{"id":3130,"date":"2015-08-10T09:50:20","date_gmt":"2015-08-10T09:50:20","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3130"},"modified":"2015-08-10T09:50:20","modified_gmt":"2015-08-10T09:50:20","slug":"le-pere-jean-dominique-chattot","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3130","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Jean Dominique CHATTOT"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 991px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3129\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/CHATTOT_Jean_Dominique.jpg\" alt=\"CHATTOT Jean Dominique\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 25 juin 1943 &agrave; Lyon<br \/>dans l&rsquo;archidioc&egrave;se de Lyon, France<br \/>membre de la SMA le 2 juillet 1965<br \/>pr&ecirc;tre le 27 juin 1970<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 1er octobre 1992<\/td>\n<td>\n<p>1971-1974 Parakou, B&eacute;nin, s&eacute;minaire<br \/>1974-1977 Bourg-en-Bresse, animation missionnaire<br \/>1997-1980 &eacute;tudes d&rsquo;infirmier<br \/>1980-1982 Saint-Maximien (Toulon)<br \/>1982-1986 Chaponost<br \/>1986-1990 dioc&egrave;se de Bangui, RCA<br \/>1990-1991 Lyon, ann&eacute;e sabbatique<br \/>1991-1992 dioc&egrave;se de Bangui, RCA<br \/>1992 Giens (Toulon) en famille<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Giens, France, le 1er octobre 1992<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 49 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Jean-Dominique CHATTOT (1943 &#8211; 1992)<\/p>\n<p>Jean-Dominique na&icirc;t le 25 juin 1943 &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital Grange-Blanche de Lyon o&ugrave; ses parents, excellents chr&eacute;tiens, exercent, le papa comme chirurgien, et la maman comme m&eacute;decin anesth&eacute;siste. Ils rejoindront plus tard la polyclinique de Roanne. C&rsquo;est dans cette ville que, de 1953 &agrave; 1958, Jean-Dominique fait ses &eacute;tudes qu&rsquo;il poursuivra, de 1958 &agrave; 1962, au coll&egrave;ge des p&egrave;res maristes de Riom, o&ugrave; il obtiendra les deux parties du baccalaur&eacute;at.<\/p>\n<p>Ayant rencontr&eacute; le p&egrave;re Urvoy des Missions Africaines, Jean-Dominique fait conna&icirc;tre une 1&egrave;re fois en 1960 son d&eacute;sir de devenir pr&ecirc;tre missionnaire et, &agrave; l&rsquo;occasion d&rsquo;une retraite &agrave; Clermont, vient lui-m&ecirc;me au s&eacute;minaire sma de Chamali&egrave;res rencontrer le p&egrave;re sup&eacute;rieur pour lui manifester le m&ecirc;me d&eacute;sir. Les parents donnent leur autorisation et l&rsquo;institution Sainte- Marie de Riom envoie de bons renseignements : Pi&eacute;t&eacute; excellente, valeur intellectuelle et morale au-dessus de la moyenne, jugement bon et droit.<\/p>\n<p>Le 22 ao&ucirc;t 1962, il entre au s&eacute;minaire de philosophie scolastique de Chamali&egrave;res qu&rsquo;il quittera en 1964 avec les appr&eacute;ciations suivantes : Intelligent, travail s&eacute;rieux, d&eacute;vou&eacute;, droit et volontaire, s&rsquo;en tient &agrave; son point de vue, mais sans mauvaise volont&eacute;. Il rejoint ensuite le noviciat de Chanly o&ugrave;, le 2 juillet 1965, il prononce son serment.<\/p>\n<p>Puis Jean-Dominique part en stage &agrave; Parakou, au B&eacute;nin o&ugrave;, de 1965 &agrave; 1967, il enseigne en classe de 4&egrave;me aux petits s&eacute;minaristes. On dit de lui : Excellent sujet tr&egrave;s souple et soumis, confr&egrave;re charmant, tr&egrave;s serviable, s&rsquo;est acquis la sympathie de tous.<\/p>\n<p>Il revient &agrave; Lyon pour y poursuivre ses &eacute;tudes th&eacute;ologiques. Il fr&eacute;quente la facult&eacute; de th&eacute;ologie de Lyon jusqu&rsquo;en 1971. En 1968, il se demande s&rsquo;il ne devrait pas plut&ocirc;t se mettre au service des autres en se consacrant, comme fr&egrave;re, &agrave; la m&eacute;decine, mais il retrouve rapidement le calme : Je me sens toute l&rsquo;&eacute;nergie pour me donner tout entier au service du Seigneur dans le sacerdoce. Il est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre le 27 juin 1970.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re Chattot est nomm&eacute; aussit&ocirc;t au dioc&egrave;se de Parakou au B&eacute;nin. Apr&egrave;s deux mois pass&eacute;s &agrave; Abidjan, en C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire, pour se familiariser &agrave; la technique linguistique, il rejoint Bemb&eacute;r&eacute;k&eacute;, en milieu rural, o&ugrave; il restera un an ; puis il est nomm&eacute; &agrave; Parakou, en milieu urbain o&ugrave; il passera deux ans. De Bemb&eacute;r&eacute;k&eacute; il &eacute;crit : Ici l&rsquo;ann&eacute;e pastorale se poursuit bien. La langue bariba entre tout doucement, trop peu &agrave; mon gr&eacute;. Il reconna&icirc;tra plus tard qu&rsquo;il a eu des difficult&eacute;s &agrave; s&rsquo;adapter en milieu rural. Et de Parakou, il &eacute;crit : Ici, (en milieu urbain) le travail &agrave; la paroisse marche bien. Mais il reconna&icirc;t aussi : J&rsquo;ai eu des difficult&eacute;s (lyc&eacute;es, coll&egrave;ges) ; cependant, j&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion, en trois ans, de me d&eacute;couvrir pas mal d&rsquo;amis parmi les jeunes et, si la situation le permet encore, je ne d&eacute;sesp&egrave;re pas de retrouver le moral et d&rsquo;y retourner. A la fin de son s&eacute;jour au B&eacute;nin, il aimerait pouvoir disposer d&rsquo;un peu de temps de r&eacute;flexion en France pour se \u00ab\u00a0resituer\u00a0\u00bb afin de mieux servir l&rsquo;&Eacute;glise et pour donner une orientation th&eacute;ologique et pastorale &agrave; sa vie.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pourquoi il est nomm&eacute; animateur missionnaire au foyer des jeunes \u00ab\u00a0Jean-Marie Vianney\u00a0\u00bb de Bourg-en-Bresse, tout en restant attach&eacute; &agrave; Chaponost. Le 2 octobre 1974, il &eacute;crit de Bourg : J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; accueilli de fa&ccedil;on fraternelle ici et le travail me pla&icirc;t beaucoup. Il va &eacute;galement accepter, presque forc&eacute;, une aum&ocirc;nerie de 260 filles du technique qui se trouvaient du jour au lendemain, sans aum&ocirc;nier. Quelques mois apr&egrave;s son arriv&eacute;e, il reconna&icirc;t : Ici &agrave; Bourg, je suis tr&egrave;s heureux de vivre dans cette communaut&eacute; exceptionnelle qui m&rsquo;a permis de me remettre sur pied apr&egrave;s quelques mois de pr&eacute;sence. Et &agrave; la fin de son stage : J&rsquo;ai appris &agrave; mieux me conna&icirc;tre. Je pense &agrave; une formation d&rsquo;infirmier pour m&rsquo;ins&eacute;rer dans l&rsquo;une ou l&rsquo;autre des deux formes de vie apostolique propos&eacute;e par le Conseil provincial.<\/p>\n<p>La demande ayant &eacute;t&eacute; accept&eacute;e, le p&egrave;re Chattot accomplit, de 1977 &agrave; 1980, ses ann&eacute;es de formation. Ayant obtenu son dipl&ocirc;me d&rsquo;infirmier d&rsquo;&eacute;tat, il cherche &agrave; faire de la pastorale tout en exer&ccedil;ant son \u00ab\u00a0r&ocirc;le\u00a0\u00bb d&rsquo;infirmier. Il dira plus tard : Apr&egrave;s mon dipl&ocirc;me d&rsquo;infirmier, j&rsquo;avais le choix entre un travail d&rsquo;infirmier et une activit&eacute; pastorale. Apr&egrave;s quelques mois de r&eacute;flexion, j&rsquo;optais pour la paroisse. L&rsquo;&eacute;v&ecirc;que de Toulon l&rsquo;accepte tr&egrave;s rapidement et le nomme dans la r&eacute;gion de Saint-Maximin, si bien que, le 22 septembre 1980, il a la responsabilit&eacute; des deux paroisses de Cogolin et de La M&ocirc;le avec l&rsquo;aum&ocirc;nerie de trois C.E.S, ceux de Saint-Tropez, de Cogolin et de Saint-Maximin. Le 16 mars 1981, il &eacute;crit : Ici le travail est passionnant, pastoral et missionnaire. Beaucoup &agrave; faire, &agrave; partager avec les la&iuml;cs. Il se donne tellement &agrave; son minist&egrave;re que, le 19 ao&ucirc;t 1982, grandement fatigu&eacute;, il demande &agrave; &ecirc;tre relev&eacute; de sa responsabilit&eacute;. Beaucoup vont regretter son brusque d&eacute;part : d&rsquo;abord les jeunes de la chorale, puis la communaut&eacute; paroissiale de Cogolin-La M&ocirc;le, le maire de Cogolin, et l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que de Toulon.<\/p>\n<p>Le 16 octobre 1982, le voici &agrave; Chaponost, heureux de se retrouver en communaut&eacute; sma. On lui propose la comptabilit&eacute;. Il mesure mieux quelle est la richesse de la vie communautaire entre Missions Africaines et s&oelig;urs de Notre-Dame des Ap&ocirc;tres.<\/p>\n<p>Pendant son s&eacute;jour &agrave; Chaponost, il fait deux voyages en R.C.A. Il en revient enchant&eacute; : L&rsquo;accueil a &eacute;t&eacute; formidable, c&rsquo;est le meilleur moyen de me ressourcer dans la mission. En 1986, il est nomm&eacute; en R.C.A. comme il le d&eacute;sirait. Il rejoint la paroisse Saint-Jean de Galabadja &agrave; Bangui. Peu &agrave; peu, il apprend le sango, donne des cours au moyen s&eacute;minaire, s&rsquo;occupe de la comptabilit&eacute;. Il est heureux de l&rsquo;&eacute;quipe &agrave; laquelle il appartient.<\/p>\n<p>Au retour de son cong&eacute; de 1988, il &eacute;prouve une certaine fatigue qu&rsquo;il ne ressentait pas auparavant. A partir de ce moment, sa vie sera pleine de difficult&eacute;s li&eacute;es &agrave; sa sant&eacute;. En 1990, il demande une ann&eacute;e sabbatique &agrave; Lyon. Repos&eacute;, il retrouve encore assez d&rsquo;&eacute;nergie pour repartir &agrave; Bangui. Mais, &agrave; P&acirc;ques 1992, il doit rentrer &agrave; nouveau, bien fatigu&eacute;.<\/p>\n<p>Arriv&eacute; en France, le p&egrave;re Chattot commence imm&eacute;diatement le traitement contre la leuc&eacute;mie : transfusions de plaquettes de sang, puis chimioth&eacute;rapie. J&rsquo;ai un moral au top niveau, &eacute;crit-il le 15 mai 1992. Je remercie les confr&egrave;res de m&rsquo;avoir exp&eacute;di&eacute; et le Seigneur de m&rsquo;avoir soutenu. Mais, malgr&eacute; tous les soins, il d&eacute;c&egrave;de dans sa famille &agrave; Giens, le 1er octobre 1992, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 49 ans.<\/p>\n<p>A Bangui, dans son hom&eacute;lie &agrave; la paroisse de Galabadja, le p&egrave;re Ollivaud, son dernier cur&eacute;, dira lors d&rsquo;une c&eacute;l&eacute;bration eucharistique &agrave; son intention : Jean-Dominique a aim&eacute; cette paroisse. Quand il avait du temps, il partait dans notre oratoire et l&agrave;, face &agrave; face avec Dieu, il Lui offrait toute la souffrance qu&rsquo;il rencontrait. A la paroisse Saint-Jean, comme partout o&ugrave; il passait, on aimait Jean-Do. Oui, Jean-Do, Saint-Jean a &eacute;t&eacute; la derni&egrave;re &eacute;tape de ta vie. Je remercie Dieu de t&rsquo;avoir permis de la vivre avec nous !<\/p>\n<p>En France, quelques jours apr&egrave;s la messe des fun&eacute;railles, la maman du p&egrave;re Chattot &eacute;crit au p&egrave;re provincial : J&rsquo;esp&egrave;re que Jean-Do nous donnera le courage de surmonter notre douleur par l&rsquo;exemple qu&rsquo;il nous a lui-m&ecirc;me montr&eacute; : pas une parole de r&eacute;volte ou de d&eacute;couragement, souriant jusqu&rsquo;au dernier jour. Merci, cher p&egrave;re, pour cette si belle c&eacute;r&eacute;monie fleurie d&rsquo;esp&eacute;rance et d&rsquo;amour.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon n&eacute; le 25 juin 1943 &agrave; Lyondans l&rsquo;archidioc&egrave;se de Lyon, Francemembre de la SMA le 2 juillet 1965pr&ecirc;tre le 27 juin&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3129,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3130","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3130","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3130"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3130\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3129"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3130"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3130"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3130"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}