{"id":3240,"date":"2015-08-13T10:08:19","date_gmt":"2015-08-13T10:08:19","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3240"},"modified":"2015-08-13T10:08:19","modified_gmt":"2015-08-13T10:08:19","slug":"le-pere-rene-menard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3240","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Ren\u00e9 M\u00c9NARD"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 981px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3239\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/MENARD_Rene.jpg\" alt=\"MENARD Rene\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 26 avril 1924<br \/>dans le dioc&egrave;se de Poitiers (France)<br \/>membre de la SMA le 21 juillet 1943<br \/>pr&ecirc;tre le 24 f&eacute;vrier 1947<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 14 octobre 2008<\/td>\n<td>\n<p>1947-1948 Baudonne, professeur<br \/>1948-1953 Zifta, Mahalla, Le Caire, en paroisse<br \/>1954-1958 B&eacute;oumi (Bouak&eacute;), paroisse<br \/>1959-1973 dioc&egrave;se de Kikwit (RD du Congo)<br \/>1973-1975 Paris, travaux de musicologie<br \/>1976-1986 dioc&egrave;ses de Kikwit et de Kinshasa<br \/>dont 3 ann&eacute;es &agrave; l&rsquo;UNESCO<br \/>1987-1980 H&eacute;liopolis, en paroisse<br \/>1981-1998 dioc&egrave;se de Kisantu (RD du Congo)<br \/>construction du foyer de Kimwenza<br \/>1998-2002 Paris &#8211; Crillon<br \/>2002-2008 Montferrier, retir&eacute;<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Montpellier, le 14 octobre 2008,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 84 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Ren&eacute; M&Eacute;NARD (1924 &#8211; 2008<\/p>\n<p>N&eacute; en 1924 dans les Deux-S&egrave;vres, dioc&egrave;se de Poitiers, Ren&eacute; M&eacute;nard appartient &agrave; une bonne famille chr&eacute;tienne. Son papa est clerc de notaire ; il a trois fr&egrave;res et une s&oelig;ur, et l&rsquo;un de ses fr&egrave;res a fait le petit s&eacute;minaire de Montmorillon o&ugrave; il &eacute;tudie lui-m&ecirc;me, apr&egrave;s avoir pass&eacute; quelques ann&eacute;es &agrave; l&rsquo;&eacute;cole cl&eacute;ricale de Ch&acirc;tillon-sur-S&egrave;vre. Il obtient la premi&egrave;re partie du baccalaur&eacute;at et &eacute;choue &agrave; la seconde partie, malgr&eacute; une bonne moyenne annuelle en philosophie. Il n&rsquo;a alors que 17 ans et on peut s&rsquo;&eacute;tonner qu&rsquo;on ne lui ait pas demand&eacute; de redoubler pour qu&rsquo;il obtienne son baccalaur&eacute;at complet : la guerre, la France occup&eacute;e, le d&eacute;sir de se retrouver en zone libre, autant de raisons qui peuvent expliquer qu&rsquo;en octobre 1941, il arrive au Rozay, pr&egrave;s de Lyon, pour y faire ses deux ann&eacute;es de noviciat. Le p&egrave;re Kern, sup&eacute;rieur du noviciat, le note ainsi en 1943, avant son admission au premier serment : \u00ab\u00a0franc, d&eacute;vou&eacute;, bon c&oelig;ur, rien de d&eacute;favorable ; sa nature expansive et sa d&eacute;mangeaison de parler l&rsquo;exposent cependant &agrave; faire des impairs ; bien appliqu&eacute; &agrave; ses diff&eacute;rents devoirs, &eacute;nergique au travail manuel.\u00a0\u00bb Son dossier signale qu&rsquo;il est organiste.<\/p>\n<p>Il fait partie de la classe 1944 qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; appel&eacute;e sous les drapeaux : voil&agrave; pourquoi il n&rsquo;a pas encore 23 ans lorsqu&rsquo;il est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre, et plus de quatre mois avant la fin des quatre ann&eacute;es de grand s&eacute;minaire. Il est nomm&eacute; professeur &agrave; Baudonne o&ugrave;, en plus de ses classes, il va s&rsquo;occuper aussi du chant. C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; cause des chants liturgiques qu&rsquo;un diff&eacute;rend l&rsquo;oppose au p&egrave;re Castanchoa, le sup&eacute;rieur de la maison qui, dit-il, ne conna&icirc;t &agrave; peu pr&egrave;s rien dans le domaine de la musique. Ce diff&eacute;rend prend sans doute des proportions assez importantes puisque, trois mois apr&egrave;s sa nomination &agrave; Baudonne, il re&ccedil;oit une nomination pour l&rsquo;Egypte, pour remplacer deux confr&egrave;res malades, pr&eacute;cise le texte. Il accepte ce changement un peu comme une sanction, mais, bien vite, demande des renseignements sur l&rsquo;Egypte et ajoute dans sa lettre au provincial qu&rsquo;il est heureux d&rsquo;aller en Egypte quelques ann&eacute;es, surtout &agrave; cause de la liturgie et du rite oriental ; il conclut sa lettre en disant qu&rsquo;il ne regrette qu&rsquo;une chose : \u00ab\u00a0&ecirc;tre class&eacute; officiellement comme mauvais sujet sans avoir eu &agrave; justifier ma conduite qui, &agrave; mon avis, n&rsquo;a rien de criminel.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ce premier s&eacute;jour en Egypte va durer cinq ans. Il travaillera successivement, en paroisse et charg&eacute; des &eacute;coles, &agrave; Zifta, puis &agrave; Mahalla et enfin au Caire. Il s&rsquo;int&eacute;resse beaucoup &agrave; la musique copte et pr&eacute;cise, dans une lettre de 1953, qu&rsquo;il n&rsquo;a \u00ab\u00a0jamais pr&eacute;tendu &ecirc;tre sp&eacute;cialiste de la musique orientale, mais &ecirc;tre bien sp&eacute;cialis&eacute; en musique copte, ce qui est un peu diff&eacute;rent\u00a0\u00bb. Et il cite un t&eacute;moignage fort en sa faveur donn&eacute; par un docteur en musicologie de l&rsquo;Universit&eacute; de Berlin. Le p&egrave;re Muyser lui-m&ecirc;me l&rsquo;engage &agrave; poursuivre des &eacute;tudes musicales en France, ce qui aurait, dans le m&ecirc;me temps, l&rsquo;avantage de l&rsquo;&eacute;loigner pour un temps de l&rsquo;Egypte o&ugrave; il ne fait pas l&rsquo;unanimit&eacute; parmi les confr&egrave;res. Le Conseil provincial pr&eacute;f&egrave;re l&rsquo;envoyer alors en Afrique Noire, dans la pr&eacute;fecture de Bouak&eacute;, en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, \u00ab\u00a0o&ugrave; vous pourrez faire, j&rsquo;imagine, une aussi belle carri&egrave;re missionnaire qu&rsquo;en vous sp&eacute;cialisant en musique\u00a0\u00bb. (lettre de juillet 1953) Il doit donc abandonner son d&eacute;sir de se sp&eacute;cialiser en musique copte et &eacute;crit &agrave; Mgr Duirat qu&rsquo;il \u00ab\u00a0vient en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire par pure ob&eacute;issance, mais sans conviction ni enthousiasme ; il para&icirc;t que l&rsquo;enthousiasme est une vertu de jeunesse, j&rsquo;ai donc bien vieilli.\u00a0\u00bb Et pourtant, il n&rsquo;a pas encore 30 ans&hellip;<\/p>\n<p>A B&eacute;oumi, pendant quatre ans, il va faire ce qu&rsquo;il faisait en Egypte : travail ordinaire sur la mission et direction des &eacute;coles. A la fin de son s&eacute;jour, il est envoy&eacute; au Congo, o&ugrave;, pendant 12 ans, il va travailler dans le dioc&egrave;se de Kikwit. Dans ces deux pays, il reste tr&egrave;s int&eacute;ress&eacute; par tout ce qui touche &agrave; la musique : il fait une &eacute;tude sur les instruments de musique baoul&eacute; ; il regarde de pr&egrave;s la liturgie za&iuml;roise ; au cours de l&rsquo;un de ses retours pour son cong&eacute;, il s&rsquo;arr&ecirc;te quelque temps au Cameroun o&ugrave; il peut \u00ab\u00a0assister, &agrave; Yaound&eacute;, &agrave; une messe vraiment africaine, non seulement par le rythme des instruments, mais surtout par l&rsquo;ensemble des rites eux-m&ecirc;mes : j&rsquo;ai pu enregistrer la plus grande partie des chants\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Pendant les deux ann&eacute;es qu&rsquo;il va passer &agrave; Paris &agrave; partir de 1973, il se trouve une occupation r&eacute;mun&eacute;r&eacute;e au bureau d&rsquo;aide sociale, ce qui lui permet d&rsquo;&ecirc;tre autonome et de continuer ses travaux sur la musique copte et sur les instruments de musique baoul&eacute;. Il r&eacute;alise &agrave; son compte un vieux r&ecirc;ve du p&egrave;re Muyser : faire l&rsquo;inventaire des manuscrits coptes de la Biblioth&egrave;que nationale. Il retourne ensuite au Congo, d&rsquo;abord dans son ancienne paroisse, &agrave; Kimbulu, puis il passe dans le dioc&egrave;se de Kinshasa o&ugrave; il s&rsquo;engage pour deux ans au Centre d&rsquo;Action pour les DIrigeants et Chefs d&rsquo;Entreprise Congolais, le CADICEC. Ensuite, il prend lui-m&ecirc;me des contacts avec l&rsquo;UNESCO pour participer &agrave; un projet d&rsquo;ordre musicologique. L&agrave;, il se sent vraiment &agrave; l&rsquo;aise, il &eacute;tablit des fiches et collabore &agrave; une exposition d&rsquo;instruments de musique. Cette collaboration pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;origine pour une ann&eacute;e durera en fait trois ans.<\/p>\n<p>Sa grande v&eacute;n&eacute;ration pour le p&egrave;re Muyser le fait retourner en Egypte en 1987 pour terminer le relev&eacute; de son ancienne biblioth&egrave;que : plus d&rsquo;un millier de titres, parmi lesquels plusieurs centaines ont &eacute;t&eacute; soigneusement annot&eacute;s par le p&egrave;re, ce qui constitue une documentation de premi&egrave;re importance. [&hellip;] Et dire que tout cela a failli &ecirc;tre br&ucirc;l&eacute; &agrave; Sakakini !<\/p>\n<p>En janvier 1991, il est mis &agrave; la disposition du R&eacute;gional du Za&iuml;re. C&rsquo;est lui qui va superviser la construction du nouveau foyer sma &agrave; Kimwenza. En 1993, des ennuis cardio-vasculaires l&rsquo;obligent &agrave; passer quelques mois en France ; en 1996, il sera m&ecirc;me rapatri&eacute; sanitaire, mais pourra repartir en juillet 1997 pour terminer la construction. Quand il rentre d&eacute;finitivement en France en 1998, la chapelle est termin&eacute;e ainsi qu&rsquo;une nouvelle citerne de 120 m3. Nomm&eacute; alors &agrave; la maison de la rue Crillon, &agrave; Paris, il passe le plus clair de son temps &agrave; s&rsquo;occuper de musique : musique copte, musique africaine, grande musique. Ses connaissances et sa comp&eacute;tence lui valent m&ecirc;me d&rsquo;&ecirc;tre invit&eacute; officiellement en Allemagne, en 2000, pour les 250 ans de la mort de Jean-S&eacute;bastien Bach.<\/p>\n<p>Atteint de la maladie de Parkinson, il est toujours rest&eacute; un confr&egrave;re agr&eacute;able de compagnie, un homme fraternel avec qui il faisait bon vivre. Sa maladie se traduisait par des difficult&eacute;s de locomotion et une grande maladresse dans ses gestes, mais elle n&rsquo;a jamais temp&eacute;r&eacute; son int&eacute;r&ecirc;t pour la musique. A Montferrier, o&ugrave; il est arriv&eacute; en 2002, sa chambre &eacute;tait un v&eacute;ritable studio d&rsquo;enregistrement et il poss&eacute;dait un nombre incalculable de cassettes et de CD. Il enregistrait des &eacute;missions de musique &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision et prenait grand plaisir &agrave; les regarder ensuite. Malgr&eacute; sa marche difficile et une fracture du bras en 2007, il a toujours gard&eacute; bon moral. Il venait m&ecirc;me r&eacute;cemment de se brancher sur Internet. Des faiblesses au niveau des art&egrave;res coronaires ont n&eacute;cessit&eacute; son hospitalisation &agrave; Montpellier, et c&rsquo;est une rupture d&rsquo;an&eacute;vrisme qui l&rsquo;a emport&eacute; dans la matin&eacute;e du 14 octobre &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital. C&rsquo;est dans le petit cimeti&egrave;re sma, &agrave; Montferrier, qu&rsquo;il &eacute;coute d&eacute;sormais la musique des anges.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon n&eacute; le 26 avril 1924dans le dioc&egrave;se de Poitiers (France)membre de la SMA le 21 juillet 1943pr&ecirc;tre le 24 f&eacute;vrier 1947d&eacute;c&eacute;d&eacute;&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3239,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3240","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3240","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3240"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3240\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3239"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3240"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3240"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3240"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}