre 1885, il s&#8217;embarque &agrave; Bordeaux avec le p&egrave;re Jacques. Il ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas &agrave; Elmina, mais &agrave; Agou&eacute;. Apr&egrave;s No&euml;l, il quitte cette ville en compagnie des p&egrave;res M&eacute;nager, Moran et Beauquis qui vont fonder Adangb&eacute;. Cet &eacute;tablissement ne se fondant pas, le p&egrave;re Baudin les pousse &agrave; aller plut&ocirc;t &agrave; Atakpam&eacute;, et y part le premier. Il ne peut aller plus loin que cette ville et doit renoncer &agrave; atteindre les fameux monts Kong. Il redescend vers la c&ocirc;te, passe quelques semaines &agrave; Tocpo, et monte vers Abeokuta en suivant le fleuve Okpara. Il arrive bient&ocirc;t &agrave; Oyo, et y construit une maison pour les futurs missionnaires de cette localit&eacute;. Min&eacute; par la dysenterie, il redescend &agrave; Lagos, o&ugrave; il est pris par de fortes fi&egrave;vres. En juin 1887, l&rsquo;intr&eacute;pide missionnaire est oblig&eacute; de rentrer en France.<\/p>\n<p>En septembre, on d&eacute;c&egrave;le un abc&egrave;s au foie. Le m&eacute;decin pour le sauver d&rsquo;une mort certaine, d&eacute;cide une op&eacute;ration tr&egrave;s risqu&eacute;e. Le p&egrave;re accepte et se pr&eacute;pare gaiement &agrave; la mort. Il parle des confr&egrave;res qu&rsquo;il va retrouver dans l&rsquo;&eacute;ternit&eacute;. Pendant l&rsquo;op&eacute;ration, il fait preuve d&rsquo;un grand courage. Il meurt une heure apr&egrave;s la fin de l&rsquo;op&eacute;ration.<\/p>\n<p>Avant de mourir, il demanda &agrave; sa m&egrave;re et &agrave; sa s&oelig;ur de donner &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines tout ce qu&rsquo;elles auraient &agrave; leur mort. Figure extraordinaire et quelque peu originale que celle du p&egrave;re No&euml;l Baudin et qui m&eacute;riterait une longue biographie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines n&eacute; le 19d&eacute;cembre 1844 &agrave; Guizedans le dioc&egrave;se de Nevers, Francemembre de la SMA le 15 novembre 1866pr&ecirc;tre le 8 d&eacute;cembre 1868d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 29 septembre&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3108,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3109","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3109","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3109"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3109\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3108"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3109"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3109"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3109"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}