{"id":3194,"date":"2015-08-11T14:06:04","date_gmt":"2015-08-11T14:06:04","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3194"},"modified":"2015-08-11T14:06:04","modified_gmt":"2015-08-11T14:06:04","slug":"le-pere-pierre-audouin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3194","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Pierre AUDOUIN"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1030px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3193\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/AUDOUIN_Pierre.jpg\" alt=\"AUDOUIN Pierre\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 29 avril 1946 &agrave; Saint-Erblon (Mayenne)<br \/>dans le dioc&egrave;se de Laval (France)<br \/>membre de la SMA le 2 juillet 1967<br \/>pr&ecirc;tre le 25 juin 1972<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 9 octobre 2004<\/td>\n<td>\n<p>1972-1977 Kouand&eacute; (B&eacute;nin), vicaire<br \/>1977-1984 Tobr&eacute; (B&eacute;nin), cur&eacute;<br \/>1984-1985 Paris, recyclage<br \/>1985-1988 Tobr&eacute;, cur&eacute;<br \/>1988-1991 Nantes, animation missionnaire<br \/>1991-1992 K&eacute;rou (B&eacute;nin), vicaire<br \/>1992-1998 Kouand&eacute;, cur&eacute;<br \/>1998-2003 K&eacute;rou, cur&eacute;<br \/>2003-2004 Paris, Montferrier, soins<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 9 octobre 2004 &agrave; Montpellier (France),<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 58 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Pierre AUDOUIN (1946 &#8211; 2004)<\/p>\n<p>Pierre Audouin est n&eacute; le 29 avril 1946 &agrave; Saint-Erblon, au sud de la Mayenne. Il &eacute;tait le dernier d&rsquo;une famille de sept enfants, famille tr&egrave;s chr&eacute;tienne. Ses parents &eacute;taient agriculteurs. Il gardera, toute sa vie, l&rsquo;amour de la terre au point d&rsquo;aller souvent travailler dans les champs avec les paysans baribas. Un jour, un p&egrave;re des Missions Africaines c&eacute;l&egrave;bre la messe &agrave; Saint-Erblon. A la sacristie, le p&egrave;re demande aux enfants de ch&oelig;ur : Y a-t-il parmi vous quelqu&rsquo;un qui veut &ecirc;tre missionnaire ? Une main se l&egrave;ve : Si, moi ! C&rsquo;&eacute;tait la voix de Pierre qui, &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, &eacute;tait &agrave; l&rsquo;&eacute;cole primaire &agrave; Saint-Erblon. Il restait &agrave; convaincre les parents de la possibilit&eacute; d&rsquo;un d&eacute;part si lointain, ce qui ne fut pas chose facile.<\/p>\n<p>Un an apr&egrave;s, en 1957, Pierre commen&ccedil;ait ses &eacute;tudes &agrave; Pont-Rousseau. En 1964, il fait sa philosophie &agrave; Chamali&egrave;res ; puis il rejoint Chanly, en Belgique, o&ugrave; il devient membre de la SMA le 2 juillet 1967. Il part alors en Afrique dans le cadre de la coop&eacute;ration militaire et devient professeur de 5&egrave;me au petit s&eacute;minaire de Wando &agrave; Porto-Novo. A son retour, en 1969, il entre au consortium missionnaire &agrave; Chevilly-Larue, dans une maison des Spiritains, pour sa th&eacute;ologie. En 1970, il avait &eacute;mis le souhait de continuer sa formation au grand s&eacute;minaire de Ouidah pour avoir une formation commune avec le clerg&eacute; dioc&eacute;sain b&eacute;ninois. Cela ne lui fut pas accord&eacute;. Tout au long de sa formation, ses responsables notent son ouverture d&rsquo;esprit, sa franchise, son esprit ind&eacute;pendant, sa serviabilit&eacute;, son d&eacute;vouement. Il est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre le 25 juin 1972 chez lui, &agrave; Congrier.<\/p>\n<p>Il est alors nomm&eacute; au Dahomey (qui deviendra B&eacute;nin en 1975) au dioc&egrave;se de Natitingou. Monseigneur Redois l&rsquo;envoie en secteur bariba o&ugrave; il restera 27 ans. Il arrive d&rsquo;abord &agrave; Kouand&eacute; o&ugrave; il commence par apprendre la langue bariba. En 1977, il rejoint la paroisse de Tobr&eacute;. Dans cette paroisse, il fait communaut&eacute; avec les s&oelig;urs de la Providence de Gap. C&rsquo;est une v&eacute;ritable &eacute;quipe missionnaire, o&ugrave; l&rsquo;on partage la pri&egrave;re, le travail, la r&eacute;flexion et les repas. A Tobr&eacute;, il a la joie de voir na&icirc;tre de nombreuses communaut&eacute;s qui demandent &agrave; apprendre &agrave; prier. Il a le souci de les accompagner, mais aussi de les former et de trouver, en leur sein, des meneurs qu&rsquo;il enverra en formation au centre de formation de Gogounou.<\/p>\n<p>En 1984, il demande une ann&eacute;e sabbatique en France. Il en sent un grand besoin, apr&egrave;s plus de dix ans pass&eacute;s sur le terrain. Il suit les cours de l&rsquo;AFM (ann&eacute;e de formation aux minist&egrave;res) &agrave; Paris durant toute l&rsquo;ann&eacute;e 84-85. Puis il retourne &agrave; Tobr&eacute;. Le p&egrave;re Daniel Mellier le rejoint. Il est heureux de ce renfort, mais l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que de Natitingou leur confie, en plus de la paroisse de Tobr&eacute;, celle de K&eacute;rou. Pierre se demande si l&rsquo;on doit appeler leur paroisse une paroisse ou un dioc&egrave;se !<\/p>\n<p>En 1988, une &eacute;tape nouvelle commence. Pendant trois ans, il va travailler &agrave; Nantes &agrave; l&rsquo;animation missionnaire et &agrave; l&rsquo;aum&ocirc;nerie des &eacute;tudiants &eacute;trangers. Ce sont trois ann&eacute;es difficiles pour Pierre ; il est un peu comme un poisson que l&rsquo;on aurait sorti de son marigot. Cela ne l&rsquo;emp&ecirc;che pas de se donner &agrave; fond dans son travail, comme il a l&rsquo;habitude de le faire. Il r&eacute;clame &agrave; plusieurs reprises de pouvoir repartir au B&eacute;nin. C&rsquo;est chose faite en 1991. Il est nomm&eacute; &agrave; K&eacute;rou avec un pr&ecirc;tre indien, le p&egrave;re Tiburtius. En 1992, il sera nomm&eacute; cur&eacute; de Kouand&eacute;. En 1995, avec ses deux compagnons, pr&ecirc;tres dioc&eacute;sains, les p&egrave;res Hubert Kombi&eacute;ni et Lazare Tchanati, il se voit confier, en plus, les paroisses de Tobr&eacute;-Kp&eacute;hounco et K&eacute;rou ! Que de distances &agrave; parcourir ! Que de communaut&eacute;s &agrave; accompagner ! Ceci durera une ann&eacute;e. Il gardera la paroisse de Tobr&eacute; Kp&eacute;hounco encore un an. En 1998, il retourne &agrave; K&eacute;rou jusqu&rsquo;&agrave; son retour en France.<\/p>\n<p>En 2003, lors de son cong&eacute;, les docteurs d&eacute;couvrent chez lui une leuc&eacute;mie. Pierre re&ccedil;oit cette nouvelle avec beaucoup de s&eacute;r&eacute;nit&eacute; et de courage. Il va se mettre &agrave; lutter contre la maladie. En avril 2004, on lui fait une greffe de la moelle osseuse. Tout semble bien aller sur le chemin de la gu&eacute;rison. Mais &agrave; partir de la fin juillet, les analyses redeviennent inqui&eacute;tantes. Le 20 septembre, &agrave; sa demande, il rejoint la maison de repos de Montferrier. Il doit &ecirc;tre hospitalis&eacute; &agrave; Montpellier, et c&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;il s&rsquo;&eacute;teint le 9 octobre.<\/p>\n<p>La vie de Pierre Audouin est riche. Le jour de ses obs&egrave;ques, le p&egrave;re Daniel Cardot dira : La vie missionnaire de Pierre a &eacute;t&eacute; totalement fond&eacute;e sur la foi en J&eacute;sus-Christ qui, en se faisant homme, a pris l&rsquo;homme au s&eacute;rieux et l&rsquo;a aim&eacute; follement ; de l&agrave; d&eacute;coulait la foi en l&rsquo;homme dont Pierre faisait preuve. Elle se manifestait dans la conviction que Dieu ne l&rsquo;avait pas attendu pour &ecirc;tre pr&eacute;sent chez les personnes qu&rsquo;il rencontrait et dans la culture bariba.<\/p>\n<p>Son enfouissement dans le peuple bariba a &eacute;t&eacute; profond. Il s&rsquo;identifiera &agrave; ce peuple &agrave; tel point qu&rsquo;il disait couramment : Nous les Bariba. Il conna&icirc;tra la langue &agrave; merveille : le langage ordinaire, le langage religieux traditionnel, les expressions en tous genres. Il fera des recherches sur les tons et les classes de verbes qui aideront &agrave; mieux cerner les r&eacute;alit&eacute;s de cette langue. Mais s&rsquo;il a pris tant de peine &agrave; &eacute;tudier cette langue, c&rsquo;est qu&rsquo;il savait qu&rsquo;en connaissant la langue, il d&eacute;couvrait le c&oelig;ur du Bariba &agrave; qui il voulait faire conna&icirc;tre le chemin de J&eacute;sus et aussi il permettait aux Baribas d&rsquo;appr&eacute;cier leur propre langue et leur culture, dans le monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui n&eacute;cessite le passage par l&rsquo;&eacute;criture et la lecture. Il aidera de nombreux pr&ecirc;tres et religieuses, africains et europ&eacute;ens, &agrave; d&eacute;couvrir la langue et la culture.<\/p>\n<p>Il avait le souci de partager sa foi en la disant selon le langage de la culture de ce peuple. Il ne voulait pas imposer une v&eacute;rit&eacute; venant de l&rsquo;ext&eacute;rieur, mais il cherchait &agrave; traduire le langage de J&eacute;sus en langage venant de la tradition, en l&rsquo;ins&eacute;rant dans le climat de lib&eacute;ration qu&rsquo;apporte la Bonne Nouvelle. Il &eacute;tait un grand connaisseur de la culture traditionnelle et un missionnaire passionn&eacute; qui souhaitait partager la joie de croire en J&eacute;sus-Christ avec ce peuple qui &eacute;tait devenu le sien.<\/p>\n<p>Pendant les 27 ans qu&rsquo;il a pass&eacute;s comme missionnaire dans le peuple bariba, il a cherch&eacute; &agrave; toujours travailler avec les communaut&eacute;s de religieuses pr&eacute;sentes sur le terrain. Le jour de ses obs&egrave;ques, l&rsquo;une d&rsquo;elles, S&oelig;ur Alice Charri&egrave;re, de la Providence de Gap, t&eacute;moignera : Tu &eacute;tais heureux lorsque nous partions avec toi dans les villages. En priorit&eacute;, tu nous conduisais chez les plus pauvres, les malades. Tout ce que tu nous as aid&eacute; &agrave; d&eacute;couvrir a &eacute;t&eacute; pour nous comme une initiation, une invitation &agrave; comprendre, &agrave; mieux aimer.<\/p>\n<p>La mani&egrave;re dont il a v&eacute;cu sa maladie a &eacute;difi&eacute; plus d&rsquo;un de ses confr&egrave;res. Un matin, au petit d&eacute;jeuner &agrave; la rue Crillon, il exprime &agrave; ses confr&egrave;res pr&eacute;sents son d&eacute;sir de recevoir le sacrement des malades. J&rsquo;avoue que le sacrement des malades a &eacute;t&eacute; pour moi comme une d&eacute;livrance. Je me suis reconnu malade. J&rsquo;ai reconnu avoir besoin de l&rsquo;aide du Seigneur. S&rsquo;avouer malade, c&rsquo;est se dire que, peut-&ecirc;tre, dans quelques mois, il en sera fini de moi sur cette terre, j&rsquo;aurai &agrave; me d&eacute;couvrir, &agrave; me mettre &agrave; nu, &agrave; me mettre, obligatoirement, en v&eacute;rit&eacute; devant notre Dieu et tous ceux et celles que j&rsquo;ai connus sur cette terre et qui ont fait ce grand passage avant moi. Jusqu&rsquo;&agrave; la fin, m&ecirc;me si on percevait chez lui des moments d&rsquo;angoisse, on a pu voir le calme avec lequel il parlait de sa maladie, du pays bariba qu&rsquo;il avait laiss&eacute;, de la suite qui &eacute;tait pleine d&rsquo;incertitude, sinon celle d&rsquo;&ecirc;tre entre les mains de Dieu.<\/p>\n<p>Ses obs&egrave;ques eurent lieu le 12 octobre 2004, dans la maison de Montferrier, en pr&eacute;sence des confr&egrave;res et d&rsquo;une repr&eacute;sentation importante de sa famille. Ce fut l&rsquo;occasion de partager la foi et le z&egrave;le missionnaire qui animaient Pierre. Il repose avec ses fr&egrave;res des Missions Africaines.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon n&eacute; le 29 avril 1946 &agrave; Saint-Erblon (Mayenne)dans le dioc&egrave;se de Laval (France)membre de la SMA le 2 juillet 1967pr&ecirc;tre le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3193,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3194","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3194","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3194"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3194\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3193"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3194"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3194"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3194"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}